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mardi, 08 avril 2014

L’UE MISE EN CAUSE DANS UNE PERSPECTIVE GLOBALE

Peu de journalistes, encore moins d’historiens ont analysé le génocide rwandais dans la

perspective géopolitique globale de la déstabilisation de la région des Grands Lacs et de sa

recolonisation rampante.

Mettre en rapport le génocide rwandais – élément déclencheur qui a permis l’arrivée au

pouvoir de Kagame -, la crise du Congo, le régime Kabila, la crise de la région des grand

lacs, et le régime Kagame qui en est l’acteur majeur, avec ses complicités dans l’UE et en

Occident : c’est ce que fait le livre de Charles Onana, journaliste d’investigation franco-
camerounais. Dont nous partageons les analyses.

« Je ne comprenais pas pourquoi l’Europe, qui prône la défense des droits humains et de

la démocratie, s’accommode tant du trucage des élections au Rwanda et en RDC et de la

violation des droits de la personne dans ces deux pays, dit-il. Je m’étonnais aussi du silence

persistant en Europe sur le harcèlement des militants des droits humains et leur assassinat tant

au Rwanda qu’en RDC. J’ai donc décidé d’enquêter dans « l’arrière-cuisine » de la diplomatie

européenne ».

A partir des notes internes du Conseil de l’Europe, des rapports restreints de la Commission

Européenne et des confidences de diplomates et de hauts fonctionnaires européens, Charles

Onana dans son livre EUROPE, CRIMES ET CENSURE AU CONGO (Editions Duboiris)

(1) apporte de nombreuses preuves sur la bienveillance des institutions européennes à l’égard

du régime de Paul Kagame dans ses actions criminelles en RDCongo.

Dans ce livre riche en révélations et documents inédits, on découvre notamment :

· Comment Joseph Kabila a été imposé à la tête de la République Démocratique du Congo

(RDC) en 2006 par George Bush et de Jacques Chirac au moyen d’élections truquées et

financées par l’Union Européenne (UE) ;

· que la condition exigée à Joseph Kabila pour rester au pouvoir était qu’il se taise sur les

incursions rwandaises à l’Est de la RDC et sur les atrocités commises par les hommes de

Kagame ;

· que malgré la multiplication des rapports internes attestant clairement de la présence des

soldats rwandais à l’Est de la RDC, l’UE nie officiellement l’invasion du Congo par le

Rwanda et censure tout discours mettant en cause Paul Kagame et ses hommes ;

· que l’Union Européenne a dépensé plusieurs millions d’ euros pour bâtir une armée

congolaise avec des truands, des violeurs et des criminels contre l’Humanité, malgré les

inquiétudes de certains hauts fonctionnaires sur ce « brassage » périlleux.

Au terme de cette enquête délicate et dérangeante, qui nous mène des bureaux feutrés de

Bruxelles, où l’on étouffe surtout les scrupules, aux dangereuses forêts de l’Est du Congo

peuplées de réfugiés, de tortionnaires, d’enfants-soldats et de chercheurs de coltan, en passant

par les salles de réunion de l’ONU, on mesure à quel point l’écart est grand entre les valeurs

proclamées par l’Union Européenne et la réalité de ses interventions sur le terrain. Un tableau

terrifiant qui met à mal le prestige des institutions européennes, qui pose questions sur

l’idéologie de l’UE et qui peut légitimement inquiéter le contribuable européen quant au bien-
fondé et aux véritables objectifs de la diplomatie de Bruxelles en Afrique et au Congo.

KAGAME, OMBRE ET LUMIERE

Côté lumière, le président Kagame est largement crédité de la spectaculaire transformation

du pays depuis 20 ans avec une incontestable réussite économique et la forte éradication

de la corruption. Dévasté et traumatisé lorsque les rebelles du FPR prirent le pouvoir en

1994, mettant fin à un génocide qui venait de faire environ 800.000 morts essentiellement

dans la minorité tutsi, le Rwanda a enregistré ces dernières années la croissance la plus forte

d'Afrique de l'Est.

Mais détracteurs du régime et observateurs dénoncent un monopartisme de fait - bien que

onze partis soient enregistrés officiellement - et l'absence de liberté d'expression.

Côté ombre, les critiques visent la démocratie de façade, mais aussi et surtout la politique

extérieure du régime Kagame et ses interventions chez ses voisins. Et particulièrement le rôle

du Rwanda dans la crise congolaise.

Ainsi Charles Onana met en cause à la fois l’interventionnisme déstabilisateur du Rwanda

dans la région des Grands Lacs et singulièrement au Congo (RDC), mais aussi son rôle

comme agent des multinationales …

Grands Lacs:Charles Onana accuse Bruxelles

« Pour les dirigeants de Bruxelles, les millions de morts du Congo ont nécessairement moins

d’importance que les « 800.000 » victimes tutsi du Rwanda. Ces victimes congolaises ont

d’autant moins d’importance que leurs bourreaux sont précisément des rebelles tutsi du

Rwanda. C’est ce parti pris obscène qui choque aussi les Congolais. Une victime quelle que

soit son origine ethnique, son appartenance religieuse ou sa couleur mérite d’être considérée

et respectée. Ce n’est pas le cas actuellement dans les Grands Lacs. Les victimes congolaises

et hutu ne sont pas traitées à égalité avec les victimes tutsi, et ce, depuis bientôt vingt ans.

Cela est inacceptable, pervers et dangereux pour l’avenir et pour l’histoire. Le comportement

des dirigeants européens et celui des organisations internationales est, dans cette tragédie,

contraire aux principes d’équité, d’impartialité et d’égalité de traitement »

 

- Charles Onana.

mercredi, 13 novembre 2013

Les dessins de singe pour Yade, les courriers de merde pour Yamgnane: Les élus issus de l’immigration racontent le racisme

POLEMIQUE – «20 Minutes» a interrogé cinq hommes politiques issus de l’immigration après la polémique sur la une du journal «Minute»…

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Le racisme quotidien, ils connaissent. De Kofi Yamgnane, premier ministre français de couleur sous Mitterrand à Ali Soumaré, conseiller régional d’Ile de France en passant par Rama Yade, cinq hommes politiques issus de l’immigration ont accepté de donner leur point de vue sur le racisme ambiant. Témoignages…

Rama Yade, secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères de 2007 à 2009:

«Je me souviens des courriers avec des dessins de singe que je recevais au ministère… Je n’ai pas eu le droit à la une de journaux. Mais le pire, ce sont les commentaires sur internet toujours très durs et anonymes. Je n’avais pas le temps et surtout pas l’envie de répondre.»

