dimanche, 22 novembre 2009

La Belgique à la recherche d'un nouveau gouvernement

L'ancien Premier ministre Wilfried Martens, chargé d'une mission d'intermédiaire par le roi afin de pourvoir au remplacement du chef du gouvernement Herman Van Rompuy après son départ pour l'Europe, a poursuivi dimanche ses entretiens avec des responsables politiques. pict_204088.jpg

Il a reçu à 10h00 le vice-Premier Steven Vanackere (CD&V) dans les salons de la présidence de la Chambre. M. Martens devait s'entretenir une heure plus tard avec le président de la Chambre, Patrick Dewael (Open Vld).

Il devait rencontrer dans l'après-midi deux autres vice-Premiers ministres, Guy Vanhengel (Open Vld) à 14h00 et Laurette Onkelinx (PS) à 15h00.

Rendre les fraudes à l'adresse fictive impossibles

La ministre de l'Intérieur, Annemie Turtelboom (Open Vld), va envoyer une circulaire à toutes les villes et communes belges pour leur demander de lutter davantage contre la fraude avec des adresses postales fictives. pict_204086.jpg

Les agents de quartier de la police locale recevront aussi une formation spéciale pour détecter ces adresses fictives, alors que les personnes proposant un tel service seront plus sévèrement punies, a précisé Mme Turtelboom.

Des adresses de domiciliation fictives sont de plus en plus ouvertement offertes sur internet pour un montant allant de 150 à 200 euros par mois. Elles permettent notamment de tenter d'obtenir des indemnités plus élevées. La ministre, qui a commencé à étudier le phénomène l'an dernier, veut le combattre sur plusieurs fronts, a-t-elle expliqué.

Le sénateur Paul Wille (Open Vld) a pour sa part préparé une proposition de loi qui doit permettre de démasquer plus facilement le propriétaire d'une adresse fictive. "Comme aux Pays-Bas, il doit être possible de contrôler chez ceux qui reçoivent des indemnités la consommation d'eau et d'électricité. Là où la consommation est faible, on pourrait ouvrir un dossier", a expliqué M. Wille.

Réforme de la santé : Obama gagne une manche au Sénat

Les sénateurs démocrates ont fait bloc derrière le président américain pour lancer au Sénat le débat sur la réforme du système de santé, lors d'un vote qualifié d'«historique» par la Maison-Blanche.ref.jpg

La réforme du système de santé initiée par Barack Obama poursuit son périple législatif. Samedi soir, dans une ambiance solennelle, les 58 sénateurs démocrates et deux sénateurs indépendants ont voté en faveur de l'ouverture d'un débat dans la chambre haute. Toutes les voix comptaient et pas une seule n'a manqué. Il fallait en effet 60 voix pour que soit franchie cette étape purement procédurale, mais cruciale en vue de la création d'une couverture maladie universelle aux Etats-Unis. En face, sur les 40 sénateurs républicains, 39 ont voté contre et un n'a pas voté.

La réforme de l'assurance maladie devra encore franchir plusieurs étapes après le congé de Thanksgiving, qui sera célébré jeudi prochain aux Etats-Unis. Ce vote ne préjuge donc en rien de l'issue des discussions. Mais il a tout de même donné lieu à de vifs échanges. Le chef de la majorité démocrate Harry Reid a accusé les républicains de vouloir priver le pays d'un débat historique nécessaire. «Imaginez si, au lieu de débattre de l'abolition de l'esclavage, au lieu de débattre du droit de vote des femmes et des minorités, ceux qui s'y opposaient avaient fait taire la discussion et empêché tout vote», a-t-il lancé.

Le sénateur républicain Mitch McConnell, chef de file de l'opposition, a de nouveau affirmé que la réforme allait augmenter les impôts et entraîner un «déficit massif et insoutenable». Son camp s'efforce de prolonger la bataille jusqu'à l'année prochaine, en espérant que la perspective des élections parlementaires de mi-mandat en novembre 2010 amènera les démocrates élus dans des Etats conservateurs à voter contre. Pour rassurer leur électorat, ces derniers aimeraient recevoir l'assurance que les fonds fédéraux ne financeront pas des avortements. Ils voient aussi d'un mauvais œil une éventuelle concurrence de l'Etat avec les assureurs privés.

