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samedi, 24 juin 2017

Jean-Marie Le Pen règle ses comptes ! Le Président d'honneur du Front National s'en est pris à Marine Le Pen sa fille, et à sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen dans son journal de bord.

La famille Le Pen semble définitivement brisée. En effet, dans son journal de bord, Jean-Marie Le Pen, n'a pas hésité à s'en prendre violemment à sa fille Marine Le Pen, mais aussi à sa petite fille Marion Maréchal-Le Pen. Il dénonce ainsi la "paranoïa" de la première, et la "lâcheté" de la seconde. 

Et comme à son habitude, le Président d'honneur du Front National n'y va pas de main morte : "Je pensais honnêtement que Marine Le Pen avait intégré la réalité des deux échecs qu'elle a subis mais qu'elle semble par paranoïa avoir transformés en succès, paraît-il, et que cette réflexion allait l'amener probablement à admettre au sein du bureau politique des débats qui n'avaient pas jusque-là eu l'occasion de se dérouler, malheureusement." Jean-Marie Le Pen ne semble pas digérer le fait de s'être vu interdire l'entrée au bureau national du Front National le 20 juin dernier... Il ajoutait : "Eh bien, pas du tout ! Marine Le Pen n'a pas changé d'opinion. Elle est toujours sûre d'elle-même et dominatrice et malgré les échecs, elle tient à ne surtout pas en discuter avec qui que ce soit."

Marion Maréchal-Le Pen en prend aussi pour son grade

Marion Maréchal-Le Pen, qui a décidé de se retirer de la vie politique, a aussi été attaquée dans cette vidéo. Le patriarche ne comprend pas sa décision de ne pas s'être présentée aux législatives : "C'est courage, fuyons !". Il assène : "L'un a menacé de partir (Florian Philippot). L'autre, qui était la plus populaire, s'est retirée sans qu'on sache très bien pourquoi, perdant d'ailleurs à cette occasion son siège, le siège de Carpentras, qui est passé à un autre parti." Un crédo pour Jean-Marie Le Pen : la politique avant la famille.  

 
 
 

vendredi, 23 juin 2017

France: Les ministres sortants ont-ils droit à un salaire ?

Salaire de ministre, simple indemnité, grosse retraite ou non. Ce que dit la loi pour les ministres démissionnaires ou remerciés.

C'est une idée reçue plutôt tenace selon laquelle les ministres démissionnaires ou remerciés toucheraient une indemnité à vie, quelle que soit la durée de leur mission au gouvernement. Après les départs de Sylvie Goulard, de Marielle de Sarnez, de François Bayrou et de Richard Ferrand, le débat a ressurgi depuis mercredi sur les réseaux sociaux, pour dénoncer une pratique qui, en réalité, n'existe pas.

Selon les textes, un ministre a bien droit à une indemnité après son départ, « d'un montant égal au traitement qui lui était alloué en sa qualité de membre du gouvernement ». Depuis un décret de 2012 signé par François Hollande, l'indemnité atteint 9 440 euros brut mensuel. Mais elle ne dure que trois mois maximum et est soumise à certaines conditions. Pour la toucher, l'ex-ministre ne doit pas avoir retrouvé une activité rémunérée. En outre, sa déclaration de patrimoine à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique doit être correctement remplie.

Sarnez, Bayrou et Ferrand ne la toucheront pas

Marielle de Sarnez et François Bayrou, respectivement ministres des Affaires européennes et de la Justice, ont exercé leur mission gouvernementale pendant 36 jours avant d'annoncer leur départ mercredi 21 juin. Sylvie Goulard, ministre des Armées, et Richard Ferrand, à la Cohésion des territoires, ont eux aussi annoncé qu'ils quittaient le gouvernement. La durée du mandat, même si courte, n'entre pas en ligne de compte. Théoriquement, les quatre ex-ministres sont donc éligibles à leur indemnité.

mercredi, 21 juin 2017

Attaque terroriste à Bruxelles: l’assaillant a été identifié, perquisition à Molenbeek

L’homme de 37 ans n’était pas connu pour des faits de terrorisme. Il était connu pour trafic de drogue, a expliqué une source politique.atak.jpg

Une perquisition est en cours au domicile de l’assaillant, situé à Molenbeek-Saint-Jean, a indiqué mercredi vers 10H00 une source politique concernée.

L’homme abattu mardi soir dans la Gare centrale de Bruxelles après avoir fait exploser un engin était âgé de 37 ans et venait de Molenbeek-Saint-Jean, rapportent plusieurs médias dont La Dernière Heure et VTM. L’information est confirmée de source judiciaire.

