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samedi, 15 août 2015

Abdoulaye Wade à Coeur Ouvert

abdoulaye wade,karim wade

jeudi, 30 avril 2015

Dakar: Pape Diop, le Président de Bok Gis Gis aveugle

pape diopHier Pape DIOP est passé complètement à coté de la plaque. Il dit que gérer la mairie de Dakar, c'est gérer le Sénégal en miniature.Non! vous vous trompez Monsieur le Président de Bok Gis Gis. Vous n'avez rien vu. Pour Gérer la Mairie de Dakar vous avez tout pour ne rien faire et pour gérer la République du Sénégal, vous n'avez rien pour tout faire.

 

Nguélaw Sène

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dimanche, 26 avril 2015

Fatou Diome Flingue l'Europe


Naufrage des Migrants, Fatou Diome dénonce l... par massthiam1

mardi, 07 avril 2015

Voxafrica : Knowdys décrypte les ressorts de la dette africaine

[Africa Diligence] Les sages indiens affirment qu’«une dette, une plaie et le feu ne doivent jamais s’éterniser.» Pour Voxafrica, Ababacar Mbengue, HEC PhD, premier Agrégé en sciences de gestion d’Afrique francophone, et CEO de Knowdys Consulting Group, déchiffre « une affaire d’asymétries qui commande l’adoption d’une démarche stratégique globale. »

Contexte historique de la dette africaine

Pour le CEO de Knowdys, n°1 du conseil en intelligence économique et due diligence en Afrique centrale et de l’Ouest, « L’histoire de la dette publique africaine se noue entre la fin de la 2e guerre mondiale et les premières années d’existence des États africains nouvellement indépendants. Cette histoire, poursuit-il, se joue dans la rencontre inégalitaire entre une offre de liquidités financières à la recherche effrénée de nouveaux débouchés et une demande immense de moyens d’assurer un développement économique et social. »

L’excédent de liquidités provient du fait que les institutions de Bretton Woods (en particulier la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement, aïeule de l’actuelle Banque Mondiale) sont supplantées par le Plan Marshall dans la reconstruction de l’Europe et doivent donc trouver de nouveaux marchés.

Cette pression est accentuée par l’arrivée massive des pétrodollars sur le marché financier dans les années soixante-dix. L’Afrique, continent riche des nombreuses matières premières indispensables à la reconstruction et à la croissance économiques des pays du Nord, constitue un marché idéal. Nouvellement indépendants, les jeunes États africains manquent de tout. Leurs besoins d’investissements (infrastructures, structures de santé, d’éducation…) mais aussi de fonctionnement (paiement des fonctionnaires des jeunes administrations, en particulier des militaires et autres forces de l’ordre) sont immenses et urgents.

« Voilà donc un contexte dans lequel des prêteurs potentiels veulent coûte que coûte prêter à des emprunteurs potentiels dont les populations fraichement libérées de la domination coloniale aspirent irréductiblement au développement socio-économique », décrit l’ancien de HEC Paris. C’est là que pointe la première asymétrie et inégalité : alors que les uns se préoccupent fondamentalement de développement, les autres pensent intrinsèquement à des placements financièrement lucratifs.

Conditions de contraction de la dette africaine

L’asymétrie initiale dans les objectifs a conduit les pays du Nord et les institutions de Bretton Woods à pousser à la faute de jeunes États africains aussi inexpérimentés qu’ils étaient exposés à des urgences capitales comme nourrir, loger, soigner ou éduquer leurs populations. Le CEO de Knowdys dévoile que diverses techniques de pression et de persuasion ont alors été mises en œuvre pour obtenir la vente plus ou moins forcée de nombreux projets de développement. Des hommes politiques, des agents spéciaux, des spécialistes de la négociation et du marketing se sont chargés de placer les projets. Souvent surdimensionnés, n’ayant fait l’objet d’aucune expertise sérieuse encore moins d’une contre-expertise par les pays africains bénéficiaires qui ne les maîtrisaient en aucune manière, ces projets dont beaucoup ont été connus sous l’appellation d’éléphants blancs’ avaient pour vocation principale d’employer et de rémunérer de manière extrêmement lucrative les excédents de liquidités des pays et institutions financières du Nord. » Qui plus est, la dette servait essentiellement à faire travailler et à rémunérer des entreprises issues des pays prêteurs, c’est-à-dire que les pays africains s’endettaient pour enrichir les pays du Nord.

Responsabilités des prêteurs et des emprunteurs

Le fondateur du Master « Management en Afrique » dans les universités de Reims et d’Ouagadougou soutient mordicus que si les dirigeants africains ayant contracté la dette de leur pays ont une certaine responsabilité, elle est sans commune mesure avec celle de ceux qui ont procédé aux ventes plus ou moins forcée des projets de développement clés-en-mains et des emprunts qui leur étaient associés. « Les prêteurs, soutient-il, étaient nettement plus informés et outillés que les emprunteurs qu’ils ont littéralement poussés à la faute. »

Bien entendu, des dirigeants africains véreux ont pu profiter à titre personnel du dispositif. D’autres, plus vertueux, s’y sont opposés. Beaucoup parmi eux y ont perdu le pouvoir, voire la vie. De manière indiscutable, la responsabilité ultime est du côté des inventeurs de ce dispositif proprement criminel. « Quel est véritablement le pouvoir de négociation de l’arbre vis-à-vis du bûcheron qui tient la hache ? » s’interroge celui qui est présenté par la communauté universitaire comme l’un des plus brillants stratèges africains de sa génération.

