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dimanche, 13 août 2017

Un instant magique des fêtes consulaires à Lyon édition 2017

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samedi, 17 juin 2017

Levée du corps du sculpteur Ndary Lô : Les adieux du monde culturel au « maître du fer »

Une semaine après son décès à Lyon, en France, la levée du corps du sculpteur sénégalais Ndary Lô, hier, à l’Hôpital Principal de Dakar, en présence du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a été un moment d’une forte émotion. Parents, amis proches, collègues et autorités étatiques ont tenu à rendre un dernier hommage à cet artiste multidimensionnel.

Dans l’enceinte de la morgue de l’Hôpital Principal de Dakar, le temps semble s’arrêter pour laisser place à un profond silence. Tristesse et émotion s’affichent  sur les visages des amis, collaborateurs, proches et famille éplorée. Ils sont venus presque tous très tôt, ce matin, pour un ultime adieu à l’immense sculpteur sénégalais Ndary Lô, décédé le 8 juin dernier à Lyon, en France. A l’image des « Grands » de ce monde, l’artiste avait fini d’inscrire son œuvre  dans l’éternité de la création artistique et de rejoindre le cercle restreint des immortels.  

Ndary, comme le soulignent les témoignages de ses pairs, avec ses silhouettes métalliques mouvant et son art tout à fait singulier, avait réussi à conquérir l’humanité grâce à sa sensibilité artistique. Ses thématiques, interrogeant les problématiques africaines de l’heure, faisaient de lui un artiste foncièrement engagé pour la cause de son peuple. « Ce Maître du fer », rappelle, le président de la section sénégalaise de l’Association internationale des critiques d’art (Aica), était très engagé et savait parler à son peuple. Babacar Mbaye Diop, qui avait un projet d’écrire un livre sur l’œuvre de Ndary Lô, considère que son  ami « était l’un des artistes les plus talentueux de sa génération ».NDARY.jpg

Avec des œuvres exceptionnelles telles que les « Marcheurs » (2000-2001), les longues silhouettes métalliques filiformes ou les femmes élancées comme « Femme debout » (2006), les ventres en ferrailles remplis de têtes de poupées comme dans les « Échographies » (1999) ». A ses yeux, l’œuvre du sculpteur est « incommensurable » et il aura laissé aux artistes une « bonne leçon de dignité ». Cela, en ce sens qu’il s’agit d’un homme qui aimait travailler durement. C’est d’ailleurs, poursuit-il, ce qui justifie ses nombreux prix.  

Humanité et générosité
Ndary Lô a remporté deux fois le prix de la Biennale de Dakar, en 2002 et en 2008. Il est également lauréat du Prix de la jeune création contemporaine africaine à la Biennale de 1996 et du Grand Prix du chef de l’Etat pour les Arts en 1999. « J’ai eu à travailler avec lui en 1990 lors de la création de la Biennale des arts et  lettres. C’est un talent confirmé qui faisait partie de la Nouvelle Ecole. Il s’est beaucoup illustré sur le plan national et international », soutient  le président de l’Association des écrivains du Sénégal, Alioune Badara Bèye.  

Mais en dehors de son incroyable talent, la générosité, l’humanité et la religiosité faisaient également la marque de son identité. L’artiste est dépeint  comme un homme  « généreux » et « pieux ». Mouhamadou Lô, l’aîné de sa famille, se félicite des dispositions prises par le gouvernement du Sénégal pour le rapatriement du corps. Selon lui, ce geste de haute portée est pour la famille un hommage rendu au regretté Ndary Lô « dont la contribution dans le domaine de l’art a été sanctionnée par plusieurs distinctions au Sénégal et à l’étranger ».

« Certes nous sommes très affectés par la perte d’un être cher, mais notre famille est particulièrement fière de son action durant sa courte vie. Il vous sera éternellement reconnaissant de son empathie, sa générosité et soutien permanent  direct et indirect qu’il a apporté, de son vivant, à chacun d’entre nous », souligne-t-il. Parti pour toujours à seulement 56 ans, Ndary Lô cède le caractère physique de son être à ses œuvres définitivement « mariées » à l’éternité.    

Ibrahima BA

 
 

- See more at: http://lesoleil.sn/component/k2/item/65874-levee-du-corps-du-sculpteur-ndary-lo-les-adieux-du-monde-culturel-au-maitre-du-fer.html#sthash.EN4hkX31.dpuf

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lundi, 04 juin 2012

Les Lions de la téranga en tête après le nul entre l’Angola et l’Ouganda

1.jpgL’Angola et l’Ouganda qui partagent la même poule que le Sénégal ont fait match nul, 1-1, permettant ainsi aux Lions de caracoler en tête de la poule J après leur victoire 3-1 sur le Liberia, samedi à Dakar.

L’Angola qui jouait à domicile a ouvert le score par Djalma après sept minutes de jeu selon le site de la BBC visité à l’APS.

Les Cranes de l’Ouganda, futurs adversaires des Lions, samedi à Kampala, ont égalisé par Emmanuel Okwi.

Le Sénégal, après avoir été mené à la marque dès la 2-ème minute de jeu, est parvenu à revenir au score et a gagné par 3-1.

Pour la seconde journée, les Lions seront opposés aux Cranes tandis que les Palancas Negras d’Angola seront les hôtes du Lone Star du Liberia.

L’équipe arrivée première de la poule sera qualifiée pour le dernier tour qualificatif au Mondial 2014 prévu au Brésil.

dimanche, 27 mai 2012

Classement de l'Eurovision, la suéde en tête

Avec la chanson Euphoria , Loreen a permis à la Suède de remporter, à Baku en Azerbaïdjan, ce 57e concours Eurovision. Anggun, avec Echo (You and I) , place la France à la 22e position sur 26.

La Suède était la grande favorite de ce concours Eurovision avec le titre Euphoria interprété par Loreen . Cette chanteuse de 28 ans avait participé à Nouvelle Star en 2004 dans son pays et avait échoué de peu l'an dernier dans le concours de chant suédois qualificatif pour l'Eurovision. L'année 2012 aura été la bonne pour elle.