Il n’était pas connu pour des faits de terrorisme, a appris l’agence Belga, mais son nom figurait dans des affaires de mœurs, selon De Tijd. Il était connu pour trafic de drogue, a expliqué une source politique.

mardi, 20 juin 2017

France - Lyon:Le Front Social se mobilise contre Emmanuel Macron et son gouvernement

Ce lundi soir, 500 personnes selon la police, 800 selon les organisateurs, le collectif Front Social, ont arpenté les rues de la Presqu’Île, entre la place des Terreaux et la place Carnot, pour protester contre le capital et le programme du gouvernement d’Edouard Philippe.lyon

Au lendemain du deuxième tour des législatives, ce rassemblement, comme des dizaines d’autres en France, marquait le coup d’envoi d’un «troisième tour social», selon un participant.

«Nous sommes là pour dire au gouvernement, aux citoyens, et aux non-citoyens, que les gens sont là, la société civile est là. Elle s’est beaucoup abstenue pendant les élections. Mais la casse sociale qui s’annonce, l’état d’urgence dans le droit commun, ce sont des choses que l’on combattra jusqu’au bout», lance Guillaume, l’un des organisateurs.

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lundi, 19 juin 2017

Wallonie:Lutgen lance un appel au MR, à Ecolo et à Défi pour des gouvernements sans le PS

Benoït Lutgen annonce que le CDH quitte le gouvernement wallon et le gouvernement de la communauté française. Le parti humaniste ne veut plus gouverner avec le parti socialiste. Lutgen déclare «  que la rupture est nécessaire et doit être immédiate  ».

Dans les entités fédérées, il n’y a pas d’élections anticipées mais il peut y avoir des majorités de rechange. Lutgen veut donc faire une majorité avec le MR, Ecolo, et Défi.

Dakar: Jean-Yves Le Drian reçu par le chef de l’État du Sénégal Macky Sall

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a été reçu, jeudi soir, par le président Macky Sall. Une rencontre qui fait suite à l’entretien, en début de semaine, entre les présidents Emmanuel Macron et Macky Sall, à Paris. A travers cette visite du chef de la diplomatie française à Dakar, les deux pays entendent renforcer leur coopération, notamment dans les domaines de la jeunesse et de la sécurité. Au-delà des défis sécuritaires, le Sénégal et la France inscrivent leurs actions dans une dynamique de partenariat stratégique. Cette audience avec le chef de l’État s’est déroulée en présence du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, des ministres des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, de l’Économie, des Finances et du Plan, et de l’ambassadeur de France au Sénégal. 

dimanche, 18 juin 2017

Paris-Edito: ne pas voter aux élections est un droit, participer est un devoir

Bonjour Hervé Gattegno. C’est aujourd’hui le second tour des élections législatives. On sait que le premier tour a été marqué par une abstention record. D’où votre envie, ce matin, de lancer un appel aux abstentionnistes. Vous pensez qu’ils ont tort? Qu’ils se trompent?
Ceux qui pensent que voter pour élire les députés n’a pas d’importance, oui bien sûr qu’ils ont tort. Ceux qui pensent qu’en ne votant pas, ils expriment une position, ceux-là se trompent à moitié : ce qu’ils expriment, c’est leur désintérêt pour quelque chose de très important qui va se dérouler sans eux, pour ne pas dire en dehors d’eux. Chacun est libre, mais je trouve que c’est réduire son opinion à quelque chose de marginal, puisque ça ne pèse pas sur ce qui va se faire – en l’occurrence, sur la composition de l’Assemblée nationale., le rapport de force entre la majorité et l’opposition, donc la capacité d’action du pouvoir et le poids des contre-pouvoirs. Tout cela, c’est la démocratie. Tous les pays, tous les peuples n’ont pas cette possibilité. Ça mérite d’y réfléchir avant de voter… ou de ne pas voter.
Qu’est-ce qui fait, d’après vous, qu’on puisse atteindre un taux d'abstention aussi élevé (plus de 51% au premier tour) dans une démocratie comme la France?
Il y a des raisons que tout le monde connaît. Une fatigue démocratique, a fortiori quand la période électorale dure des mois – nous sommes en campagne depuis la primaire de présidentielle éclipse de plus en plus les législatives. Ça se comprend, parce que c’est le résultat de l’ultra-personnalisation du débat présidentiel ; mais c’est une erreur parce que, pour bien fonctionner, une démocratie a besoin d’un Parlement fort, donc de députés bien élus, avec la légitimité pour voter les lois, contrôler le gouvernement, débattre des grands sujets. C’est à tout cela que ça sert, de voter. Dans les dictatures, on ne vote pas. Je sais que dire cela, c’est un peu lénifiant. Mais quand on parle de démocratie, il vaut mieux être lénifiant que léniniste!
Vous parlez de légitimité ; est-ce qu’un Parlement issu d’une élection marquée par l’abstention serait moins légitime? Est-ce que, pour l’empêcher, il faut rendre le vote obligatoire?
La légitimité est moins forte si l’abstention est élevée mais elle existe – au passage, il y a près de 60% d’abstention aux élections professionnelles et les syndicats sont légitimes pour négocier avec le gouvernement au nom de tous les salariés. Pour ce qui est du vote obligatoire, je ne crois pas aux diktats ni aux amendes. D’ailleurs même dans les pays où le vote est obligatoire, il y a des abstentionnistes. Non, je crois que c’est aux politiques (et peut-être aux journalistes) de rappeler toujours à quoi sert notre vote. Peut-être que certains le font mieux que d’autres mais ça, je n’ai pas le droit de vous le dire parce que la loi nous l’interdit. Ce que je peux vous dire, en revanche, c’est que si ne pas voter est un droit, participer est un devoir. C’est même le meilleur moyen de s’octroyer le droit de râler par la suite. Parce qu’il ne faut jamais oublier qu’on a les élus qu’on mérite. Si vous ne votez pas, tant pis pour vous !