«Cette fois-ci, la polémique est différente. Minute est un journal raciste. On ne peut pas discuter avec eux car la morale, les principes et la République sont des concepts qui leur glissent sur la peau. Ils sont trop éloignés de leur sphère de réflexion. Ils ne comprennent pas. Il faut donc saisir la justice pour dire stop. Et comme pour les voyous, il faut taper au portefeuille pour qu’ils souffrent !»

Razzy Hamadi, député (PS) de Seine-Saint-Denis:

«C’est bien que Jean-Marc Ayrault ait réagi aussi vite. Pour la ministre concernée, ce n’est pas évident de prendre position. Cette couverture de journal est honteuse. Mais finalement pas surprenante. Minute est le journal de l’extrême-droite. Mais attention, l’extrême droite n’a pas le monopole du racisme. Au niveau local, j’en suis moi-même victime au quotidien. Par des opposants mais aussi par des gens de gauche qui instrumentalisent mes origines pour me nuire… Maintenant ça suffit !»

Malek Boutih, député (PS) de l’Essonne et ancien président de SOS Racisme:

«En tant qu’enfant d’immigré, j’ai été insulté pour toutes les couvertures et les articles de Minute depuis qu’il existe. Mais je ne suis pas pour l’exploitation politique du racisme. Il faut avoir la même attitude que pour le Front national. Il faut rassembler et combattre. Ensuite, soit le journal est autorisé, soit il est interdit. Aujourd’hui, il est autorisé. Saisir la justice ne sert donc à rien pour moi…»

Kofi Yamgnane, secrétaire d’Etat chargé de l’Intégration de 1991 à 1993:

«Les gens de l’extrême droite sont sur un autre schéma de pensée que le nôtre. Mais à un moment donné, il faut leur faire comprendre que le racisme n’est pas une opinion mais un délit. Donc attaquer en justice est une bonne idée. Augmenter le montant des amendes en cas de condamnation serait bien aussi. Cette fois, la chose est tellement grave que le chef de l’Etat devrait prendre la parole

«Christiane Taubira n’est pas la première. Je me souviens des courriers anonymes que je recevais quand j’étais ministre. J’en avais rempli trois cartons. Celui qui m’a le plus marqué contenait une feuille de papier vierge avec laquelle quelqu’un s’était torché le derrière… Lors d’un déplacement, je me souviens aussi de syndicats qui m’ont conseillé de retourner dans les arbres. Tout ça n’est pas acceptable à notre époque…»

Ali Soumaré, Conseiller régional (PS) en Ile de France:

«Il y a six mois, j’aurai sans doute préconisé d’ignorer la une de Minute. Mais aujourd’hui, il faut agir en justice pour dire stop. La parole raciste se libère. Et ce n’est pas l’apanage de l’extrême-droite. Dans la classe politique, dans mon propre camp, les insinuations sont de plus en plus fortes. Alors, en effet, on ne m’apporte pas de bananes mais je sens le racisme.»

«Bizarrement dans ce pays, dès que l’on se porte candidat, on se souvient de vos origines. Quand je faisais campagne, mes détracteurs annonçaient qu’il y aurait plus de mosquées, que j’avais des liens avec telle ou telle organisation litigieuse. On encaisse les coups jusqu’à ce que cela ne soit plus supportable. Ce matin, un de mes amis m’a dit que la France ‘’devenait impossible’’. Pour la première fois, je n’ai pas su quoi lui répondre…»

lundi, 21 octobre 2013

Belgique:Sabine Laruelle arrête la politique

Sabine Laruelle, ministre MR des Classes moyennes, des PME, des indépendants et de l’agriculture, jette le gant. Elle a annoncé sa décision de quitter la politique à son président de parti, Charles Michel, ce lundi matin. Ce dernier a pris acte.

A 48 ans, Sabine Laruelle ne veut pas faire «  la législature de trop » a-t-elle confié à nos confrères de Vers L’Avenir . Elle restera en poste jusqu’à la fin de la législature en cours, selon le voeu de son président, mais ne se représentera pas. Sabine Laruelle explique cette décision par un désir de «  changer de vie  » «  avant d’être aigrie  », a-t-elle encore affirmé à nos confrères.

Dans un communiqué transmis par le MR en début d’après-midi, elle justifie aussi : «   Je suis fière de mon bilan, du travail réalisé et de la confiance qui m’a été donnée en matière de statut social des indépendants, d’abaissement des charges ou d’accès au financement des PME. Je pense l’avoir honorée avec conviction et engagement et je remercie d’ailleurs Charles Michel, Didier Reynders et Louis Michel qui m’ont confié ces importantes responsabilités. J’ai cependant toujours dit que la politique n’était pas pour moi un objectif en soi, une passion mais bien un moyen d’améliorer les choses. Je m’investis énormément dans ma fonction de Ministre mais il sera temps pour moi, à la fin de la législature, de passer le flambeau et de me lancer de nouveaux défis. Je serai bien évidemment disponible pour soutenir les candidats MR lors de l’important scrutin à venir  » Elle n’aurait à ce stade pas de projet précis pour la suite.

Charles Michel a tenu à souligner sa solidarité par rapport à la décision de la ministre. Elle «  acontribué par sa force de travail et de conviction à placer l’indépendant et les PME au centre des préoccupations politiques  » a-t-il rappelé. Ingénieure agronome de formation, ex-secrétaire-générale de la Fédération Wallonne de l’Agriculture (FWA), elle est ministre au gouvernement fédéral depuis 2003.

Rien n’est encore décidé au conseil communal de Gembloux

Alain Goda, premier échevin MR de Gembloux, a été averti lundi par Sabine Laruelle, ministre fédérale de l’Agriculture et cheffe de groupe MR au sein du conseil communal gembloutois, de son souhait de quitter la politique à la fin de la législature. «Elle n’a rien dit à l’heure actuelle sur le fait qu’elle quitterait son poste de cheffe de groupe, ni de conseillère communale», a précis le premier échevin libéral. «Nous avons convenu ensemble de discuter plus tard de ce que la fin de son mandat ministériel impliquera», a précisé Alain Goda.