Que doivent faire les Africains maintenant ?

Pour le professeur Ababacar Mbengue, « on peut commencer par ce que les Africains ne doivent pas faire. Passer le temps à attendre que les solutions aux problèmes de l’Afrique viennent des autres. Passer le temps à commenter le film dans lequel les Africains seraient au mieux des figurants. Passer le temps à discuter les intentions et la prestation des acteurs que sont les pays et les institutions économiques et financières du Nord, voire des pays émergents au premier rang desquels la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie, la Turquie… »

Au contraire, les pays africains doivent se positionner comme des acteurs jouant les premiers rôles dans le film mondial, d’autant plus que les scènes principales du film mondial se déroulent désormais en Afrique et concernent au premier chef les Africains. « Les institutions de Bretton Woods, avertit l’ancien du Prytanée militaire de Saint-Louis du Sénégal, n’ont pas été conçues au profit de l’Afrique. Les Africains n’étaient pas présents lors de leur mise en place. Il est tout à fait insensé pour les Africains de porter cette absence ou exclusion initiale comme une sorte de péché originel à expier et à faire expier à toutes les générations africaines à venir ! L’esprit stratégique basique commande de s’affranchir de ce dispositif et de mettre en place un dispositif alternatif conçu dès l’origine dans l’esprit d’un (grand) dessein africain. »

Pour la communauté des pays africains, conclue-t-il, il s’agit de viser l’objectif ambitieux d’émancipation et de déploiement de l’Afrique, d’être intrinsèquement déterminé à atteindre cet objectif ultime, et développer une culture de l’effort et de l’apprentissage continus afin de se donner les meilleures chances d’atteindre l’ambitieux objectif. Au nom des générations futures.

L’émission African Chronicles – Dette africaine – est diffusée en deux séquences sur Voxafrica. La première est parue le 22 mars à 21h, heure française, la seconde est prévue le 26 avril, à la même heure. Découvrir ou redécouvrir la bande d’annonce ICI.

La Rédaction (avec Voxafrica)

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jeudi, 26 février 2015

Le général Fabius sur le champ de bataille

C’est ainsi que L’ObservateurPaalga qualifie le ministre français des Affaires étrangères de retour de sa tournée express sur le continent dans trois pays confrontés à Boko Haram : le Tchad, le Cameroun et le Niger. « Le général Fabius sur le champ de bataille », titre le quotidien burkinabè.

 Fabius qui « n’y est pas allé les bras ballants », note le journal. « Primo, des avions militaires français de la base de Kossaï à NDjamena vont survoler notamment les frontières du Nigeria, apportant aux troupes africaines au sol de précieuses informations sur l’ennemi. Secundo, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, La France pourrait faire voter une résolution créant un fonds spécial pour financer la lutte contre Boko Haram. On le sait, rappelle L’Observateur Paalga, les 8 700 hommes déployés par le Niger, le Nigeria, le Cameroun, le Bénin et le Tchad seront financés par les 75 millions d’euros promis par les chefs d’Etat d’Afrique centrale réunis le 16 février à Yaoundé ; or cette somme ne suffira pas, selon les analystes. Avec cette tournée, conclut L’Observateur, Laurent Fabius a dû faire les derniers réglages avant que l’Hexagone plaide auprès de la Maison de verre en faveur d’un effort financier exceptionnel contre Boko Haram. »

Pour le quotidienAujourd’hui, toujours au Burkina, « cette coopération de la France a drôlement mis du temps avant de se proposer, mais mieux vaut tard que jamais. » Car, note le journal, « l’appui du pays de François Hollande à la future force multinationale aura son pesant d’apport, car cette armée "africaine" en aura besoin. D’abord, pour trouver de l’argent indispensable à la lutte contre Boko Haram, mais aussi, pour avoir l’aval de l’ONU.

 Une résolution du Conseil de sécurité est en effet attendue, pointe également Aujourd’huiaux fins de créer un fonds spécial pour nourrir les ailes de la force anti-Boko Haram. Cette résolution demeure donc le principal défi que les pays alliés du continent, et leur nouvel allié, la France, devront lever dans les plus brefs délais. L’ONU gagnerait à ne pas trop tergiverser sur ce point précis, afin d’éviter de donner du temps à Boko Haram de se préparer en conséquence. »

 

dimanche, 25 janvier 2015

Maroc-Afrique : On a trahi le Roi!

[Africa Diligence] Vous croyez tout savoir sur les relations entre le royaume chérifien et le sud du Sahara ? « Maroc-Afrique : ils ont trahi le roi » va vous surprendre. Précis, incisif et documenté, cet ouvrage qui dévoile les ressorts insoupçonnés de la diplomatie marocaine fait déjà réfléchir à Rabat… Qu’en dis la presse ? Comment acquérir l’ouvrage ?

