lundi, 30 novembre 2009

Après chaque journée de championnat, retrouvez les informations essentielles et les leçons à tirer des rencontres de L1. Ce week-end, Bordeaux a repris son fauteuil de leader en profitant du faux-pas d'Auxerre au PSG. Un revers qui a agacé Jean Fernandez.

Après chaque journée de championnat, retrouvez les informations essentielles et les leçons à tirer des rencontres de L1. Ce week-end, Bordeaux a repris son fauteuil de leader en profitant du faux-pas d'Auxerre au PSG. Un revers qui a agacé Jean Fernandez. Lyon n'avance pas.

L'EQUIPE EN HAUSSE :  : 561852-6975050-317-238.jpg

Bordeaux (1er)

Bordeaux est de retour. Si l'OM s'est montré fatigué après son match à San Siro contre le Milan AC, les Girondins se sont comportés en patron. Sur la lancée de leur belle victoire contre la Juventus (2-0), les Bordelais ont livré une belle copie sur la pelouse de Nancy. Histoire de mettre fin à trois revers de suite à l'extérieur en L1 et à deux défaites de rang en championnat. Résultat : les hommes au scapulaire retrouvent leur fauteuil de leader en profitant de la contre-performance d'Auxerre. "Trois buts sur trois actions de jeu, pour nous, ce n'est que du positif. Etre qualifiés en Ligue des champions nous a ôté une charge psychologique. Nous pouvons nous concentrer sur le championnat. Nous avons atteint notre objectif européen plus tôt que prévu. En championnat, nous devons nous reprendre. Nous restions sur deux défaites d'affilée, c'est inacceptable pour le statut que nous devons assumer", se réjouit Alou Diarra.

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jeudi, 19 novembre 2009

Le ministre de la Justice irlandaise veut rejouer le match

Dermot Ahern demande à la FIFA de rejouer le match retour des barrages perdu par l'Irlande suite à un but de Thierry Henry inscrit de la main.

Il fait appel au conseil d'administration de la FIFA. Le ministre irlandais de la Justice n'est pas aussi fataliste que les joueurs de sa sélection. Pour lui, il faut réagir. Dermot Ahern demande donc offciellement de rejouer le match. "Ils ne l'accepteront sûrement pas. Ils n'ont jamais accepté ce genre de choses dans le football, mais nous devons essayer" déclare le ministre.

Pour lui, "des milliers de jeunes irlandais sont dévastés. Et si on ne rejoue pas le match, on leur explique qu'il faut tricher pour gagner."  Le ministre estime qu'il a d'autant plus le droit de demander à rejouer le match que Thierry Henry a admis avoir fait une main. Un but entaché d'un double hors-jeu et d'une double main. Pour Dermot Ahern, c'est suffisant pour insister. "Nous devons tout mettre en oeuvre auprès du petit monde de la FIFA pour obtenir un match d'appui."

Il était une mauvaise foi

L'équipe de France ne sort pas grandie de sa qualification pour le Mondial 2010, arrachée grâce à la main de Thierry Henry. Feignant de ne pas mesurer l'impact de ce geste, les Bleus le relèguent au rang de "péripétie" selon le mot choisi par Raymond Domenech. Est-ce bien raisonnable?559469-6947321-384-288.jpg

Il est toujours amusant de constater, dans le sport de haut niveau en général et en football en particulier, à quel point le camp qui bénéficie d'une énorme erreur d'arbitrage sait faire preuve de détachement. On pourrait presque s'en féliciter, si les mêmes joueurs et les mêmes entraîneurs, dans la situation inverse, étaient capables de disposer du même recul quand ils sont touchés par une injustice. Sans surprise, les Français n'ont donc pas souhaité trop s'éterniser sur les conséquences de la main de Thierry Henry ayant amené le but de William Gallas, celui de la qualification pour la Coupe du monde.

