Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 02 mars 2012

Youssou Ndour pour un Sénégal qui progresse.

Macky Sall CLARIFIE SES PROPOS PAR RAPPORT AUX CHEFS RELIGIEUX

jeudi, 01 mars 2012

Jeux d’alliance électorale au Sénégal: Niasse chasse des émissaires de Wade venus lui demander soutien

niass.jpgComme nous vous l’indiquions hier, en vue du deuxième tour de l’élection Présidentielle, Me Wade ne compte pas rester les bras croisés. Il va commencer les négociations avec les grandes formations politiques. Le journal l’As nous informe que le Pape du Sopi a envoyé hier des émissaires auprès de Moustapha Niasse afin qu’il le soutienne au deuxième tour.

Mais le Président de la Coalition Benno Siggil Senegaal (BSS) a catégoriquement refusé de recevoir la délégation composée de Doudou Wade et d’un membre influant du Pds. Selon notre source, Niasse a opposé une fin de non recevoir à la demande de soutien de Me Wade.

Pour Yade, Sarkozy apporte des «réponses justes» en matière d'éducation

yade.jpgL'ancienne secrétaire d'Etat Rama Yade a estimé jeudi que le président-candidat Nicolas Sarkozy avait apporté des «réponses crédibles et justes» sur la question de l'éducation face à un François Hollande qui a, selon elle, l'«obsession de dépenser plus sans réformer».

«L'arrêt du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux dans les écoles est une proposition juste qui replace le primaire au coeur du système éducatif», écrit Rama Yade dans un communiqué.

La première vice-présidente du Parti radical de Jean-Louis Borloo salue également la proposition de Nicolas Sarkozy «d'augmenter la rémunération des enseignants».

«Cette mesure permet de reconnaître l'engagement, l'investissement et le travail des professeurs à sa juste valeur», dit-elle.

«Nicolas Sarkozy a apporté des réponses crédibles et justes en matière d'éducation face l'obsession de François Hollande de dépenser plus sans réformer», estime-t-elle.

Un discours au meeting de Villepinte?

«Je propose de nous mettre en adéquation avec la moyenne annuelle européenne des salaires des enseignants : en effet, il est impératif de remédier à cette injustice qui veut que le salaire des personnels enseignants ait augmenté moins vite que celui des personnels non enseignants de l'Education nationale et surtout qu'il soit inférieur à la moyenne des pays de l'OCDE», a-t-elle ajouté.

Après une entrée fracassante en politique dans le sillage de l'élection en 2007 de Nicolas Sarkozy qui l'a propulsée au gouvernement, Rama Yade avait pris ses distances avec le chef de l'Etat et rejoint Jean-Louis Borloo dont elle soutenait la candidature avant qu'il se retire.

L'enfant chérie des sondages aurait été récemment approchée par des membres de l'entourage du président candidat qui souhaitait obtenir son ralliement, après avoir renoué des liens avec l'ancienne garde des Sceaux Rachida Dati.

Rama Yade a été sollicitée pour (...) Lire la suite sur Liberation.fr

dimanche, 26 février 2012

Elections au Sénégal: le mot de l'Ambassadeur de France

SENEGAL 2012:le Choix Macky Sall, le bon choix

macky.jpg

09:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sénégal |  del.icio.us |  Facebook | | |

samedi, 25 février 2012

Elections au Sénégal: Grave révélation de Macky Sall

Le leader de l’Alliance pour la République et candidat de la coalition «Macky2012» est convaincu de la volonté de fraude du président sortant, Abdoulaye Wade. En meeting de clôture au Stade Alassane Djigo de Pikine, Macky Sall a révélé que le régime a commandé et débarqué au port de Dakar des «Taser» et d’autres types d’armes pour réprimer le peuple après le hold-up électoral.