samedi, 17 juin 2017

Grâce à Trump, je vois la vie en rose

Ce n’est pas seulement l’influence débilitante des premiers beaux jours… Mais j’ai choisi d’être optimiste, quitte à donner tort à Camus (qui est pourtant ma référence absolue), lequel écrivait qu’il ne restait plus qu’un choix pour l’homme : être un pessimiste qui rit ou un optimiste qui pleure. Nous avons assez pleuré, nous avons assez eu peur… Sur ces lamentations et ces peurs, des aventuriers néfastes comme Trump sont arrivés au pouvoir. Mais d’autres, comme Le Pen, ont été arrêtés, parce que quelque chose s’est passé…

Bien sûr, il faudrait être fou pour croire que tout va bien parce que Le Pen a été battue et que son parti va sans doute se ramasser lourdement aux élections législatives françaises, comme d’ailleurs tous les partis traditionnels. Ou parce que Macron a été élu, même si, au-delà de la victoire d’un candidat dont l’avenir nous dira si l’on avait raison de lui faire confiance ou de le redouter, la mobilisation citoyenne et l’élan de renouveau sont remarquables et salutaires. On peut, à l’instar du journaliste américain Chris Hedges, considérer que l’apocalypse est pour demain et que Donald Trump « est le visage de notre idiotie collective ». «  Les dynasties romaine, maya, française, Habsburg, ottomane, Romanov, Wilhelmine, Pahlavi et soviétique se sont effondrées à cause des caprices et des obsessions de ces idiots au pouvoir  », poursuit Hedges. «  Ce moment marque la fin d’une longue et triste histoire de cupidité et de meurtre de la part des Blancs. Il était inévitable que, pour ce spectacle final, nous régurgitions un personnage grotesque tel que Trump. Les Européens et les États-Uniens ont passé cinq siècles à conquérir, piller, exploiter et polluer la Terre au nom du progrès de l’humanité. Ils ont utilisé leur supériorité technologique pour créer les machines de mort les plus efficaces de la planète, dirigées contre n’importe qui et n’importe quoi, surtout contre les cultures 

autochtones qui se trouvaient sur leur chemin. Ils ont volé et amassé les richesses et les ressources de la planète. Ils ont cru que cette orgie de sang et d’or ne finirait jamais, et ils y croient encore. Ils ne comprennent pas que la triste morale d’une expansion capitaliste et impérialiste sans fin condamne les exploiteurs autant que les exploités. Mais, alors même que nous sommes au bord de l’extinction, nous n’avons pas l’intelligence et l’imagination de nous libérer de cette évolution.  »

J’ai souvent dressé un constat similaire dans plusieurs de mes chroniques et je ne vais pas me dédire ; cependant, les prophéties apocalyptiques ont le tort de ne pas proposer de solution et de considérer, d’ailleurs, qu’il n’y a pas de solution. Or, il y a des solutions.

Lesoir.be

Bruxelles:Démission d’Armand De Decker: «Une décision inéluctable mais tardive», pour Ecolo

DéFI et le CDH, membres de la majorité communale à Uccle avec le MR, indiquent samedi «  prendre acte  » de la démission du bourgmestre Armand De Decker. Les humanistes réclament une réunion d’urgence de la majorité dès samedi tandis que le parti amarante ajoute que les travaux de la commission d’enquête Kazakhgate doivent se poursuivre «  afin d’apporter toute la lumière sur cette affaire  ».

Armand De Decker a démissionné samedi en tant que bourgmestre d’Uccle. Il explique sa décision par sa volonté de «  préserver la sérénité dans la gestion de la commune  » et le «  climat délétère  » autour du dossier Kazakhgate.

mardi, 14 février 2017

La CIA à Trump: Touches pas aux Frères Musulmans !