Sans doute, au fond d'eux-mêmes, ne sont-ils pas fiers de la manière dont ils ont décroché leur visa pour l'Afrique du Sud. Le malaise était palpable au Stade de France, autant que leur joie, légitime, d'avoir évité la catastrophe. Mais à travers leurs réactions après la rencontre, les Bleus n'ont pas forcément contribué à dissiper le malaise, évacuant presque au second plan ce qui apparait comme une incontestable tricherie. Dans le camp tricolore, le ton a été donné d'en haut. Interrogé sur l'action litigieuse, Jean-Pierre Escalettes, le président de la Fédération française, a estimé "qu'au cours de la phase de qualifications, nous n'avons pas eu beaucoup de chance", comme si le piteux dénouement du Stade de France n'était qu'un juste retour des choses.

La conscience et l'honneur

Du côté des joueurs, l'expression la plus usitée fut "ça fait partie du jeu". Justement, non, ça ne fait pas partie du jeu. L'action ayant amené le but qualificatif, à défaut d'être victorieux, appartient à un autre registre. Le plus classe aurait été de le reconnaître, avec une humilité et un peu plus de compassion envers l'adversaire. On retiendra aussi la phrase presque comique de Sébastien Squillaci. "C'est un petit coup de pouce du destin. On dit que ça s'équilibre toujours sur une saison, et ce soir c'est satisfaisant." On ne voit pas bien de quel équilibre veut parler le défenseur tricolore, à moins qu'il feigne de croire qu'il reste 35 matches à jouer d'ici la Coupe du monde. Il serait bon de lui rappeler que, en l'occurrence, la Coupe du monde, pour les Irlandais, est terminée jusqu'en 2014. On peut souhaiter bon courage à Squillaci s'il veut leur expliquer cette notion d'équilibre. Pas sûr qu'il arrive à les convaincre que l'escroquerie du Stade de France n'a fait que compenser le sort plus favorable dont ils auraient bénéficié sur d'autres matches. Car des actions comme celles de Thierry Henry, on n'en voit pas tous les 15 jours, mais une par décennie. Ce n'est pas pour rien si tout le monde, de Dublin à Paris, la rattache déjà dans l'histoire du foot à celle de Maradona lors du Mundial mexicain de 1986.

Au-delà du geste, c'est cette mauvaise foi qui prolonge après coup l'impression de malaise. Elle l'amplifie même. Dans ce même registre, Raymond Domenech a établi un parallèle curieux entre le Serbie-France du mois de septembre et le match de mercredi. "Après le match contre la Serbie, où Lloris s'était fait expulser au bout de 10 minutes, on ne m'avait pas demandé si on avait eu de la chance", a estimé le sélectionneur. Jean-Pierre Escalettes a établi la même comparaison jeudi. Mais comment peut-on comparer le penalty sifflé contre les Bleus à Belgrade, que l'on peut juger sévère mais en aucun cas scandaleux, et la main volontaire de Thierry Henry? Etait-il si compliqué de reconnaitre, simplement, que les Irlandais avaient été volés, sans chercher à ergoter ou à trouver des comparaisons hasardeuses? Parfois, mieux vaut encore le cynisme à la mauvaise foi...

Thierry Henry, à l'inverse de certains de ses camarades, n'a pas pris de détour. Contrairement à Maradona il y a un quart de siècle, l'attaquant du Barça n'évoque pas non plus l'intervention divine pour justifier son geste. Il ne justifie rien, il constate. Oui, il a fait main. Non, l'arbitre n'a pas sifflé. Oui, la France est qualifiée et oui, il est heureux. Il reste que son image sera forcément ternie par cette séquence. En près de 15 ans de carrière au plus haut niveau, Henry n'avait jamais eu l'image d'un tricheur. A juste titre. Désormais, il sera, aussi, associé à cette main. Ce n'est pas une tricherie préméditée, plutôt un "crime" passionnel, dénué de raison. Reste qu'à travers lui, c'est toute le football français qui est éclaboussé. Il faudra vivre avec ça sur la conscience. Mieux vaut une petite tâche sur la conscience qu'une grosse sur l'honneur? Entre le déshonneur d'une non-qualification et la polémique d'un geste à l'encontre de l'éthique sportive, Henry a choisi de s'asseoir sur la morale. Le tout est de l'admettre et de l'assumer. Pour les Bleus, la fin a justifié les moyens. Le plus triste est de se dire qu'ils n'avaient visiblement pas la possibilité de s'en sortir autrement

mercredi, 18 novembre 2009

Qualification 2010 Europe - Henry: "Terminer le travail"