PETITE REVUE DE PRESSE

360.ma # On a trahi le roi.

« Qui aurait cru que le Maroc allait se désister de l’organisation de la CAN-2015 à cause d’Ebola? Un argument que d’aucuns n’ont pas jugé convaincant. Il est du droit de tout un chacun de s’interroger sur les raisons ayant conduit les dirigeants marocains à demander le report de la CAN.

« Force est de reconnaître que des contradictions patentes ont été observées dans la position du Maroc. Elles dénotent au mieux un manque de visibilité chez les responsables marocains qui ont tout simplement failli dans la gestion de ce dossier qui aurait conforté amplement la place de choix du Maroc sur la scène africaine.

« Cependant, le gotha intellectuel et sportif africain a également son mot à dire sur cette «débâcle» marocaine qui risque de nuire à la crédibilité du royaume quant au respect de ses engagements pris et de lui porter préjudice dans son positionnement sur l’échiquier africain.

« L’expert camerounais Guy Gweth est allé plus loin. Dans son ouvrage ‘Maroc-Afrique: ils ont trahi le Roi’, à paraitre le jour même du début de la 30ème édition de la CAN-2015 en Guinée Equatoriale (samedi 17 janvier), il a qualifié ce fiasco de « trahison » du roi Mohammed VI qui, en tant que « chantre de la coopération Sud-Sud, a réconcilié une partie des Marocains avec l’Afrique subsaharienne et aidé à imposer de grands groupes marocains dans une quinzaine de pays francophones d’Afrique subsaharienne.»

« En 29 visites d’Etat en Afrique et à travers 500 accords commerciaux signés, le Souverain ne ‘boude ni sa popularité ni son succès’, affirme Gweth, un fin expert en intelligence économique et stratégique. »

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Afrique Inside # Maroc-Can : histoire d’une trahison royale

« La grande fête du football a débuté ce week-end en Guinée Equatoriale, un rendez-vous manqué pour le Maroc dont le renoncement à la CAN 2015 a provoqué une déception énorme sur tout le continent. Le royaume chérifien nourrit-il certains regrets ? Difficile de penser le contraire compte tenu de l’impact diplomatique, économique et sportif de la plus prestigieuse des compétitions africaines. Le refus du Maroc d’accueillir la CAN 2015 en raison des risques relatifs à l’épidémie Ebola est vécu par les alliés du Maroc au sud du Sahara comme une trahison. Une trahison du roi Mohammed VI dont l’engagement en faveur de l’intégration subsaharienne ne souffrait d’aucun doute avant la polémique provoquée par l’annulation de la CAN 2015 en terre chérifienne? C’est la question que pose ouvertement Guy Gweth dans cet ouvrage « Maroc-Afrique- Ils ont trahi le roi » paru ce week-end au format numérique (ebook) et disponible en édition papier à la demande aux éditions BOD. Guy Gweth est le fondateur de l’agence Knowdys (groupe de conseil en intelligence économique), spécialiste des marchés subsahariens, responsable du programme « Doing Business in Africa » à l’Ecole Centrale de Paris. Cet essai que nous présente Guy Gweth dans l’entretien ci-dessous décrypte les conséquences diplomatiques économiques sportives et symboliques de la décision royale de n’accueillir la CAN 2015.

Afrique Inside : Pourquoi ce titre « Maroc-Afrique- ils ont trahi le roi » ?

« Avant de parvenir à la conclusion qu’ils ont trahi le roi, l’ouvrage passe en revue les liens historiques, politiques, commerciaux et religieux qui unissent le Maroc aux pays subsahariens, au-delà de la simple appartenance géographique au même continent. Il décrypte notamment 15 ans de diplomatie économique chérifienne en Afrique depuis l’avènement de Mohammed VI. Les résultats de ces investigations ne laissaient absolument pas présager la décision du Maroc de surseoir à organiser la CAN-2015 aux dates initialement indiquées. Il a donc fallu recourir au processus décisionnel royal pour se rendre compte que le souverain alaouite a été induit en erreur de manière délibérée. Heureusement pour les uns et malheureusement pour les autres, l’organisation du Mundialito-2015, à quelques jours seulement du début de la CAN-2015… est venue découvrir les faits de ceux qui, à la tête du ministère marocain de la Jeunesse et du Sport, s’étaient abrités derrière Ebola pour masquer leurs insuffisances. Je pense notamment aux inondations du stade Mourad Abdellah de Rabat du 14 décembre 2014. Cette fois, la décision du roi a été sans appel.

Afrique Inside : Qui sont ces « ils »? Qui a trahi le roi?

