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dimanche, 29 janvier 2012

La tablette made in Africa

Le Congo est prêt à envahir l’Afrique puis l’Europe (qui sait ?) avec sa propre tablette bien de chez elle, la Way-C. Un produit de 7 pouces – comme la première Galaxy Tab de Samsung, soit 18 cm de diagonale d’écran – sous Android 2.3 Gingerbread conçu pour attaqué le marché de l’entrée de gamme sans pour autant sacrifier la qualité de l’appareil.
Verone Mankou, créateur de la société VMK, ne sort pas comme par magie d’un chapeau pour tenter de gratter un peu de business numérique. La révélation tactile, ce jeune entrepreneur de Brazzaville, fils d’un ingénieur et d’une institutrice, l’a lors de la présentation du premier iPhone par Steve Jobs, en 2007.

Cela fait déjà un an qu’il planche sur le meilleur moyen de démocratiser Internet, sans forcément passer par des moyens « logiques » (PC, notebook…) que la logistique traditionnelle rend difficile à mettre en place en Afrique. L’iPhone, Verone Mankou le voit déjà dans sa tête en version XL. Un produit plus grand qu’un smartphone, facile à connecté, tactile et bon marché.
L’idée germe vite, le concept se dessine précisément en quelques mois… mais le manque de moyens et d’investisseurs sur place laisse le rêve de tablette de Verone dans un tiroir, en 2009. Sa révolution tactile attendra.

Finalement, en 2011, le concept peut enfin se concrétiser. La réussite de l’iPad et surtout le manque de produits accessibles en Afrique – on trouve le haut de gamme, puis de l’entrée de gamme peu onéreuse mais de très mauvaise qualité – accélèrent la reprise du projet. « Le marché hi-tech en Afrique est en pleine croissance, je dirais même que c’est le seul marché au monde où une croissance à quatre chiffres est encore possible« , nous confie Verone Mankou. La Way-C prend vie, peu à peu, tout jours dans l’espoir de toucher le plus grand nombre.

« L’africain, n’ayant pas un grand pouvoir d’achat, souhaite un produit de même qualité que celui disponible en occident… pour un prix très bas, explique Vérone Mankou. Le marché se joue donc sur le rapport qualité-prix. C’est là que nous allons sortir notre épingle du jeu. Nous n’allons proposer que des produits de très bonne qualité à des prix très abordables.«

En bon industrie contemporaine, VMK s’acoquine avec une usine chinoise pour la production massive de l’appareil. Toutefois, la conception des circuits provient de l’esprit de l’entrepreneur. L’usine chinoise réalise la Way-C selon les plan fournis par VMK. Rien n’est acquis « clés-en-mains ». La tablette comprend l’Android Market, le catalogue officiel d’applications de Google, mais propose aussi un VMK Market qui « sélectionne le meilleur de l’Android Market, car il n’est pas simple de se retrouver avec des centaines de milliers d’applications. Le VMK Market met aussi en avant les applications développés par des développeurs africains, précise Vérone Mankou.

Equipée d’un processeur ARM Cortex A8 cadencé à 1,2 GHz (+ 512 Mo de RAM), d’une mémoire de stockage de 4 Go, d’un slot micro SD pour augmenter la mémoire, du WiFi et d’une définition d’écran de 800 x 480, la Way-C est commercialisée à 150 000 francs CFA, soit 228 euros.

Vérone Mankou est également attiré vers le smartphone. Logique. VMK travaille ainsi sur un modèle, en forme de réplique miniature de la tablette (photo du prototype ci-dessus). La tablette Way-C débarque en ce moment au Congo ainsi que dans 11 autres pays d’Afrique. Mais Vérone Mankou ne veut pas se cantonner au berceau de l’Humanité, il a des rêves d’Europe et cherche ainsi activement de nouveaux distributeurs afin que la Way-C – et son smartphone le cas échéant – trouvent asile sur des sites web marchands du Vieux Continent.

Et à voir les caractéristiques et le prix de la tablette signée VMK, elle n’aurait pas à rougir face à certains produits positionnés au même prix. Bientôt du VMK dans nos contrées ? C’est tout le malheur que l’on peut souhaiter à Vérone Mankou et VMK.

samedi, 28 janvier 2012

L’intégralité de l’arrêt du Conseil constitutionnel du 27 janvier 2012

Voici l’intégralité de la décision du Conseil constitutionnel sur les candidatures retenues pour l’élection du président de la République du 26 février 2012.

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Séance du 27 janvier 2012

Matière électorale

Affaire N° /E/2012

Publication de la liste des candidats à l’élection du président de la République du 26 février 2012

DECISION

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL En sa séance du 27 janvier 2012 statuant en matière électorale décide d’arrêter et de publier la liste des candidats à l’élection du Président de la République dont le premier tour du scrutin a été fixé au 26 Février 2012 ;

Vu la Constitution, notamment en ses articles 28,29 et 30 ; Vu les articles LO 1L115 à LO 122 du code électoral ;

Vu la loi organique n" 92-23 du 30 M.ai 1992 sur le Conseil constitutionnel, modifiée ;

Vu le décret n° 2010-1"519 du L5 Novembre 2010 portant fixation de la date de l’élection présidentielle au 26 février 2012 ;

Vu le décret n" 201L-1-976 du 20 Décembre 2011 portant convocation du corps électoral ;

Vu les pièces produites et jointes aux déclarations de candidature ; Le rapporteur entendu en son rapport.

1/CONSIDERANT qu’aux termes de l’article 28 de la Constitution « tout candidat à la Présidence de la République doit être exclusivement de nationalité sénégalaise, jouir de ses droits civils et politiques et âgé de 35 ans au moins le jour du scrutin. Il doit savoir écrire, lire et parler couramment la langue officielle » ;

2/CONSIDERANT qu’en application de l’article 29 de la Constitution, ‘’toute candidature, pour être recevable, doit être présentée par un parti politique ou une coalition de partis légalement constitués ou être accompagnée de la signature d’électeurs représentant au moins dix mille inscrits domiciliés dans six régions à raison de cinq cents au moins par région.

Les candidats indépendants, comme les partis politiques, sont tenus de se conformer à l’article 4 de la Constitution. Chaque parti ou coalition de partis politiques ne peut présenter qu’une seule candidature ».

3/CONSIDERANT que l’article 27 de la Constitution dispose que la durée du mandat du Président de la République est de sept ans... le mandat est renouvelable une seule fois ; que l’article L04 de la Constitution prévoit que le Président de la République en fonction poursuit son mandat jusqu’à son terme ; toutes les autres dispositions de la présente Constitution lui sont applicables ;

4/CONSIDERANT qu’aux termes de l’article 30 de la Constitution, le Conseil constitutionnel arrête et publie la liste des candidats vingt neuf (29) jours avant le premier tour du scrutin ;

5/CONSIDERANT que le 04 janvier 2012, Moustapha NIASSE, né en 1939 à Keur Madiabel, administrateur civil, a fait déposer au greffe du Conseil constitutionnel une déclaration aux termes de laquelle il est candidat à l’élection présidentielle du 26 février 2012 ; qu’il a reçu l’investiture de la coalition Benno Siggil Sénégaal ; qu’il a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur verte avec bordure jaune et, pour symbole, six mains se tenant par le poignet et formant un cercle sur fond jaune.

6/ CONSIDERANT que le 19 janvier 2012, Macky SALL, né le 11 décembre 1961 à Fatick, Ingénieur, a fait déposer au greffe du Conseil constitutionnel une déclaration aux termes de laquelle il est candidat à l’élection présidentielle du 26 février 2012 ; qu’il a reçu l’investiture de la coalition ’’Macky 2012’’ ; qu’il a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur marron et beige, et, pour symbole, la tête de cheval.

7/CONSIDERANT que le 20 janvier 2012, Idrissa SECK né le 9 août 1959, à Thiès, Auditeur Consultant, a fait déposer au greffe du Conseil constitutionnel une déclaration aux termes de laquelle il est candidat à l’élection présidentielle du 26 février 2012 ; qu’il a reçu l’investiture de la coalition ’’Idy 4 Président’’ ; qu’il a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur orange aux 3/4 et le bleu clair au ÿ4, et pour symbole, une orange sur une branche avec deux feuilles ;

8/CONSIDERANT que le 24 janvier 2012 Abdourahmane SARR, né le 26 mars 1968 à Paris, domicilié au lot L5, Zone des Almadies a lait déposer au greffe du Conseil constitutionnel une déclaration aux termes de laquelle il est candidat indépendant à l’élection présidentielle du 26 février 2012 ; qu’il a recueilli dix mille (10.000) signatures d’électeurs inscrits domiciliés dans six régions à raison de cinq cents (500) au moins par région ; qu’il a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur bleu gris et, pour symbole une colombe avec une vague bleue grise et en dessous de la vague Abdourahmane en majuscules et en petits caractères, puis SARR en majuscules et en gros caractères avec quatre (4) étoiles en dessous.

9/CONSIDERANT que le 24 janvier 2012, Abdoulaye WADE, né le 29 mai 1926 à Saint- Louis a fait déposer au greffe du Conseil constitutionnel une déclaration aux termes de laquelle il est candidat à l’élection présidentielle du 26 février 2012 ; qu’il a reçu l’investiture du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) et de la coalition des Forces Alliées 2072 ; qu’il a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur jaune, écriture bleue et, pour symbole un épi de mil.