La Suède a terminé largement en tête de ce 57e concours Eurovision puisque, avec 372 points, elle devance les insolites grand-mères russes (259 points) et la Serbie (214 points). C'est la cinquième fois que la Suède remporte l'Eurovision après 1974, 1984, 1991 et 1999. Sur plus de 3 500 votes sur notre sondage, vous étiez 79% à ne pas croire en une victoire de la France. Anggun a terminé à une triste 22e place sur les 26 pays finalistes.

Classement final

1- Suède : 372 points

2- Russie : 259

3- Serbie : 214

4- Azerbaïdjan : 150

5- Albanie : 146

6- Estonie : 120

7- Turquie : 112

8- Allemagne : 110

9- Italie : 101

10- Espagne : 97

11- Moldavie : 81

12- Roumanie : 71

13- Macédoine : 71

14- Lituanie : 70

15- Ukraine : 65

16- Chypre : 65

17- Grèce : 64

18- Bosnie-Herzégovine : 55

19- Irlande : 46

20- Islande : 46

21- Malte : 41

22- France : 22

23- Danemark : 21

24- Hongrie : 19

25- Royaume-Uni : 12

26- Norvège : 7

Pays éliminés en demi-finales : Autriche , Belgique , Finlande , Israël , Lettonie , Monténégro , San Marin , Suisse , Biélorussie , Bulgarie , Croatie , Géorgie , Pays-Bas , Portugal , Slovaquie et Slovénie

Retrouvez cet article sur TVMag.net

samedi, 25 février 2012

Omar Sy Meilleur Acteur

omar.jpgEn partageant l'affiche de la comédie Intouchables, réalisation d'Olivier Nakache et Eric Toledano qui l'avaient déjà dirigé dans Nos jours heureux et Tellement proches, Omar Sy a atteint les cîmes de la popularité. Avec 19 millions d'entrées pour ce long métrage, le jeune comédien qui était déjà fort apprécié du public est devenu l'une des trois personnalités préférées de France (sondage pour le Journal du dimanche). Le 24 février, durant la 37e cérémonie des César, c'est la profession du cinéma qui a tenu à honorer l'interprétation débordante d'énergie, d'humour et d'humanité d'Omar Sy, puisqu'il a reçu le prix du meilleur acteur.

Omar Sy était en concurrence pour le César du meilleur acteur avec des comédiens aux superbes carrières : son partenaire François Cluzet, Philippe Torreton (Présumé coupable), Olivier Gourmet (L'Exercice de l'Etat), Denis Podalydès (La Conquête) et enfin Jean Dujardin (The Artist). Malgré certains pronostics en sa faveur, Omar Sy n'y croyait pas vraiment, se disant qu'il n'était pas parmi les révélations, ni dans les espoirs. Et pourtant, le voilà qui dépasse l'Artist Jean Dujardin, l'homme qui rafle tous les prix aux quatre coins du monde. Certainement déçu de ne pas avoir le César, le fameux OSS 117 se consolera certainement avec sa nomination, voire sa statuette aux Oscars, dont la cérémonie se déroule à Los Angeles le 26 février.

Aux côtés de son épouse Hélène, mère de ses quatre enfants, Omar Sy a vécu hier une soirée de folie lors de cette cérémonie au théâtre du Châtelet. Dès son arrivée sur les lieux, il est accueilli par la foule en délire et s'impose telle une star américaine. Dans la salle, dès le début de la soirée, Antoine de Caunes le maître de cérémonie lui fait des clins d'oeil et se moque avec complicité de son rire communicatif. Impossible de ne pas remarquer sa présence charismatique.

dimanche, 12 février 2012

Whitney Houston est décédée

whit2.jpgLa chanteuse et actrice américaine Whitney Houston, l'une des artistes pop ayant vendu le plus de disques avant de voir sa carrière sombrer dans la drogue et l'alcool, est morte samedi à 48 ans dans un hôtel de Beverly Hills, la veille de la cérémonie des Grammy Awards.

"A 15H55 (23H55 GMT), Whitney Houston a été déclarée morte au Beverly Hilton Hotel" où elle séjournait, a déclaré un porte-parole de la police de Beverly Hills, le lieutenant Mark Rosen.

Sa mort intervient à la veille des 54e Grammy Awards, les "Oscars" de la musique aux Etats-Unis, qui doivent se tenir dimanche soir à Los Angeles et qu'elle avait remportés à six reprises.

La chanteuse devait participer samedi à une soirée organisée au Beverly Hilton -- l'hôtel où elle a été retrouvée morte -- par le producteur Clive Davis, qui l'avait découverte, en marge des Grammys.

Les causes de la mort de la diva pop restaient indéterminées dans l'immédiat, selon le lieutenant Rosen, et des enquêteurs se trouvaient toujours dans la chambre de la chanteuse samedi soir pour tenter d'en préciser les circonstances.

M. Rosen a précisé que la police avait reçu à 15H43 un appel d'urgence de l'entourage de la chanteuse -- son compagnon, le chanteur de R&B Ray-J, selon CNN -- et qu'ils avaient trouvé son corps gisant par terre, dans sa chambre au quatrième étage.

A leur arrivée, des membres du personnel de sécurité de l'hôtel étaient déjà en train de tenter de la ranimer, sans succès.

De multiples véhicules de police et un laboratoire d'analyse criminelle mobile étaient stationnés devant l'hôtel, tandis que les clients regardaient les informations sur des télévisions installées dans le hall.

Une poignée de fans étaient également rassemblés dans le Beverly Hilton, où la soirée de Clive Davis se tenait malgré tout.

Sur les réseaux sociaux, notamment twitter, les hommages de célébrités et d'anonymes n'ont pas tardé. "J'ai le coeur brisé et suis en pleurs après la mort choquante de mon amie, l'incomparable Mme Whitney Houston", a écrit la chanteuse Mariah Carey.