 

30 millions d'Américains sans assurance maladie

 

Mais samedi soir, cette stratégie n'a pas encore fonctionné. Deux sénatrices démocrates, qui étaient jusqu'alors incertaines, ont finalement indiqué peu avant le vote qu'elles s'aligneraient sur la position de leur parti. Mary Landrieu (Louisiane) et Blanche Lincoln (Arkansas) ont néanmoins indiqué qu'elles pourraient voter contre la loi lors de son vote formel, quand les démocrates n'auront plus besoin que d'une majorité simple. Jeudi un autre démocrate hésitant, le sénateur Ben Nelson (Nebraska), avait lui aussi annoncé qu'il voterait avec son parti.

Le projet de loi de 2.074 pages prévoit l'extension de l'assurance maladie à quelque 30 millions d'Américains qui n'en possèdent pas actuellement en taxant les assureurs et les plus riches. Les assureurs ne pourraient plus refuser de couvrir des personnes présentant des antécédents médicaux ou exclure des assurés qui tomberaient malades. La Chambre des Représentants a adopté sa propre version de la réforme de l'assurance maladie ce mois-ci sur un vote serré de 220 voix pour et 215 contre. Harry Reid souhaite que le Sénat adopte son propre texte d'ici la fin de l'année. Si c'est le cas, le Congrès s'attellera ensuite à la fusion des deux versions, avant de soumettre la loi à la signature du président Obama pour sa promulgation.

vendredi, 20 novembre 2009

Obama félicite Van Rompy

pict_203766.jpgLe président américain, Barack Obama, a félicité vendredi le premier ministre Herman Van Rompuy sur son élection comme président du Conseil européen, et Catherine Ashton pour sa désignation en tant que Haut représentant aux affaires étrangères.

Pour les Etats-Unis, la désignation des deux nouveaux responsables européens, couplée à l'exécution du Traité de Lisbonne, va permettre à l'Europe de renforcer sa position et d'être un partenaire encore plus fort pour les Etats-Unis.

Le président des Etats-Unis dit attendre avec intérêt de travailler étroitement avec le président Van Rompuy et Mme Ashton, ainsi qu'avec le président Barroso et ses nouveaux commissaires, pour honorer les engagements pris lors du sommet Europe - Etats-Unis du 3 novembre et relever ensemble des défis bilatéraux, régionaux et globaux.

mardi, 17 novembre 2009

Idrissa Seck:La confirmation d'un retour au PDS

Obama prend quelques libertés

pict_203224.jpgLes deux pays ont beau avoir été des ennemis et rester des rivaux sur la scène internationale, il n’est pas de plus grand événement diplomatique, en Chine, que la visite d’un président américain. Depuis celle, historique, de Richard Nixon en 1972, que la presse avait qualifiée de "voyage sur la Lune" car les Américains en savaient alors plus sur celle-ci que sur la Chine de Mao, ces visites ont été autant de moments paroxysmiques dans les relations bilatérales. S’il s’est agi à chaque fois de rappeler les divergences qui fâchent, sans réel espoir de vider aucun des contentieux, c’était aussi, pour les dirigeants chinois, l’occasion de montrer qu’après deux décennies d’ostracisme occidental, le monde - et les Etats-Unis en l’occurrence - fut bien obligé de reconnaître la Chine communiste et de composer ensuite avec elle.

La venue de Barack Obama ne déroge pas à la règle, même s’il devait y avoir, cette fois, une pointe d’inquiétude à Pékin, liée à la personnalité du nouveau président. S’il n’avait globalement guère réussi à se faire aimer à l’étranger, George W. Bush avait, en effet, remporté son principal succès de politique extérieure en élevant les relations sino-américaines à un rare degré d’excellence. La lutte contre le terrorisme y était pour quelque chose dans la mesure où cette obsession de la Maison-Blanche l’inclinait notamment à fermer plus volontiers les yeux sur les violations des droits de l’homme en Chine, dans les régions peuplées de minorités ethniques surtout et en particulier dans le Xinjiang musulman.

Les dirigeants chinois avaient donc appelé le nouveau président américain, dès son élection, à ne pas mettre en péril l’héritage de son prédécesseur. Ils ont été en partie rassurés dans la mesure où la crise économique s’est substituée au terrorisme pour justifier une solidarité objective au nom d’intérêts communs. Celle-ci va d’autant plus de soi que Chinois et Américains se tiennent en quelque sorte par la barbichette. D’un côté, la Chine communiste est devenue le premier créancier de l’Amérique capitaliste (elle a investi une partie considérable de ses réserves en bons du Trésor américain). De l’autre, les Etats-Unis sont un des moteurs essentiels de l’économie chinoise en demeurant un de ses principaux clients. Les Américains achètent cinq fois plus à la Chine qu’ils ne lui vendent, creusant un déficit commercial vertigineux : 268 milliards de dollars en 2008, soit la moitié du déficit total du commerce extérieur américain. Pour donner une idée de la dépendance commerciale des Etats-Unis à l’égard de la Chine - et réciproquement - il suffit de considérer qu’ils achètent pratiquement autant à la lointaine Chine qu’au Canada voisin.