« Le gouvernement veut faire du hold-up. Et pour cela, il y a quelques jours, des «Taser» et d’autres types d’armes ont été démarqués au port de Dakar». La révélation est de Macky Sall, candidat de la Coalition « Macky 2012 ». Ce dernier tenait son meeting de clôture au stade Alassane Djiggo de Pikine. Il a, à cette occasion, mis en garde le gouvernement, qui selon lui est prêt à tout pour faire du « fokhati (hold-up)».


grave.jpgL’ancien Premier ministre de marteler : «le coup de force ne passera pas. Car nous ne l’accepterons pas. J’ai déjà dit que nous offrons au président Wade une sortie honorable. Il n’a pas retiré sa candidature, et il ne l’a pas fait. Mais ce n’est pas grave. Le peuple est souverain et décidera à travers les urnes pour lui montrer la porte de sortie». A l’en croire, il suffit qu’il respecte le verdict pour éviter le chaos au Sénégal.


S’agissant de son programme, Macky Sall indique que «la seule guerre à mener c’est celle du sous-développement, de la pauvreté, la paix définitive». Dans un autre chapitre, le candidat de la Coalition « Macky 2012 » est revenu sur les invectives dont il est victime, et proférées contre sa personne. Le maire de Fatick a fait savoir qu’il ne répondra pas aux provocations. «J’appelle tout le monde et les membres du M 23 à travailler pour sauver cette jeunesse, pour un avenir radieux».


Au courant du meeting, Youssou Ndour de « Fékké ma thi bolé » s’est présenté sur le présidium. Mais il n’a pas pris la parole.


Abdoul K. Diop (Correspondant dans la banlieue)

Sénégal élection février 2012: le documentqui fait mentir le ministre libéral Madické NIANG, une identité pour deux personnes différentes

doublons.jpg

jeudi, 23 février 2012

Moustapha Cissé Lô dénonce ’’les tentatives de fraude’’ électorale des FAL 2012

Moustapha Cissé Lô, coordonnateur de l’Alliance pour la république (APR) du candidat Macky Sall, dans le département de Mbacké (centre), a dénoncé ’’les tentatives de fraude’’ de la coalition des Forces alliées pour la victoire (FAL 2012) du président sortant et candidat à l’élection présidentielle du 26 février, Abdoulaye Wade.

Le camp du candidat Macky Sall a pris ’’les dispositions nécessaires’’ pour empêcher toute tentative de fraude au scrutin présidentiel.

’’Nous avons pris toutes les dispositions nécessaires pour barrer la route aux FAL 2012, qui n’ont d’autre issue que d’orchestrer des fraudes en emmenant des gens depuis Diourbel pour essayer de voler’’, a soutenu Lô.

’’Nous n’accepterons pas cela parce que nous serons présents dans tous les bureaux de vote et nous veillerons à la régularité et à la transparence du scrutin’’, a-t-il affirmé au terme d’une marche organisée vendredi soir par des partis de l’opposition réunis autour du Mouvement du 23-Juin (M-23).

Selon lui, l’administration a essayé de rapprocher les bureaux de vote des lieux d’habitation des électeurs. ’’Il fallait, au préalable, consulter les partis politiques’’, a-t-il dit.

’’Nous disons que tous les partis, qu’ils soient du M-23 ou des FAL 2012, sont des adversaires au premier tour. Et, nous ferons tout pour gagner’’, a–t-il soutenu, ajoutant que ’’Wade ne sera jamais notre allié, quel que soit le parti arrivé premier ou deuxième’’.

’’Nous nous opposerons par les moyens légaux pour qu’il (Wade) retire sa candidature’’, a-t-il dit d’Abdoulaye Wade.

Macky Sall est attendu dans le département de Mbacké le 21 février.

 

Coalition Macky 2012 : Haro sur des fraudes massives dans les centres urbains

Sur au moins deux questions, les propos des coalitions Macky 2012 et les FAL ont la même résonance. Chacune accuse l’autre d’échafauder un plan de fraude et demande à ses électeurs de veiller sur le scrutin. Le directoire de campagne de Macky Sall, en conférence de presse à son QG ce jeudi, fait état d’un projet de Wade de perturber le scrutin par la violence dans les centres urbains.