Si la France a pris l'avantage en Irlande (0-1), Thierry Henry affirme que "le plus dur reste à faire" avant le match retour des barrages mercredi (21h00) au Stade de France. Le capitaine des Bleus espère un soutien populaire à la hauteur de l'événement. "C'est important", a-t-il souligné.

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mardi, 17 novembre 2009

Basile Boli en garde à vue !

Si Basile Boli s'est, un temps, beaucoup amusé avec les jeux d'argent, animant avec Didier Roustan la pastille télévisuelle consacrée au Loto Foot, des manipulations financières supposées, dans la réalité, lui valent d'être aujourd'hui en garde à vue ! boli1.jpg

L'ancien footballeur, entré dans la légende en inscrivant l'unique but de la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions en 1993, offrant à l'Olympique de Marseille un titre historique face au Milan AC, est en garde à vue depuis ce matin à la brigade de répression de la délinquance économique de la PJ parisienne, selon une information de RTL, dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet de Nanterre au sujet d'une association dont l'ancien footballeur est le président (Entreprendre et réussir en Afrique).

Alors que cette association a vocation à accompagner le retour des Africains de France dans leur pays, dans la perspective de projets de développement locaux, la justice soupçonne des malversations, portant sur des sommes considérables. Les enquêteurs auraient ainsi relevé des anomalies et constaté que certains postes budgétaires atteignent des sommes extrêmement élevées, comme les frais de gestion ou les salaires.

Après une fin de carrière sans panache au Japon en 1997, Basile Boli s'était reconverti dans les affaires, mais s'était surtout signalé en rejoignant les rangs des supporteurs de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2007 (cette même année, il avait d'ailleurs été nommé secrétaire national de l'UMP en charge du co-développement), après avoir boudé une offre du PS. Le président, une fois en fonction, n'avait pas oublié sa contribution, et lui avait octroyé les insignes de chevalier de la Légion d'honneur par décret, en janvier 2008.

Pour l'heure, pas de détails quant à la prolongation ou non de sa garde à vue.

dimanche, 15 novembre 2009

Le Cameroun qualifié pour le Mondial 2010 : un pari gagnant pour Le Guen

Le sélectionneur camerounais, Paul Le Guen, vient de qualifier, ce samedi, les Lions Indomptables pour la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud. Il remplit ainsi une mission jugée impossible par plus d’un à son arrivée.arton18014-d7039.jpg

Le Cameroun sera présent à la phase finale de la toute première édition de la Coupe du Monde de football organisée par un pays africain. Après une phase éliminatoire très tumultueuse, les Lions ont gagné le pari assez difficile de la qualification.

Tout avait commencé avec l’éviction, en mai dernier d’Otto Pfister, l’ancien sélectionneur allemand des Lions Indomptables. Le vieil homme était accusé d’inertie et d’un manque de compétence avérée. Quand il abandonna la sélection camerounaise en plein regroupement en Belgique, les autorités camerounaises saisirent très rapidement l’occasion pour redonner du sang jeune et neuf à cette équipe qui ne demandait qu’à faire une fois de plus ses preuves. La solution Paul Le Guen était toute trouvée. Et pour la première fois, tous les Camerounais semblèrent faire confiance à l’entraineur.

Mission accomplie pour Paul Le Guen

Au début de la phase éliminatoire Can/Coupe du monde 2010, les Lions étaient à la peine. Le spectre de 2005 planait dans les esprits. Les souvenirs de cette période étaient encore tenaces. Cette année-là, les Camerounais, qui se voyaient déjà en Allemagne, n’ont pas su résoudre l’équation de l’Egypte. Depuis cette époque, l’errance s’était installée dans l’équipe de football nationale.

