jeudi, 24 avril 2008
Aimé Césaire : l’adieu de la nation et du pays natal
C’est dans le salon VIP de l’aéroport du Lamentin que s’est exprimé Nicolas Sarkozy à son arrivée à Fort-de-France quelques heures avant les obsèques d’Aimé Césaire.«Je veux dire à tous ceux qui nous écoutent que tous les Français se sentent Martiniquais dans leur cœur, que les 7 000 kms qui séparent la métropole de la Martinique n’ont jamais aussi peu compté», a-t-il confié à la presse. Plusieurs milliers de personnes avaient pris place dans les tribunes du stade Dillon où un «hommage culturel» a été rendu au poète de la «négritude». Beaucoup sont venues en famille, vêtues de blanc, pour dire adieu à Aimé Césaire, décédé jeudi à l’âge de 94 ans. «C’est le père, assisté de ses enfants et petits-enfants», soulignaient des Martiniquais.

Un grand portrait de Césaire, «prototype de la dignité humaine» (selon le mot d’André Breton), ainsi que des extraits de son œuvre, ont été exposés dans le stade, qui vibrait régulièrement aux ovations du public. Une plaque de céramique portant le nom d’«Aimé Césaire (1913-2008)» et les mots «Liberté, identité, responsabilité, fraternité», avait été posée sur le fauteuil destiné au président de la République. Durant l’hommage, des textes d’Aimé Césaire - Et les chiens se taisaient, Calendrier lagunaire… - devaient être dits par des comédiens antillais et africains. De nombreuses personnalités politiques, plusieurs ministres, François Bayrou (Modem) et des responsables du PS, notamment François Hollande, Laurent Fabius, Lionel Jospin et Ségolène Royal étaient présents.
Jeunesse. Mais le seul discours politique que la population réunie au stade devait entendre était celui de Pierre Aliker, compagnon de toujours du poète martiniquais. Il devait rappeler les années d’amitié, de jeunesse, jusqu’au grand âge pour conclure sur un vibrant appel à la nation : «Les spécialistes de l’expression martiniquaise ce sont les Martiniquais.»
Les trombes d’eau qui se sont abattues sur Fort-de-France hier matin n’ont pas arrêté ces derniers. Durant de longues heures, ils étaient encore nombreux à venir saluer leur héros national. Deux jours et deux nuits de veillée où ils se succèdent en file plus ou moins dense mais jamais interrompue, même au plus creux de la nuit, devant le cercueil d’Aimé Césaire. Celui qui voulait éviter le déshonneur de trop d’honneurs aura eu les funérailles nationales des plus grands, après l’hommage des plus petits, ceux qui l’ont accompagné durant cette longue marche dans les rues. Des témoignages écrits aux murs mêmes de la ville, aux grilles de l’ancien hôtel de ville, une litanie de «merci», de souvenirs personnels, de regrets aussi. On brandit une lettre, une photo, réminiscences d’instants, cent soixante ans après l’abolition de l’esclavage, cinquante-deux ans après la départementalisation qui instituait la continuité territoriale et l’égalité citoyenne.
Si toutes les voix clament que l’ancien maire et député appartient à la communauté humaine sans distinction, c’est à la nation martiniquaise et à ses frères de sang de la mère Afrique qu’auront été réservées les prises de parole publique.
Négociations. La mairie a négocié pied à pied avec la famille qui souhaitait que l’ensemble de l’hommage reste intime. Dans les communes, des bus gratuits ont permis à la population de rendre hommage.