 

Ce projet de fraude massive dans les centres urbains, fait observer El Hadj Hamidou Kassé, membre du directoire de campagne du candidat Macy Sall, « devrait permettre d’annuler des millions de suffrages exprimés ». L’objectif attaché à cette manœuvre de la coalition des FAL 2012 est de « permettre de proclamer les résultats (en faveur de Me Abdoulaye Wade) dès le premier tour ».

A en croire toujours El Hadj Hamidou Kassé, le président sortant aurait à cœur pour le scrutin du 26 février prochain de « démobiliser l’électorat » auquel il tente de faire croire que « les dès sont pipés ».

Les camarades de Macky Sall déclarent qu’ils se dresseront en « vigies » pour parer à toutes éventualités.

Sur l’idée de report de la Présidentielle qui bourgeonne déjà dans certains esprits, le directoire de campagne rappelle la position de Macky Sall qui est « rigoureusement pour le respect du calendrier de la République ».


La coalition Macky 2012 fait observer par ailleurs que la mission d’observation du président Obasanjo est teintée de médiation. Mais celle-ci ne saurait être acceptée, dit le staff de campagne de l’ancien Premier ministre, que si le camp du pouvoir respecte les règles du jeu.

Ben ABASS (APPEL)

[ Soutien ] Blessé lors des manifestations : La France apporte sa ‘solidarité et ses vœux de rétablissement’ à Youssou Ndour

yuoi.jpgLa diplomatie française veut que ‘l’intégrité physique de tous les manifestants soit respectée’, et appelle le gouvernement du Sénégal ‘à tout faire pour garantir les libertés fondamentales, en particulier la liberté d’expression et de manifestation’.C’est en substance ce que l’on retient du point de presse du porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valéro, appréciant hier la situation au Sénégal.


(Correspondant permanent à Paris) - La blessure de Youssou Ndour lors des manifestations de mardi dernier a fait le tour des médias internationaux. Les médias français n'étaient pas en reste. Des télévisions de grande audience à la presse écrite de grande diffusion en passant les radios, tous ont évoqué cette blessure subie par l'un des artistes les plus célèbres du Sénégal. Maintenant c'est les autorités françaises qui en font cas. Lors de son point de presse, hier, le porte-parole du Quai d'Orsay en fait cas en souhaitant à tous les blessés un ‘rétablissement’. ‘(La France) exprime ses condoléances aux familles des victimes ainsi que sa solidarité et ses vœux de rétablissement à M. Youssou Ndour et à tous les blessés’, a fait savoir Bernard Valéro. Avant de regretter ‘vivement que l’action des forces de l’ordre ait fait des morts et de nombreux blessés parmi les manifestants’.
Le Quai d'Orsay en a profité pour réaffirmer son attachement à la liberté d’expression et de manifestation, comme le prévoit le code électoral sénégalais. La France demande également que ‘l’intégrité physique de tous les manifestants soit respectée’, appelant le gouvernement du Sénégal ‘à tout faire pour garantir les libertés fondamentales, en particulier la liberté d’expression et de manifestation’. Pour les autorités françaises, le Sénégal doit ‘préserver sa tradition démocratique et assurer son avenir dans le cadre d’une campagne faisant toute la part au pluralisme et dans le respect du calendrier électoral’. La France se dit ‘préoccupée par la dégradation de la situation au Sénégal à quelques jours du scrutin présidentiel’.


A trois jours de l'élection présidentielle, la tension reste toujours vive au Sénégal. Certains candidats ont appelé à manifester encore jusqu'au vendredi contre la candidature du président Wade. Une situation, si elle dégénère, pourrait avoir des conséquences sur la tenue du scrutin. D'ailleurs des candidats à cette élection demandent le report du scrutin, estimant que toutes les conditions ne sont pas réunies pour sa tenue. En revanche, d'autres militent en faveur de sa tenue. En tous les cas, Olegun Obasanjo est arrivé à Dakar hier, conduisant la délégation des observateurs de la Cedeao et de l'Union africaine (Ua) pour l'élection présidentielle du 26 février 2012. Il a rencontré des candidats de l'opposition, des dirigeants de la société civile et du Mouvement M23. Il devrait rencontrer hier, la Commission électorale nationale autonome (Cena). Même s'il refuse d'inscrire sans mission dans le cadre d'une médiation, il n'en exclut pas autant. En tous les cas, certains protagonistes le souhaitent vivement pour sortir de ce complexe bourbier sénégalais.