Les Camerounais sont unanimes. Paul Marie Le Guen a apporté de la sérénité au sein de cette équipe de fauves. Le sélectionneur avait demandé d’entrée de jeu aux autorités camerounaises de lui donner les pleins pouvoirs pour la direction de la sélection. Sa mission était claire : qualifier les Lions indomptables à la Coupe du Monde et à la Coupe d’Afrique des Nations de football en 2010. Les premiers résultats ont été visibles dès la première sortie des Lions. Déjà, les Camerounais jubilaient : « Nous avions une équipe digne, mais l’ancien encadreur n’exploitait pas assez les potentialités des uns et des autres » déclarait, par exemple, un supporteur avisé.

Aujourd’hui, tout porte à croire que Paul Marie Le Guen a su détecter quelques talents, exploiter ceux déjà existants, donner leur chance aux jeunes joueurs et réconcilier les Camerounais avec leur équipe nationale de football. On découvre par exemple Somen à Tchoyi, Samuel Eto’o reprend le brassard de capitaine au grand Rigobert Song, et tout cela se fait sans polémique.

Les atouts de Paul Le Guen sont probablement l’esprit de dialogue, la jeunesse, et cette envie de relever un défi qu’il avait accepté en prenant les rênes de l’équipe camerounaise. Il ajoute désormais un grand point, et non des moindres, dans son curriculum vitae. En 5 mois, il a transformé les Lions indomptables et rempli sa mission avec brio.

L’histoire se répète…

Domenech: "Ce n'est que la mi-temps"

domp.jpgSérieux et concentré après le succès 1 à 0 contre l'Eire en barrage aller du Mondial 2010, Raymond Domenech ne veut pas s'emballer avant le match retour mercredi à Saint-Denis. Le sélectionneur de l'équipe de France souligne l'importance de ne pas se relâcher.



samedi, 14 novembre 2009

L'ultime chance d'Anelka

anelka.jpgA 30 ans, Nicolas Anelka n'a toujours pas disputé la moindre Coupe du monde. Si le barrage face à l'Eire est capital pour l'équipe de France, il l'est peut-être encore plus pour son attaquant. Car cette double confrontation est certainement sa dernière opportunité de découvrir l'épreuve reine.

Pour Nicolas Anelka, c'est l'occasion ou jamais. Présenté dès son plus jeune âge comme l'attaquant français le plus talentueux de sa génération, le natif de Versailles cultive le paradoxe de n'avoir jamais participé à la moindre Coupe du monde avec les Bleus. Le contexte n'a jamais été favorable jusqu'ici pour un joueur à la carrière controversée, mais qui semble avoir enfin trouvé sa plénitude depuis qu'il évolue à Chelsea. A 30 ans, l'ancien Parisien n'a jamais semblé aussi proche de goûter enfin à la grand messe du football mondial. Il est à deux matches de réaliser ce rêve, deux rencontres capitales face à l'Eire. La dernière opportunité pour la France de décrocher un billet pour l'Afrique du Sud. Et pour lui, certainement l'ultime chance de découvrir à quoi ressemble une Coupe du monde.

 

Une épreuve qui se résume pour Anelka à une succession de désillusions jusqu'ici. En 1998, alors qu'il fait le bonheur d'Arsenal, le buteur des Gunners a vu la porte se refermer juste devant son nez. En compagnie de Pierre Laigle, Sabri Lamouchi, Ibrahim Ba, Lionel Letizi et Martin Djetou, il est prié de quitter le rassemblement des Bleus à Clairefontaine, à seulement quelques jours du coup d'envoi de la Coupe du monde en France. En 2002, après un passage compliqué au PSG, il se relance à Liverpool et espère intégrer la sélection de Roger Lemerre. Mais l'ancien adjoint d'Aimé Jacquet lui préfère Djibril Cissé, alors meilleur buteur de Ligue 1 avec Auxerre. Encore raté. En 2006, le destin semble lui tendre les bras après la blessure de ce même Cissé en match de préparation face à la Chine. Mais c'est vers Sidney Govou que Raymond Domenech se tourne alors pour combler la place laissée vacante dans son effectif. Au cours de ces années, Anelka ne faisait pas l'unanimité. Son talent n'était pas remis en cause. Mais ses différents déboires laissaient forcément les sélectionneurs dubitatifs au moment de l'intégrer à leur groupe. Après tout, n'est-il pas le seul joueur de l'histoire à avoir annoncé qu'il ne porterait plus jamais le maillot des Bleus, en 2001, avant de se rétracter ? Les temps ont changé.