On dit la Martinique souffrant d’incertitude identitaire. Elle a prouvé depuis jeudi 17 avril, le jour du décès d’Aimé Césaire, que les graines de responsabilité, d’autonomie identitaire semées avec ténacité par son père spirituel peuvent donner des pousses vives.
10:28 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Aimé Césaire, négritude, Afrique, France, Martinique, décolonisation
jeudi, 24 janvier 2008
Claire Chazal : elle a assisté à la der de Valentino
C'était hier la der de Valentino à Paris. A 75 ans, le célèbre couturier qui a décidé de passer la main a fait un dernier show sous une imposante tente dressée dans les jardins du musée Rodin. De nombreuses stars dont claire Chazal, Uma Thurman et Dita Von Teese l'ont ovationné avec 700 personnes qui pour rien au monde n'auraient manqué les bouleversants adieux de ce prince. 45 ans de création, ça crée des liens...
"C'est bien de partir en beauté", a confié Jean-Paul Gaultier. "S'arrêter ne veut pas dire que l'on meurt surtout quand on est un créatif".
Le groupe Valentino, a été racheté en mai dernier par le fonds d'investissement britannique Permira. Alesandra Facchinetti, ancienne directrice artistique chez Gucci, aura la délicate mission de rajeunir la griffe.
11:24 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 16 novembre 2007
Khady Koita, Prix de la Citoyenneté 2007
Le Prix de la Citoyenneté 2007 de la Fondation P&V a été décerné à Khady Koita, la présidente du réseau européen pour la prévention et l’éradication des mutilations génitales féminines et auteur du livre « Mutilée ». Le Prix de la Citoyenneté de la Fondation P&V est attribué chaque année depuis 2005 à des personnes, des initiatives ou des organisations belges ou étrangères qui s’investissent dans une société ouverte, démocratique et tolérante. Il a été décerné auparavant à Fadéla Amara, alors présidente de l’organisation « Ni Putes Ni Soumises », au maire d’Amsterdam Job Cohen, au chanteur écrivain et artiste plasticien Wannes Van de Velde et au duo de réalisateurs Jean-Pierre et Luc Dardenne
09:34 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 03 avril 2007
L'écrivain marocain Driss Chraibi est mort
RABAT, Maroc (AP) - Driss Chraibi, figure de la littérature marocaine, est mort à l'âge de 80 ans, a annoncé lundi l'agence de presse marocaine. Il était particulièrement connu pour ses écrits sur l'islam, le colonialisme et la condition des femmes au Maroc.
Driss Chraibi s'est éteint dimanche soir dans le sud-ouest de la France, a précisé l'agence MAP.
Il était né en 1926 à El-Djadida, près de Casablanca sur la côte atlantique du Maroc. Il avait déménagé à Paris en 1945 pour y étudier la chimie et demeurait en France depuis lors. Il avait adopté le français comme langue d'écriture.
Driss Chraibi a d'abord travaillé comme ingénieur chimiste, veilleur de nuit et ouvrier avant que sa carrière littéraire ne démarre en 1954 avec la publication de son premier roman, "Passé simple", composition autobiographique critique envers l'islam et la condition des femmes dans une société marocaine pleine de tabous. Il a écrit 18 autres romans, la plupart traitant des problèmes du colonialisme et des souvenirs marocains de l'auteur.
"Il a été le premier écrivain que j'ai lu étant enfant, qui créait des personnages marocains crédibles", a déclaré l'auteure marocaine Laila Lalami, dont le livre "De l'espoir et autres quêtes dangereuses" décrit l'aventure des Marocains qui tentent la périlleuse traversée vers l'Espagne en quête de travail.
Chraibi "était un trésor national et il va beaucoup nous manquer", a-t-elle ajouté.
L'écrivain avait reçu de nombreuses récompenses pour ses ouvrages au Maroc comme à l'étranger. Son corps sera rapatrié au Maroc pour y être enterré. AP
ca/v609
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lundi, 09 octobre 2006
Ce que j'ai vraiment dit à Zidane", Materazzi sort un livre de propositions
Après la chanson, les blagues, les jeux vidéos et les publicités, voici un nouvelle déclinaison du coup de tête le plus célèbre de l'histoire du football: le défenseur italien Marco Materazzi s'apprête à sortir un ouvrage intitulé "Ce que j'ai vraiment dit à Zidane".

"Comme tu vas le comprendre, cher lecteur, je me suis amusé à développer le côté absurde de cette affaire", écrit Materazzi dans l'introduction de son ouvrage, publié par les éditions Mondadori, a révélé dimanche la Gazzetta dello Sport sur son site internet (www.gazzetta.it).
Sur une centaine de pages, le joueur de l'Inter Milan a écrit 249 phrases plus ou moins absurdes, mais parmi lesquelles pourrait pourtant figurer celle qu'il a vraiment prononcé lors de la finale de la Coupe du monde, le 9 juillet à Berlin, et qui a amené le capitaine de l'équipe de France Zinédine Zidane a lui asséner un coup de tête dans la poitrine.
Exemples parmi les 249 propositions:
- "Hé ! Mais il est où exactement le sternum?"
- "Zinédine, qu'est-ce que tu fabriques? Vous n'avez pas encore perdu... et tu t'es déjà arraché les cheveux!"
- "Maintenant je te dis comment se termine (la série télévisée) Lost".
- "Simona Ventura (animatrice de la télévision italienne, ndlr) m'a demandé si tu voulais participer à la prochaine édition de +L'île des célébrités+ (émission de télé-réalité, ndlr)?"
- "Depuis que Foucault est mort, la philosophie française est lamentable".
Selon la Gazzetta, Materazzi versera l'intégralité de ses droits d'auteur à l'Unicef. La sortie de l'ouvrage - dont la couverture, forcément, est une photo du coup de tête - est prévue dans les prochains jours. Le livre devrait être vendu aux alentours de 10 euros
13:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : zidane, coupe du monde2006