« Ils sont une coalition formée de trois types d’acteurs. Primo, les membres du gouvernement Benkirane en charge du dossier CAN-2015 qui se sont rendu compte que la préparation de l’événement n’était pas au point. Pour eux, l’alerte de l’OMS sur Ebola est arrivée comme une planche de salut. Deuxio, les ennemis de la percée spectaculaire du Maroc au sud du Sahara. On a tendance à oublier qu’il y a des non-Africains qui perdent les parts de marché que gagnent les entreprises marocaines. Ces acteurs grincent les dents à chaque victoire d’une entreprise marocaine au sud du Sahara et cherchent à exploiter la moindre faille dans le dispositif marocain pour pouvoir dire aux Africains: « Regardez, ces gens ne sont Africains que par opportunisme. Ce n’est pas vous qu’ils aiment, c’est vos marchés, la preuve par Ebola… » Cette deuxième catégorie a fait se lever un troisième type d’acteurs (à découvrir dans l’ouvrage). Ils sont allés jusqu’à fabriquer des sondages pour entamer la détermination du roi à accueillir la plus grande compétition sportive d’Afrique. Cet événement aurait pourtant permis de confirmer le leadership naissant du royaume sur le continent (en augmentant l’affectio societatis à l’égard du Maroc), mais aussi de rencontrer la kyrielle d’opérateurs économiques d’Afrique (anglophone notamment) où le Maroc n’est pas encore présent, faute de connaissance, de liens culturels et historiques suffisants). »

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Financial Afrik # Maroc-Afrique: 15 ans de diplomatie trempés dans une coupe d’Afrique (Livre)

« Guy Gweth, auteur de “Maroc-Afrique : ils ont trahi le Roi”, paru le 17 janvier 2015, en même temps que l’ouverture de la 30ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football en Guinée Équatoriale, nous brosse l’ambiance générale de son livre. Exclusif.

« Ironie de l’histoire, la première rencontre de Mohammed VI avec les peuples d’Afrique eut lieu lors d’une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations (CAN). La Zambie s’étant désistée à la dernière minute, le Maroc décida au pied levé d’abriter, du 13 au 27 mars 1988, la 16ème édition de la CAN de football, la compétition sportive la plus populaire du continent.
« Sa Majesté le Roi Hassan II profita de ce grand rendez-vous africain pour mettre son successeur en avant. Le 12 mars 1988, au stade Mohamed V de Casablanca, c’est Son Altesse Royale le prince héritier Sidi Mohammed qui remit de trophée de la CAN au Cameroun, vainqueur du Nigeria (1-0) devant 50 000 spectateurs et plusieurs millions de téléspectateurs.

« Lorsque le 23 juillet 1999, le prince héritier Sidi Mohammed (fils aîné et deuxième enfant du monarque disparu deux jours plus tôt), devient Mohammed VI, de nombreux Africains, et j’en suis, se souviennent du « prince de la CAN » vu à la télé… Consciemment ou non, une partie de l’opinion africaine se prend d’affection pour ce jeune Roi rattaché aux valeurs sportives, à la faveur d’un souvenir sportif…

« Autre ironie de l’histoire, c’est sous le règne de Mohammed VI que le Maroc évoque le virus Ébola pour demander le report de la CAN, la compétition sportive la plus suivie d’Afrique, la compétition qui l’a fait Roi d’Afrique auprès des masses populaires…

« Avec du recul, on pourrait croire, ultime ironie de l’histoire, que le Maroc divorce de l’Afrique tous les 30 ans. Le 12 novembre 1984, le Royaume chérifien quittait l’OUA. Le 11 novembre 2014, la CAF lui retirait l’organisation de la CAN-2015 doublée d’une suspension des compétitions africaines. »

 

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samedi, 08 novembre 2014

Bart De Wever réagit à la manifestation: «Il n’y a pas d’alternative à notre politique»

Le président de la N-VA est revenu sur la manifestation nationale de jeudi. Tour d’horizon des réactions des politiques.

bart.PNGles syndicats n’ont aucune alternative : ils veulent que nous copiions la France, mais ce pays est dans une situation infiniment pire  » que la nôtre, a déclaré jeudi soir, à la télévision publique néerlandaise, le président de la N-VA Bart De Wever en réaction à la manifestation nationale.

«  Notre pays a une importante organisation syndicale qui est forte pour mobiliser  », reconnaît le bourgmestre d’Anvers. «  Mais il n’y a pas d’alternative à notre politique. Nous devons maintenant persévérer et créer des perspectives pour les gens. D’autres pays qui nous ont précédés sont aussi passés par ces moments difficiles.  »

Manifestation nationale à Bruxelles

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jeudi, 06 novembre 2014

Sarkozy: «Hollande est mal fagoté, il mange des frites...»

Dans un livre qui paraît mercredi, il apparaît que l'ancien président est aussi cruel pour son successeur que pour certains membres de son camp.

 

Nicolas Sarkozy n’épargne pas son vainqueur de 2012 François Hollande, mais guère davantage ses camarades de l’UMP, à lire les confidences distillées pendant deux ans et demi à deux journalistes du Parisien-Aujourd’hui en France. Dans un livre de 271 pages publié mercredi et intitulé Ça reste entre nous, hein ? (Flammarion), Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel livrent ce qu’ils présentent comme le contenu de conversations régulières. Elles ont eu lieu principalement au «77» (rue de Miromesnil, à Paris, dans les bureaux de l’ex-président) «à plusieurs reprises, jamais moins de deux heures, le plus souvent en tête-à-tête». Florilège.