Depuis 2006, Sabine Laruelle siège au conseil communal de Gembloux. Lors des élections de 2012, elle avait engrangé 2263 votes nominatifs.  

Moustapha DIAKHATE, président du groupe parlementaire BENNO BOK YAAKAAR : «Je n’ai jamais été désavoué par Macky Sall»

Le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar, Moustapha Diakhaté, a réagi après la parution d’articles de presse du week-end affirmant qu’il a été désavoué par le leader de l’Apr, le président Macky Sall.

«Moustapha Diakhaté n’a jamais été désavoué par Macky Sall ». C’est en substance ce qu’il a précisé dans une mise au point. Il a, dans le document, apporté des précisions sur la rencontre du 18 octobre dernier entre le leader de l’Apr et quelques députés de la majorité. Selon M. Diakhaté, à l’occasion de la rencontre qui s’est tenue le vendredi 18 octobre 2013 entre le président de l’Alliance pour la République et les députés issus de la Coalition Macky 2012, Macky Sall, a, à la fois, «dénoncé et condamné fermement l’indiscipline militante de Cheikh Diop Dionne et de Mame Khary Mbacké ». Cheikh Diop Dionne, poursuit-il, présent sur les lieux a, quant à lui, «reconnu sa faute et présenté ses excuses au président de l’Apr qui a bien voulu les accepter ». Selon le président du groupe parlementaire, tout au long de cette rencontre qui a duré 6 heures d’horloge, à aucun moment, les mesures prises à l’encontre de Cheikh Diop Dionne et de Mame Khary Mbacké n’ont été évoquées. «Par conséquent, affirmer que Moustapha Diakhaté a été désavoué par le camarade Macky Sall et que les fautifs ont été réhabilités relèvent de la mauvaise foi et de la désinformation de manœuvriers peu scrupuleux », soutient M. Diakhaté. Le 14 octobre dernier, Moustapha Diakhaté avait annoncé la suspension de Cheikh Diop Dionne du groupe parlementaire Bby pour une durée de 36 mois dont 12 avec sursis. Le même jour, il avait dit que conformément aux dispositions pertinentes de l’Article 60 de la Constitution et de l’alinéa 2 de l’Article 7 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, avoir demandé à Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale, de convoquer le bureau aux fins de constater la déchéance automatique du mandat de Mame Khary Mbacké et de procéder à l’installation de sa suppléante sur la liste de la Coalition Bby du département de Mbacké, Khady Gaye. M. Dionne avait présenté sa candidature au poste de président de l’Assemblée nationale contre Moustapha Niasse. Président sortant, M. Niasse a été réélu avec 120 voix contre 17 pour son challenger. Quant à la députée de Mbacké, elle avait annoncé sa démission du groupe parlementaire de la majorité au lendemain du renouvellement du bureau de l’institution le 11 octobre dernier.

Aliou KANDE

 

samedi, 20 juillet 2013

Ma profonde conviction sur la presse sénégalaise par son Excellence Cheikh Sadibou DIALLO

 presse,sénégalaiseL’écriture elle-même, qui est la parure du journalisme m’a, durant la première année du quinquennat, semblé avoir cessé d’afficher ses limites, dès le premier coup d’œil. Insipide, sans allant, inapte à se jouer des difficultés elle a, d’une certaine manière, « renoncé » à sa mission première d’informer, de séduire et de convaincre. Il est donc pressant de remettre l’accent sur les compétences professionnelles et le courage des journalistes, impavides et déterminés dans l’évidence de leur condition, éclatants de talent, si l’on ne veut pas voir la presse encourir la défaveur des masses, qui la consultent souvent comme un oracle.

 

Avant de poursuivre ma réflexion, il y a lieu de rappeler à nos concitoyens les actes majeurs posés, vis-à-vis de la presse, par tous les Présidents qui se sont succédé à la tête de l’Etat depuis 1960, pour la consolidation de la démocratie au Sénégal : une vingtaine de quotidiens, 15 hebdomadaires, 18 mensuels, 5 chaînes de télévisions, près de 200 radios régionales et communautaires. Notre pays s’est doté d’un Code de la presse, le plus révolutionnaire et le plus avancé d’Afrique, qui dépénalise le délit de presse : de l’avis des professionnels de l’information et de la communication des Syndicats de journalistes. C’est un code consensuel élaboré, après six mois de concertation et, unanimement, voté à l’époque par les députés et les sénateurs.

 

En conséquence, c’est à la gloire des journalistes, ces conquérants modernes qui maîtrisent si bien toutes les données de la technologie régnante, ces relais qui doivent informer l’opinion publique de ce qui marche et de ce qui ne marche pas à la Une de leurs journaux, de porter le débat d’idées sur la place publique et de ne pas se contenter des valeurs inopérantes. Qu’elle soit publique ou privée, la presse se doit de jouer son rôle d’informatrice intelligente et non se contenter d’un sujet qu’elle distille, à satiété, sur la place publique, jusqu’à en faire une overdose : la traque obsédante des biens mal acquis.

 

Abondant dans le sens de la réflexion appropriée du Conseiller spécial et porte-parole du Président de la République, M. Abdou Abel Thiam, dans l’interview qu’il a accordée à un confrère du Sud Quotidien, relative à la mise sous boisseau de la presse aux réalisations accomplies par le nouveau régime : « A qui la faute ? On n’a qu’à faire un sondage des UNE de la presse nationale au cours de l’année qui vient de s’écouler, pour voir quels sont les thèmes qui vous intéressent le mieux. Vous préférez le feuilleton de la traque des biens mal acquis aux performances du gouvernement. Je suis journaliste comme vous. La presse préfère les trains qui n’arrivent pas à l’heure. C’est comme ça. Le train qui arrive à l’heure, c’est une bonne gestion de la campagne agricole, une bonne prise en main de la distribution de l’énergie, malgré les couacs constatés ces derniers jours. A mon humble avis, la presse ne parle pas, suffisamment, de cette avancée majeure qui a consisté à réduire les impôts sur le revenu et, de facto, accroître les salaires des travailleurs.