 

Ancelotti: "Il est bien plus consistant"

 

Depuis son arrivée à Chelsea en janvier 2008, "Nico" n'est plus le même homme. Plus stable, il semble avoir enfin acquis la maturité qui lui a tant fait défaut depuis le début de sa carrière. Si sa première moitié de saison chez les Blues a été quelconque, la suite n'a fait que confirmer cette évolution de sa personnalité. Meilleur buteur de Premier League l'an passé avec 19 réalisations, il forme le duo d'attaque le plus redouté d'Angleterre avec Didier Drogba cette année. Pour le plus grand bonheur de son entraineur, Carlo Ancelotti, admirateur de longue date d'Anelka. "Je voulais engager Anelka en 1999 quand j’entraînais la Juventus. À l’époque, j’avais parlé avec ses frères, mais nous n’avions pu trouver un accord. Il était très jeune, à peine 20 ans je crois. Maintenant, il joue avec beaucoup plus de personnalité et d’intensité. Il est bien plus consistant. C’est un buteur fantastique pétri de qualités. Il a tout pour lui : il a une bonne détente, est technique, frappe bien dans la balle, se déplace à merveille sur le terrain et marque énormément. Je pense qu’il est sous-coté. Drogba et Anelka sont les meilleurs attaquants de la Premier League et je ne les échangerai pour rien au monde", affirme le technicien italien.

 

Les éloges ne s'arrêtent pas à ses performances en club. Depuis qu'il évolue chez les Blues, Anelka a pris une nouvelle dimension avec les Bleus. Sur le terrain, mais aussi en dehors. Le gamin ingérable a laissé place à un homme plus posé, qui fait l'unanimité au sein du groupe tricolore par ses performances et par son attitude."Il fait une excellente saison avec Chelsea, en Serbie il a fait un match monstrueux. C'est quelqu'un d'assez discret, mais qui est au positif dans le groupe", témoigne ainsi Yoann Gourcuff, manifestement ravi de pouvoir évoluer avec un joueur aussi talentueux. " Nico, j'aime bien jouer avec lui. Je le trouve facilement. Il a un registre de jeu très étendu. Il arrive à la fois à prendre de la profondeur, à demander des ballons dans les pieds. Il est habile techniquement. Le défenseur ne sait jamais ce qu'il va faire. Il peut varier ses enchaînements", souligne le meneur de jeu tricolore. Anelka n'a jamais semblé autant en phase avec son équipe. Les conditions sont enfin réunies pour qu'il découvre la Coupe du monde. Reste ces diables d'Irlandais à écarter. "Peut-être qu’il est écrit quelque part que je ne jouerais jamais de Coupe du monde", avance l'attaquant des Bleus. Ce sera très difficile contre l’Irlande, et l’atmosphère sera un peu folle lors du match aller." Il devra la calmer pour ne pas laisser passer son ultime chance de goûter au Mondial.

Eurosport - Vincent BREGEVIN

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Tennis: Monfils sauve l'honneur à Bercy, Nadal-Djokovic en demie

Gaël Monfils, tête de série n°15, a sauvé l'honneur du tennis français en se qualifiant vendredi pour le dernier carré du Masters 1000 de Paris-Bercy, aux dépens du Croate Marin Cilic, n°12

Plus tôt dans l'après-midi, Jo-Wilfried Tsonga, neuvième mondial, avait subi la loi du deuxième joueur mondial, Rafael Nadal, perdant du même coup son titre et une place aux Masters de Londres qui débuteront sans lui le 22 novembre.