Sur François Hollande

En 2017, «ce sera Hollande. Ceux qui pensent qu’un autre a sa chance n’ont rien compris au fonctionnement des institutions» (avril 2014)

Relations franco-allemandes ? «Hollande n’est qu’un amateur»

Photos estivales au Fort de Brégançon : «C’est les Bidochon en vacances»

«La seule chose que Hollande sait faire, c’est prendre les ministres dans sa main et les tuer» (janvier 2014)

«Il est mal fagoté, il mange des frites, quand on fait un métier public, il faut faire attention» (avril 2014)

Après les photos en casque : «Hollande, c’est le président ridicule»

Sur Valérie Trierweiler

«Je l’ai toujours trouvée sotte et prétentieuse» (janvier 2014)

«Ce n’était pas une très bonne journaliste politique et pas une très bonne journaliste culturelle non plus» (janvier 2014)

Sur Manuel Valls

«Valls candidat ? N’importe quoi… A la limite, Taubira aurait plus de chances que lui à gauche» (janvier 2014)

«Il devrait porter des lunettes, il a le regard fuyant», «il fait un peu illuminé» (avril 2014)

Comme ministre de l’Intérieur, «il y a une différence fondamentale entre lui et moi: il n’a aucun résultat»

Sur son parti

«A l’UMP, tous des cons»

Sur François Fillon

«Un loser»

«Il paraît qu’il a (...)

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mercredi, 05 novembre 2014

Obama perd la majorité au Congrès après la victoire des républicains au Sénat

La fin de mandat de Barack Obama s'annonce compliquée. Les républicains se sont emparés, mardi 4 novembre, de la majorité au Sénat américain lors des élections de mi-mandat, annoncent les médias américains. Il s'agit d'un sérieux revers pour les démocrates, car le camp républicain détient désormais au moins 51 des 100 sièges du Sénat et conserve, par ailleurs, le contrôle de la Chambre des représentants, scellant sa mainmise sur le Congrès des Etats-Unis.

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mardi, 04 novembre 2014

Burkina Faso : la France reconnaît avoir aidé à la fuite du président Compaoré

François Hollande a affirmé, lundi, que l'Etat avait permis "sans y participer" l'évacuation "sans drame" du président démissionnaire.burkina faso

Blaise Compaoré, l'ancien président du Burkina Faso, contraint à la démission et à la fuite face à un mouvement de contestation populaire, a été évacué « sans drame » avec l'aide de la France. En déplacement au Canada, François Hollande a reconnu que la France, très discrète depuis le début de la crise politique dans ce pays, a contribué « sans y participer » à son transfert vers la Côte d'Ivoire, où il est réfugié depuis vendredi.

Le président français est ainsi sorti de la discrétion caractérisant l'attitude française depuis le début de la crise au Burkina. « Dès le début de cette crise, la France a joué son rôle et mis en garde » M. Compaoré, a affirmé le chef de l'Etat, en soulignant lui avoir conseillé par écrit de « ne pas engager la révision de la Constitution » pour se maintenir au pouvoir après vingt-sept ans, qui lui a finalement coûté son poste.

Quinze jours pour rendre le pouvoir aux civils

Dès vendredi soir, des militaires, menés par le lieutenant-colonel Isaac Zida avaient pris le pouvoir et s'étaient installés dans le palais présidentiel de Ouagadougou. Adoubé par les militaires mais contesté par une partie de la rue, il a assuré qu'il voulait mener une transition démocratique « dans un cadre constitutionnel », laissant entrevoir qu'un civil – et non plus un militaire – pourrait prendre la tête de la transition. Mais il s'est bien gardé de communiquer un calendrier.

Lundi soir, l'Union africaine – réunie pour un conseil de paix et de sécurité en Ethiopie – s'est, elle, chargée de fixer une date butoir, donnant quinze jours aux forces armées pour rendre le pouvoir aux civils, faute de quoi elle imposerait des sanctions.

François Hollande, lui, a mis en garde le nouveau pouvoir militaire, estimant que « c'est au pouvoir civil » d'organiser les élections. « La France appelle tous les acteurs à poursuivre leurs consultations afin de mettre en place dans les meilleurs délais une solution qui s'inscrive dans le cadre constitutionnel du Burkina Faso », a ajouté, dans un communiqué, le Quai d'Orsay.

Quelque 3 500 Français résidents au Burkina Faso – la plus importante communauté étrangère dans ce pays –, une quarantaine de filiales d'entreprises françaises y sont présentes dans la plupart des secteurs de l'économie, et Paris est son principal bailleur de fonds. En outre, le Burkina est une pièce importante dans le dispositif militaire de lutte antiterroriste au Sahel Barkhane.