 

Certes, il est maintenant trop facile de clamer que le Gouvernement ne communique pas. Tous les gouvernants du monde, quelques soient leurs réalisations, entendront toujours ce refrain. Oui, tout se passe pour le meilleur des mondes, le seul problème, c’est la communication. C’est facile, c’est plus prudent et cela a l’avantage de titiller l’égo de l’interlocuteur, mais cela cache toujours des arrière-pensées. Le Soleil, la RTS, l’Aps, n’ont pas vocation à être des versions tropicales de la « Pravda », pour chanter à longueur de journées, les louanges du Gouvernement. Les réalisations sont là. Elles sont connues de tout le monde, mais elles sont voilées par l’approche du traitement de l’information par la presse, qui préfère parler de lutte, de traque de biens mal acquis, ou mettre des faits divers à le UNE, plutôt que de parler des réalisations concrètes du Gouvernement ».

 

C’est la gloire des journalistes pétris de leur métier, de monter la garde au sommet de nos Républiques et d’obliger, quand il le faut, le premier de cordée à redescendre dans la vallée. Ils ont embrassé le plus beau des métiers, celui d’informer le citoyen et de lui fournir des instruments précieux de jugement, de lui faire connaître et comprendre la complexité des problèmes posés à la société où il vit, de l’aider à réfléchir sur son destin, ce qui est, tout simplement, la plus belle manière de servir la démocratie.

 

Aimé Césaire, le « poète vivant » et chantre de la négritude, dont on célèbre aujourd’hui en Martinique le centenaire de sa naissance, affirmait avec force conviction : « Une vie d’homme, c’est le combat entre l’espoir et le désespoir, entre la lucidité et la ferveur ». Les colonnes de ces vaillants combattants pour la liberté d’expression, constituent déjà un contre-pouvoir crédible et respecté, que nous appelons de nos vœux et dont toute autorité, dans un pays en état de droit, un tant soit peu intelligente, a besoin pour vivre, sauf à courir le risque de se briser sur un écueil qu’elle n’a pas vu ou voulu voir. Car, au-delà de l’incantation rituelle, il y a un pays à reconstruire et à maintenir dans la dignité. Nous savons, indubitablement, que la presse n’est pas là pour arranger les choses, arrondir les angles, calmer le jeu. Elle tire même sa renommée du fait qu’on la trouve à la fois indispensable et convenablement insupportable.

 

Lorsque j’observe comme la presse sénégalaise, après cinquante-trois années d’existence, pêche par conformisme, je suis tenté de me ranger du côté de Balzac qui affirme que «si la liberté de la presse n’existait pas, il ne faudrait surtout pas l’inventer». Cette presse nationale pertinente depuis le tournant des années glorieuses, qui a toujours été à l’avant-garde de toutes les libertés, parce qu’exerçant la plus belle des professions, celui d’éclairer le citoyen en lui rétrocédant des outils inestimables de décision, se trouve être bougrement confrontée à des « prérogatives commerciales ».

 

On peut le comprendre, mais on peut bien aussi le déplorer !

 

 

 

mardi, 25 juin 2013

APPEL AU PEUPLE SENEGALAIS A SOUHAITER CHALEUREUSEMENT

APPEL AU PEUPLE SENEGAL A SOUHHAITER CHALEUREUSEMENT LA BIENVENUE AU PRESIDENT DES ETATS UNIS D'AMERIQUE, SON EXCELLENCE Mr BARACK OBAMA

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Notre peuple dont c’est la grandeur d’être hospitalière à travers le monde, a quelquefois besoin qu’on l’exhorte. Réconcilié avec lui-même, réuni dans le même combat, consacrant toutes ses forces à défendre sa culture et sa société, il est bienheureux d’observer avec satisfaction, en ce mois de juin de l’An grâce 2013, que les Sénégalais s’apprêtent, avec à leur tête, le plus jeune Président de son histoire, M. Macky Sall, à recevoir un hôte si important et si honorable que le Président des Etats-Unis d’Amérique, M. Barack Obama. C’est, d’une certaine manière, comme l’a si patriotiquement affirmé le Président de l’Assemblée nationale, dans son adresse au peuple, à la fois un respect et un gage majeur : Un hommage que le plus puissant Etat dans le concert des nations rend au Sénégal, sur la base des actes révélateurs et conséquents qui sont en train d’être posés dans notre pays, depuis l’accession de M. Macky Sall à la Présidence de la République.

 

Au nom de l’hospitalité sénégalaise, ce sens inné du bien recevoir son hôte qui est notre exception culturelle, nous allons recevoir très chaleureusement un grand homme d’Etat, comme nous savons si bien le faire, puisque faisant partie intégrante de notre culture socioculturelle. Cela fera date certes, ne l’oublions pas, car c’est un évènement très important dans l’histoire de notre pays. En prenant la décision de visiter trois pays d’Afrique et que le Sénégal soit non seulement parmi ces trois pays qu’il a choisis, mais celui par lequel il va commencer sa tournée politique, le Président Barack Obama exprime par ce fait à notre pays un grand signe d’encouragement, à poursuivre sa consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie; l’un des biais par lequel le Président américain veut construire sa relation avec le continent africain. Dans cet esprit, le Sénégal a toujours été à la pointe du combat démocratique. Pour preuve, la volonté du peuple sénégalais a été déterminante au scrutin présidentiel de 2012 au cours duquel l’ex Président cherchait par tous les moyens à obtenir un troisième mandat.

 

C’est pour cette raison essentielle que je lance un appel patriotique à tous nos concitoyens et concitoyennes, afin que le Président des Etats-Unis d’Amérique    M. Barack Obama qui est aussi un africain, de par son père, reçoivent avec « les pulsions de l’histoire et de la culture africaines », l’hommage solennel qu’il mérite, pour le choix qu’il a fait de venir d’Amérique nous honorer de sa visite officielle. Tous les Sénégalais, sans exclusive aucune, quelques que soient leurs tendances politiques ou religieuses doivent  patriotiquement lui souhaiter, avec  la  chaleur de notre exception socioculturelle, « Bienvenue en paix chez nous,     M. le Président ».