Les anglais s'opposeront à la nomination de Herman Van Rompuy

Ils lui reprochent son profil fédéraliste. Reinfeldt a repris les négociations. pict_203234.jpg
L’histoire européenne va-t-elle se répéter? On sait qu’à deux reprises déjà, les Anglais ont empêché la nomination d’un Belge à une haute fonction européenne. En 1999, Jean-Luc Dehaene faisait l’unanimité des gouvernements de l’Union européenne pour le poste de président de la Commission il se heurta finalement au veto de John Major. Rebelote en 2004: tandis que Guy Verhofstadt recevait le soutien enthousiaste du même cercle, toujours pour la direction de la commission européenne, les Britanniques refusèrent de lui accorder leur "nihil obstat". Motif de cette opposition catégorique et répétée: les Belges ont une vision trop fédéraliste de l’Europe. Ce qui est vécu ici comme un atout est considéré, outre-Manche, comme un irrémédiable défaut.

Herman Van Rompuy connaîtra-t-il le même parcours? A lire la presse anglaise, il présente le même profil fédéraliste. Ce serait là une raison suffisante pour l’exclure du cercle des prétendants à la fonction de président permanent du Conseil européen.

Ainsi, dans son éditorial de lundi matin, le "Daily Telegraph", journal britannique à grand tirage connu pour son euroscepticisme, a-t-il appelé le Premier ministre anglais, Gordon Brown, à ne pas soutenir la candidature d’Herman Van Rompuy, lors du sommet qui se tiendra jeudi soir à Bruxelles. Pour quelles raisons? Toujours la même: Herman Van Rompuy serait "un croyant convaincu en cette sorte de fédéralisme européen engagé que le peuple anglais déteste". Le journal publie également les extraits d’un manifeste du CD&V dont Herman Van Rompuy aurait été l’architecte, manifeste qui plaide pour une présence accrue des symboles européens dans les maisons communales, les écoles et les événements sportifs.

Le "Daily Telegraph" accuse aussi le Premier ministre belge d’être favorable à un financement direct du budget européen à travers des taxes environnementales. Et la feuille anglaise d’affirmer: "Cela signifierait que toutes les factures de shopping et d’essence en Grande-Bretagne pourraient à l’avenir inclure un pourcentage de TVA ou d’accise qui irait directement à Bruxelles sous forme d’une taxe UE", s’indigne l’auteur de l’article.

Cet article prend sa source dans le discours prononcé vendredi soir par Herman Van Rompuy devant le cercle Bilderberg, cercle d’hommes d’affaires et de dirigeants européens, un discours dans lequel Van Rompuy aurait plaidé pour une taxe verte au niveau européen.

Ce qui est totalement faux: Van Rompuy a uniquement précisé que l’instrument fiscal vert était une possibilité. Mais présenter Van Rompuy comme un partisan de la rage taxatoire verte arrange bien tous ceux qui sont opposés à la nomination du Premier ministree belge: les Anglais, évidemment, mais aussi certains Belges, peut-être. Il se murmure en effet que Karel de Gucht, qui assistait à l’exposé d’Herman Van Rompuy, ne verrait pas d’un très bon œil sa nomination à la tête du Conseil européen. Car si tel était le cas, il pourrait, en tant que commissaire européen, ne recevoir que des compétences maigrichonnes.

Il est temps que la décision tombe. Le président en exercice, Frederik Reinfeldt (Suède) a entamé un deuxième round de négociations qui devrait aboutir jeudi soir, à la présentation d’un ticket (président du Conseil et Affaires étrangères). Quatre autres nominations sont également en jeu.

Il est important de préciser que la règle de l’unanimité a été abandonnée. Il faut une majorité qualifiée. Et il n’est pas exclu de penser que les Anglais, très remontés contre tout candidat au profil fédéraliste, pourraient finalement se rallier à la proposition de la présidence suédoise. Mais l’heure du Belge est peut-être passée. L’étoile du Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Junker aurait, dit-on, retrouvé un peu d’éclat.

Plus que deux fois dormir

Joëlle Milquet jusqu’en 2011, puis Benoît Lutgen

pict_203222.jpgBenoît Lutgen est candidat à la présidence du CDH. Mais veut laisser Joëlle Milquet à la barre jusqu’aux prochaines législatives. Une solution hybride...  