10/CONSIDERANT que le 24 janvier 2012, Mor DIENG, né le 6 septembre L958 à Mbacké Expert comptable, a fait déposer au greffe du Conseil constitutionnel une déclaration aux termes de laquelle il est candidat à l’élection présidentielle da26 février 2012 ; qu’il a reçu l’investiture du Parti de l’Espoir YAAKAAR ; qu’il a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur violette et, pour symbole, une orange frappée de l’initiale Y en violet entourée de blanc avec une feuille verte au sommet de l’orange ainsi que le sigle YAAKAAR Parti de l’Espoir en violet et orange ;

11/CONSIDERANT que le24 janvier 2072 Cheikh Tidiane GADIO, né le 16 septembre 1956 à Saint-Louis, Professeur en communication, a fait déposer au greffe du Conseil constitutionnel, une déclaration aux termes de laquelle il est candidat à l’élection présidentielle da 26 février 2012 ; qu’il a reçu l’investiture du parti dénommé : Mouvement Politique Citoyen Luy ]ot |otna ; qu’il est soutenu par la coalition ’’Gadio Président’’ ; qu’il a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur terre et, pour symbole, une main ouverte dans laquelle est incrustée une carte de l’Afrique ;

12ICONSIDERANT que le 25 janvier 2012, Cheikh Mamadou Abiboulaye DIEYE né le L2 novembre 1965 à Saint- louis, ingénieur des travaux publics a fait déposer au greffe du Conseil constitutionnel une déclaration aux termes de laquelle il est candidat à l’élection présidentielle du 26 février 2012 ; qu’il a reçu l’investiture du parti Front pour le Socialisme et la Démocratie/Benno jubël GSDÆD) ; qu’il a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur blanche avec des écrifures noires et, pour symbole, un cercle vert avec dessus en noir et blanc une main fermée dont l’index est levé, cercle entouré d’un anneau de couleur blanche avec une bordure intérieure et extérieure de couleur noire avec à l’intérieur l’inscription en noir de : Front pour le Socialisme et la DémocratidBenno, jubël ; au dessus du symbole l’inscription : Benno ]ubël et en bas : FSD-B) ;

L3/CONSIDERANT que le 25 janvier 2012, Doudou NDOYE, né le 4 août 1944 à Dakar, avocat, a fait déposer au greffe du Conseil constitutionnel une déclaration aux termes de laquelle il est candidat à l’élection présidentielle du 26 février 2012 ; qu’il a reçu l’investiture du parti Union Pour la République ; qu’il a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur vert blanc et, pour symbole, le mot JAMMO au dessus de trois cercles entrelacés ;

I4/CONSIDERANT que le 25 janvier 2012, Djibril NGOM, né le 3L mars 1952 à Dakar, Docteur en économie, a fait déposer au greffe du Conseil constitutionnel une déclaration aux termes de laquelle il est candidat à l’élection présidentielle du 26 février 2012 ; qu’il a reçu l’investiture du parti TAXAWLI ASKAN Wi (T.A. W) ; qu’il a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur blanche et, pour symbole, une étoile bleue ; IS/CONSIDERANT que le 25 janvier 2012, Ibrahima FALL, né en 1942 à Tivaouane, professeur a fait déposer au greffe du Conseil constitutionnel une déclaration aux termes de laquelle il est candidat à l’élection présidentielle du 26 février 2A12 ; qu’il a reçu l’investiture de la coalition Taxaw Temm ak Ibrahima FALL ; qu’il a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur jaune et le noir, et, pour symbole, un cercle contenant deux mains qui se saluent sous deux feuilles de plante verte illuminée par le soleil ;

1.6/CONSIDERANT que le 25 janvier 2012, Kéba KEINDE né le L4 janvier 1967 à Dakar, a déposé au greffe du Conseil constitutionnel une déclaration aux termes de laquelle il est candidat indépendant à l’élection présidentielle da 26 février 2012) qu’il a recueilli au moins dix mille signatures d’électeurs inscrits domiciliés dans six régions, à raison de cinq cents (500) au moins par région ; qu’il a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur blanche et, pour symbole, un coeur mauve dans lequel est inscrit en blanc et en lettres capitales « J’AIME MON PAYS » précédé de sa photo ;

17/CONSIDERANT que le 25 janvier 2A12, Youssou NDOUR né le 1er octobre 1959 à Dakar, a fait déposer au greffe du Conseil constitutionnel une déclaration par laquelle il est candidat indépendant à l’élection présidentielle du 26 février 2012 ; qu’il a recueilli au moins dix mille signatures d’électeurs inscrits domiciliés dans six régions, à raison de cinq cents (500) au moins ; qu’il a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur « noir et blanc » et, pour symbole la poignée de la main droite avec l’index légèrement soulevé ;

18/ CONSIDERANT que le 26 janvier 2012, Ousmane Tanor DIENG né le 2 janvier 1947 à Nguéniéne, a fait déposer au greffe du Conseil constitutionnel une déclaration aux termes de laquelle il est candidat à l’élection présidentielle du 26 février 2012 ; qu’il a reçu l’investiture de la coalition Benno ak Tanor ; qu’il a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur « vert » et, pour symbole une étoile rouge à cinq branches avec une écriture rouge ;

I9/CONSIDERANT que le 26 Janvier 2012 Diouma DIAKHATE, née le 03 décembre 1947 à Rufisque a fait déposer au greffe du Conseil constitutionnel une déclaration aux termes de laquelle elle a fait acte de candidature à l’élection présidentielle da 26 février 2012i qu’elle a reçu l’investiture du parti politique Initiative Démocratique Jubël (IDD i qu’elle a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur bleue pour une partie et blanche et verte pour une autre partie, et pour symbole un oiseau blanc en survol tenant en bec la lettre L ;

20/ CONSIDERANT que le 26 janvier 2012, Oumar Hassimiou DIA né le 24 février 1964 à Sokone, a déposé au greffe du Conseil constitutionnel une déclaration aux termes de laquelle il est candidat à l’élection présidentielle du 26 février 2A12 ; qu’il a reçu l’investiture du Parti Humaniste ; qu’il a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur Orange et pour symbole le signe « Infini » accompagné de sa photo ;

21/CONSIDERANT que le 26 janvier 2012, AMSATOU SOW SIDIBE née le 14 octobre 1953 à Dakar, a déposé au greffe du Conseil constitutionnel une déclaration par laquelle elle a fait acte de candidature à l’élection présidentielle du 26 février 2012 i qu’elle a reçu l’investiture du Parti Pour la Démocratie et la Citoyenneté (PDC) i qu’elle a choisi pour l’impression de ses bulletins de vote la couleur jaune et mauve pour symbole, un soleil jaune ;

22/CONSIDERANT qu’aux termes de l’article LO LL6 du Code Electoral, la déclaration de candidature indépendante doit être accompagnée, notamment d’une liste d’électeurs représentant au moins dix mille (10.000) inscrits domiciliés dans six (6) régions à raison de cinq cents (500) au moins par région comportant les prénoms, nom, date et lieu de naissance, indication de la liste électorale d’inscription et signature des intéressés ;

23/CONSIDERANT qu’il résulte des vérifications auxquelles il a été procédé conformément aux dispositions de l’article LO 120 du Code Electoral, que Abdourahmane SARR a produit une liste de L0 000 électeurs appuyant sa candidature dont seuls huit mille cents (8100) ont pu être identifiés et leurs signatures validées ; que dès lors, sa candidature qui ne répond pas aux prescriptions de l’article LO 116 doit être déclarée irrecevable ;

24ICONSIDERANT que Kéba KEINDE candidat indépendant a produit une liste de12100 électeurs appuyant sa candidature dont seuls 8154 ont pu être identifiés et leurs signatures validées ; que dès lors, sa candidature qui ne répond pas aux prescriptions de l’article LO 1L6 doit être déclarée irrecevable ;

25/CONSIDERANT que Youssou NDOUR candidat indépendant a produit une liste de 12936 électeurs appuyant sa candidature dont seuls 891L ont pu être identifiés et leurs signatures validées ; que dès lors, sa candidature qui ne répond pas aux prescriptions de l’article LO 115 doit être déclarée irrecevable. DECIDE

ARTICLE PREMIER : La candidature de Abdourahmane SARR est déclarée irrecevable. Article 2:La candidature de Youssou Ndour est déclarée irrecevable ; Article 3 : la candidature de KEBA KEINDE est déclarée irrecevable ; Article 4:La liste des candidats au premier tour de l’élection du Président de la République du 26 février 2012 est arrêtée dans l’ordre du dépôt des candidatures comme suit :

- Moustapha NIASSE ;

- Macky SALL ;

- Idrissa SECK ;

- Abdoulaye WADE ;

- Mor DIENG ;

- Cheikh Tidiane GADIO ;

- Cheikh Mamadou Abiboulaye DIEYE ;

- Doudou NDOYE ;

- Djibril NGOM ;

- Ibrahima FALL ;

- Ousmane Tanor DIENG ;

- Diouma DIAKHATE ;

- Oumar Hassimou DIA ;

- Amsatou Sow SIDIBE ;

Article 5 : La présente décision sera affichée au greffe du Conseil Constitutionnel et publiée sans délai au journal officiel. Délibéré par le Conseil constitutionnel en sa séance du 27 janvier 2012 à laquelle siégeaient :

- Monsieur Cheikh Tidiane DIAKHATE, Président ;

- Monsieur Isaac Yankhoba NDIAYE, Vice-Président ;

- Monsieur Siricondy DIALLO Membre ;

- Monsieur Chimère Malick DIOUF, Membre ;

- Monsieur Mohamed SONKO, Membre ;

Avec l’assistance de Maître Maréma DIOP, Greffier en Chef. En foi de quoi, la présente décision a été signée par le Président, le Vice -Président,les autres membres du Conseil et le Greffier en Chef.