 

 

 

 

 

Son Excellence Monsieur Cheickh Sadibou DIALLO

 

Conseiller Spécial du Président de l’APR

Administrateur de la DES APR France

jeudi, 18 avril 2013

Le fils du président Wade et ses acolytes en prison à Dakar

En plus de Karim Wade, d’autres personnes citées dans le montage de certaines sociétés sont entre les mains de la gendarmerie depuis hier. Le Quotidien revient sur leurs auditions. Cheikh Diallo pour Cd Média Le montage du groupe de presse Cd Media, éditeur du journal Le Pays et du site internet le Sénégalais.net, indique que sur le papier 30% des parts appartiennent au journaliste Cheikh Diallo et 70% à Atlantic Holding de Patrick Joseph William. Entendu une première fois, Cheikh Diallo, qui, sans doute, ignorait que Me Patricia Lake Diop et Patrick Joseph William avaient déjà été entendus, laissa croire qu’il était l’unique propriétaire de la boîte. A la deuxième audition, pressé de questions et confondu par un reçu de versement des sommes par Victor Tendeng pour la création de la société, Cheikh Diallo changera de stratégie de défense et met tout sur le dos de Karim Wade. Cheikh Diallo affirme n’avoir aucun lien avec M. William et que c’est Karim Wade qui lui a demandé de porter des actions. Ainsi, il reconnaît n’être qu’un employé payé par Karim Wade. (…) Pape Mamadou Pouye, Bibo Bourgi et Pierre Agbogba pour Ahs Pape Mamadou Pouye, un autre ami de collège de Karim Wade impliqué par la suite dans la gestion des Ahs, a été entendu. Il confia lui aussi avoir été recruté par Karim Wade. Pape Mamadou Pouye et Elimanel Diop ont raconté la séance de recrutement, dans le bureau de Karim Wade à l’immeuble Tamaro, de Pierre Agbog­ba comme Président du Conseil d’administration des Ahs. Pierre Agbogba était l’ancien directeur d’exploitation d’Air Afrique. Il avait été introduit auprès de Karim Wade par l’avocat Me Rasseck Bourgi qui avait assisté à l’entretien tout comme Bibo Bourgi. Toutes les décisions étaient prises par Karim Wade. L’enrôlement de Pierre Agbogba aidera les Ahs à développer son réseau en Afrique où ils détiennent le monopole des services de Handling dans plusieurs pays. Karim Wade décidera de la modification de la structure du capital des Ahs. Ainsi, il avait été procédé à des cessions d’actifs qui ne sont plus nominatives mais au porteur. Madeleine et Paul Sarr signeront les documents nécessaires. Bibo Bourgi et Pape Mamadou Pouye seront les visages de l’actionnariat des Ahs. Soit dit en passant que Elimanel Diop avait lui aussi fini d’être écarté de la gestion de l’entreprise. Deux sociétés Offshore seront créées. Ce seront Menzies Africa basée au Lu­xem­bourg et Ahs Inter­natio­nal Limited basée aux Iles Vierges Britanni­ques. Menzies Africa deviendra Menzies Middle East and Africa quand cette entreprise avait obtenu un contrat de Handling en Jordanie. Menzies Middle East and Africa et Ahs International Limited. (…) Mansour Gaye du cabinet Cice pour Dp world Avec l’enseigne Dp World, on croirait que l’exploitation des activités portuaires au Sénégal était confiée à la firme de Dubaï appartenant à l’Emir. La réalité est tout autre.

(…) La preuve, quand Man­sour Gaye expert-comptable pa­tron du Cabinet Cice avait voulu être désigné comme Commissaire aux comptes de la société à sa création, c’était à Karim Wade qu’il s’était adressé. Mansour Gaye a dit aux enquêteurs que Karim Wade lui avait opposé le fait que le cabinet Cice n’avait pas de signature internationale. C’est comme cela que Cice était allé chercher la si­gna­ture internationale en intégrant le réseau de Gran Thorton. (…) Alioune Samba Diassé, l’employé de Bibo Bourgi (…) L’autre exemple qui montre que la plateforme de l’aéroport de Dakar est une vache à lait pour Karim Wade et ses amis est celui de la société Aérobus Services dont les bus transportent les passagers au débarquement et à l’embarquement. Cette société a été constituée par deux personnes : un ancien employé de Bibo Bourgi à la retraite du nom de Alioune Samba Diassé et Véronique Lély Manga, la domestique de la mère de Pape Mamadou Pouye, un camarade de classe de Karim Wade au cours Sainte Marie de Hann. Les en­quê­teurs rient encore de cette découverte d’une domestique qui possède une compagnie de bus. Enten­du, Alioune Samba Diassé dira ne rien savoir de la société.

Il avait simplement signé des documents à la demande de Bibo Bourgi. Véronique Lély Man­ga, n’en parlons pas ! Elle a cédé ses actions à une société basée aux Iles Vierges Britan­niques intitulée ABS Corporate qui se trouve être le représentant exclusif en Afrique de l’Ouest de la marque Cobus fabriquant des bus qui opèrent à l’aéroport de Dakar. (…) Coumba Diagne, l’autre em­ployée de Bibo pour Daport (…) La société Afriport avait été représentée à la constitution de Daport par une certaine Coumba Diagne habitant le quartier Hlm 4 à Dakar. Quand les gendarmes s’étaient rendus à l’adresse indiquée, la mère de Coumba Diagne leur dira que sa fille vit désormais aux Etats-Unis d’Amérique. Le Quoti­dien a pu établir que Coumba Dia­gne est une ancienne employée de Bibo Bourgi.

mercredi, 10 avril 2013

POLITIQUE - Il s'interroge sur les «mensonges dignes» et les «mensonges indignes»...

Comment va Jérôme Cahuzac? A priori pas si mal, si l'on en croit les propos rapportés par Le Canard enchaîné ce mercredi. L'ex-ministre du Budget, qui a provoqué un séisme la semaine dernière en avouant détenir un compte en Suisse, apparaît droit dans ses bottes et semble ne pas comprendre à quel point son mensonge devant l'Assemblée a choqué.