Diplomatie économique en France : Le Consulat Général à Lyon reçoit le monde des affaires sénégalais et du Rhône-Alpes

Le Consulat Général du Sénégal à Lyon en collaboration avec l’Ambassade du Sénégal à Paris organise ce vendredi 31 octobre une importante rencontre économique intitulée « Journée Sénégalaise ». Elle sera présidée par Monsieur Abdoulaye Diouf Sarr, Ministre du Tourisme et des Transports aériens. Consulat général du Sénégal à Lyon
En effet, cette « Journée Sénégalaise » réunira les autorités sénégalaises accompagnées de chefs d’entreprises venus de Dakar et des investisseurs Lyonnais. Des retombées probantes sont attendues au terme de cette journée d’échanges économiques si l’on sait qu’à en croire le Consul Général Son Excellence Monsieur Alioune Diop, organisateur de cette initiative, que Lyon demeure la première ville industrielle de France.
Conscient de l’enjeu, le Consulat Général du Sénégal à Lyon, pendant près d’une année, a travaillé en parfaite synergie avec le Bureau Economique de l'Ambassade  du Sénégal à Paris dirigée par Son Excellence Monsieur Paul Badji y compris avec  la Chambre de Commerce Internationale du Rhône- Alpes et les Réseau des Entreprises ERAI de la même région pour aboutir à cette journée sénégalaise qui va être décisive dans le cadre de la coopération économique entre la France et le Sénégal. Rappelons qu’au cours de ces deux dernières années, cette diplomatie économique pointue menée par l’Ambassade du Sénégal à Paris et le Consulat Général du Sénégal à Lyon a  permis l’arrivée au Sénégal de plusieurs investisseurs privés de qualité dans divers secteurs de l’économie. Ce qui vient naturellement appuyer les grandes initiatives du Président de la République Macky Sall dans son ambition de hisser le Sénégal au sommet de l’émergence. C’est pourquoi, 
dans le même sillage, cette journée cruciale sera accompagnée par les membres de la communauté sénégalaise  de Lyon soucieux des opportunités à tirer d’une telle rencontre pour leur pays d’origine.

Jamil Thiam 

lundi, 03 novembre 2014

"On ne peut pas laisser le MR seul dans les mains des néerlandophones"

L'ancienne vice-Première ministre Joëlle Milquet (cdH) estime lundi, dans La Libre Belgique et La Dernière Heure, que le MR doit accepter de s'ouvrir à l'opposition francophone à la Chambre sous peine d'être broyé par la N-VA. "On ne peut pas laisser le MR seul dans les mains des néerlandophones qui font des réunions entre eux avant chaque réunion", affirme-t-elle ainsi.1395495.jpg

Pour la vice-Présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les francophones ne sont "absolument" pas respectés dans la coalition fédérale actuelle. "On a donné les clefs de la maison Belgique à la N-VA dans des postes dangereux tels que l'Intérieur. Comme ancienne ministre de l'Intérieur, je suis bien placée pour savoir tout ce qu'on peut y faire de dangereux... Mais il y a aussi la Migration, l'Armée, les Finances... Oui, la N-VA contrôle l'armée et la police! Toute la politique sociale et toute la politique économique sont aussi dans les mains néerlandophones. Les francophones ont les miettes, avec un Premier ministre qui n'a pas de compétences. Dans ce gouvernement, il y a donc une minorisation grave et dangereuse des représentants des francophones, c'est-à-dire le MR pour le moment."

Vendredi déjà, le président du cdH Benoît Lutgen avait appelé à une réconciliation des libéraux avec les autres partis afin de pouvoir défendre l'intérêt des francophones au gouvernement fédéral.

Un appel que rejoint Mme Milquet. "Le MR est obligé d'accepter cette solidarité collective. Sinon, ce serait de la part des libéraux bien pire qu'une trahison des francophones. La relance de cette discussion entre partis est inévitable, tout le monde le sait."

Et l'ancienne présidente des humanistes de lister le menu de ce front francophone avec les libéraux: création d'une communauté métropolitaine autour de Bruxelles, emploi des langues en matière administrative ou encore financement des institutions culturelles fédérales qui sont sur le territoire bruxellois.

vendredi, 26 septembre 2014

A la mémoire des 52 Tirailleurs sénégalais qui ont libéré la ville de Romans par la bataille du Vercors, morts pour la France le 22 août 1944. Paix à leurs âmes et bon vendredi.

Le Consul Général de la République du Sénégal à Lyon Son Excellence Alioune DIOP accompagné par les autorités civiles et militaires à Romans.

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mercredi, 09 juillet 2014

Juppé et Debré donnent une leçon d’Etat à Sarkozy

L’ancien Premier ministre et le président du Conseil constitutionnel reprochent à l’ex-locataire de l’Elysée de s’en prendre à la justice.660207-politique-cour-des-comptes.jpg

Tous deux sont gaullistes et chiraquiens. Et, tels des gardiens du temple d’une Ve République vacillante, ont la notion «d’homme d’Etat» chevillé au corps. Coup sur coup, jeudi et vendredi, Alain Juppé et Jean-Louis Debré, respectivement dirigeant de l’UMP et président du Conseil constitutionnel, ont fait savoir sans ambages à quel point Nicolas Sarkozy était à leurs yeux dépourvu de cette qualité. Leur «leçon» a démarré dès le lendemain de la contre-attaque télévisuelle de l’ex-chef de l’Etat, avec ces propos ciselés du maire de Bordeaux : «Vilipender une institution de la République, à savoir l’institution judiciaire, comme le font certains responsables politiques, ne me paraît pas de bonne méthode.» En d’autres termes, dit l’ex-Premier ministre dont la carrière a été cisaillée par les affaires d’emplois fictifs au RPR et d’une peine d’inéligibilité, un responsable politique digne de ce nom ne doit pas jeter le discrédit sur un des piliers de la démocratie, pour se sortir de la nasse en privilégiant ses petits intérêts.