Dans un rapport élaboré fin janvier dernier et révélé par le journal Politico, la principale agence de renseignement américaine a mis en garde le nouveau président des Etats-Unis contre un éventuel classement de la confrérie des Frères musulmans comme organisation terroriste, tel que suggéré par Donald Trump et son entourage au lendemain de son élection. La direction de la CIA justifie cette réaction par sa crainte qu’une telle décision «attiserait l’extrémisme» et surtout «nuirait aux relations entre Washington et ses alliés».

Prenant ardemment la défense des Frères musulmans, les experts de la CIA expliquent que cette organisation, «qui a des millions de partisans à travers le monde», rejetterait la violence dans le cadre de sa politique officielle et s’opposerait à Al-Qaïda et Daech. Et d’arguer que «seule une petite minorité» des adhérents à cette organisation ont versé dans la violence, et que cela se produit souvent «en réaction aux exactions cruelles du régime (dans les pays où active cette organisation) ou dans des cas d’occupation étrangère ou de guerre civile».

Ce rapport révèle l’existence de représentations dans plusieurs pays arabes, citant la Jordanie, le Koweït, le Maroc et la Tunisie. Les experts de la CIA préviennent alors qu’une éventuelle stigmatisation des Frères musulmans risque de «déstabiliser ces pays et (de) nourrir l’extrémisme et la colère des musulmans dans le monde entier». Les rédacteurs estiment que les Frères musulmans «jouissent d’un large appui dans les régions du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord» et que les Arabes et musulmans du monde entier jugeraient un éventuel classement de la confrérie comme organisation terroriste «comme une atteinte à leurs valeurs religieuses et sociales vitales». Pour eux, l’inscription des Frères musulmans sur une liste noire «fragiliserait à coup sûr l’engagement des leaders de la confrérie contre l’usage de la violence et aiderait davantage Daech et Al-Qaïda à recruter de nouveaux éléments et à bénéficier de plus de soutien, notamment dans d’éventuelles attaques contre les intérêts américains», préviennent les experts de la CIA dans leur rapport.

Il faut rappeler que Washington, sous le règne de Barack Obama, s’est déjà opposé à la dissolution de la secte des Frères musulmans en Egypte, décidée par le président Abdelfattah Al-Sissi, suite aux événements tragiques qui ont suivi la chute du président Mohamed Morsi, en juillet 2013. Les Etats-Unis avaient été les premiers à applaudir l’avènement d’un président islamiste à la tête de l’Etat qu’ils présentaient comme un modèle d’émancipation démocratique dans la région du Moyen-Orient. Or, durant le procès des principaux dirigeants de cette confrérie, conduite par Mohamed Badie, ces derniers étaient accusés d’entretenir des relations avec des services secrets étrangers.

Cela dit, cette levée de boucliers de la CIA coïncide avec des informations rapportées par Algeriepatriotique évoquant des démarches entreprises par les dirigeants de l’internationale des Frères musulmans, dont le siège est à Istanbul, auprès de lobbyistes américains en vue de tenter d’infléchir la politique officielle du nouveau président et de le dissuader notamment de mettre en application sa promesse de blacklister cette organisation islamiste.

R. Mahmoudi

vendredi, 10 février 2017

Affaire Le policier s'est excusé:Le policier s'est excusé

Porte-parole du syndicat Unité SG Police, Luc Poignant a dérapé lors d'une émission de France 5 consacrée aux violences policières, une semaine après l'interpellation très violente de Théo à Aulnay-sous-Bois. 

Le policier s'est excusé

Invité à commenter le témoignage d'une jeune femme, qui racontait être "traitée de bamboula" et se faire "cracher dessus" quand elle est confrontée aux forces de l'ordre, le policier a répondu: "La version j'ai la même, je veux rester poli. Parce que les mots 'bamboula' (...) d'accord cela ne doit pas se dire, cela reste encore à peu près convenable".

Le policier a depuis présenté ses excuses. "Le mot convenable ne convient pas. Le terme de 'bamboula' est tout aussi condamnable de la part de mes collègues que lorsque nous sommes traités d'enculés de flic. L'un comme l'autre est parfaitement inacceptable", a-t-il déploré auprès de RTL.

Christiane Taubira a vivement réagi

Un syndicaliste policier a jugé jeudi que l'insulte de "bamboula" était "à peu près convenable". Sur Twitter, l'ex-garde des Sceaux a dénoncé ces propos, mettant en garde contre les risques de dérive.