L’affaire était entendue, ou presque. Après des jours, après des semaines, à consulter ses proches et certains lieutenants du CDH, le Bastognard Benoît Lutgen a présenté sa candidature à la présidence du parti, lundi matin, lors d’un comité restreint rassemblant les hauts responsables de la formation politique centriste.

 

Là, selon une formule pesée, calibrée, millimétrée - notamment le week-end dernier, Benoît Lutgen a explicité les conditions de sa candidature: n’accéder à la présidence du parti qu’après les prochaines élections législatives - soit, au plus tard, en juin 2011. Dans l’intervalle, c’est Joëlle Milquet qui continuerait à présider la formation orange. Et à mener les délicates négociations communautaires qui se profilent à l’horizon. Bémol, cependant, Joëlle Milquet a toujours "réservé (sa) réponse" par rapport à ce scénario qui la verrait prolonger d’une année et demie à la barre du parti.

L’affaire, donc, était (presque) dans le sac, les principaux barons étaient prêts à se ranger à cette solution hybride, ce "ticket" Benoît Lutgen/Joëlle Milquet - un "ticket" qui courrait de 2010 à 2014. C’est, du reste, l’unique manière de voir Benoît Lutgen monter du gouvernement wallon à la rue des Deux Eglises. Et d’ainsi éviter une querelle de succession à l’image du célèbre duel Milquet/Nothomb. "C’est une très bonne formule, ce "ticket" entre Lutgen et Milquet: on donne une perspective claire à ceux qui en ont ras-le-bol de Joëlle Milquet, on se donne les meilleurs chances d’exister dans la négociation communautaire à venir, et on conserve une assise dans les entités fédérées sans déstabiliser le gouvernement wallon en procédant à des changements", analyse un observateur de la vie orange.

 

Un Bureau politique est donc convoqué pour 10h. Retard: ce sera 10h30. Encore du retard: 11h... Seuls les parlementaires sont autorisés à rejoindre les responsables du parti. Benoît Lutgen se déclare candidat, et évoque le modus operandi: "Je me présente, mais Joëlle continerait d’assumer la présidence jusqu’après les prochaines élections", dit-il devant le Bureau politique.

 

Malaise parmi les participants du Bureau politique. Et c’est le député-bourgmestre de Jette, Hervé Doyen, qui tire le premier. Dans une intervention très dure, il critique le mode opératoire des inistances dirigeantes du parti: "A quoi joue-t-on?, lance-t-il devant l’assemblée. Est-ce cela la démocratie interne? On a demandé des candidatures et une élection, et maintenant on vient nous présenter une solution où on prolongerait encore le mandat de Joëlle Milquet? C’est quand même très curieux comme procédure et je trouve que cela manque de transparence et de lisibilité", poursuit encore Hervé Doyen. D’autres parlementaires emboîtent le pas au Bruxellois et abondent dans son sens. Notamment: l’ex-ministre Catherine Fonck, le député fédéral Georges Dallemagne ou encore le parlementaire wallon Michel Lebrun. "Cette démarche qui consiste à dire "Benoît Lutgen mais pas tout de suite", ça ne va pas, glisse un député. Qu’est-ce que cela veut dire? Que les autres candidatures ne seront même pas prises en considération ? On ne comprend plus rien..."

La tension monte, et Joëlle Milquet tente de convaincre Benoît Lutgen de prendre les commandes du CDH dès maintenant: "Je ne veux plus rester à la présidence", dit-elle à plusieurs de ses interlocuteurs directs. "Je ne suis certainement pas demandeuse de ce "ticket", dans ma tête, je suis déjà passée à autre chose. je pense que Benoît doit devenir rapidement président", poursuit Joëlle Milquet . Mais rien n’y fait: "Nous avons besoin de ton expérience communautaire, lui rétorque Benoît Lutgen. Je suis trop inexpérimenté dans cette matière alors que les deux années qui arrivent seront cruciales à ce niveau-là."

C’est le blocage, les heures passent, chacun campe sur ses positions. Fait notable, alors que le CDH est toujours prompt à dégainer les communiqués, aucun message ne part de la rue des Deux Eglises en direction de la boîte mail des journalistes... "Chacun va devoir mettre de l’’eau dans son vin", note un parlementaire. Temps mort, on se sépare en début de soirée. Et une nouvelle réunion du Bureau politique est convoquée vers 21 h.