Le Président : Cheikh Tidiane DIAKHATE Le Vice-Président : lsaac Yankhoba NDIAYE Membre : Siricondy DIALLO

Membre : Chimère Malick DIOUF Membre : Mohamed SONKO

Le Greffier en Chef : Me Maréma DIOP

Elections présidentielles 2012 : Qui sont ces hommes et femmes qui veulent diriger le Sénégal

Certains candidats n’ont pas besoin d’être présentés aux Sénégalais. Ils sont connus pour avoir été plusieurs fois candidats à cette compétition ou pour s’être fait un autre dans un domaine autre que la politique. Walf Quotidien vous fait découvrir les candidats à la magistrature suprême. Le futur locataire du Palais de l’avenue Roume est parmi ces quinze personnalités classées ici par ordre alphabétique de leur (s) prénom(s).

 

Abdoulaye Wade

Le président sortant est né le 29 mai 1926 à Kébémer, mais déclaré à Saint-Louis pour bénéficier du statut de citoyen français. Candidat des Forces alliées 2012, le pape du Sopi, est l’un des grands favoris de cette compétition. Elu président de la République du Sénégal depuis le 1er avril 2000 puis réélu en 2007, ce dinosaure de la politique connaît bien la compétition pour y avoir participé au moins sept fois en 1978, en 1983, en 1988 en 1993 en 2000 en 2007 et en 2012. Cet avocat bardé de diplômes comme il se plait à le dire, a créé son parti le Pds en 1973. Marié et il est père de deux enfants.

 

Amsatou Sow Sidibé

 

Né en 1953, Amsatou Sow Sidibé est l’autre dame qui se présente à la présidentielle de 2012. Titulaire d'un doctorat d'État elle est la première Sénégalaise agrégée en droit. Elle a été nominée au projet ‘1 000 femmes’ au Prix Nobel de la Paix. Elle est secrétaire générale du mouvement Car Leneen.

 

Cheikh Bamba Dieye

 

De son vrai nom Cheikh Abiboulaye Dièye, l’actuel maire de la ville de Saint-Louis et député à l’Assemblée nationale du Sénégal est né le 12 novembre 1965 à Saint-Louis. Malgré son jeune âge, il n’est pas pour autant un novice. Il était sur la ligne de départ à la présidentielle de 2007 et avait obtenu 0,50 %. Le leader du (Fsd/Bj) est ingénieur de formation, marié et père de quatre filles. Membre fondateur du Fsd/Bj, il a été élu conseiller régional en 1996 suite aux élections locales auxquelles le Fsd/Bj prenait part pour la première fois. De 1996 à 2002, date du décès accidentel de son père, ancien secrétaire général, il a occupé le poste de porte-parole de cette formation politique. Ce n’est qu’après cet évènement tragique qu’il a été investi secrétaire général par le congrès du parti le 9 juin 2002. Il a été élu député aux législatives de 2007, puis maire de Saint-Louis aux locales de 2009.

 

Cheikh Tidiane Gadio

 

Né le 16 septembre 1956 à Saint-Louis, cet ancien membre de la société civile s’est véritablement lancé dans la politique en 2009 après son éviction du gouvernement. Ce docteur en communication était coordinateur pour l'Afrique occidentale francophone du programme WorLD (World Links for Development) domicilié à la Banque mondiale à Washington, lorsqu'il est nommé ministre des Affaires étrangères du Sénégal en avril 2000. Il restera à ce poste pendant neuf ans et demi avant d’être limogé le 1er octobre 2009. Depuis lors, Gadio se bat pour mettre fin au régime libéral sous la bannière du mouvement ‘Luy Jot jotna’.

 

Diouma Dieng Diakhaté

 

On s’attendait à toutes les candidatures sauf celle de cette styliste sénégalaise. Connue et reconnue au Sénégal et en Afrique pour son talent et ses modèles de vêtements très perfectionnés, Diouma Dieng Diakhaté a toujours évolué loin du terrain politique. La patronne du célèbre salon Shalimar Couture a parmi ses clients de nombreux chefs d’État africains et leurs épouses. Cette seule dame en lice qui s’est lancée dans la course, il y a moins de 10 jours, part sous la bannière de l'Initiative démocratique Jubel (Idj).

 

Djibril Ngom

 

Voilà une autre candidature surprise. Mais cet économiste né le 31 mars 1952 à Dakar, n’est pas inconnu des Sénégalais pour avoir été ministre du Budget dans les années 90, puis Directeur Général du Port autonome de Dakar avant d’atterrir en 1997 à la tête des Industries chimiques du Sénégal comme Directeur Général Adjoint. Trois ans plus tard, en l’an 2000 il fut nommé Président directeur Général des ICS (poste créé exclusivement pour lui) et Senchim. Il s’aligne pour la première fois à la course.

 

Doudou Ndoye

 

Juriste de formation, Doudou Ndoye est né à Dakar le 4 août 1944. Un des membres fondateurs du Pds, il quittera ce parti pour rejoindre le Parti socialiste et devient ministre de la Justice sous la présidence d'Abdou Diouf, du 8 avril 1983 au 2 janvier 1986. Après une période d’hibernation, il crée l'Union pour la République (Upr) en 2000 et se présente à la présidentielle de 2007 à l’issue de laquelle il n’obtient que 0,29 % des voix, se classant 12e sur les 15 candidats en lice.


Ibrahima Fall

 

Le candidat du mouvement ‘Taxaw temb’ est né en 1942 à Tivaouane. Ce juriste de formation nommé plusieurs fois ministre sous le régime socialiste est un grand universitaire qui a été doyen de la faculté de droit de l’université de Dakar de 1975 à 1981. Ministre de l’Éducation supérieure de 1983 à 1984, puis aux Affaires étrangères de 1984 à 1990, Ibrahima Fall embrasse ensuite une carrière internationale comme Sous-secrétaire général chargé des Droits de l’homme et Directeur du Centre pour les Droits de l’homme à Genève de 1992 à 1997. Avant d’être nommé Représentant spécial pour la région des Grands Lacs 1 et Sous-secrétaire général aux affaires politiques en juillet 2002. Ibrahima Fall est marié et père de cinq enfants.

 

Idrissa Seck

 

Il fait aussi figure de favori dans cette élection. L’ancien Premier ministre de Wade est né le 9 août 1959 à Thiès. Ancien membre du Pds, Idrissa Seck n’est pas sur un terrain inconnu pour avoir été d’abord directeur de campagne d'Abdoulaye Wade en 2000, puis candidat à la présidentielle de 2007 à l’issue de laquelle il se retrouve à la seconde place avec 14,86 % des suffrages. Malgré, son jeune âge, le candidat de la coalition ‘Idy4president’ connaît bien la chose politique. Ancien militant du Pds il sera exclu officiellement de ce parti en avril 2011. Un parti où il n’était plus d’ailleurs membre actif depuis sa fameuse brouille avec son mentor Me Wade en 2004. Depuis cette date, Idrissa Seck tisse sa toile sous la bannière de Rewmi.

 

Macky Sall

 

Le candidat de la coalition ’Macky 2012’ est né le 11 décembre 1961 à Fatick, une commune dont il est le maire depuis 2009. Ingénieur géologue, géophysicien, Macky Sall a milité d’abord à And-jef avant d’adhérer au Pds en 1989. Entré au gouvernement en 2001, il y restera jusqu’en 2007 et occupera différents postes ministériels. Nommé Premier ministre le 21 avril 2004 il y restera pendant 3 ans. Il devient Président de l’Assemblée nationale au lendemain des législatives de 2007 pour une courte durée puisqu’il est évincé en septembre 2008. Le 1er décembre 2008, il crée son parti politique Alliance pour la République (Apr-Yakaar). Macky Sall est marié et père de trois enfants dont deux filles et un garçon.

 

Mor Dieng

 

Il est né le 06 septembre 1958 à Mbacké Sénégal. Ancien responsable des cadres de l’Afp, il démissionnera du parti de Moustapha Niasse en octobre 2007 pour créer sa propre formation politique Yakaar. Cet Expert comptable s’aligne pour la première sur la ligne de départ d’une élection présidentielle.