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jeudi, 26 juin 2014

Conférence de Mr Alioune DIOP

jeudi, 22 mai 2014

Pour un Sénégal Emergent à Lyon le Samedi 31 Mai 2014 sous le haut patronage du Consul Général Alioune DIOP

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dimanche, 18 mai 2014

Le Consul Général de la République du Sénégal à Lyon Alioune DIOP et Clément Pernot Maire UMP de Champagnole

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mercredi, 14 mai 2014

RDC:Si j’étais Joseph Kabila par Bamba-di-Lelo

Après le passage fort remarqué du secrétaire d’Etat américain, John F. Kerry, à Kinshasa et après sa mise en garde, à peine voilée, demandant à Joseph Kabila de respecter la Constitution et de ne pas la modifier pour ses propres intérêts, rien ne sera plus comment avant au Congo démocratique. 

Il revient donc à Kabila d’en tirer les conséquences qui s’imposent car l’Amérique a de la suite dans les idées. Le président sortant congolais est désormais sous surveillance de l’Oncle Sam. Il lui sera difficile voire impossible de réaliser un nouvel hold-up institutionnel en briguant un troisième mandat. Il est prévenu en mondovision : le 16 décembre 2016, il doit passer la main.

L’opinion publique congolaise a tiré suite aux propos de l’émissaire américain, la leçon suivante tirée du discours prononcé, en juillet 2009, par le président Barack Obama à Accra, au Ghana : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts. Elle a besoin d’institutions fortes.» En clair, le continent noir n’a que faire d’hommes providentiels autoproclamés. Le peuple congolais lui est fatigué d’être dirigé par un despote non-éclairé et sanguinaire.

A Kinshasa, le ministre des Médias et porte-parole du gouvernement, le même, sans oublier quelques oligarques de la mouvance kabiliste tentent maladroitement de minimiser la portée des propos du 
chef

de la diplomatie américaine. Or, ces propos ont été prononcés dans un contexte très compréhensible pour le commun des mortels. Malheureusement, tous ces oligarques s’obstinent à ne pas regarder la réalité en face. Ils évitent, consciemment ou inconsciemment, de reconnaître les signes du temps. Les kabilistes estiment n’avoir pas d’autres choix que de recourir à la corruption, à l’achat des consciences pourvu que le verrou constitutionnel saute! Ainsi, cela pourrait permettre à cet OVNI politique - c’est-à-dire l’actuel locataire du palais de la Nation - de garder son fauteuil.

Si j’étais Joseph Kabila, je prendrais la mesure de la gravité de la situation. Je commencerais, sans trop me poser des questions, à préparer mes valises. Sans oublier celles de ma fratrie. 

Pourquoi ?

Primo, l’accueil enthousiaste réservé à la position du gouvernement américain a mis à nu le fossé qui sépare les citoyens congolais et les oligarques du régime en place. 

Secundo, les représentants des forces politiques et sociales, quant à eux, restent déterminés et appellent, de tous leurs vœux, l’alternance démocratique. Ils veulent donc, un autre avenir pour le Congo et les Congolais.

Pour cela, ces représentants ont déjà annoncé la couleur, par le passé, et sont prêts, aujourd’hui, à bloquer toute nouvelle tentative de modification des articles 70 et 220 de la Constitution, empêchant ainsi, à quiconque, toute ambition de se pérenniser au pouvoir par défi et par mépris de la loi. Oui, ces acteurs socio-politiques sont prêts à se livrer au sacrifice suprême, même si Joseph Kabila devait enjamber leurs cadavres. Joseph Kabila doit d’ailleurs, savoir que son régime est dans son lit de mort. Il ne pourra pas en être autrement ! C’est la loi de la nature : tout a une fin! 

Tertio, on n’a pas besoin d’un sondage d’opinion, à caractère scientifique, pour mesurer le record d’impopularité battu par Joseph Kabila. En cause, outre des promesses non-tenues, il y a un bilan humain sanglant et absolument calamiteux au plan social et économique. L’homme est vomi et méprisé aux quatre coins du pays. Il est devenu, ipso facto, l’ennemi public n°1 des 70 millions de Congolais. 

La mission première de l’Etat est d’assurer sa survie, de défendre le territoire national contre les invasions extérieures, et de protéger la population à l’intérieure des frontières ou en dehors comme c’est le cas au Congo Brazzaville et en Angola !