"Nous avons perdu une autre légende. Mon amour et mes prières vont à la famille de Whitney", a déclaré pour sa part Christina Aguilera, tandis que Rihanna a simplement écrit: "Je n'ai pas de mots! Juste des pleurs".

Les organisateurs des Grammys ont précisé qu'ils allaient opérer des changements dans le programme de la soirée, qui se tient dimanche au Staples Center, et que Jennifer Hudson chanterait un hommage à la chanteuse.

Surnommée "La Voix", Whitney Houston a dominé la scène musicale américaine de pop et de soul dans les années 1980 et 1990, et vendu 170 millions de disques.

Parmi ses plus grands hits figurent "How Will I Know", "Saving all My Love for You" et "I Will Always Love You", chanson phare de l'année 1992 et du film "Bodyguard" où elle partageait l'affiche avec Kevin Costner.

Cousine de Dionne Warwick et fille d'une choriste Cissy Houston, elle était née le 9 août 1963 à Newark (New Jersey) et s'était lancée dans la musique après un peu de mannequinat et des participations à des sitcoms.

Depuis le début des années 2000, des problèmes de toxicomanie ont valu à Whitney Houston de faire souvent la Une de la presse populaire, tandis que son créneau musical a été occupé par des chanteuses plus jeunes comme Mariah Carey puis Beyoncé ou Rihanna.

En 2009, après des années d'absence artistique au cours de laquelle elle a fait parler d'elle autant pour ses démêlés avec la drogue que pour sa carrière, Whitney Houston a publié un nouvel album "I look to you", salué par la critique.

"Je peux résister à la douleur, mais ma vie ne se résume pas à cela", chante-t-elle dans la chanson "Nothin' but love", présente sur son dernier album.

En 2010, elle avait du annuler une partie de sa tournée européenne et être hospitalisée à Paris pour une infection respiratoire et était toujours confrontée à ses démons qui lui ont valu une nouvelle cure de désintoxication au printemps dernier.

Sa dernière apparition publique remonte à jeudi, où elle a été aperçue devant une discothèque d'Hollywood débraillée et désorientée, selon la chaîne ABC. Elle y avait également eu une altercation avec une célébrité de télé-réalité, selon le Hollywood Reporter.

vendredi, 25 mars 2011

Johnny Hallyday : "Nikos n'est pas un intime"

L'animateur Nikos Aliagas fait-il partie de la longue liste des personnalités rayées de l'entourage de Johnny Hallyday ces derniers mois ? C'est en tout cas ce qu'on peut croire à la lecture de l'interview du chanteur ce matin dans Le Parisien/Aujourd'hui en France.

Lors d'une rencontre avec les lecteurs du quotidien, le chanteur est notamment interrogé sur le défilé de people à son chevet lors de son hospitalisation à Los Angeles fin 2009. « J'étais dans le coma, je n'ai vu personne ! » ironise le rocker avant d'être interrogé plus précisément sur la présence de Nikos Aliagas. « Nikos Aliagas avait-il sa place auprès de vous ? » demande alors un lecteur. « Non, ce n'est pas un intime. Mais des gens comme Line Renaud, comme Aznavour, avaient leur place. Ou Jean Reno, bien sûr » répond alors Johnny.

Le 12 décembre 2009, Nikos Aliagas était intervenu dans le 20 Heures de TF1 pour évoquer l'état de santé, alors inquiétant, du chanteur. En face de l'hôpital où était soigné le rocker, l'animateur avait expliqué vouloir « rassurer les Français » tout en précisant s'exprimer avec l'accord de la famille de Johnny Hallyday. Les déclarations de Johnny Hallyday ce matin dans la presse laissent croire que l'entourage du chanteur estime a posteriori que Nikos Aliagas n'était pas à sa place. Pourtant, en juin 2010, l'animateur figurait parmi les prestigieux invités de l'anniversaire de Johnny Hallyday sur une péniche parisienne.

puremedias.com vous propose de voir ou revoir le duplex qu'avait fait Nikos Aliagas fin 2009 sur TF1

lundi, 14 mars 2011

Omar & Fred, stars préférées des enfants !

anim.jpg

Les petits lecteurs du Journal de Mickey ont tranché : Omar et Fred sont leurs chouchous ! Les deux humoristes du SAV de Canal + ont en effet été élus « personnalités préférées » du sondage Ipsos réalisé auprès des 7-14 ans, devançant ainsi leurs collègues Gad Elmaleh (7ème position), Eric et Ramzy (9ème position) et Jamel Debbouze (16ème position) du côté des humoristes ; ainsi que tous les autres animateurs du petit écran :

1. Omar et Fred
2. Mimie Mathy
3. Denis Brogniart
4. Joan (animateur sur Gulli)
5. Christophe Dechavanne
6. Nagui
7. Valérie Damidot
8. Stéphane Plaza
9. Anne Roumanoff
10. Benjamin Castaldi

Et ce n’est pas tout puisque le duo de choc est également le grand gagnant du classement toutes catégories confondues, où il se partage le top 3 avec le DJ David Guetta et l’acteur Dany Boon.

Depuis quelques années, les deux compères sont parrains de l’association Cé Ke Du Bonheur qui œuvre pour l’amélioration des conditions de vie des enfants hospitalisés et il semblerait que les tout petits le leur rendent bien !
 

 

AP - Starlounge

mercredi, 09 mars 2011

Football: TOP 20 Classement FIFA 9 Mars 2011

1. (1) Espagne 1880 pts
2. (2) Pays-Bas 1730
3. (3) Allemagne 1486 (+)
4. (5) Argentine 1412
5. (4) Brésil 1411
6. (6) Angleterre 1212
7. (7) Uruguay 1172
8. (9) Croatie 1071
9. (8) Portugal 1060
10. (10) Grèce 1038
11. (13) Italie 957
   . (11) Norvège 957
13. (12) Russie 956
14. (14) Chili 954
15. (17) Japon 938 
16. (15) Ghana 931
17. (16) Slovénie 916
18. (19) France 913
19. (18) Etats-Unis 894
20. (23) Serbie 872
    ...

mardi, 15 février 2011

CLIJSTER au toît du monde, chapeau

clijsters1.jpg

mardi, 01 février 2011

Keyssi Bousso, professeur de danse classique en Belgique : « La danse m’a tout donné… »

arton2309-469c1.jpgCe Sénégalais, professeur de danse classique, vit en Belgique depuis 31 ans. En effet, Keyssi Bousso est très connu dans le milieu artistique belge, du fait de son talent, qui lui a ouvert énormément d’opportunités. Ses écoles de danse pullulent dans le Benelux.