 

Moustapha Niasse

 

Il se présente sous les couleurs de la coalition Bennoo Siggil Senegaal. Moustapha Niasse, un autre favori de la compétition est né le 4 novembre 1939 à Keur Madiabel. Cet ancien socialiste a blanchi sous le harnais. Après une carrière dans la haute fonction publique où il aura été directeur de cabinet du président Senghor, Moustapha Niasse est nommé ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de l'Environnement le 15 mars 1979 et ministre des Affaires étrangères le 19 septembre 1979. Puis Premier ministre en avril 1983 pour un mois. En juin 1993, il redevient ministre des Affaires étrangères jusqu’en juillet 1998 où il est nommé représentant du Secrétaire général des Nations unies dans les pays des Grands lacs. En 2000, il est candidat de l’Alliance des forces du progrès (Afp) à l’élection présidentielle. Il arrive en troisième position au premier tour organisé le 27 février 2000 avec 16,8 %. Suite à la victoire d'Abdoulaye Wade, il est nommé Premier ministre. Il revient à la course en 2007 et se classe quatrième avec un score de 5,93 %.

 

Oumar Khassisou Dia

 

Le et leader du parti humaniste ‘Niax jarignu’ est né en 1964 à Sokone, Ingénieur informaticien et titulaire d'un mastère en management aéroportuaire il fut militant du parti socialiste avant de se démarquer en 2000 pour créer sa propre formation politique.Le Mouvement pour la démocratie et le socialisme- Mds/Ñaxx Jariñu (vivre de sa sueur) qui porte sa candidature prône l'alternance générationnelle. Il fait également partie des novices.


Ousmane Tanor Dieng

 

Le candidat de la coalition ’Bennoo Ak Tanor’ est né le 2 janvier 1947 à Nguéniène. Le Secrétaire général du Parti socialiste ne va pas en terrain inconnu. Il a été le directeur de campagne du président Abdou Diouf en 2000 avant de se présenter à l'élection présidentielle du 25 février 2007, pour laquelle il était présenté, durant la campagne électorale, comme l'un des seuls candidats, avec l'ancien Premier ministre Idrissa Seck, à pouvoir réellement ‘menacer’ la réélection de Wade. Il sortira troisième à l’issue du scrutin avec un score de 13,56 %. Ce diplômé de l’Enam fut un ancien directeur de cabinet de Diouf avant d’être propulsé ministre d’Etat des services présidentiels. Elu député en 2001 puis participe au boycott des législatives de 2007.

 

Le banditisme d'état s'instaure au Sénégal


Abdoulaye Wade séme le désordre au Sénégal et agresse Macky Sall

mardi, 24 janvier 2012

Nicolas Sarkozy évoque l'hypothèse de sa défaite

Dans son esprit, il n'y a plus de place pour le doute : "En cas d'échec, j'arrête la politique. Oui, c'est une certitude." C'est ce que Nicolas Sarkozy déclare, depuis quelques jours, quand on l'interroge sur l'hypothèse de sa défaite à l'élection présidentielle. C'est donc bien qu'il l'envisage comme possible en dépit des manifestations d'enthousiasme et des protestations de confiance qu'il multiplie devant ses visiteurs. "De toute façon, je suis au bout, ajoute le chef de l’État. Dans tous les cas, pour la première fois de ma vie, je suis confronté à la fin de ma carrière." Celle-ci, ajoute-t-il, peut intervenir dans quelques mois ou dans cinq ans. M. Sarkozy veut montrer qu'il n'est pas accroché à son fauteuil élyséen. "Je ne suis pas un dictateur", aime-t-il à répéter en réponse à ceux qui, estime-t-il, le caricaturent en monarque républicain. Bien sûr, s'il devait arrêter la politique, il appréhende le changement de rythme et le manque des montées d'adrénaline que procure le pouvoir. Citant Pascal (1623-1662), il constate, devant ses interlocuteurs, que "l'homme est ainsi fait que tout est organisé pour qu'il oublie qu'il va mourir". Mais Nicolas Sarkozy a changé ; il s'arrangerait d'une autre vie, veut-il croire. La politique lui aura tout donné : maire, conseiller général, président de conseil général, ministre de premier plan, président de la République enfin. Il aura tout connu : la jubilation qu'apportent les victoires, les meurtrissures des défaites, la sagesse qui découle des épreuves. Alors qu'attendre de plus de cette passion qui l'aura comblé ? Avant d'être élu président, M. Sarkozy méditait déjà sur l'usure du pouvoir. En 2005, le futur candidat fait son retour au ministère de l'intérieur, flanqué de Brice Hortefeux, ministre délégué aux collectivités territoriales. Membre d'un gouvernement pour la première fois, M. Hortefeux, l'ami de toujours, joue les Rastignac. Sarkozy lui glisse : "Profites-en(...) Lire la suite sur LeMonde.fr

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lundi, 23 janvier 2012

Sénégal-Election 2012: l'APR tonne au coeur de l'Europe, un reportage de Thierno Niang

vendredi, 20 janvier 2012

Bayrou "fait du Le Pen"

La présidente du Front national estime que le centriste François Bayrou plagie le discours du FN en s'adressant aux "petits" et aux "sans-grade". Nicolas Sarkozy n'est plus l'unique cible de Marine Le Pen. Face à la percée de François Bayrou dans les sondages, la présidente du FN a désormais décidé d'attaquer le candidat du MoDem en lui reprochant de plagier le discours du Front national.

Jeudi, lors de son premier grand meeting de campagne à Dunkerque, le président du MoDem a revendiqué de "parler au nom" des "petits, des obscurs, des sans-grade", des mots qui rappellent ceux de Jean-Marie Le Pen au soir du premier tour de la présidentielle de 2002: "n'ayez pas peur de rêver, vous les petits, les sans-grades, les exclus"...

"Bayrou fait du Le Pen, mais tout le monde fait du Le Pen en réalité, avec plus ou moins de succès, il faut bien le dire", a commenté la candidate du parti d'extrême droite à l'Elysée.

"La vraie question que doivent se poser les Français, c'est que défend François Bayrou, parce qu'il a appelé hier à résister, mais à quoi, puisqu'il a défendu l'Europe de Bruxelles, il a défendu le traité de Lisbonne, il défend un fédéralisme européen c'est-à-dire la disparition de la France, la dilution de la France dans cet espèce d'empire qu'ils ont construit et qui a saccagé notre économie et qui maintenant s'attaque à notre protection sociale", a-t-elle poursuivi.

Pour Marine Le Pen, François Bayrou, François Hollande et Nicolas Sarkozy sont des "gens qui nous expliquent qu'ils vont tout changer, sans rien changer. Moi je dis aux Français qu'on va tout changer, en changeant tout".

mercredi, 18 janvier 2012

Témoignage d'un rescapé des massacres de Kasese commis par l’Armée patriotique rwandaise en avril 1997

LALA.jpgLe premier octobre 1990, lorsque le Front patriotique rwandais attaque le Rwanda à partir de l’Ouganda, je fréquente la dernière année du secondaire. Entre élèves, les notions de Hutu, de Twa et de Tutsi ne représentent pas grand-chose.

En 1991, j’entre à l’Université nationale du Rwanda (UNR) au campus universitaire de Ruhengeri. Je deviens trois ans plus tard Président de l’Association générale des étudiants de l’Université nationale du Rwanda (AGEUNR) tant au campus universitaire de Ruhengeri qu’à celui de Butare.

C’est au campus que je rejoins les partis politiques d’opposition dès leur naissance en mars 1991. Plus précisément, j’adhère au MDR. Au campus, dans un premier temps, les partis d’opposition (MDR, PL et PSD) travaillent main dans la main et éprouvent une grande tolérance, voire une certaine sympathie vis-à-vis du FPR. Devant des atrocités que commet l’ex-rébellion, je finis, avec nombre de mes camarades, par prendre mes distances tant à l’égard du FPR que vis-vis du MRND.

Le 6 avril 1994, lorsque la descente meurtrière de l’avion du Président Habyarimana déclenche les massacres des Tutsi, je joins mes forces à celles de ceux qui, dans la mesure de leur possibilité, luttent pour sauver les personnes persécutées, « celles qui devaient mourir » pour reprendre les mots du théologien rwandais Laurien Ntezimana.

En juillet 1994, comme des centaines de milliers d’autres Rwandais, je prends le chemin de l’exil. Je m’installe dans l’ex-Zaïre, dans l’un des camps du Sud Kivu.

En octobre 1996, les camps des réfugiés sont attaqués et détruits par l’armée patriotique rwandaise. Une partie de réfugiés est rapatriée de force, une autre entame une longue saga à travers les forêts du Zaïre où elle est pourchassée et tuée sur une distance de plus de 2000 km . Je fais partie de ces derniers.

Dans le temps qui m’est imparti, il m’est impossible de rendre compte des atrocités commises ainsi que des horreurs vécues sur ce chemin de la croix – l’expression n’est pas forte – où nous avons vécu en permanence dans l’immanence et dans l’ombre de la mort. Mort par la faim, mort par les maladies, mort par l’épuisement et, surtout, mort par la main meurtrière de l’armée patriotique rwandaise.

Je revois ce bébé qui cherchait encore à téter les seins de sa mère déjà envahie par les fourmis car elle était déjà morte. Je revois encore cet ami qui, impuissant, assistait à la souffrance de sa femme qui n’arrivait pas à accoucher de leur premier enfant et qui finit par être emportée par ce douloureux accouchement. Je pense aussi à cette femme qui, sous la pluie de balles, s’enfuit laissant sa fille unique saignant et appelant au secours après avoir reçu plusieurs balles dans les deux jambes.