La phrase ne passe pas. Christiane Taubira a vivement réagi ce vendredi aux propos d'un syndicaliste policier, qui a jugé jeudi que l'insulte de "bamboula" était "à peu près convenable". "On casse d'abord du bamboula puis du bougnoul puis du jeune puis du travailleur puis du tout venant", a écrit sur Twitter l'ancienne ministre de la Justice, elle-même victime d'insultes racistes quand elle était au gouvernement.

samedi, 17 septembre 2016

Lyon, Fêtes consulaires 2016:Discours du Doyen du Corps Consulaire de S.E.M Alioune DIOP

vendredi, 24 juin 2016

Des images du forum 2016 des experts et hommes d'affaires sénégalais et de la diaspora: PSE/PUDC

jeudi, 03 mars 2016

REFERENDUM 2016 AU SENEGAL ET DANS LA DIASPORA

referendum

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samedi, 13 février 2016

La disgrâce du professeur de droit Mme Amsatou Sow Sidibé, ministre-conseiller à la présidence est cartésienne

Amsatou sow sidibé lomogéeAprès une énième sortie imprudente dans les médias du leader de Car Leneen, relative à l’avis du fameux Groupe de travail soi-disant de l’ONU, le Chef de l’Etat a pris la décision judicieuse et rationnelle de mettre fin aux fonctions de Ministre-Conseiller qu’il lui avait attribuées. Coutumière du fait, Me Amsatou Sow Sidibé semble avoir beaucoup de mal à se plier au principe de la solidarité gouvernementale. Quand on a le privilège et l’honneur de faire partie d’une équipe ministérielle de la République cette interdépendance doit être scrupuleusement respectée. La solidarité, ce n’est pas seulement de la compassion, c’est un sentiment d’unité et de responsabilité commune. La solidarité conduit l’homme, la femme à se comporter comme s’il était directement confronté au problème des autres, sans quoi, c’est l’avenir de l’équipe qui pourrait être compromis.


Les propos de Mme Sidibé vis-à-vis du Groupe de travail sont assez surprenants, par ce fait majeur qu’elle pratique et enseigne le droit. Stupéfait, quant à moi, qu’un membre du gouvernement, de surcroît, une éminente juriste enjoint à travers la presse, l’Etat de faire prévaloir un avis d’un groupe d’experts, sur les décisions de justice prises par des magistrats de valeur dans son pays. Jugé par la CREI, l’arrêt de Karim Wade a été confirmé par la Cour suprême et a aujourd’hui l’autorité de la chose jugée. Il me paraît convenable d’éclairer nos concitoyens sur un point important : un groupe de travail, quel que soit son expertise, ne peut en aucun cas censurer les décisions rendues par un Tribunal. Ce groupe n’a fait qu’évoquer les conditions de détention et, dans son avis, il a relaté que l’incarcération était trop longue avant son jugement car Il leur est interdit d’articuler d’affaires dans lesquelles une décision de justice est rendue. Ensuite, si ce groupe avait vraiment pris le soin de prendre connaissance du dossier, il se garderait bien d’affirmer que le Sénégal est forclos et n’aurait pu prendre une décision, parce qu’il y a une ordonnance judiciaire qui a été rendue dans cette affaire et leur mission le leur défend.


Selon les informations recueillies dans la presse, il est mentionné que ce groupe de travail d’experts n’ont pas jugé l’affaire mais parlent de l’incarcération qui est trop longue. Comme l’explicite Me Bassirou NGom, Avocat de l’Etat dans le dossier Karim Wade, «c’est parce qu’ils ne maîtrisent pas le fonctionnement de la loi sur l’enrichissement illicite. La seconde mise en demeure était obligatoire, parce que lorsqu’il n’y a pas mise en demeure, on ne peut pas parler d’enrichissement illicite. C’est la raison pour laquelle lorsqu’on a découvert des sommes d’argent, après la première mise en demeure pour inculper Karim Wade, la Cour était obligée de le mettre en demeure. C’est cela qui a motivé la deuxième mise en demeure et qui fait courir une autre durée de six mois». Et Maître NGom de poursuivre : «Est-ce que vous savez qu’en droit commun, la CREI juge en conformité avec le code de procédure pénale ? Dans le code, en matière de délit de droit commun, en dehors des détournements de deniers publics, si une personne est détenue au-delà de 6 mois, elle doit être libérée avant son jugement. C’est l’article 27 bis qui l’énonce. Mais cela n’a rien à voir avec son jugement, c’est-à-dire la détention préventive prend fin après six mois. Mais il arrive que les juges ne voient même pas expirer ses délais de six mois. Cela ne veut pas dire que la procédure est nulle, mais qu’elle doit être libérée. Dans cette affaire : Karim Wade : l’Etat du Sénégal, il y a une décision définitive qui ne peut pas être censurée par le Groupe de travail, c’est juridiquement impossible. Donc l’avis de ce groupe d’experts ne lie en aucune manière le Sénégal».