Dans cet entretien qu’il nous a accordé, l’enfant de Doumnga Lao revient sur ses premiers pas de danse. Un métier qui lui a tout donné, soutient il. Au delà de sa casquette d’artiste, il est un ardent militant de l’Apr de Macky Sall. Un parti sur lequel, il compte s ‘appuyer pour changer le système au pouvoir, qui gangrène le pays, l’empêchant de venir y investir, ce qu’il a gagné en Europe… Entretien.

L’Office : Pouvez-vous, vous présenter à nos lecteurs ? Je m’appelle Keyssi Bousso. Je suis né dans le département de Podor, plus précisément dans un village du nom de Doumnga Lao. J’ai fait mes études primaires dans ce patelin avant de venir à Dakar pour mon cursus secondaire. C’est après que j’ai réussi le concours d’entrée à l’Ecole des Arts. Je fais partie des premiers Sénégalais à faire la danse classique. J’ai fait également l’Ecole de danse Moudra Afrique avec Germaine Acogny. Après trois ans de formation, j’atterris dans le « Ballet du XXe siècle ».

Maintenant, vous êtes professeur de danse. Est-ce que, ce métier nourrit son homme en Europe ? Je ne peux pas parler pour les autres. Mais, moi, la danse m’a tout donné. On peut être un bon danseur, sans être un bon professeur. Comme également, il y a de grands marabouts, qui n’ont pas de nombreux disciples. Il y a des marabouts qui doivent voyager pour trouver quelque chose, tandis que d’autres restent au village et obtiennent tout. Moi, la danse m’a tout donné. Peut-être que, si j’étais un instituteur, les réalisations que j’ai faites, je ne pourrais jamais les atteindre. Tout ce qu’un homme doit gagner honnêtement, je l’ai obtenu par le biais de la danse.

Au-delà des cours que vous dispensez en Europe, avez-vous des écoles de danse au Sénégal ? J’ai quelques terrains que j’ai déjà viabilisés pour ça. J’envisage d’ouvrir des écoles de danse au pays, mais ce n’est pas pour aujourd’hui. Peut-être dans le long terme. Investir au Sénégal par les temps qui courent, ce n’est pas évident.

Vous êtes Sénégalais, et vous ne voulez pas investir dans votre pays, pourquoi ? Je le veux bien. Mais il faudra que le pays change…

Donc la situation politico sociale du Sénégal ne vous rassure pas ? Pour le moment, elle ne me rassure pas du tout. Cependant, il faut préciser que j’investis dans le développement communautaire dans le Fouta.

Revenons un peu dans le monde culturel, vos écoles, vous les avez installées où en Europe ? J’ai une école à Randon, un patelin qui se trouve à la frontière, une autre en France, également dans la banlieue d’Anvers. Il m’arrive également de faire des animations dans les écoles flamandes.

Est-ce qu’on peut avoir l’identité de vos élèves ? Ils sont tous Européens ? Ou bien parmi eux, il y a des Africains ? Non, il n’y pas d’Africains parmi mes élèves. Cependant, il arrive que des jeunes Africains participent à des séances de danse sans bourse délier.

Votre danse, elle est spirituelle ou artistique ? Elle est artistique. C’est une danse codifiée, qui n’a rien à voir avec le Mbalax. C’est comme une danse contemporaine. J’ai fait la danse classique, la danse moderne, en même temps, le jazz. Pour moi, il suffit de regarder un danseur sénégalais à la télévision, je peux l’imiter sans problème. Un danseur traditionnel qui vient en Europe, il aura du mal à s’adapter, car les blancs aiment ce qui est codifié. Un danseur africain improvise. Il l’a dans le sang, c’est-à-dire, depuis la naissance. Ce n’est pas le cas chez les blancs.

Pourquoi, avez-vous choisi la danse au lieu d’un autre métier ? Je vais vous dire ce qui m’a poussé à faire de la danse un métier. J’étais avec un ami du nom de Baïla Diop. Nous étions du côté de l’ambassade de France à Dakar. Et nous avons vu des gens danser. Ils portaient dans pantalons moulants. Et mon ami m’a lancé un défi, soutenant que si j’osais faire cela… Tout est parti de là. Je me suis rapproché de la dame pour lui signifier mon vœu. Elle a d’abord rigolé, en me demandant si j’étais chrétien. Je lui ai répondu que je suis peulh. Et elle a répondu que ce n’est pas possible. J’ai insisté, elle m’a remis des chaussons et un pantalon moulant. Ce coup d’essai dans la danse classique a été un coup de maître. Et je me suis dit que je ne pourrais pas continuer à venir, car n’ayant pas les moyens financiers de payer 20.000 F Cfa par mois pour des cours de danse, où il n’y avait que des fils à papa. Et la dame m’accorda de venir danser gratuitement. J’étais venu pour m’amuser, et voilà qu’après trois ans, je me retrouve en Belgique, après un passage à Moudra Afrique. Et voilà 31 ans que je suis là…

Comme vous l’avez dit tantôt, vous êtes Hal Pulaar, un milieu assez conservateur. Quelle a été la réaction de vos parents quand vous avez décidé de faire de la danse un métier ? Mon père est décédé quand j’avais juste six ans. Ma mère n’était pas réfractaire à ce métier. Elle me disait de ne jamais voler et de ne jamais boire de l’alcool, avant de me bénir. Comme je l’ai dit tantôt, ses vœux ont été exaucés. La danse m’a tout donné. Quand j’avais fait mes rasta en 1975, certains n’ont pas hésité à me taxer de fou. J’étais marginalisé. Même mon beau-frère m’avait renvoyé de la maison parce que j’étais danseur. Quatre ans après mon arrivée en Belgique, c’est le premier à qui j’ai acheté une maison. Le lendemain, je lui ai rappelé que si je n’avais pas fait de la danse, je n’aurais peut-être pas pu lui acheter une maison. Et il m’a rétorqué, « jeune homme, sautille même jusqu’au plafond » (rires). Il était tellement content !