Combien de jours me faudrait-il pour raconter les massacres de masse commis à Kashusha, à Shanji, à Hombo, à Tebero, à Walikare, à Tingi Tingi, à Lubutu, à Ubundu, à Mbandaka et ailleurs ? Et si le facteur temps ne constituait pas un obstacle, suis-je humainement capable de parler de tous ces faits dont la cruauté échappe à la narration ? L’humilité me commande de déclarer forfait.

Je déclare donc forfait et vais me concentrer au massacre de Kasese qui ne cesse jamais de me hanter l’esprit. L’exécution de ce massacre prouve, si besoin est, qu’il a été prémédité et accompli avec le dessein de tuer le maximum de personnes. Cela étant dit, permettez-moi de passer aux faits.

Après la destruction de Tingi Tingi, fin février 1997, nous reprenons la fuite vers Kisangani avec l’intention de gagner la République Centrafricaine. La ville de Kisangani tombe le 17 mars 1997 avant que nous y entrions. Nous sommes alors dirigés vers Ubundu. Nous franchissons difficilement le fleuve de Lualaba. Certains réfugiés décident de traverser le Zaïre en passant par Mbandaka, qui est à plus de 1500 km , d’autres préfèrent de se rendre aux rebelles à Kisangani. Je fais partie de ces derniers.

Avant de poursuivre la relation des évènements, je vais me référer à un épisode que je décris à la page 146 de mon récit de 2001 Le peuple rwandais un pied dans la tombe que je convoquerai souvent au cours de cette intervention. Cet épisode vous permettra d’apprécier ce qui suivra :

« Ceux qui entraient dans la forêt pour Mbandaka, entendaient poursuivre la lutte de résistance contre le régime qu'ils avaient fui depuis 1994. Ceux qui se remettaient aux rebelles à Kisangani, se sentaient essoufflés et acceptaient de se soumettre. Ces derniers voulaient manifester qu'ils n'avaient plus aucun sentiment d'opposition. Celui qui avait une cordelette, une couverture ou une ceinture dite militaire de par la couleur devait la laisser à 52. Nous fouillions minutieusement nos sacs, même un couteau de table était abandonné là. La plupart des ex-FAR prirent la logique de la forêt mais certains de leurs camarades se rendirent à leurs anciens ennemis. Ils faisaient comme nous, ils abandonnaient tout sur place. Si cela n'était pas pécher contre la pudeur, nous aurions dû nous rendre nus pour ne pas être suspectés. Nous nous remettions à celui que nous avions fui depuis 1994. C 'était un choix délicat mais c'était ainsi. La vie de l'homme est faite de perpétuels choix. Et il arrive que l'on se retrouve face aux seules possibilités amères. C'était sans doute notre cas » (Niwese, Le peuple rwandais un pied dans la tombe, 2001, p. 146).

Nous nous dirigeons donc vers Kisangani et nous sommes vers la fin du mois de mars 1997. A 7 km avant d’y arriver, dans une localité appelée Lula, nous sommes bloqués par un camp de militaires rwandais. Après avoir enregistré chacun, ces militaires nous installent autour de leur camp. C’est à partir de ce camp que la dynamique de meurtre va se mettre en place en différentes phases. Je voudrais en énumérer au moins quatre.

1ère phase : Les arrestations sélectives

Dès l’arrivée des réfugiés à Lula, les militaires rwandais commencent à arrêter les gens et à les emporter. C’est, par exemple, au cours de cette première phase que sont arrêtés Frédéric Karangwa, qui fut préfet de Butare et André Kagimbangabo, qui fut préfet de Cyangugu. C’est aussi au cours de cette phase qu’est arrêtée Annonciata Uzakunda, ancienne camarade au campus de Ruhengeri et secrétaire générale adjointe de l’AGEUNR.

2ème phase : Recrutement de jeunes et d’ex-FAR

La vague d’arrestations est suivie par une campagne de recrutement. Les militaires de l’APR demandent aux ex-FAR présentes et aux jeunes, dont certains n’ont jamais manié les armes, de les rejoindre pour les aider à conquérir Kinshasa. Ces nouvelles recrues ne doivent pas s’inquiéter pour leurs familles, puisque celles-ci vont être logées dans des camps militaires avec d’autres familles de militaires. Environ 3000 personnes répondent à l’appel et la plupart s’en vont avec leurs familles.

« Cette offre était alléchante pour plusieurs raisons : d'abord parce que beaucoup de gens disparaissaient chaque jour et que chacun était candidat à la disparition. En entrant dans l'armée, on allait être épargné. Ensuite parce qu'une fois soldat de l'APR, on rentrerait dans le pays la tête haute. Enfin parce que c'était une occasion de ne jamais mourir de faim » (Niwese, Le peuple rwandais un pied dans la tombe, 2001, p. 153).

3ème phase : Premier retour en arrière

Nous sommes en début du mois d’avril 1997. Deux jours après le départ des recrues, les militaires nous demandent de décamper et de retourner en arrière pour ne pas gêner les opérations militaires. Après plusieurs heures de marche, on nous installe à une vingtaine de kilomètres de Lula. Nous formons alors les camps de Kasese 1 et 2 regroupant des réfugiés dont le nombre varierait entre 60 et 100 mille.

Au cours des premiers jours à Kasese, nous nous faisons des illusions sur la bonne foi de l’APR. En effet, comment ne pas croire en la bonne foi de cette armée qui a déjà intégré des milliers des nôtres dans ses rangs ? Je pense ici aux recrues de Lula. Au cours de cette période, un autre évènement vient renforcer notre confiance. Outre que les militaires viennent partager à boire avec les réfugiés, un afandi de l’APR vient dans le camp demander la main d’une jeune réfugiée, une nièce, si mes informations sont bonnes, du chef de camp de Kasese. Dans Le peuple rwandais un pied dans la tombe, je fais remarquer qu’après ces fameuses fiançailles, « beaucoup d'autres filles essayaient de séduire un grand nombre d'éléments de l'APR » (Niwese, Le peuple rwandais un pied dans la tombe, 2001, p. 157).

« Malgré tous ces phénomènes étranges mais de fraternisation, la situation évoluait avec beaucoup d’ambiguïtés. Radio Amani de Kisangani pourtant pro-rebelles diabolisait les réfugiés. Nous pensions que les journalistes étaient libres d'avoir des opinions différentes de celles des maîtres de Kisangani. […]

Un autre élément bouleversant fut le témoignage d'un prétendu rescapé des militaires recrutés à 7 kilomètres de Kisangani. Son témoignage était angoissant. Il disait que ces militaires et toutes leurs familles (femmes et enfants) avaient été systématiquement assassinés. Celui qui donna ce témoignage affirmait qu'il était un rescapé qui, de justesse, avait échappé au carnage. Il nous dit que c'était notre tour. Ce rescapé jura qu'il ne resterait pas à Kasese. Il allait continuer par la forêt et tenter d'aller à Mbandaka. Il n'a pas passé la nuit là-bas. Son récit, au lieu de convaincre, augmenta la confusion. Certaines personnes ont reconnu ce témoin et nous ont confirmé qu'il était effectivement resté parmi d'autres recrutés. Est-ce que son récit était vraisemblable?

Ce qui est évident est que, jusqu'à l'heure où j'écris, personne n'a revu ni les membres des familles des recrutés ni ces recrutés devenus militaires de l'APR » (Niwese, Le peuple rwandais un pied dans la tombe, 2001, pp.157-158).

4ème phase : Le carnage du 22 avril 1997

Le 22 avril 1997, les réfugiés de Kasese 1 et 2 se réveillent encerclés par les militaires de l’APR. Ceux-ci leur demandent de prendre la direction d’Ubundu, une direction inverse de Kisangani, en suivant le chemin de fer. C’est un deuxième retour en arrière.

En cette matinée, ceux qui hésitent sont tués. En cette matinée, durant la marche, des gens sont sélectionnés et tués essentiellement à l’arme blanche. En cette matinée, durant la marche, des familles entières sont sorties des rangs et exécutées.

Après huit heures de marche, les militaires qui accompagnent les réfugiés leur demandent de s’asseoir et de préparer à manger. Et c’est à ce moment que le carnage commence.

« Devant nous s'installèrent ces militaires qui nous conduisaient avec leurs mitrailleuses et les caisses d'obus. Ils tournèrent les canons sur nous. Ils étaient tellement nombreux qu’il y en avait partout. Sans pitié, ils ouvrirent le feu. Les gens moururent par centaines. Le sang coula partout, se mêla au repas qu’on préparait et tout devint rouge » (Niwese, Le peuple rwandais un pied dans la tombe, 2001, pp.161-162).

Les massacres qui débutent le 22 avril 1997 sont accomplis intensivement durant trois jours. Nous sommes pourchassés dans la forêt. Les cadavres sont examinés pour retrouver et parachever les personnes qui gardent encore le souffle. Les femmes arrêtées sont sauvagement violées avant d’être exécutées, etc. Après les tueries intensives, les corps sont entassés et brûlés. D’autres finissent dans des fosses communes.

Tels sont les faits, essayons maintenant de les interroger.

Les trois affirmations que je vais avancer peuvent être tout sauf gratuites :

1ère affirmation : Treize ans après les évènements de Kasese, personne n’a revu les personnes arrêtées à Lula (à 7 km de Kisangani), durant la première vague d’arrestations. Que sont-elles devenues ? Seul Kigali sait.