dimanche, 19 février 2012

Sénégal: Le Fichier électoral 2012 est truqué,

lundi, 13 février 2012

Belgique: Anvers dit "non" à Abdoulaye Wade

vendredi, 10 février 2012

SENEGAL 2012:Macky Sall ou le Bon Choix

macky.jpg

Sénégal: Présidentielles 2012, Macky Sall le bon choix

macky.jpg

lundi, 06 février 2012

Le Syndrome de Sangalkam plane sur les élections présidentielles sénégalaises 2012.

Un gouvernement qui tue, est un régime  abdiquant. Un gouvernement qui tire sur le peuple, croupit sur un système en agonie. Telle est la situation du gouvernement sénégalais sous l’ère Abdoulaye Wade – Karim Wade avec un premier ministre comme acteur secondaire.

Le combat actuel du peuple sénégalais est une lutte légitime et de plein droit. Il ne demande que le respect minimum de la constitution pour un pays qui a la tradition d’un Etat de droit et d’un Etat démocratique.

La constitution actuelle sénégalaise ne permet pas à Abdoulaye Wade d’être candidat à la présidentielle 2012. Cette vérité évidente a été prononcée publiquement et mondialement par Abdoulaye Wade lui-même entouré à l’époque par Macky  Sall et Bacar Dia  attestant qu’il a bloqué ses mandats à deux et qu’il n’était dès lors pas possible pour  lui de se présenter en 2012.

Nous avons à plusieurs reprises visionné les vidéos des manifestations à la Place de l’Obélisque pour  constater amèrement comment le mastodonte camion blindé des forces de ‘’l’ordre’’ a foncé sur la population pour catapulter, arracher, écraser, déchiqueter, propulser d’innocents sénégalais pour écourter leur vie. Le peuple est témoin, l’opinion internationale est témoin, Dieu est témoin.

C’est Abdoulaye Wade Jadis, quand il était dans des situations difficiles et d’inconfort lorsque le parti socialiste était au pouvoir, nous rappelait cet interrogation : ’’ Dieu n’  est –il pas le meilleur des juges’’.

Dans ce contexte, c’est le peuple qui les jugera avant le tout puissant et patient les juge. Ce que réclame le peuple sénégalais est un droit fondamental  et inaliénable pour la nation sénégalaise.

Le peuple est plus fort que le gouvernement. Un gouvernement fort est celui qui écoute et entend les doléances de ceux qui les ont portés au pouvoir. Un gouvernement faible est celui qui est sourd et aveugle  aux revendications des masses comme le gouvernement actuel du Sénégal  en abus de pouvoir.

Jusqu’à ce jour, nous n’avons pas encore entendu les condoléances d’Abdoulaye Wade ou de ses acolytes pour des jeunes injustement tués par un système mis en place par le présent régime.

Le peuple sénégalais, s’aura – t –il pardonné un jour ces tortueux qui nous dirigent ?

Alioune DIOP

 

mercredi, 01 février 2012

Abdoulaye Wade tue le sénégalais et marche sur le cadavre au plaisir de son fils Karim Wade

mort.jpg

Wade avait dit "qu'il ne marchera pas sur des cadavres pour aller au pouvoir". D...ésormais c'est clair qu'il est prêt à tuer tous les sénégalais pour conserver son pouvoir. Déjà 4 morts et le discours de son clan rappelle étrangement celui de Gbagbo. Il faut arrêter cette tragédie...Afficher la suite

Pierre Sarkozy rapatrié en France aux frais de l'Etat?