Il compare notamment ses franches dénégations devant les députés à propos de ce fameux compte suisse à la promesse d'atteindre 3% de déficit fin 2013 faite par François Hollande. «On me dit que j'ai menti sur ma situation personnelle. Cela veut dire quoi? Qu'il y aurait des mensonges indignes et d'autres qui seraient dignes? Quand on ment sur ordre, et pour des raisons politiques, à l'Assemblée, est-ce digne? A ce compte-là, j'ai menti devant l'Assemblée sur la possibilité de réaliser 3% de déficit en 2013», aurait-il expliqué.

Il compte redevenir député

Celui qui pense retrouver son siège de député avant la fin du mois d'avril lâche également à propos des parlementaires: «Si tous ceux qui ont menti à la représentation nationale devaient quitter l'hémicycle, il y en aurait des tonnes». Une pique qui devrait ravir les parlementaires qui, toutes tendances confondues, ne veulent pas revoir Jérôme Cahuzac dans l'hémicycle après son mensonge sur son compte en Suisse. Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, a confié tout faire pour convaincre l'ex-ministre de ne pas retrouver son mandat de député, comme il en a le droit après son départ du ministère.

Mais Jérôme Cahuzac ne l'entend pas de cette oreille: «ll n'y a que mes électeurs ou la justice qui peuvent me priver des bancs de l'Assemblée. Or je n'ai pas été battu et je n'ai pas été, pour l'heure, déclaré inéligible». Si cet amateur de boxe reste dans le même état d'esprit, (...) Lire la suite sur 20minutes.fr

lundi, 11 mars 2013

Mali - La France demande officiellement à la Belgique d'envoyer trente militaires de plus

Mali - La France demande officiellement à la Belgique d'envoyer trente militaires de plus 

(Belga) Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a formellement demandé lundi à son homologue belge Didier Reynders l'envoi de trente militaires de plus au Mali pour la mission d'entraînement européenne destinée à aider l'armée malienne à se réorganiser et à instruire ses soldats.
Cette mission européenne est encore à la recherche de quatre-vingts à nonante militaires. La Belgique est active depuis quelques semaines au Mali. Elle soutient l'opération militaire française Serval en lui détachant deux avions-transporteurs C 130, deux hélicoptères A109 pour les évacuations médicales et 75 militaires accompagnateurs. La France souhaite l'envoi de troupes complémentaires, plus précisément pour protéger la mission d'entraînement européenne EUTM qui doit débuter en avril. Au cours du Conseil des ministres des Affaires étrangères, il est apparu clairement qu'il manquait encore 80 militaires pour ce volet de protection. Laurent Fabius a demandé à ses homologues belge et espagnol le détachement de trente militaires supplémentaires pour chacun de leurs pays. Les vingt militaires restants proviendraient de l'armée française. Didier Reynders a répondu au ministre français que les pays européens se devaient de répartir équitablement les tâches à effectuer au Mali, mais qu'"il allait soumettre la demande de Laurent Fabius à ses collègue du Comité ministériel restreint dont fait à présent partie le ministre de la Défense, Pieter De Crem, devenu vice-Premier ministre pour le CD&V. Le demande de Laurent Fabius sera doublée de l'envoi d'un courrier dans le même sens, du président de la République française François Hollande au Premier ministre belge Elio Di Rupo. (GEJ)

jeudi, 07 mars 2013

La Ligue arabe prête à donner le siège de la Syrie à l'opposition

(Belga) La Ligue arabe a appelé mercredi l'opposition à se doter d'une "instance exécutive" afin de pouvoir occuper le siège de la Syrie, une démarche dénoncée par Damas qui a accusé l'organisation d'être manipulée par le Qatar et l'Arabie saoudite.

Dans une résolution adoptée à l'issue d'une réunion ministérielle, la Ligue a appelé la Coalition nationale syrienne à "former une instance exécutive pour occuper le siège de la Syrie afin de participer au sommet arabe à Doha les 26 et 27 mars". La Coalition occuperait le siège de la Syrie, suspendue depuis novembre 2011, "jusqu'à l'organisation d'élections aboutissant à la formation d'un gouvernement assumant les responsabilités du pouvoir", selon la Ligue, qui explique son appel par "les sacrifices du peuple syrien et les circonstances exceptionnelles qu'il traverse". L'Irak et l'Algérie ont émis des réserves sur la résolution, tandis que le Liban s'en est dissocié, a indiqué le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, lors d'une conférence de presse. Dans un communiqué diffusé par l'agence officielle syrienne Sana, le ministère syrien des Affaires étrangères a estimé mercredi soir à Damas que "la Ligue arabe est désormais otage de la position politique biaisée du Qatar et de l'Arabie saoudite", qui soutiennent les rebelles, et manipulée par "les monarchies de l'argent, du pétrole et du gaz". Le conflit a fait plus de 70.000 morts en Syrie depuis mars 2011, selon l'ONU. La Ligue arabe avait décidé en novembre 2011 que la suspension de la Syrie restait en vigueur tant que le régime du président Assad n'appliquerait pas un plan arabe pour mettre fin à la violence. Un an plus tard, la Ligue a reconnu la Coalition nationale syrienne, dirigée par l'opposant Ahmed Moaz al-Khatib, comme le "représentant légitime (de la Syrie) et le principal interlocuteur de la Ligue arabe". Plus tôt mercredi, le ministre libanais des Affaires étrangères Adnane Mansour avait demandé que la Syrie retrouve son siège à la Ligue arabe "après l'échec des pays arabes à résoudre la crise syrienne". (JAV)
 