Au-delà de l’art, êtes-vous dans le monde politique ? Ah oui. Je suis trésorier de l’Apr de Macky Sall dans le Benelux.

Pourquoi, militez-vous à l’Apr ? Parce que Macky Sall m’a convaincu qu’il est l’homme de la situation. De par les actes nobles qu’il pose vis à vis de ses concitoyens, je me suis résolument engagé à le soutenir pour changer le système qui a accaparé le pouvoir. Je n’ai jamais fait de la politique.

Que comptez-vous faire pour changer la situation au pays, alors que vous êtes là en Belgique ? Avant la présidentielle 2012, je viendrai au pays, plus précisément au mois de décembre prochain. Je battrai campagne dans tout le Fouta pour que notre candidat gagne.

Propos recueillis par Lamine Ndour

LOFFICE

Benoît Poelvoorde : une pause pipi qui crée la polémique

kon.jpgC'est une envie pressante qui aurait pu coûter cher à l'acteur. Alors qu'il participait à l'émission Hep, Taxi ! diffusée sur la chaîne belge RTBF, Benoît Poelvoorde a soudain eu besoin d'aller uriner. Très vite. Hélas, comme son nom l'indique, le tournage prend place dans un taxi qui chemine dans les rues de la capitale au gré des confidences de l'invité. Pas de toilettes à proximité. Tant pis, un arbre près de l'Atomium fera l'affaire.

« Je dois pisser comme un diable. Je te jure, je vais faire éclater ma vessie », lance-t-il alors à l'intervieweur-chauffeur qui stoppe immédiatement la voiture. Un pet tonitruant et quelques secondes plus tard, Benoît Poelvoorde remonte dans le taxi, ravi et visiblement soulagé de ne pas s'être fait arrêter par la police (uriner sur la voie publique étant un délit). Anecdotique ?

C'était sans compter la diffusion de l'émission. Si les téléspectateurs ont bien ri, Karine Lalieux, préposée de la propreté à la mairie, elle, a fait savoir qu'elle n'avait pas apprécié. « J'écrirai à Benoît Poelvoorde pour lui expliquer que l'on s'expose à une taxe de 50 euros lorsque l'on urine en rue à Bruxelles », a déclaré la fonctionnaire à la presse belge. Cinquante euros... ça a l'air cher comme ça, mais s'il a pu se soulager avec vue sur l'Atomium, finalement, ça valait le coup.

vendredi, 24 décembre 2010

Rafael Benitez Viré de l'Inter Milan !

beni.jpgRafael Benitez n'est plus entraîneur de l'Inter Milan. L'Espagnol, qui ne réussit pas à réitérer les résultats de José Mourinho l'an dernier, a été remercié.Rafael Benitez a été licencié jeudi au terme d'une séparation par "consentement mutuel", a annoncé le club officialisant une rumeur qui courait depuis plusieurs jours.

Le Brésilien Leonardo devrait lui succéder "dans les prochaines heures", selon l'agence italienne Ansa.
 
"L'Internazionale et Rafael Benitez annoncent que par consentement mutuel et satisfaction réciproque, ils ont trouvé un accord pour mettre fin de manière anticipée à leur rapport de travail", est-il écrit sur le site du club (www.inter.it).

"L'Inter remercie Rafael Benitez pour son travail à la tête de l'équipe qui a rapporté les succès en SuperCoupe d'Italie et au Mondial des clubs", et "Rafael Benitez remercie l'Inter pour l'expérience professionnelle importante et les victoires obtenues ensemble", ajoute le communiqué officiel.

Dans les faits, Benitez a payé pour ses critiques sévères juste après la victoire au Mondial des clubs, à Abou Dhabi, samedi. Il avait déclaré devant la presse que le club ne l'avait pas assez soutenu et que si son équipe n'était pas renforcée au mercato, l'Inter "pouvait contacter (s)on avocat".
 
Les conditions de la rupture de contrat ne sont pas précisées, mais le langage policé du communiqué laisse entendre que les deux parties sont parvenues à un accord. L'Inter redoutait d'avoir à verser jusqu'à 8 millions d'euros d'indemnités de licenciement.

mercredi, 22 décembre 2010

Coumba Gawlo victime du désordre organisationnel

coumba.jpgLes couacs, ce n’est pas ce qui manque dans l’organisation de la 3e édition du Festival mondial des arts nègres. Et nombreux sont les artistes victimes de ces approximations. Parmi eux, il y a la chanteuse Coumba Gawlo confrontée à une série de déprogrammation de ses prestations et qui n’a pu se produire depuis le 12 décembre dernier.