2ème affirmation : Treize ans après les évènements de Kasese, personne n’a revu les recrues de Kisangani et leurs familles. Que sont devenus ces milliers de gens emportés dans un simulacre de recrutement ? Seul Kigali sait.

3ème affirmation : Comme j’ai tenu à le faire observer, à Lula et à Kasese, personne n’était armé. Des réfugiés massacrés étaient tout simplement des personnes sans défense. Ils ont été massacrés par des militaires auxquels ils s’étaient rendus. Pourquoi l’APR a-t-elle massacré des hommes sans défense, dont nombre d’entre eux étaient des enfants, des femmes, des vieillards et des malades ? Seul Kigali sait.

Tout tend à indiquer que les massacres du 22 avril 1997 ont été prémédités et minutieusement préparés. Je dégage ici cinq indices de préparation en tentant de comprendre la stratégie utilisée par l’APR dans l’exécution de ce crime :

1er indice : Quand j’essaie de voir le profil des personnes arrêtées et tuées par sélection à Lula, je trouve qu’il s’agissait essentiellement des personnes considérées comme étant capables de mobiliser les gens. En les tuant, l’APR aurait voulu priver les réfugiés de personnes capables de déjouer son plan macabre.

2ème indice : Lorsque l’APR a organisé un simulacre de recrutement de jeunes et d’ex-FAR, il aurait voulu priver les réfugiés de toutes les personnes qui, d’une façon ou d’une autre, pouvaient lui opposer résistance, ce qui lui a permis de massacrer des gens incapables de se défendre.

3ème indice : En organisant des retours en arrière (à deux reprises) des réfugiés, l’APR aurait voulu conduire ces derniers au cœur de la forêt, loin de Kisangani qui abritait des médias et des humanitaires susceptibles de témoigner.

4ème indice : Les stratégies de fraternisation utilisées par l’APR (partage de bière avec les réfugiés, fiançailles entre un militaire de l’APR et une réfugiée, etc.) auraient eu pour visée de mettre les réfugiés en confiance pour qu’ils soient massacrés sans s’en rendre compte.

5ème indice : En diabolisant les réfugiés, Radio Amani, sous le contrôle des rebelles, aurait voulu rendre les Zaïrois hostiles aux réfugiés, ce qui prive ces derniers de personnes pouvant les cacher.

Les crimes commis dans l’ex-Zaïre sont-ils des crimes de génocide ?

Je laisse ce débat aux plus éclairés. Les organisateurs de cette journée m’ont demandé d’intervenir comme témoin, ce qui m’a poussé à privilégier les faits.

Je laisse de côté ma propre opinion pour redire ce que je n’ai pas cessé de dire. Ce qui m’intéresse le plus, c’est moins la qualification des crimes commis que le fait que, sur le plan personnel, la souffrance de celui qui perd le sien tué est la même.

Je rappelle aussi que je milite activement pour que toutes les victimes soient reconnues et pour que le droit à la mémoire soit un droit non négociable.

De même que nous devons nous souvenir de ce qui s’est passé, de la même façon, nous devons éviter d’être prisonniers de notre passé, si lourd soit-il. Autant je lutte pour une mémoire pour tous, autant je condamne l’abus de celle-ci. Ni trop de mémoire, ni trop peu de mémoire, juste ce qu’il faut pour que tout Rwandais se sente reconnu et respecté.

La question de justice, je termine sur ce point, suit une équation semblable à celle de la mémoire. Aux mêmes, appliquons la même chose. Mais comment rendre justice quand le justicier peut être en même temps bourreau ? La question que je pose ici, au lieu de nous paralyser, devrait nous placer en face de la réalité et nous inviter à imaginer des solutions réalistes susceptibles de briser la spirale de la violence et de sortir les Rwandais de l’impasse.

Merci pour votre aimable attention !

Quelques publications en rapport avec la crise rwandaise

Niwese, Maurice, Le Peuple rwandais un pied dans la tombe (Préface du professeur Filip Reyntjens), Paris, L’Harmattan, 2001(Récit)

Niwese, Maurice, Celui qui sut vaincre, Paris, L’Harmattan, 2003 (Roman)

Niwese, Maurice, « Dix ans après le génocide rwandais : quel travail de mémoire ? » In Agenda Interculturel, n°222, 2004, pp. 8-10.

Niwese, Maurice, « La rationalité du génocide ». In Dialogue, n°232, 2004, pp. 27-46.

Niwese, Maurice, Le Rwanda face à sa crise identitaire. Réflexion à partir de La mort ne veut pas de moi de Yolande Mukagasana, Louvain-la-Neuve, UCL, 2005.

Lemarchand, René and Maurice Niwese, “Mass Murder, the Politics of Memory and Post-Genocide Reconstruction: the Cases of Rwanda and Burundi ”. In Pouligny, Béatrice, Simon Chesterman and Albrecht Schnabel (Eds). After Mass Crime: Rebuilding States and Communities.Tokyo, New York, Paris: United Nations University Press, 2007, pp.165-189.

Le Peuple rwandais un pied dans la tombe

Etudiant en 1994, l’auteur décrit d’abord deux microcosmes : l'Université et Nyakabanda, sa commune d'origine, avant et pendant le génocide. Puis l'exil au Kivu parmi deux millions d'autres Rwandais qui vont être exposés à un véritable programme d’élimination ethnique concocté par le général Paul Kagame, actuel Président du Rwanda et l’APR, le bras armé et omniprésent du FPR. Rescapé, l'étudiant rattrapé par ses poursuivants est rapatrié « volontaire » au Rwanda grâce aux Agences de l'ONU, mais là son calvaire n'est pas terminé. Il devra reprendre la route de l'exil.

Celui qui sut vaincre

Ancien diplomate rwandais, Ngenda se retrouve en exil après le 6 avril 1994.
Le rejoignant plus tard en Europe, son épouse a bien du mal à reconnaitre en cet homme, qui vit de la charité et de la mendicité publique, le mari si important d'hier. Soudain, Ngenda est arrêté et mis en prison. De quoi est-il accusé ? Ses crimes varient selon les intéressés. Accablé, mais poussé à se défendre, Ngenda réfléchit aux responsabilités aussi bien de l'ancien que du nouveau régime en place à Kigali dans le drame qui endeuille toute la Région des Grands Lacs. Avec humour, l'auteur décrit les tensions de l'exil dans les pays d'accueil, les liens conjugaux mis à l'épreuve et les trafics de tous genres. Il relève également les défaillances de la justice à compétence universelle, censée juger les responsables des crimes contre l'humanité.

Le Rwanda face à sa crise identitaire

En s’appuyant sur les théories développées dans plusieurs disciplines en sciences humaines, l’auteur tente de démontrer que, par sa dimension temporelle, le récit est un vaste laboratoire qui nous permet de percevoir sur l’échelle du temps les éléments constitutifs de l’identité des acteurs. En étudiant un récit relatant une expérience extrême, il met par ailleurs en évidence le fait que l’identité du sujet conditionne sa manière de voir et de concevoir le monde.

« Mass Murder, the Politics of Memory and Post-Genocide Reconstruction: the Cases of Rwanda and Burundi» InAfter Mass Crime: Rebuilding States and Communities

In the seventh chapter ofAfter Mass Crime: Rebuilding States and Communities, authors return to the case of Rwanda , viewing it though a different lens. They situate it in the larger historical context of a cycle of interethnic violence that has periodically engulfed Rwanda and its neighbor Burundi . Their account is primarily a challenge to the view that the 1994 genocide can be viewed in isolation – epitomized by the temporal jurisdiction of the international criminal tribunal established to deal with the genocide, but with a mandate only to examine acts committed between 1 January and 31 December 1994. They argue that the dominant discourse of Hutu killers and Tutsi victims is itself a barrier to reconciliation, a discourse that should be complicated by historians to reflect the complexity of relations between Hutu and Tutsi – and their joint colonial past – if new, post-genocide identities are to be constructed.

 

jeudi, 05 janvier 2012

Trezeguet heureux de retourner en Argentine

BUENOS AIRES (Reuters) - L'ancien avant-centre de l'équipe de France David Trezeguet s'est dit très heureux d'avoir rejoint début janvier le pays de son enfance, l'Argentine, et son club de coeur, River Plate.

Après une demi-saison passée dans les Emirats arabes unis au club de Bani Yas, l'ancien buteur des Bleus aujourd'hui âgé de 34 ans s'est engagé avec le célèbre club de Buenos Aires, sacré 33 fois champion d'Argentine mais rétrogradé la saison dernière en deuxième division.

"C'était le moment idéal pour rentrer. River connait un moment très difficile. J'ai envie de faire partie d'une histoire", a expliqué l'ancien goleador des Bleus mercredi, lors de son premier entraînement sous ses nouvelles couleurs.

"Le football c'est la passion, et quoi de mieux que de la vivre ici ?", a souligné le natif de Rouen, qui a passé une partie de son enfance à Buenos Aires et possède la double nationalité franco-argentine.

Peine capitale requise contre Moubarak

Le procureur a demandé jeudi la peine capitale pour l'ancien président égyptien Hosni Moubarak, accusé d'être responsable du meurtre de manifestants lors de la révolte contre son régime.

"La loi prévoit la peine de mort pour le meurtre prémédité", a déclaré le procureur Moustafa Souleimane au terme de ses réquisitions jeudi devant le tribunal du Caire. Selon lui, le président déchu ne pouvait ignorer les tirs contre la foule lors la révolte contre son régime.