Là, la présidente sortante s’est ralliée au "ticket" avec Benoît Lutgen."Si c’est la seule solution, alors il faudra bien passer par cette phase", a-t-elle dit. devant les mandataires. C’est que le Bureau politique du CDH a, à l’unanimité, demandé à Joëlle Milquet de rester à la présidence du parti jusqu’à la mise en place du prochain gouvernement fédéral. Ce qu’elle a accepté.

 Concrètement, donc, l’élection présidentielle du CDH devrait se tenir en décembre prochain. Le tandem Benoît Lutgen/Joëlle Milquet devrait l’emporter haut la main devant les militants du parti. "Je suis vraiment très satisfait par l’issue de cette journée", commentait sobrement lundi soir le (désormais) candidat Benoît Lutgen. Il reprendra donc les commandes du CDH en juin 2011. Soit Dans 18 mois: une éternité en politique...

lundi, 16 novembre 2009

FAO : grève de la faim du directeur général

jacques_diouf.jpgDakar, (Sénégal) - Le Directeur général de la Fao Jacques Diouf, a entamé samedi soir une grève de la faim de 24 heures afin de lancer un appel à l’élimination de la faim dans le monde et de témoigner sa solidarité avec le milliard d’êtres humains victimes de malnutrition chronique, selon un communiqué parvenu dimanche à l’Apa. Il a invité "toutes les personnes de bonne volonté" à se joindre à lui dans une grève mondiale de la faim durant le week-end. Le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a déjà annoncé qu’il adhèrera à la grève dimanche. Afin de donner plus ample visibilité à son initiative, M. Diouf a entamé son jeûne samedi soir dans le hall du siège de la Fao, où il a également passé la nuit. "J’espère que ces gestes contribueront à renforcer la sensibilisation mondiale et à créer une pression de l’opinion publique pour garantir que ceux qui peuvent modifier cette situation soient en mesure de le faire.", a -t-il déclaré à la presse.Le chauffage étant éteint durant la nuit dans les locaux de la Fao, M. Diouf s’est équipé d’une écharpe, d’un bonnet de laine et d’un manteau enfilé sur son pyjama. Le Sommet mondial qui s’ouvre ce lundi à Rome adoptera une déclaration engageant la communauté internationale à éradiquer la faim dans les plus brefs délais et à concrétiser le droit à une alimentation suffisante pour tous.

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dimanche, 15 novembre 2009

Présidentielle 2012 : Macky Sall fait attendre Bennoo sans aller chez Wade

Macky Sall, n’est pas près de retourner au Pds, ainsi que l’appel lui en été lancé par Me Abdoulaye wade, mais le secrétaire général de l’Alliance pour la République (APR) ne semble pas non plus disposer à s’aligner derrière un candidat unique de l’opposition, au premier tour de la présidentielle de 2012.

Invité samedi à RFM, l’ex Premier ministre de Wade et ancien numéro  2 du Parti démocratique sénégalais, a clairement et tout aussi poliment, décliné l’offre de son ancien patron, estimant que retourner au PDS équivaudrait à « trahir les milliers, voire les millions de Sénégalais », qu’il dit croire en lui.  
«Ma décision est de poursuivre mon chemin dans l’APR»,  a dit Macky Sall, affirmant n’être  « pas libre aujourd’hui »,  de décider tout seul de son retour à son ancienne formation politique. «  C’est pourquoi, je décline l’offre», a-t-il déclaré. L’ex-Premier ministre, arrivé en disgrâce en novembre 2004, a également remercié le Chef de l’Etat de lui avoir tendu la main. «Je tiens à remercier le président du fait qu’il m’a toujours considéré comme membre de la famille libérale. Je ne saurais renier cette famille», a encore déclaré Macky Sall.

Le Président Abdoulaye Wade avait lancé, le 04 novembre dernier, un appel aux retrouvailles de la famille libérale, s’adressant à cet égard, nommément à Macky Sall et Me Alioune Badara Cissé de l’APR et à Jean Paul Dias, leader du Bloc des Citoyens Gaindé (BCG), tous anciens militants  responsables au PDS. Me Wade venait de sceller les retrouvailles avec Idrissa Seck, qui l’avait reçu à Thiès à l’occasion de la (deuxième) inauguration de l’usine de montage de véhicules, Senbus.

Parlant de la présidentielle de 2012, Macky Sall a exprimé son option pour la pluralité de candidatures, au premier tour, ce qui permettra de « mesurer le poids de chacun », avant de passer aux alliances pour la suite. En cas de second tour, a-t-il indiqué, il travaillerait à renouer les alliances avec les composantes de Bennoo, s’il arrivait en tête.

 

 

  Auteur: Guy Moréno    

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21:07 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : apr

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