Les responsables du Festival mondial des arts nègres, maîtrisent-ils véritablement toute l’organisation de cet événement culturel ? Apparemment la réponse à cette question est non. Du moins, si l’on se fie au désordre organisationnel qui règne dans la programmation des plateaux de cette manifestation. Car, même si le programme initial a été revu et remplacé par une programmation quotidienne, histoire d’amoindrir les impairs, il reste que les couacs persistent et que les artistes devant animer les différents tableaux en pâtissent fortement. Ainsi, après les nombreux participants au Festival qui ont fait les frais des approximations des organisations, c’est au tour de la chanteuse sénégalaise, Coumba Gawlo Seck de rompre le silence. Certainement parce qu’à bout de patience. C’est en effet la mort dans l’âme que l’artiste déclare ne plus comprendre ce qui se passe. Programmée pour se produire le 12 décembre dernier, Coumba Gawlo n’a pu depuis lors monter sur scène. A chaque fois, ses sorties sont reportées. Une série de reports qui ont fini par éreinter l’auteur de «Ma djiin» qui n’a cependant pas voulu dire quoi que ce soit pour, a-t-elle dit, ne pas créer le désordre dans un Festival dont Me Abdoulaye Wade, qu’elle considère comme un père, est le maître d’orchestre. Et pourtant, la chanteuse est bloquée à Dakar par le Festival. Elle a même dû annuler des prestations en Gambie où elle était invitée par Yaya Jammeh, juste pour pouvoir prendre part à ce rendez-vous du monde noir. Le dernier impair concernant Coumba Gawlo, pour ne pas dire la goutte d’eau de trop, a été le report de sa prestation prévue hier soir à la Place de l’Obélisque, où elle devait partager la scène avec Fat Joe et Cheb Khaled. Jusqu’aux environs de 20 heures, Coumba Gawlo n’avait pas reçu confirmation de sa participation à ce concert. Elle confesse avoir tout juste eu échos d’une sortie dans la presse. Aucun préalable n’étant rempli, Coumba Gawlo n’a donc pas participer au concert de la Place de l’Obélisque, hier, en fin de soirée. D’ailleurs, la prestation était initialement prévue avec Khaled et Idrissa Diop. Mais à force de reports, Idrissa Diop a fini par se rendre aux Etats-Unis pour y honorer d’autres engagements. Il devrait cependant regagner le Sénégal avant la fin du Festival pour se produire.

 Les couacs continuent donc de jalonner l’organisation de ce Festival mondial des arts nègres pour lequel certains artistes étrangers ont touché des montants avoisinant les 300 millions de francs Cfa. Mais le désordre n’indispose pas seulement les artistes sénégalais. Les étrangers sont aussi touchés. Ainsi, Bambi, un artiste qui devait se produire deux fois, à Saint-Louis d’abord, et à Dakar ensuite n’a pu le faire. Il s’est contenté d’un concert à Saint-Louis avant de gagner Dakar pour sa seconde prestation. Mais les organisateurs qui n’avaient pu respecter le calendrier initial lui ont demandé de rester à Dakar une semaine dans l’attente de son second concert. Ce qu’il a refusé car ayant d’autres engagements à honorer ailleurs, avant de reprendre l’avion. Et cela, après avoir encaissé le prix de deux prestations pour un seul concert.

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vendredi, 14 mai 2010

Le calvaire des trésors culturels africains

Après avoir été pillés et muséifiés, leur restitution est à l’ordre du jour.
arton19740-cc818.jpgPillage, muséification, restitution, la gestion du patrimoine culturel africain interpelle… et indigne. L’Egypte, instigatrice d’un mouvement de protestation international, n’a, depuis plusieurs mois, qu’un seul mot d’ordre : rapatrier ses « trésors », exposés aux quatre coins de l’Occident. Un leitmotiv préoccupant qui a entrainé de nombreux pays dans son sillage. Syrie, Nigeria, Pérou et bien d’autres sont entrés dans la danse, soulevant une question cruciale : ces pays sont-ils en mesure de conserver de tels objets sans les détériorer ? Un point controversé qui inquiète les décideurs politiques et les professionnels du patrimoine culturel africain.

De la statue de Ramsès II au buste de Néfertiti, en passant par la pierre de Rosette, les négociations vont bon train en Egypte. Une conférence internationale sur la restitution des antiquités « volées » et disséminées à travers le monde a permis, jeudi 8 avril au Caire, de commencer à élaborer une liste d’œuvres à rapatrier en priorité vers leur pays d’origine. Sur vingt-trois pays présents [1], seulement sept [2] ont constitué des listes d’objets qu’ils souhaitaient voir revenir. Des rapatriements qui inquiètent les conservateurs occidentaux. Ces pays ont-ils les infrastructures nécessaires pour conserver ces objets sans les détériorer ? « La faute n’est pas toujours au niveau des conservateurs, il faut le savoir ! Ils font ce qu’ils peuvent avec les moyens qu’on leur donne, le tout dans un contexte particulier, fait de pauvreté et de corruption », explique Abdoulaye Camara, conservateur du musée d’art africain de Dakar. Cette question en soulève une autre, d’ordre éthique cette fois : à qui appartiennent réellement ces objets, acquis par les Occidentaux de manière plus ou moins interlope ?

Une vieille histoire

Vieux de plusieurs siècles, le phénomène de pillage du patrimoine africain, débute dès les années 1450 lorsque les colons portugais découvrent avec émerveillement l’artisanat africain. Ils s’adonnent alors à un commerce fructueux permettant à ces objets d’intégrer les cours princières occidentales et les cabinets de curiosités de riches commerçants, comme témoignages scientifiques de l’existence de « sauvages » dans les contrées lointaines de l’Afrique. Les objets les plus fréquemment observés à cette époque sont des ivoires afro-portugais comme des salières, des cuillers, des cors de chasse commandés par les voyageurs des 15ème et 16ème siècles aux sculpteurs de la Sierra Léone, du Bénin et de l’ancien royaume du Congo. Les missionnaires, nombreux à investir et à évangéliser ces pays, contribuent également à la collecte et au déplacement de ces objets.

Mais c’est peut être au 20ème siècle que le pillage est le plus important. En effet, musées africains et sites archéologiques sont constamment volés. Les musées nationaux de Kinshasa, en RDC, ont, par exemple, vu leurs collections réduire de 50% à cause des pillages fréquents dus à une mauvaise surveillance ou tout simplement à la corruption des conservateurs qui, se disant mal payés, n’hésitent pas à dérober des pièces pour les vendre et les remplacer par des copies. Quant au musée national de Bangui, en Centrafrique, il ne possède dans sa collection que deux masques ! « Mais en Afrique, les objets ne sont pas répertoriés, pas photographiés, donc on ne sait jamais lesquels ont disparu illégalement. Les Africains doivent faire un gros travail : protéger nos objets pour éviter qu’ils ne franchissent les frontières passoires du continent, et sécuriser nos musées. Mais tout cela demande des moyens que nous n’avons pas », développe Abdoulaye Camara.