Si Me Amsata Sow Sidibé, tenait absolument à s’exprimer sur cette affaire, elle aurait dû s’entourer de toutes les garanties avant de s’exprimer dans la presse car faisant partie d’une équipe ministérielle. Et l’Avocat de l’Etat, Me Ngom d’affirmer «avoir été très gêné d’entendre Mme Sidibé déclarer que le Sénégal doit se conformer aux décisions de l’ONU. Mais l’ONU n’a rien dit. C’est tout bonnement un groupe d’experts qui a rendu un avis ». Et d’expliquer la manière dont le Ministre-Conseiller énonce avoir appris son limogeage à la radio dans sa voiture : «Le Directeur de Cabinet du Président de la République affirme qu’elle a été convoquée pour se voir notifier la mesure. Elle n’a pas déféré à la convocation. Les formes ont été respectées, mais elle n’a pas collaboré au respect des formes. C’est la raison pour laquelle, elle n’a pas eu le temps de se voir notifier la mesure».


Pour clore ma réflexion, il m’est agréable d’interpeller mon éminente concitoyenne, après avoir lu sur le site Dakar actu qu’elle venait de confirmer les propos qu’elle a tenus dans les médias : « Comme l’a fait le Groupe de travail de l’ONU, il y a eu détention arbitraire, puisque la prolongation de la détention n’était pas motivée » ; d’où la recommandation précitée que je me suis autorisé à lui faire ; à savoir que Mme le Ministre-Conseiller aurait dû principalement s’entourer de réelles garanties :  se renseigner auprès d’un des avocats de  l’Etat, lequel  aurait eu le plaisir de lui fournir les renseignements adéquats, qui expliquent pourquoi la seconde mise en demeure était obligatoire. Le Droit a un sens et il ne faut jamais croire qu’il épouse nos sentiments et nos préférences. Ce Groupe de travail qui a émis un avis sur la détention arbitraire, n’est pas un Tribunal, Et cela les avocats de Karim le savent indubitablement, malgré leurs gesticulations qui procèdent d’une grande bataille d’opinion.


Son Excellence Monsieur Cheickh Sadibou DIALLO
Conseiller Spécial du Président de l’APR
Administrateur de la DSE APR France

mercredi, 25 novembre 2015

Sommet Afrique-Chine de Johannesburg : « Un jalon historique », selon Zhang Xun

Lors d’une conférence de presse tenue à l’ambassade de Chine, à Dakar, pour présenter le prochain sommet de Johannesburg pour la tenue du Forum sur la coopération sino-africaine qui aura lieu du 04 au 5 décembre prochain, Zhang Xun, ambassadeur de Chine au Sénégal a estimé que la Chine et l’Afrique ont une opportunité historique pour approfondir davantage leur coopération.conference sommet.jpg
Pour Zhang Xun, ce sommet marquera, sans doute, un jalon historique dans les relations sino-africaines. « La Chine et l’Afrique se trouvent respectivement à une nouvelle phase de développement. La Chine entre dans la phase de la restructuration économique et la montée en gamme industrielle alors que les pays africains visent à accélérer l’industrialisation et la modernisation de l’agriculture », a déclaré le diplomate. Il a soutenu que son pays, doté d’atouts sur le plan financier, technologique, en ressources humaines, en équipement, avec un bon rapport qualité-prix, a la ferme volonté d’assister « l’Afrique à réaliser son indépendance économique et un développent autonome et durable ».  Le  sommet de Johannesburg aura pour thème : « l’Afrique et la Chine avancent ensemble : une coopération gagnant-gagnant pour le développement commun ».