"Le président de la République est responsable de la protection du peuple, la question n'est pas seulement de savoir s'il a donné ou non des instructions de tuer les manifestants, mais au delà de ça de savoir pourquoi il n'est pas intervenu pour arrêter la violence contre ces manifestants", a-t-il déclaré.

"Comment se peut-il que le président de la République ne soit pas au courant des manifestations qui ont éclaté le 25 janvier en douze endroits dans plusieurs gouvernorats?", a-t-il ajouté en cours de l'audience qui s'est ouverte en milieu de journée, réfutant l'idée que Hosni Moubarak n'était pas informé de la gravité de la situation.

Le procureur a également souligné que le ministre de l'Intérieur de l'époque, Habib el-Adli, jugé en même temps que l'ancien chef d'Etat, "ne pouvait pas donner des ordres de tirer sur les manifestants sans avoir obtenu des instructions de Moubarak".

Il a souligné que deux ministres de l'Intérieur en fonction après la chute de Hosni Moubarak ont témoigné du fait que "le ministre de l'Intérieur n'a pas les prérogatives lui permettant de donner des ordres de tirer, et qu'il ne peut prendre une telle décision qu'après avoir consulté la direction politique".

Inculpation pour corruption

Le procureur Moustafa Souleimane avait estimé mercredi 4 janvier avoir des preuves solides de l'implication de Hosni Moubarak dans le meurtre de manifestants, (...) Lire la suite sur Liberation.fr

Reprise du procès Moubarak au Caire
Repères. Hosni Moubarak. Procès
Le procureur accuse Moubarak d'être impliqué dans le meurtre de manifestants
La Syrie libère 552 détenus impliqués dans le soulèvement populaire
L'ex-Premier ministre israélien, Ehud Olmert, inculpé de corruption

mercredi, 04 janvier 2012

A la Une : Youssou N'dour peut-il être élu président du Sénégal ?

Par Frédéric Couteau

« Youssou N'dour sur la ligne de départ », pour Le Soleil. « Youssou N'dour croit à son étoile », pour le quotidien Sud : les titres se succèdent et se ressemblent dans la presse sénégalaise. Mais pour l’instant, c’est dans les médias de la sous-région que l’on trouve le plus de commentaires après l’annonce de la candidature du célèbre chanteur sénégalais. Une candidature qui fait donc couler beaucoup d’encre. « On ne sait pas si au lendemain de l’élection présidentielle du 26 février prochain, Youssou N'dour fera l’objet du même engouement, relève le site d’information Guinée Conakry Infos. Mais en attendant, de tous les candidats qui ont jusqu’ici postulé, il est celui qui a le plus concentré l’attention médiatique. Une effervescence cathodique qui tient certainement à la dimension artistique du personnage. Cependant, tempère Guinée Conakry Infos, il n’est pas sûr que cet emballement se traduise dans les urnes pour le roi du "mbalax", cette danse typiquement sénégalaise. »

En effet, Youssou N'dour peut-il être président ? Ce sera difficile, estime le site guinéen qui pointe deux handicaps importants.
Un, son manque d’expérience politique : « cette disposition qui amène à comprendre les subtilités, les coups bas et toute la logique illogique qui opèrent dans l’arène politique. » Deux, son niveau de formation : « qui pourrait se révéler un obstacle béton », estime Guinée Conakry Infos, car « au Sénégal, un pays où la tradition d’un chef d’Etat bardé de diplômes est quasiment établie, c’est un élément qui risque de peser de tout son poids. »

Le troisième larron ?

Mais dans le fond, pourquoi pas ?, s’interroge de son côté le quotidien Le Pays au Burkina… « On ne devient pas président de la République par un concours, relève le journal. Il suffit de concevoir un projet de société fiable et convaincant pour s’attirer la sympathie de l’électorat. Et, on n’a pas besoin d’être titulaire d’une chaire pour présider aux destinées d’un peuple. » Et Le Pays de prendre des exemples : « Michel Martelly qui dirige aujourd’hui Haïti n’a pas eu besoin de faire d’études supérieures. Et la star libérienne de football, Georges Weah, quoique candidat malheureux, avait eu le mérite de briser un mythe en surclassant bien d’autres hommes politiques de son pays, qui ne comptaient que sur leur niveau d’instruction. »

De plus, remarque Le Pays, « bien des intellectuels africains ont conduit leur pays vers l’abîme. D’ailleurs, l’avènement de certains citoyens dans l’arène politique, comme les artistes-musiciens ou les stars de football, ne traduit-il pas l’échec de l’élite politique, incapable de répondre aux aspirations des peuples, et toujours prompte à protéger ses intérêts personnels ? », s’interroge Le Pays.

Toutefois, pour le quotidien burkinabé, il faut rester réaliste… « A défaut de remporter la présidentielle, Youssou N'dour pourra sans doute arriver comme un troisième larron qui départagera le président Wade et son opposition divisée par le choc des ambitions. »
En effet, complète L’Observateur, toujours au Burkina, « il ne faut pas oublier qu’à l’occasion de ces joutes électorales, une vingtaine de candidats sont sur la ligne de départ ; ce qui ne fera en aucun cas le bonheur de l’opposition, dont Youssou N'dour se réclame. Le leader du mouvement citoyen Fekké Ma Ci Bolé a donc annoncé la couleur. Qu’il se batte contre ce qu’il appelle la prise en otage du pays par les politiciens ! C’est sûr qu’il risque gros dans cette jungle, estime encore L’Observateur, car s’il fait un piètre score, cela pourrait rejaillir sur son aura et sa notoriété en serait écorchée. Qu’il s’arme de courage. »

Tout le monde veut devenir président !

« Youssou N'dour peut-il devenir président du Sénégal ? », c’est également la question que se pose le site d’informations Slate Afrique. Ce sera difficile, estime Slate Afrique, pour les raisons déjà évoquées plus haut : manque d’expérience, manque de formation… « Quoi qu’il en soit, poursuit le site, la candidature de Youssou N'dour va compliquer la tâche du président Wade. Celui-ci affirme qu’il peut être élu dès le premier tour de la présidentielle. Mais la multiplication des candidatures rend cette perspective de plus en plus improbable. Même les journalistes entrent dans la danse, relève Slate Afrique : Latif Coulibaly, le plus célèbre journaliste d’investigation, s’est lui aussi porté candidat. Comme le souligne Vieux Savané, autre grande plume de Dakar, il semble qu’au Sénégal tout le monde veuille devenir président. »

Alors, conclut Slate Afrique, « Youssou N'dour c’est un autre goût d’Amérique, celui-ci des self made men. Mais sera-t-il au goût des Sénégalais ? Trop tôt pour le dire. A Dakar, Youssou a encore tout à prouver au monde politique. Savoir chanter c’est une chose. Danser dans le marigot politique, c’est un art qu’il va devoir maîtriser au plus vite. Au rythme endiablé du mbalax. Meilleur moyen d’éviter les croches pattes en tout genre. »

Enfin quelques réactions également dans la presse française, dont cette double page dans Libération. « Youssou N'dour, la voix alternative du Sénégal », titre le journal qui s’interroge également sur la crédibilité du chanteur, tout en affirmant que « le système Wade est à bout de souffle. »

Présidentielle 2012 au Sénégal: Youssou Ndour se présente

jeudi, 29 décembre 2011

Politique belge:Olivier Maingain tire à vue sur Charles Michel

Olivier Maingain juge très sévèrement le président du MR, qu'il accuse d'avoir sacrifié le FDF à des fins partisanes.

Olivier Maingain tire à vue sur Charles Michel

© Thierry Du Bois

Olivier Maingain (FDF) se montre très sévère vis-à-vis du président du MR dans un entretien au Soir. Pour le président des FDF, Charles Michel (MR) n'a pas hésité à « s'acoquiner avec des séparatistes».

Le président du MR a renié l'histoire de son parti, affirme-t-il. « Charles Michel a réussi à enterrer l'héritage de Jean Gol », a-t-il déclaré. « Gol avait un double objectif en créant la fédération PRL-FDF : construire la nation francophone et (…) une force politique qui soit une réelle chance d'alternance à la toute puissance socialiste au sud du pays. Aujourd'hui, les libéraux, sous la présidence de Charles Michel, ont abandonné ces deux objectifs.»

Pour Olivier Maingain, le MR avait l'intention de se séparer des FDF avant les négociations institutionnelles. « Il y avait une volonté de nous mettre dans le coin. Sur BHV, je n'ai jamais été associé à la négociation. C'était délibéré. Armand De Decker, alors encore président du Sénat, est allé dès le lendemain des législatives, voir Bart De Wever. Il a dit : si on doit se passer des FDF pour avoir une réforme de l'Etat… On n'avait encore rien fait !»