Joseph Kabila s’est montré, depuis 13 ans de règne, incapable, et peut-être, complice des bandes armées qui tuent et pillent dans le Nord et Sud-Kivu, la Province Orientale, et le Katanga. Plus de 8 millions des Congolais sont morts dans ces régions sinistrées, et le gouvernement central peine à fournir les raisons de ces tueries à grande échelle. De même, Joseph Kabila demeure bizarrement aphone face aux expulsions sauvages et sans sommation opérées par Brazzaville, contre nos concitoyens qui s’y étaient déjà installés, pour fuir la misère atroce que vit le Congo-Kinshasa, par absence d’une politique sociale cohérente, qui prend en son compte, la satisfaction des besoins primaires de la population.

Et pourtant, en 2006, lors de la campagne présidentielle, Joseph Kabila s’est autoproclamé artisan de la paix. Alors que cette paix, on la cherche désespérément !

En 2007, Joseph Kabila a lancé le programme des 5 chantiers. A savoir : la santé, l’eau et l’électricité, l’éducation, les infrastructures, l’emploi et l’habitat. Rien n’a été fait sauf quelques routes goudronnées. Pire, en 13 ans de pouvoir, sans partage, l’homme n’a pas été capable d’octroyer aux citoyens une authentique carte d’identité. Depuis 2006, c’est la carte d’électeur qui en tient lieu. Quelle infamie!

On se rappellera qu’en décembre 2011, Joseph Kabila a dit, au cours d’un point de presse, sa volonté de faire du Congo un pays émergent, et ce, grâce à la révolution de la modernité. A deux ans de la fin de son mandat, acquis par défi, où se trouve dès lors la modernité ?et où se manifeste donc l’émergence ? On ne voit toujours rien, sauf, l’enrichissement éhonté de Joseph Kabila lui-même, et de sa famille biologique et politique, qui frise le scandale. Le bradage des minerais et la privatisation de l’Etat, n’en demeurent pas moins des piliers qui alimentent ses caisses et éventuellement son entourage. Les Forces de Sécurité sont transformées en milice du pouvoir pour faire taire les contestations et régler leur compte aux récalcitrants. De même, la Justice a perdu son rôle, et ne dit le droit qu’en faveur des puissants, particulièrement à la meilleure tête du client. Appendice de la présidence de la République, la Justice congolaise en est devenue la parfaite auxiliaire.

Depuis l’avènement inattendu de Joseph Kabila au sommet de l’Etat, la R.D.C. a perdu son visage, ses marques et son destin, car réduit à une sous-colonie du Rwanda et de l’Ouganda, le Congo a été mis au pas par un pouvoir étranger qui lui impose la marche à suivre. Et les Congolais ont courbé l’échine sans trop broncher, du fait que quelques leaders et héros congolais, eux, ont osé lever la tête, on les a décapités et réduits ainsi au silence, et le peuple regardait sans réaction qui eût été digne de lui !

Toutes les rébellions qui secouent la partie orientale du pays, proviennent de ces deux pays, le Rwanda de Kagame et l’Uganda de Museveni. La rébellion de l’AFDL qui a chassé Joseph-Désiré Mobutu du pouvoir, un certain 17 mai 1997, est venue, me semble-t-il, de ces deux pays. De ce fait, le Congo a perdu son indépendance, voire sa souveraineté face à un t el cheminement qui s’égare certainement de la maîtrise et du bon sens. Parce que, tout simplement, Joseph est un personnage sans envergure, et incapable d’imprimer la grandeur du Congo à travers la Sous Région et dans le monde.

Aujourd’hui, ce n’est plus Léopold II seul qui a du sang sur les mains. Ce sont aussi des Congolais, égarés par ignorance ou par corruption, qui ont perpétrés le double massacre des adeptes de Bundu-dia-Kongo au Bas-Congo (2007-2008). De même pour les Enyele qui furent massacrés sauvagement à l’Equateur.

Et les assassinats, de Steve Nyembo Mutamba (Directeur des ressources humaines de la DGI), de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, des journalistes Franck Kangundu (Ngycke), de Serge Maheshe, de Didace Namujimbo, de Louis Mwamba Bapuwa, de militant des droits de l’homme, Pascal Kabungulu, de Armand Tungulu. La liste n’est pas exhaustive, loin s’en faut.

Du fait de ce sombre et macabre bilan, si j’étais Joseph Kabila, je prendrais mes cliques et mes claques, pour une destination inconnue, et tirer de la sorte ma révérence ! Oui, je prendrais la poudre d’escampette, incognito, bien avant 2016 !

Ennemi numéro un des 70 millions des Congolais, je prendrais le large sans hésiter, avant que les tribunaux populaires, ceux de la rue, réputés pour le caractère expéditif de leur procès, statue sur mon cas de manière désespérée !

Si j’étais Joseph Kabila, je partirais sans provoquer de bain de sang dans la capitale ainsi qu’à tout autre coin de la République. C’est un "conseil d’ami". A défaut, la vindicte populaire le poursuivra partout. Même en enfer!

Bamba-di-Lelo

Docteur en Sciences politiques de l’UCL
Analyste des Questions politiques du Congo
jbadil@hotmail.be