Kenya - Le camp d'Odinga dénonce des résultats "trafiqués" à la présidentielle

Kenya - Le camp d'Odinga dénonce des résultats  

(Belga) Le colistier du Premier ministre Raila Odinga dans la course à la présidentielle kényane, Kalonzo Musyoka, a dénoncé jeudi des résultats "trafiqués" après le scrutin de lundi, et il a demandé l'arrêt du dépouillement en cours.
"Nous avons des preuves que les résultats que nous avons reçus ont été trafiqués, " a-t-il déclaré devant la presse. "Dans certains cas, le nombre total de bulletins dépasse le nombre d'électeurs enregistrés, " a-t-il précisé. M. Musyoka, qui vise à se maintenir à son poste actuel de vice-président aux côtés de M. Odinga, a également affirmé que des observateurs de sa coalition, Cord, s'étaient "faits expulser de centres de dépouillement." "Nous n'avons pas pu vérifier les résultats (...) cela affecte tous les partis, " a-t-il ajouté. Le vice-président sortant a cependant précisé que ses accusations "ne constituaient pas un appel à la rue". "Nous sommes attachés à l'Etat de droit", a-t-il poursuivi. Mais, "en raison de ces préoccupations", il a tout de même estimé que "le processus de dépouillement manqu(ait) d'intégrité et (devait) être stoppé". Les Kényans attendaient jeudi toujours les résultats définitifs du scrutin présidentiel de lundi. L'élection est la première depuis celle de fin 2007, dont le résultat avait été largement contesté et qui avait débouché sur de sanglants affrontements politico-ethniques: plus de 1.000 personnes avaient trouvé la mort. Selon les résultats partiels annoncés peu à peu par la Commission électorale kényane, le principal adversaire de M. Odinga, le vice-Premier ministre Uhuru Kenyatta, bénéficiait toujours d'une nette avance jeudi matin. (OSA)

jeudi, 21 février 2013

Ligue des familles: directeur Denis Lambert licencié.

Le directeur général de la Ligue des familles, Denis Lambert, a été remercié mardi à l'issue d'une réunion du conseil d'administration. L'évaluation du directeur général a été effectuée et, à la suite de cet exercice, il a été licencié avec effet immédiat. Denis Lambert s'est expliqué sur son licenciement dans le journal télévisé de 13h sur La Une. pict_476324.jpg

 

Invité du 13h, Denis Lambert a défendu son travail et dressé un bilan positif de son action au sein de l'asbl. Si La Ligue des Familles existe encore aujourd'hui c'est grâce à lui, dit-il en substance. Il a d'ailleurs "un sentiment de fièreté" par rapport au travail accompli.

S'il reconnaît implicitement un leadership un peu excessif, il le justifie par la situation dans laquelle l'association se trouvait.

"La difficulté", dit-il, a été "de combiner une période où il fallait réorganiser les choses et une période de croisière".

"Je suis capable d'un travail collectif mais parfois les choses sont compliquées à gérer (...) et on est parfois mis au centre de contradictions", a-t-il ajouté.

"Monsieur Lambert a été remercié à la suite d'une procédure d'évaluation, qui a lieu tous les deux ans. Nous saluons le travail qu'il a effectué ainsi que les décisions courageuses qu'il a prises au cours de son mandat, mais il nous est apparu évident que la Ligue des Familles avait maintenant besoin d'un autre type de management", a précisé le président de la Ligue des Familles, Pierre Scieur.

Le passage de Denis Lambert, également connu pour avoir passé de nombreuses années à la tête des Magasins du monde-Oxfam, laissera des traces. Depuis 2007, il avait imposé un leadership fort afin de redresser les finances de la Ligue des Familles, qui connaissait alors de sérieuses difficultés. "J'ai bossé pendant cinq ans comme un dingue pour redresser les finances. J'ai remis la Ligue en mouvement mais il fallait pour cela des changements dans les habitudes. La question qui se pose est la suivante: comment trouver un second souffle comme directeur général après avoir abattu tout ce travail? Comment travailler en équipe? ", a-t-il expliqué à la Libre Belgique.

Selon Pierre Scieur, la direction générale de la Ligue des Familles sera désormais assumée par trois directrices. "Le conseil d'administration continue de réfléchir à un nouveau mode de gouvernance, mais ce trio semble une bonne alternative à long terme", a-t-il conclu.

RTBF et Belga

lundi, 18 février 2013

Bess Du Niak Belgique ‘’ Sous-estime ‘’ Serigne Mansour Sy Djamil et veut le tenir en Otage ; l’APR Benelux se désole.

mass.jpgSerigne Mansour Sy Djamil est aux antipodes de ses camarades de Belgique qui jugent que le leader de Bess Du Niak est en manque de considération dans la coalition Benno Bokk Yaakaar et reste mal servi dans ce consortium.

En outre et en marge de BBY ; et  par l’intermédiaire d’un des membres, Bess Du Niak Belgique attaque injustement et d’une manière frontale le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky Sall prétextant la non application des conclusions des assises nationales.

Ainsi Bess Du Niakk Belgique, demande tout bonnement à Serigne Mansour Sy Djamil de quitter la barque Benno Bokk Yaakaar en vertu du précité.

En réalité, entre Serigne Mansour Sy Djamil et ses camarades de Belgique, c’est deux mondes distincts, deux regards distincts, deux philosophies distinctes, un écart résolument absolu.

Serigne Mansour Sy est un expérimenté aux services de la Nation, celui qui se construit sans essayer de détruire l’autre tandis que ses camarades de Belgique sont des politicards aux services de leurs intérêts propres  dont la plupart a transhumé de parti politique à parti politique en un tour d’horloge.

A Bruxelles, Serigne Mansour Sy  a attesté son encrage au sein de BBY et a manifesté son soutien à la politique de Yonu Yokute qui n’est guère la photocopie des conclusions des assises nationales.

S’autoproclamant troisième parti politique du Sénégal se référant sur des élections législatives impopulaires vu le taux élevé de non participation des sénégalais, nous demanderons à Bess Du Niak Belgique qui est le premier parti dans la mesure où BBY n’est guère un parti en ce que nous sachons.

Nous aimons trop Serigne Mansour Sy Djamil de telle sorte que nous ne suivons pas des politicards qui à force de précipitation et d’infidélité nous poussent à le mettre au poteau pour le fusiller.

A ces politicards ! Vous êtes le troisième parti, vous êtes devenus ‘’costaud’’ vous pouvez cavaler seuls. Bon vent !

Un refrain du célèbre Champs des partisans  nous enseigne et nous dit :’’ Ami !  Si tu tombes, un autre ami sort de l’ombre à ta place !’’.

Sa Ndéné DIOUF.

Cellule Analyse et Réplique

APR Benelux.