Depuis le début de la semaine, Gaël Monfils se plaignait d'une immense fatigue. A l'heure d'affronter Marin Cilic, elle a laissé place à l'adrénaline et permis au Français, porté par les 14.000 spectateurs du POPB, de s'imposer 3-6 6-4 6-4 en deux heures 22.

"Je ne sais pas ce qui m'arrive. C'est bizarre mais dès que j'arrive en France, devant ma famille, mes potes, le public, je crois en moi. C'est la vérité, au début de la semaine, j'étais mort, la semaine dernière aussi. Depuis Valence, je ne me suis pas entraîné", a-t-il expliqué.

"Mais arrivé ici, je crois en moi, mon niveau de jeu s'élève. Dès que je suis en France, je sors de grands matches."

Et tous ces regards posés sur lui le poussent à faire le spectacle, lui qui adore faire le show. Contre Cilic, il a encore sorti des coups venus de nulle part, qui ont enchanté les spectateurs.

"Le public me booste et plus l'échange dure, plus il est spectaculaire, plus je sais que je vais gagner."

TSONGA BATTU MAIS PAS ABATTU

Pour une place en finale, Monfils rencontrera le Tchèque Radek Stepanek, tête de série n°13, qui a bénéficié de l'abandon de l'Argentin Juan Martin Del Potro, cinquième mondial.

Le vainqueur du dernier US Open a jeté l'éponge alors qu'il était mené 4-0, en raison d'une blessure aux abdominaux qui ne devrait par l'empêcher de disputer les Masters.

"Radek est vraiment en forme, il a un jeu complètement atypique. Il va faire service-volée, il va m'agresser mais j'ai mon petit plan", a dit Monfils.

L'autre demi-finale opposera Rafael Nadal au Serbe Novak Djokovic, troisième joueur mondial.

Nadal a mis fin aux espoirs de Jo-Wilfried Tsonga, qui défendait son titre, une victoire étant la condition sine qua non pour qu'il aille aux Masters.

L'Espagnol s'est imposé 7-5 7-5, tandis que Djokovic, son futur adversaire, battait le Suédois Robin Söderling, tête de série n°9, 6-4 1-6 6-3.

"C'est probablement le joueur qui joue le mieux à ce moment de la saison. Il fait vraiment une bonne fin de saison. Ce sera un challenge pour moi et un bon test", a dit Nadal à propos de son futur adversaire.

"C'est vraiment un grand champion qui joue bien sur toutes les surfaces, un gros bagarreur. Si mon service fonctionne demain (samedi), je pense que ce sera un gros avantage", a estimé Djokovic au sujet de la future confrontation.

Bien que battu, Tsonga n'est pas apparu abattu mais il a été obligé de constater qu'il avait "manqué de réalisme".

"Une fois encore, j'avais ce qu'il fallait pour gagner mais je n'ai pas su saisir les occasions", a-t-il regretté.

Edité par Patrick Vignal

Nicolas Sarkozy puise dans le nationalisme un ressort électoral

zak.jpgMaurice Barrès, nouvelle arme électorale de Nicolas Sarkozy? S'il se veut à rebours du nationalisme barrésien, le chef de l'Etat n'en utilise pas moins les ressorts pour capter un électorat d'extrême droite tenté de rejoindre son giron originel.

En exaltant de nouveau contre toute attente, lors d'un discours jeudi à La-Chapelle-en-Vercors (Drôme), les symboles d'un des maîtres à penser du régime de Vichy (1940-1945), Nicolas Sarkozy a fini de creuser un sillon idéologique dont les ramifications tactiques ne laissent pas de doute.

"Il semble évident qu'il puise en grande partie dans le registre de l'extrême droite et que c'est calculé", souligne Régis Meyran, docteur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et spécialiste de l'identité nationale.

François Miquet-Marty, président de l'institut Viavoice, confirme que l'extrême droite a repris du poil de la bête avec la polémique sur la vie intime du ministre de la Culture.