Le président des FDF joue aussi son rôle dans l'opposition. « Jusqu'à l'avant-veille de l'accord gouvernemental, on ne peut pas dire qu'il régnait beaucoup d'amabilité entre les partenaires. A peine formé, le ministre du Budget déclarait que le budget était construit sur une norme de croissance erronée. »

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mardi, 20 décembre 2011

Candidature du Chef de l’ État sénégalais: Les USA pas intéressés par les arguments de Wade

wo.jpgPas de missions aux États Unis d’Amérique (USA). Du moins pas pour le moment. En effet, le Président Wade qui avait décidé d’après un communiqué de la présidence d’envoyer des missions à l' Étranger pour rassurer les partenaires du Sénégal quant à la transparence sur les prochaines joutes électorales, va être obligé de sauter l’étape du pays de l’oncle Sam. Car selon le journal" l’Enquête", les États Unis viennent de faire savoir aux autorités sénégalaises qu’ils ne sont pas intéressés par cette tournée..

Arguant d' un calendrier chargé, le Congrès Américain a indiqué qu’il n’était pas dans les dispositions d’accorder du temps aux missionnaires de Wade.


Avec cette réponse diplomatique, les USA semblent affirmer leur position sur la candidature du Président Wade. La même source informe d’ailleurs que les deux chambres ont décidé d’écrire une lettre au Président Wade pour exprimer la même position du Congressman Donald Payne.

mardi, 13 décembre 2011

6 symptômes qu’un homme ne peut ignorer

Toutes les femmes le savent : confrontés aux bobos du quotidien, les hommes deviennent de petites choses fragiles. Votre chéri s’est coupé avec une enveloppe ? Pas besoin d’appeler les pompiers, expliquez-lui qu’on est encore loin de l’hémorragie… Par contre, aidez-le à rester attentif à ces autres symptômes souvent mésestimés.

1/ Un mal de dos

Quoi de plus banal qu’un mal de dos ? Une étude québécoise datant de 2008 indique même que neuf individus sur 10 seront confrontés à ce problème au cours de leur vie. « Dans la majorité des cas, le mal de dos est en réalité une lombalgie : la douleur touche les vertèbres lombaires » explique Sylvain Renaud, médecin généraliste. La lombalgie n’est pas une maladie mais le symptôme d’un autre problème, plus ou moins profond. « Que ce soit le mauvais fonctionnement des articulations de la colonne vertébrale, des lésions musculaires ou ligamentaires, une hernie ou même une dégénérescence discale, il ne faut pas minimiser les raisons de ces douleurs. Elles peuvent notamment résulter de pathologies des reins, de la prostate ou des intestins » explique-t-il.

2/ Des douleurs testiculaires

« Certains hommes sont plus sensibles que d’autres, mais globalement : tous ont fait l’expérience de cette douleur vraiment difficile à supporter » commente le docteur. En effet, mauvais coup ou torsion peuvent être à l’origine de douleurs aiguës et vraiment désagréables dans les parties intimes. « Le patient est souvent gêné à l’idée d’évoquer une douleur testiculaire, pourtant, cela peut et doit justifier une consultation à part entière, car il peut y avoir de nombreuses raisons à ce genre de désagrément ». Lesquelles ? « Les douleurs peuvent s’accompagner de différents autres symptômes, pas toujours perceptibles de manière évidente. Un examen minutieux des symptômes peut mettre en avant une torsion testiculaire, des épididymites, des coliques spermatiques, des orchites infectieuses, la varicocèle… Le cancer des testicules est le plus répandu chez les hommes de moins de 35 ans ».

3/ Une douleur aigue dans l’abdomen

Un mal de ventre, c’est commun non ? Pourtant si la douleur se conjugue à d’autres symptômes (pâleur, fièvre, problèmes gastriques), ceux-ci peuvent être les signes d’une infection ou d’une pathologie abdominale. « Un mal de ventre peut être passager, mais c’est aussi un bon signal d’alarme pour indiquer un ulcère, une gastro-entérite, une colopathie, un problème d’appendicite ou tout un tas d’autres causes comme une insuffisance cardiaque par exemple » explique Sylvain Renaud. Le médecin va donc devoir procéder à une consultation attentive, d’abord à travers une série de questions pour cibler les origines possibles de la douleur, puis par différents examens (palpation, échographie, coloscopie, etc.).

4/ Une douleur dans la poitrine

1% des cancers du sein concernent… des hommes. Si pour beaucoup cela semble impensable, c’est bel et bien une réalité. Côté symptômes, notre médecin nous explique que « la question survient en général après la découverte d’un nodule au mamelon, puis des ganglions qu’on retrouve au niveau de l’aisselle ou sous le bras. Quand la douleur apparaît, c’est en général moins bon signe, cela signifie souvent que la tumeur a commencé sa croissance ». Echographie et mammographie vont confirmer le diagnostic. « Malheureusement, on découvre souvent ce cancer sur le tard, car les hommes n’imaginent pas devoir être vigilants » conclut le médecin.

5/ Des pannes…

Au croisement de problèmes physiques et/ou psychologiques, la panne sexuelle est souvent un tabou au sein du couple. Pour cette raison, elle devient matière au stress et au malaise intérieur, qui sont dommageables à leur façon sur la santé générale de l’individu. « Aujourd’hui ce genre de consultation est moins difficile qu’avant, mais elle est le fruit d’une démarche personnelle compliquée » confie Sylvain Renaud, qui explique que « Les hommes sont fragilisés, dans une situation de faiblesse, il faut peser les mots qu’on emploie et faire preuve de pédagogie pour leur expliquer ce qui leur arrive ». Car la panne sexuelle s’explique de bien des façons : « Cela peut être dû à un problème vasculaire, cela peut aussi être hormonal, neurologique, médicamenteux… Bien souvent, il s’agit d’une cause psychologique, et on finit par rentrer sur le terrain de la dépression, du stress, de l’angoisse… ».

6/ Un besoin d’uriner trop fréquent

Anodin en apparence, le besoin trop fréquent d’uriner peut traduire différentes pathologies. « Il y a bien sûr la question du cancer de la prostate ou de la vessie, qui se pose chez les hommes. On peut aussi s’interroger sur une infection des voies urinaires ou des calculs rénaux… » explique notre médecin. Mais ce n’est pas tout, car les mictions fréquentes sont l’un des premiers signes de diabète.

Rafaële Réal © Pampa Presse

mardi, 06 décembre 2011

Invitation Belgique; L'UE et sa Diaspora Africaine

L’Union Européenne s’ouvre à la Diaspora Africaine dans l’Europe des 27

 

 

EADPD.JPG1°) Contexte et Réalités.

 

 

 

L’Union Européenne est consciente de la valeur ajoutée que représente la diaspora africaine établie dans l’Europe des 27, animée par de véritables acteurs de développement et charnière de deux continents.

 

Ainsi, pour une future et meilleure collaboration, la Commission Européenne propose un état des lieux des entités de développement africaines avec les acteurs de développement de cette  diaspora en demandant une cartographie des organisations de solidarité internationale issues des migrations africaines (OSIM) qui sera un répertoire qui nombre et qui identifie les besoins, les spécificités de chaque association recensée.

 

 

 

        2°) Intérêts des Migrants au recensement ou ‘Mapping’ des OSIM

 

 

 

Etre répertorié dans ce recensement ou ‘Mapping’ constitue ou implique :

 

 

 

-       Un premier critère de sélection ou d’éligibilité pour les projets et lignes des financements de l’Union Européenne et de ses partenaires.

 

-       L’Union Européenne aura la possibilité d’évaluer les besoins des organisations issues des migrations et leurs orientations afin d’ouvrir des lignes de financements ou d’installer des méthodes de collaborations ou de partenariats plus adaptées. Une évaluation des besoins en formation et en accompagnement.

 

-       Une évaluation quantitative des OSIM en nombre et qualitative en décelant les différentes expertises résidant dans la diaspora africaine pour les utiliser ou les recommander au besoin.

 

-       Une augmentation de la visibilité des OSIM facilitant des collaborations entre elles et des collaborations extérieures.

 

 

 

    3°)  Réalisation de la cartographie des OSIM et Responsabilités

 

Un consortium de cinq organisations dont quatre sont issues de la migration africaine est chargé de la mise en œuvre du ‘Mapping’. Il s’agit d’African Diaspora Policy Centre (ADPC) situé aux Pays-Bas; African Foundation for Development (AFFORD) au Royaume Uni; Forum des Organisations de Solidarité internationale issues des Migrations (FORIM)en France et deux organisations qui résident en Belgique qui sont la Coordination Générale des Migrants pour le Développement (CGMD) et l’ International Centre for Migration Policy Development (ICMPD).Le projet dure de 2011  à 2013.

 

 

 

4°) Invitation

 

 

 

Chère actrice ou acteur de développement,

 

 

 

Vous êtes cordialement invité(e) aux séances de recensement des Organisations issues des migrations pour la création d’un fichier interactif entre l’Union Européenne et la Diaspora africaine.

 

Deux séances seront organisées, une à Anvers et une à Gand.

 

 

 

Bruxelles : 109 Emile de Béco, à 1050 Bruxelles.

 

              Date : 10 Décembre 2011.

 

              Heures : de 10h à 12h.

 

 

 

Anvers : Salle Permeke, De Coninckplein 25,

 

Porte coté Dambruggestraat -  2060 Antwerpen

 

            Date : 10 Décembre 2011.

 

            Heures : de 19h à 21h.

 

 

 

Au plaisir de donner plus de possibilités à votre organisme.

 

jeudi, 01 décembre 2011

Doudou Gueye de l'APR Benelux

Conférence de Macky Sall à l'IFRI Paris


Quelle politique étrangère pour le Sénégal ? -... par Ifri-podcast