Une coopération dynamique
Cette rencontre sera également une occasion de faire le bilan de la coopération et des expériences acquises durant les 15 dernières années depuis la création du forum en 2000. En outre,  de nouvelles mesures visant à améliorer la qualité et l’efficacité de la coopération sino-africaine seront adoptées. « Cela favorisera la transformation et la montée en gamme de cette coopération dans tous les domaines », a indiqué l’ambassadeur de chine au Sénégal.
Il a déclaré que la Chine est prête à travailler avec les pays africains pour faire du sommet de Johannesburg une rencontre historique qui permettra de renforcer l’unité entre la Chine et l’Afrique. Dans ce sens, des rencontres de dialogue sont prévues entre dirigeants africains et chinois, avec les représentants des secteurs de l’industrie, du commerce ainsi que des expositions sur l’industrie sino-africaine à travers des fabrications d’équipements ainsi que des expositions sur les résultats des 15 ans du forum entre les deux parties.
Revenant sur quelques réalisations enregistrées dans cette coopération, Zhang Xun a rappelé que jusqu’en septembre 2015, 5675 kilomètres de chemin de fer ont été réalisés, 4506 kilomètres de routes construits, 18 grands ports, plus de 200 écoles primaires et secondaires. Dans le domaine des activités commerciales, il a évalué le montant à 327 milliards de dollars pour l’année dernière. Interpellé sur le transfert de technologie qui fait défaut dans les relations de coopération avec la Chine, M. Zhang Xun a fait comprendre que cela est dû aux barrières linguistiques. Pour y faire face et améliorer la situation, « nous avons augmenté les bourses des techniciens africains pour leur formation en Chine, soit 10 000 boursiers africains/an» a-t-il fait savoir ajoutant que même les entreprises doivent aussi assurer la gestion, la formation. « La Chine est ouverte sur tous les mécanismes de coopération. Notre objectif fondamental, c’est de développer notre coopération, c’est d’aboutir à un développement commun entre nos pays. Le forum sur la coopération sino-africaine après 15 ans, a obtenu des résultats tangibles, concrets et substantiels», a soutenu le diplomate.

Amadou DIOP

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jeudi, 12 novembre 2015

Paix et sécurité en Afrique : Mahammad Boun Abdallah DIONNE prône le travail dans la durée

Le Premier ministre sénégalais, Mahammad Boun Abdallah Dionne, a exhorté les participants au 2ème Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique qu’il a clôturé à se « mobiliser dans la durée ». Avec près de 800 participants, neufs ateliers, trois conférences, trois autres plénières et un panel de haut niveau, la 2ème édition du Forum s’est révélée un succès nonobstant l’absence de chefs d’Etat étranger, selon le chef du gouvernement sénégalais.forum paix senegal.jpg
« Nous devons continuer, ne serait-ce qu’à titre curatif, la réflexion pour le renforcement de l’architecture africaine, un outil essentiel, et la modernisation des forces de défense et de sécurité. Nous formons, aujourd’hui, et désormais une communauté. Nous ne doutons pas que nous serons plus nombreux dans les années à venir. La mobilisation dans la durée est un atout certain pour nous éviter de traiter que des symptômes et non la maladie. Nous réitérons ici le ferme engagement du Sénégal à lutter contre le terrorisme. Cette volonté sera au cœur de notre mandat au Conseil de sécurité des Nations-Unies en tant que membre non-permanent », a assuré, hier, le Premier ministre sénégalais, Mahammad Boun Abdallah Dionne, à la cérémonie de clôture de la 2ème édition du Forum international sur la paix et la sécurité tenue, à Dakar, les 9 et 10 novembre. Le chef du gouvernement s’est aussi réjoui que les échanges entre diplomates, les forces de défenses et de sécurité universitaires, experts, leaders politiques, journalistes aient pu aboutir à  une « formation de la culture de la paix et de la tolérance, à la nécessité de mutualiser les efforts dans le renseignement, mais aussi dans la gestion des mouvements transfrontaliers », soulignant qu’une attention particulière sera apportée aux conclusions majeures du Forum.
Il est revenu sur les échanges « fructueux » qui ont permis d’enrichir et de consolider les enseignements pour résoudre et prévenir les crises. « Les défis sont certes globaux, mais vous avez envisagé les ruptures indispensables et poursuivi des efforts respectifs pour que nous puissions arriver à un Etat de droit, à la bonne gouvernance, à l’accès à l’éducation, au combat contre l’endoctrinement des jeunes », a encore souligné le chef du gouvernement.
Se félicitant de « l’élan solidaire » des différents acteurs qui ont participé au Forum, le chef du gouvernement a indiqué qu’il s’agissait là d’une « illustration de l’engagement indispensable pour endiguer le terrorisme afin que l’Afrique relève les défis de la paix et du développement ». Il a poursuivi en indiquant que cette dynamique s’« inscrivait dans la volonté du président de la République qui a pris l’initiative de prolonger le sommet de l’Elysée de 2012 ». M. Dionne insiste sur la « paix et la sécurité durables, socles de tout développement économique et social ». Pour lui, c’est cette logique qui a permis de tenir le panel de haut niveau, les trois plénières, les trois conférences et les neuf ateliers qui ont rythmé les deux jours du forum en attirant du monde.
Le chef du gouvernement a longuement remercié les partenaires, institutions, organisations qui ont permis la tenue et la réussite du forum.