Les voyages de Pierre Sarkozy sont décidément bien mouvementés. Après avoir «miraculeusement» échappé à la mort il y a deux ans au Brésil, le fils du chef de l'Etat a été victime d'une intoxication alimentaire en Ukraine la semaine dernière et a été rapatrié avec un Falcon de l'Etat, révèle ce mercredi Le Canard Enchaîné, cité par Rue 89.

pierr73.jpg

L'Elysée confirme en partie l'information

Pierre Sarkozy, ou plutôt DJ Mosey, était sur le point de mixer dans une soirée privée d'Odessa lorsqu'il a été pris de maux le conduisant à être hospitalisé. Même si, selon Rue 89, le jeune homme de 26 ans ne semblait pas non plus dans un état dramatique, c'est bien un Falcon de l'escadron présidentiel qui est venu le chercher en Ukraine.

L'Elysée a confirmé les faits au Canard Enchaîné, précisant que Nicolas Sarkozy avait «payé par chèque sur ses deniers personnels la somme de 7.632 euros». Sauf que, selon l'hebdomadaire, citant les chiffres officiels du ministère de la Défense, une heure de vol avec un tel avion vaut 5.600 euros, soit un coût total de près de 40.000 euros pour environ sept heures de vol. Par ailleurs, il est normalement interdit à ces avions officiels «de faire concurrence au privé» sauf par «intérêt général», rappelle Le Canard Enchaîné.

Retrouvez cet article sur 20minutes.fr

dimanche, 29 janvier 2012

RECLAMATION DU CANDIDAT MACKY SALL CONTRE LA CANDIDATURE DE MONSIEUR ABDOULAYE WADE

 

Monsieur Le Président et Messieurs les membres du conseil constitutionnel

 

Monsieur le Président,

 

Monsieur Macky SALL, né le 11 Décembre 1961 à Fatick, Ingénieur, demeurant au 87 Fenêtre Mermoz à Dakar, candidat de la coalition Macky 2012 à l'élection du Président de la République du 26 Février 2012

 

A L'HONNEUR DE VOUS EXPOSER

 

Par décision N° 1/E/2012 en date du 27 Janvier 2012, le Conseil Constitutionnel en son article a arrêté et publié, la liste des candidats au premier tour de l'élection du Président de la République du 26 Février 2012 ainsi qu'il suit :

 

« .... la liste des candidats au premier tour de l'élection du Président de la République du 26 Février 2012 est arrêtée dans l'ordre qui suit :

 

Moustapha Niasse

 

Macky Sall

 

Idrissa Seck

 

Abdoulaye Wade

 

Mor Dieng

 

Cheikh Tidiane Gadio

 

Cheikh Abiboulaye Dieye

 

Doudou Ndoye

 

Djibril Ngom

 

Ibraima Fall

 

Ousmane Tanor Dieng

 

Diouma Diakhaté

 

Oumar Khassimou Dia

 

Amsatou Sow Sidibé

 

Que sur le fondement des dispositions des articles LO 122 du code électoral combinées à l'article 2 de la Loi Organique 92-23 du 30 Mai 1992 modifié par la Loi Organique 99-17 du 17 Février 1999, le candidat Macky Sall entend par la présente requête se prévaloir de son droit de réclamation aux fins d'invalidation de la candidature de Monsieur Abdoulaye Wade.

 

Il résulte de l'article LO 122 du Code Electoral que « Le droit de réclamation contre la liste des candidats est ouvert à tout candidat.

 

Les réclamations doivent parvenir au Conseil Constitutionnel avant l'expiration du jour suivant celui de l'affichage de la liste des candidats au greffe ;

 

Le conseil constitutionnel statue sans délai »

 

Au demeurant l'article 2 alinéa 1er de la Loi Organique 92-23 du 30 Mai 1992 sur le conseil constitutionnel modifié par la Loi 99-71 du 17 Février 1999 prévoit que le Conseil Constitutionnel reçoit les candidatures à l'élection présidentielle, arrête la liste des candidats statue sur les contestations relatives aux élections du Président de la République et des députés à l'assemblé nationale et proclame les résultats.