 

mercredi, 06 février 2013

Johnny Hallyday, exilé fiscal, accuse la gauche française d'encourager la "médiocrité"

Johnny Hallyday, exilé fiscal, accuse la gauche française d'encourager la

 

(Belga) "Je n'aime pas la médiocrité, je pense que la gauche pousse vers ça", estime Johnny Hallyday dans son autobiographie "Dans mes Yeux", dont l'hebdomadaire français L'Express publie mardi des extraits.
Dans ce livre à paraître jeudi, le chanteur évoque le moment où il a choisi de partir vivre en Suisse, en 2006. "On a souvent dit que je m'étais barré pour ne pas payer d'impôts. C'est en partie vrai, mais c'est aussi parce que c'est épuisant cette ambiance", écrit-il dans ce livre écrit en collaboration avec l'écrivaine Amanda Sthers. "Je me suis toujours demandé pourquoi aux Etats-Unis quand t'as une belle voiture, les mecs sourient et te disent formidable, et en France on te traite de voleur. Sale mentalité, pour un pays dont j'ai porté les couleurs, qui a bien voulu faire de moi son emblème quand c'était nécessaire, je me suis senti trahi, accusé à tort, sali", poursuit-il. "Je n'aime pas la médiocrité, je pense que la gauche pousse vers ça. Je ne suis pas pour que les gens pauvres le soient. C'est malheureux, il faut les aider. Mais pas en leur faisant l'aumône (...) Je n'aime pas les sociétés d'assistés (...) Je n'aime pas qu'on me fasse passer pour un type sans coeur sous prétexte que j'ai une sensibilité de droite", dit-il. Le chanteur possède depuis 2006 un chalet à Gstaad. Le journal Le Matin assurait en septembre dernier qu'il avait gagné 6,3 millions de francs suisses (5 millions d'euros) en 2011, mais n'avait payé qu'environ 700.000 francs suisses d'impôts. (MUA)
 
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vendredi, 01 février 2013

RÉACTION DJIBRIL WAR SUR LA SORTIE DU REWMI «Macky Sall doit interpeller Idrissa Seck»

 

La déclaration du secrétariat national de Rewmi, invitant le gouvernement à renforcer les mécanismes de contrôle, de suivi et de gestion pour préserver les derniers publics, mais également pour «empêcher les nouvelles autorités de verser dans les pratiques de mauvaise gestion», n’est pas du goût de certains proches de Macky Sall.

C’est par exemple, le cas de Me Djibril War qui rappelle à cette instance du Rewmi que «quand on est dans une coalition, on ne peut pas emboucher la même trompette que ceux de l’opposition». Pour ce député et responsable de l’Alliance pour la République (Apr), «le pacte d’alliance est créateur de devoirs et d’obligations. Et la loyauté et la solidarité sont le fondement de toute alliance». Me War ne comprend alors pas les critiques de ce parti «allié» qui occupe, rappelle-t-il, «deux postes ministériels».

 

Le député invite le président de la République Macky Sall à interpeller «personnellement le président de Rewmi, Idrissa Seck et lui dire qu’il ne permettra pas de jugement de valeur sur l’action gouvernementale». M. War informe d’ailleurs que son parti, l’Apr apportera une réponse politique à cette déclaration. Car, dit-il «On n’est pas dans une armée mexicaine, Macky Sall est sorti au premier tour de l’élection présidentielle avec 27 % contre 18 % pour Moustapha Niasse, 11 % pour Ousmane Tanor Dieng et 5 % pour Idrissa Seck. Donc, ajoute-t-il, «Macky Sall n’était en rien obligé de s’ouvrir à ces malheureux recalés de l’élection présidentielle de 2012».

Yakhya MASSALY

 

mardi, 29 janvier 2013

Yahoo! a fait mieux que prévu en 2012 et renoue avec des ventes en hausse

Yahoo! a fait mieux que prévu en 2012 et renoue avec des ventes en hausse 

(Belga) Le groupe internet américain Yahoo! a presque quadruplé son bénéfice net l'an dernier grâce à des cessions d'actifs et semble renouer avec la croissance de ses revenus, selon des résultats meilleurs que prévu publiés lundi, qui étaient salués en Bourse.
Le bénéfice net annuel a atteint 3,9 milliards de dollars, contre 1 milliard en 2011. Il a toutefois été dopé par 2,8 milliards de dollars de recettes exceptionnelles tirées de la cession d'une partie de sa participation dans le portail de commerce en ligne chinois Alibaba. Sur le seul quatrième trimestre, le bénéfice net a reculé de 8% à 272 millions de dollars. Le bénéfice par action ajusté, qui sert de référence pour Wall Street, a toutefois dépassé de 4 cents les prévisions moyennes des analystes en ressortant à 32 cents sur le trimestre et 1,17 dollar sur l'année. Dans les échanges électroniques suivant la clôture de la Bourse de New York, l'action Yahoo! bondissait de 4,87% à 21,30 dollars vers 22H45. Le groupe semble aussi voir le bout de la panne de croissance à laquelle il fait face depuis plusieurs années. Son chiffre d'affaires annuel enregistre une très légère progression (+0,05%) à 4,99 milliards de dollars, mais en déduisant les revenus reversés à ses partenaires il augmente de 2% à 4,47 milliards et dépasse même un peu les attentes du marché qui espérait 4,46 milliards. Yahoo! n'avait plus vu son chiffre d'affaires annuel augmenter depuis 2008. (JUSTIN SULLIVAN)
 

 

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lundi, 28 janvier 2013

Begique - Prince Laurent: "Ma sœur Astrid a les moyens, pas moi"

Prince Laurent:

 

(Belga) Le prince Laurent a réagi dimanche soir, aux quotidiens de Sudpresse, à la déclaration de sa sœur, la princesse Astrid, qui acceptera "toute décision du gouvernement et du Parlement concernant sa dotation". "Si ma sœur peut se le permettre, je suis ravi pour elle", a-t-il répondu.
"Vous savez moi, je ne suis pas de ces personnes qui jalousent ceux qui ont les moyens", a-t-il ajouté, avant de confier que tout ce que l'on raconte sur lui est "faux". Le prince, estimant que sa réponse était "très claire" sur son point de vue, a également confirmé que contrairement à sa situation personnelle, sa sœur dispose de son côté d'autres ressources financières provenant de son mari. Pour Sudpresse, cette réaction est une manière sous-entendue pour le prince de démontrer que, à l'inverse de la princesse Astrid, il ne pourrait jamais se passer de sa dotation sous peine de devoir chambouler son train de vie. (JAV)