Muséification et restitution, au cœur d’un débat éthique

Ces défaillances du système muséal africain soulèvent la question de la muséification de ce patrimoine culturel. Certains objets, que les Occidentaux considèrent comme de véritables œuvres d’art n’ont, pour les Africains, pas leur place sous une vitrine : ustensiles de cuisine, objets de culte, etc. La notion de patrimoine ne laisse pas le continent africain indifférent, contrairement à ce que peuvent croire certains conservateurs occidentaux, mais les musées locaux souffrent de l’appropriation des biens culturels de leurs pays par les puissances coloniales. La visite de salles ethnographiques des musées allemands, britanniques et français permet d’en comprendre l’ampleur. Une appropriation parfois issue du marché interlope de l’art primitif. C’est par exemple le cas de trois statuettes Nok, en provenance du Nigeria, actuellement conservées au musée du quai Branly, dit aussi musée des « arts premiers ». Elles seraient issues d’un pillage au Nigeria et auraient été achetées près de 20 millions de francs à un marchand belge à la réputation douteuse. « Achetons tout en masse et accumulons dans nos musées pour sauver de la destruction les produits de la civilisation des sauvages » disait au XIXe, Adolph Bastian, un anthropologue allemand. Une affirmation qui n’est pas si obsolète si l’on considère qu’elle s’applique toujours deux siècles plus tard.

En effet, comment expliquer que tant de demandes de restitution soient refusées par les conservateurs européens ? Est-ce par crainte que les musées africains soient dans l’incapacité de conserver leurs objets sans les détériorer ? Dans tous les cas, il est certain que cette absence d’objets dans les musées africains constitue un préjudice pour le continent car des pans entiers de son histoire se trouvent à l’extérieur de ses frontières. Un patrimoine décontextualisé et des communautés privées d’une part de leur identité, voici le contexte dans lequel bon nombre de pays africains ont fêté cette année leur 50 ans d’indépendance.

Liste non-exhaustive d’objets restitués à l’Afrique :

- Tanzanie : Masque Makonde, conservé au musée Barbier-Mueller à Genève depuis 1985, restitué à la Tanzanie le 10 mai 2010.

- Afrique du Sud : Dépouille de Saartjie Baartman (Vénus Hottente), arrachée à son pays, l’Afrique du Sud en 1810, restituée par le musée de l’Homme de Paris en 1994.

- Angola : Statue angolaise "Lwena" appartenant aux collections du musée de Luanda. Saisie par la police française dans une vente publique à Saint-Germain-en-Laye, en France, le 24 mars 1996. Restitué à l’Angola le 28 octobre 1997.

- Côte d’Ivoire : Statuette "Bété" volée au Musée national d’Abidjan dans les années 1970 lors d’une exposition itinérante en Europe. Restituée, le mercredi 6 décembre 1995 à l’ambassade de Côte d’Ivoire de Paris.

- Madagascar : Statuette malgache dite "Sakalava", saisie au Salon de Mars à Paris en mars 1995. Restituée le 3 mai 1995 à l’Ambassade de Madagascar à Paris.

- Maroc : Deux éléments d’architecture (une double porte et un panneau en bois) provenant du Maroc proposés à la vente par Sotheby’s à Londres le 17 octobre 1996. Les autorités marocaines ont demandé le retour de ces pièces en s’appuyant sur leur législation nationale interdisant l’exportation des objets d’antiquités mobiliers.

- Mali : Bélier offert à Jacques Chirac en 1991, pillé sur le site de Thial au Mali, restitué par la France en janvier 1998.

- Nigéria : Trois têtes en terre cuite volées en novembre 1994 à la National Museum Gallery, Ile Ife au Nigéria. Saisies par la police française (OCBC) et restituées au Nigéria le 31 mai 1996.

- Zambie : Masque Nalindele volé au Musée national de Livingstone en Zambie. Confié à la police belge par son détenteur en juin 1996. Restitué à la Zambie le 28 novembre 1997.

- Libye : Vénus de Cyrène, statue de marbre blanc datant du IIe siècle après J.C, conservée en Italie. Restituée à la Libye en avril 2007.

- Egypte : Plus de 31 000 pièces de toutes sortes, conservées dans divers pays du monde, récupérées depuis 2002.

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mardi, 18 novembre 2008

L'acteur belge Benoît Poelvoorde à l'hôpital après un accrochage

L'acteur belge Benoît Poelvoorde, qui a percuté dimanche soir des voitures à l'arrêt à Namur (sud de la Belgique), a été transféré dans un service hospitalier psychiatrique, a indiqué lundi le parquet de Namur.

L'acteur belge Benoît Poelvoorde, le 22 novembre 2007 à Lille Agrandir la photo Après avoir embouti trois voitures en stationnement derrière le casino de Namur, l'acteur de 44 ans a été interrogé par la police, a précisé une source du parquet à l'AFP, confirmant des informations diffusées par la chaîne de télévision RTL-TVI.

Selon le parquet, "il n'était pas en état de conduire, d'une grande nervosité, sous l'influence de substances non identifiées".

Benoît Poelvoorde a demandé lui-même à être transféré dans l'unité psychiatrique de l'hôpital de Namur, sa ville natale.

Au mois d'avril, il avait été condamné par un tribunal de Namur pour conduite en état d'ébriété, après avoir percuté en 2007 la façade d'une maison avec son véhicule 4x4.

Un test d'alcoolémie avait révélé que l'interprête de Brutus dans "Astérix aux jeux Olympiques" présentait un taux de 1,42 gramme d'alcool par litre de sang, alors qu'en Belgique le taux toléré est de 0,5 gramme.