 

Au vu des dispositions sus visées, il échait de déclarer recevable la présente réclamation et d'y faire droit.

 

I EXPOSE DES FAITS

 

Monsieur Abdoulaye Wade, Secrétaire Général National du Parti Démocratique Sénégalais, avait pris des engagements politiques portés par la coalition CA 2000 par lesquels il prônait :

 

La limitation du renouvellement mandat du Président de la République à un (1),

 

La durée des mandats à cinq (5) ans

 

C'est sur la base de ces engagements politiques qu'il a fait une campagne électorale en 2000 pour être élu au 2e tour des élections le 19 Mars 2000.

 

Aussitôt après son élection Monsieur Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal engagea dans ce sens une réforme de la constitution pour mettre en œuvre ses promesses électorale.

 

Après son élection en 2000 sous l'empire de la constitution de 1963, le Président Abdoulaye Wade soumis au peuple Sénégalais par référendum une nouvelle constitution qui entra en vigueur le 22 Janvier 2001.

 

Ces engagements politiques se sont traduits expressément dans la nouvelle constitution ainsi adoptée à travers les articles 27 et 104.

 

Elu en 2000 pour un mandat de 7 ans, le président Abdoulaye Wade fut réélu en 2007 pour un mandat de 5 ans prévu par la nouvelle constitution.

 

C'est ainsi que juste après son élection de 2007 lors d'une conférence de presse, il déclara « je ne peux plus me représenter pour un autre mandat car j'ai verrouillé la Constitution et j'ai bloqué le mandat à deux ». ( SOUS COTE 1 CD AUDIO)

 

En dépit de tout ce qui précède, Abdoulaye Wade déposa au greffe du Conseil Constitutionnel sa candidature le 24 Janvier 2012 pour le premier tour à l'élection du Président de la République du 26 Février 2012

 

Le conseil constitutionnel, par décision en date du 27 janvier a arrêté et publié la liste des candidats à la dite élection sur laquelle figure le nom de Monsieur Abdoulaye Wade.

 

Cette candidature n'est pas valide pour les moyens ci après :

 

II EXPOSE DES MOYENS

 

II-1 SUR LE PREMIER MOYEN TIRE DE LA VIOLATION DE LA CONSTITUTION EN SES ARTICLES 27 ET 104

 

La décision n°1/E/2012 a arrêté dans la liste des candidats à l'élection présidentielle du 26 Février 2012 en y faisant figurer le nom de Monsieur Abdoulaye Wade.

 

Cette candidature de Monsieur Abdoulaye ainsi retenue viole les dispositions combinées des articles 27 et 104 de la Constitution.

 

En effet, l'article 27 de la constitution du 22 Janvier 2001 dispose expressément que « la durée du mandat du Président de la République est de 5 ans. Le mandat du Président de la République est renouvelable une seule fois. »

 

L'article 104 dispose « que le président en exercice poursuit son mandat jusqu'à son terme.

 

Toutes les autres dispositions lui sont applicables ».

 

Aux termes le l'article 104 précité, la nouvelle constitution s'applique immédiatement au mandat du président de la République en exercice, exceptée sa durée qui est maintenue à sept ans, rejoignant ainsi la volonté politique et l'engagement moral de Abdoulaye Wade inspirateur de la Constitution nouvellement adoptée.

 

Qu'il ne fait pas de doute que dans les dispositions transitoires sus visées le constituant a clairement indiqué sa volonté de décompter dans le renouvellement des mandats, le mandat en cours du Président de la République en fonction.

 

Dès lors la seule exception à l'application immédiate de la loi constitutionnelle est expressément limitée à la durée du mandat et non au mandat lui-même qui est déjà décompté dans le renouvellement prévu à l'article 27.

 

Cela est d'autant plus évident que si ce mandat ne concernait pas le mandat du Président en exercice, c'est-à-dire celui de Abdoulaye Wade la disposition transitoire de l'article 104 n'aurait pas sa raison d'être.