"Le Front national a réussi un coup médiatique avec l'affaire Frédéric Mitterrand, il est en train de reprendre de la vigueur et une partie de son électorat qui a voté pour Nicolas Sarkozy en 2007 est tenté de revenir aux sources".

Les enquêtes d'opinion dénotent une progression du parti de Jean-Marie Le Pen dans les intentions de vote pour les élections régionales de mars 2010, à environ 9% au plan national.

A l'Elysée comme à Matignon, on se défend de convoquer les thèmes porteurs de l'extrême droite - immigration, sécurité, identité nationale - pour conjurer des pronostics électoraux peu favorables à la majorité.

Un ministre concède toutefois que l'une des préoccupations est d'"éloigner la question d'une résurgence du Front national".

INDIGNE

Accusée par le président de la République d'avoir "peur" du débat sur l'identité nationale lancé le 2 novembre par Eric Besson, la gauche dénonce une "manoeuvre" et un "piège".

"C'est indigne du chef de l'Etat que de laisser penser qu'il y aurait d'un côté des bons Français de droite, et de l'autre côté une opposition qui ne connaîtrait pas l'identité nationale et, sous-entendu, qui ne l'aimerait pas", a estimé vendredi sur i>Télé le député socialiste Pierre Moscovici.

Le sénateur socialiste Robert Badinter a dénoncé sur France Inter une manipulation électorale. "Je comprends très bien que les socialistes refusent de s'y associer", a-t-il dit.

"L'identité nationale, pour moi c'est d'une extrême simplicité: communauté de cultures, communauté de valeurs, communauté de destins", a souligné l'ancien ministre de la Justice. "On n'a pas besoin pour ça d'aller dans les préfectures débattre sous la férule d'un féal du président".

En mars 2007, lors de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait déclaré qu'il ne laisserait pas "le monopole de la nation à l'extrême droite".

Le vocable d''"identité nationale", que récusent notamment ethnologues et démographes, a été introduit dans les années 1980 par Jean-Marie Le Pen, lorsque le FN a pris corps en France.

Jeudi, Nicolas Sarkozy, avec l'appui de son conseiller Henri Guaino, a emprunté au nationalisme de Maurice Barrès en multipliant les variations sur "la leçon de la terre", la "conscience nationale", "la terre et les morts" chantés par l'écrivain du XIXe siècle.

"L'ANTI-FRANCE"

"On comprend l'Histoire de France quand on accepte de vibrer avec le souvenir du Sacre de Reims et d'être ému par le récit de la fête de la Fédération", a déclaré Nicolas Sarkozy.

L'identité catholique - le président français juge que le retrait de la mention des "racines chrétiennes de l'Europe" du traité européen est une erreur -, le culte des ancêtres, de la terre, de la famille parcouraient son discours comme le "Roman de l'énergie nationale" de Maurice Barrès.

"Les caractères propres, ethniques et nationaux, nés de variations séculaires, qui différencient le Français de France de l'étranger, ne sont point des métaphores", écrivait l'écrivain dans "Le système nerveux central", publié en 1899.

Des chercheurs se sont alarmés de l'émergence de "normes identitaires" comme autant d'injonctions propres à exclure - des "reconduites à la frontière" de l'identité.

Une réminiscence de "l'Anti-France" de Charles Maurras, dont on a pu retrouver les accents jeudi dans l'évocation d'une "désintégration civique et sociale", avancent certains. Et d'un jour de 2006 quand Nicolas Sarkozy a dit devant des militants UMP: "Si certains n'aiment pas la France, qu'ils la quittent".

Mais pour le chef de l'Etat, "c'est dans la crise de l'identité nationale que renaît le nationalisme qui remplace l'amour de la patrie par la haine des autres".

En empruntant tout autant au "nationalisme fermé", le "nationalisme des nationalistes" théorisé par Michel Winock, et au nationalisme républicain "ouvert" à la Jean Jaurès et à la Charles Péguy, Nicolas Sarkozy cultive une ambiguïté idéologique à même d'inspirer des ralliements divers.

Edité par Yves Clarisse

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