Pour sa défense, M. Poelvoorde avait produit un certificat médical attestant qu'il avait pris des anxiolytiques, parce qu'il traversait, de son propre aveu, une profonde dépression.

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10:20 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belge |  del.icio.us |  Facebook | | |

lundi, 10 novembre 2008

La voix légendaire de Miriam Makeba s’est éteinte

L'un des symboles de la lutte contre l'apartheid, Miriam Makeba, est morte hier soir à l’âge de 76 ans, d'une crise cardiaque, près de Naples, en Italie. La chanteuse sud-africaine, connue également sous le nom de Mama Africa, venait de participer à un concert de soutien à l'écrivain Roberto Saviano, menacé par la mafia. Elle s'est effondrée en coulisses, juste après avoir chanté.
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La célèbre chanteuse sud-africaine donnait ce concert dans le cadre d’un spectacle contre la Camorra et le racisme, et pour soutenir l’écrivain napolitain Roberto Saviano, âgé de 29 ans, qui depuis le succès mondial de son livre-enquête Gomorra est menacé de mort par la mafia.

Hier soir, Miriam Makeba était la dernière artiste à monter sur scène vers 21h30, après le passage d’autres chanteurs. Devant un public restreint mais très enthousiaste, elle a chanté pendant une demi-heure, accompagnée de sept musiciens, donnant toute son énergie pour ce concert auquel elle n’a pas voulu renoncer malgré son état fiévreux.

Dès qu’elle est rentrée en coulisse, elle s’est évanouie. Son agent italien a immédiatement compris que la situation était préoccupante. Une ambulance l’a transportée en toute hâte dans une clinique de Castel Volturno où les médecins ont diagnostiqué une crise cardiaque.

Après avoir reçu les premiers soins d’urgence, « Mama Africa » semblait se reprendre, mais elle a succombé à une seconde crise cardiaque, laissant comme tout dernier souvenir les images de son visage solaire et si souriant sur la scène d’une petite ville napolitaine.

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lundi, 07 avril 2008

Le Comedien Makhouredia Gueye est Mort à l'age de 84 Ans

Dakar, 6 avr (APS) - Le comédien sénégalais Mamadou Guèye, plus connu sous le nom de Makhourédia Guèye, est décédé dimanche matin à l’âge de 84 ans, a annoncé la radio privée Sud Fm.
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Figure emblématique du théâtre sénégalais, Makhourédia Guèye a mené une carrière d’une cinquantaine d’années au cours de laquelle il a joué dans les plus célèbres pièces — de la troupe Daraay Kocc notamment — que la télévision nationale passe tous les mardis soirs.

Au cinéma, il a joué sous la direction Sembene Ousmane, dans les films ‘’Manda bi ‘’ (Le Mandat) en 1968 aux côtés de Younouss Sèye et Isseu Niang, ‘’Xala’’ (1974) avec Douta Seck et Ceddo (1976). Il a aussi tenu un rôle dans le film ’’Hyènes’’ de Djibril Diop Mambety (1992).

08:04 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) |  del.icio.us |  Facebook | | |

mardi, 18 mars 2008

Hommage à Katoucha

Le plus bel hommage que l’on puisse rendre à Katoucha, enlevée de manière brutale au parfum de notre amour, c’est d’être vigilant.
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Son souvenir s’impose à moi. C’était hier, ce soir-là. Assise en face de moi, la voix grave, son cil de chat m’enveloppant toute entière, elle me disait son mal-vivre.Des démons qui la rongeaient. Au fond de ses pupilles limpides, un océan de tristesse, dont on pouvait penser qu’elle ne sortirait indemne. Un battement de cils plus tard, le rideau de tristesse s’effaçait et dans un fonds de gaieté dont elle seule avait le secret, elle partait d’un grand rire et s’excusait presque de m’indisposer avec ses souffrances.

C’était hier, ce soir-là. C’est presque loin déjà. Elle me confiait ses projets de films, son livre contre l’excision, de la ligne de vêtements inspirée de l’artisanat africain qu’elle lançait. Les tâches étaient lourdes et pressantes.Les priorités l’oppressaient. Le temps l’angoissait. Ce temps qui lui manquera tant... comme si elle avait déjà pris rendez-vous avec son destin.

Du temps, il lui en fallait pour tout recommencer avec ses enfants. Du temps, en prendre pour vivre sereinement sans céder au diable qui la berçait de ses consolations éphémères. Un peu de temps encore pour aimer, donner et recevoir, loin des tourbillons de la ville et de la vie.

C’était hier cette nuit-là, dans ce Paris où par un temps de chien, elle était revenue recoller les débris d’une vie qui ne cessait de lui échapper, que tout se brisa brutalement. Certainement dans une souffrance inouïe.

Katoucha, c’était la modestie et la simplicité. C’était une femme belle et libre, qui ne connaissait ni les grandes ou petites vanités, victime souriante des bassesses dont elle pouvait faire l’objet.Tout ce qui se mesure finit... bien évidemment.

Katoucha nous a laissés une tâche cependant. Nous, qui l’avons connue et aimée, avons la responsabilité de poursuivre le combat qu’elle a amorcé contre l’excision. Meurtrie dans sa chair. Dénoncer certains aspects de la tradition tout en préservant l’amour de ses proches a fendu son cœur d’enfant aimante.

Consolons-nous de l’avoir connue et chérie et soyons vigilants pour qu’au seuil de cette tragique disparition, nous menions des combats préventifs pour que d’autres petites princesses aux yeux de chat et à l’innocence juvénile ne soient plus aux mains de certaines traditions irresponsables mais à la peau dure. Il est difficile de supprimer notre souffrance ou d’en guérir.

Est-ce du ressort des vaines créatures que nous sommes de refuser la volonté de Dieu ? Ce serait un combat vain. Alors mettons nous à perpétuer sa mémoire de manière féconde en luttant fermement contre les traditions porteuses de souffrances inutiles. Repose en paix, chère Katouch. Ta mort ne sera pas vaine.
Oumou Wane, amie de Katoucha

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