 

Au regard de ce qui précède considérant que la nouvelle constitution interdit formellement de renouveler le mandat plus d'une fois, Monsieur Abdoulaye Wade, qui a renouvelé son mandat en 2007, a fait deux mandats successifs et ne peut plus se présenter à l'élection du Président de la République du 26 Février 2012.

 

II-2 SUR LE DEUXIEME MOYEN TIRE DE LA VIOLATION DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 29 DE LA CONSTITUTION- DES ARTCLES LO 116 ET LO 118 DU CODE ELECTORAL ET DE L'ARRETE 000012 DU 5 JANVIER 2012 MODIFIANT L'ARRETE 013225 DU 29 NOVEMBRE 20011 FIXANT LES MODELES DE DECLARATION DE CANDIDATURE A L'ELECTION PRESIDENTIELLE DU 26 FEVRIER 2012

 

Le conseil constitutionnel reprenant l'article 29 de la constitution considère que « toute candidature pour être recevable doit être présentée par un parti politique ou une coalition de partis politiques légalement constituées... » (Considérant N° 2 de la Décision du conseil constitutionnel en sa séance du 27 Janvier 2012).

 

Que cependant, le Conseil Constitutionnel dans sa décision du 27 janvier 2012 a relevé dans son considérant n°9 «... que le 24 janvier 2012 Abdoulaye WADE né le 29 mai 1926 à Saint louis a fait déposer au greffe du conseil constitutionnel une déclaration au terme de laquelle il est candidat à l'élection présidentielle du 26 février 2012 qu'il a reçu l'investiture du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) etde la coalition des Forces Alliées 2012, ..... »

 

Ce constat du conseil constitutionnel à lui seul suffit pour invalider la candidature de Mr Abdoulaye WADE en application des dispositions combinées de l'article 29 de la constitution, et des articles LO 116 LO 118 du Code électoral ainsi que l'Arrêté n° 000010 du Ministre chargé des élections en date du 5 janvier 2012 modifiant l'arrêté 013225 du 29 Février 2011 fixant les modèles de déclaration de candidature à l'élection présidentielle du 26 Février 2012.

 

En effet l'article 29 prévoit qu'un candidat ne peut être présenté à l'élection présidentielle exclusivement que par un parti politique ou une coalition de Partis politiques légalement constitués ;

 

Mieux les articles LO116 et LO 118 confirment le caractère substantiel de la formalité sus visée ;

 

Il résulte des dispositions précitées qu'une candidature ne peut être portée cumulativement par un parti politique et une coalition de partis politiques ;

 

Or l'investiture de Monsieur Abdoulaye WADE, portée par le Parti Démocratique Sénégalais et par la coalition des Forces Alliées 2012 est une violation manifeste des dispositions sus visées.

 

En conséquence l'admission de la candidature de Mr Abdoulaye WADE au double titre de deux organes n'est pas conforme au texte et à la lettre des dispositions des articles 29 de la Constitution, LO116, LO118 et l'Arrêté 000010 du 5 Janvier 2012 ;

 

En conséquence de ce qui précède, il échet d'invalider la candidature de Monsieur Abdoulaye Wade pour violation des dispositions combinées des articles 27 et 104 de la constitution du 22 Janvier 2001, des articles 29 de la constitution, LO 116, LO 118 du Code électoral ainsi que l'arrêté 000010 du 5 Janvier 2012 du Ministre chargé des élection fixant les modèles de déclaration de candidature à l'élection Présidentielle du 26 Février 2012.

 

PAR CES MOTIFS

 

Déclarer la présente requête recevable en la forme

 

ET Y FAISANT DROIT QUANT AU FOND

 

Invalider la candidature de Monsieur Abdoulaye Wade pour les illégalités et les irrégularités ci dessus relevés

 

Et par voie de conséquence retirer le nom de Monsieur Abdoulaye Wade de la liste arrêtée par le Conseil Constitutionnel dans sa décision 1/E2012 du 27 Janvier 2012