CONCLUSIONS DU FORUM DE DAKAR : Le monde invité à écouter l’Afrique en partenaire
« Repartir avec la conviction que c’était utile ». L’assertion du Dr Cheikh Tidiane Gadio trouve sa pertinence dans la diversité des sujets débattus durant le 2ème Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique avec une adresse forte au monde : « écouter l’Afrique en partenaire ».
Le Dr Cheikh Tidiane Gadio, président de l’Institut panafricain de stratégies (Ips) à appelé à « soutenir l’Afrique par une écoute en tant que partenaire ». « Il n’est pas possible d’écouter l’Afrique dans le silence. Nous avons tant de choses à dire. Ce forum doit être plus audacieux et que chacun puisse dire ce qu’il a dans le cœur », a soutenu le Dr Gadio qui a fait le compte-rendu des travaux. Le président de l’Ips n’a pas manqué de souligner que l’esprit du 2ème Forum a été d’apporter des « ruptures qualitatives ».
Il a aussi fait remarquer que le continent africain ne souffre pas d’un manque de plans, mais plutôt de « mise en œuvre diligente et effective de ces plans », insistant sur la mise en œuvre de ces plans. Faisant l’économie des travaux, Cheikh Tidiane Gadio a rappelé que les participants ont convenu de la nécessité d’inscrire la « guerre contre le terrorisme dans le temps, en procédant à une bonne planification ». Mais aussi à « gagner la paix et pas seulement la guerre ». « Gagner la guerre est bien, mais gagner la paix est encore mieux. Et pour gagner la paix, il faut impérativement livrer la bataille pour la bonne gouvernance et le développement», a estimé M. Gadio.
Il s’est réjoui que le forum ait « réussi quelque chose de positif ». Pour lui, il s’est agi, dans le traitement des neuf thèmes du forum, de faire une « concentration thématique ». C’est d’ailleurs cette « intelligence des situations qui a permis d’aborder la question de la piraterie maritime par exemple qui fera l’objet d’une rencontre internationale en mars prochain, au Togo ».
L’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères a trouvé « heureux » la rencontre des leaders africains et européens pour aborder la question de la migration. « Toute démarche unilatérale sur la question migratoire va aggraver la situation. Il est d’ailleurs dans l’intérêt de l’Europe d’accepter un partenariat fécond avec l’Afrique d’autant plus qu’il est devenu important que la question soit traitée. Nous devons, à notre niveau, nous demander pourquoi nos jeunes partent, bravent le danger et vont souvent vers une mort certaine », a lancé M. Gadio.
Selon le Dr Gadio, il sera difficile, pour les pays africains, de « faire des chevauchées individuelles pour régler les problèmes sécuritaires ». C’est pourquoi il a invité à une coopération plus accrue.
L’autre grand enseignement du forum est également de parvenir à monter des « forces régionales panafricaines ». Ce qui renvoie à la nécessité de « mutualiser les efforts puisque rien qu’avec la moitié des 6 milliards de dollars consacrés aux opérations de maintien de la paix, nous aurions pu régler les problèmes », a affirme Cheikh Tidiane Gadio.

JEAN-YVES LE DRIAN, MINISTRE FRANCAIS DE LA DEFENSE : « La France avait raison d’intervenir en Libye »
« Il fallait intervenir en Libye pour éviter le chaos, notamment à Benghazi. La France avait raison. C’est vrai que nous n’avons pas réussi à stabiliser la situation et il n’y a pas eu de gouvernement d’union nationale, mais le processus doit être poursuivi. La France souhaite que tous les acteurs parviennent à une solution politique », a dit hier le ministre français de la Défense, quelques heures, avant la clôture du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité. Jean-Yves Le Drian répondait à une interpellation sur le rôle de la France dans le développement du terrorisme après le démantèlement de l’arsenal militaire libyen. Tirant les leçons de la 2ème édition du Forum avant même sa clôture, le ministre français a fait part de l’« ensemble des retours qui montrent la force et la qualité de la rencontre qui apparait comme une réussite ». « Le pari engagé l’année dernière est que se retrouvent ici des responsables politiques, militaires, universitaires, diplomates pour contribuer à la culture de la sécurité en Afrique. Nous avons renouvelé l’expérience  et l’affluence très grande avec plus du double du nombre de participants que l’année dernière et l’élargissement géographique de la zone de provenance des acteurs », s’est réjoui M. Le Drian.
La France et les autres acteurs ont décidé de la pérennisation du forum qui doit être un « creuset de la sécurité en Afrique », selon le ministre. Il s’est dit également satisfait de la « qualité des échanges qui se sont faites sans langue de bois » avant de souhaiter que le forum « devienne un lieu de rencontres incontournable dont les conclusions pourraient être remises à l’Union africaine ou à l’Organisations des Nations-Unies ».
Le ministre français s’est dit également « très préoccupé » par la situation au Burundi. « Nous savons ce que donne, dans cette région, les discours de haine. Il nous faut éviter le retour à des tensions », a-t-il lancé.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

vendredi, 16 octobre 2015

Macky Sall ou le Président de l’émergence !

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