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vendredi, 29 mai 2015

Le Consul Général Alioune DIOP vous invite au Stand Sénégal aux Fêtes Consulaires 2015 de Lyon les 13 et 14 juin à la PLACE BELLECOUR.

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mercredi, 20 mai 2015

Le Meeting de Mariama Kamara Sakher pour Macky Sall ce 17/05/2015 à Lyon

L’UE lance l’opération Navfor Med contre le trafic de migrants

Les ministres européens de la Défense et des Affaires étrangères étaient réunis ce lundi 18 mai à Bruxelles pour donner formellement le feu vert à l'opération Navfor Med. Objectif : décourager les trafiquants d'êtres humains à prendre la mer avec des milliers de migrants dans leurs embarcations, saisir leurs bateaux et les détruire.

 

L’objectif avoué de cette opération baptisée Navfor Med est de casser le commerce des trafiquants d’êtres humains. Cette opération cible les côtes libyennes, considérées comme une plate-forme importante du trafic de migrants. Le but est la sécurisation de la Méditerranée et le sauvetage des émigrés en perdition. Mais d’abord le recueil de renseignements par satellites, radars et surveillance aérienne pour tracer le parcours des filières utilisées par les passeurs.

 

Son quartier général sera établi à Rome. Navfor Med prévoit de déployer des bâtiments de guerre et des avions de surveillance des armées européennes. La France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne devraient ainsi soutenir les efforts logistiques de cette opération.

 

Pas d'intervention militaire en Libye

 

Même si Navfor Med est décrite comme une opération de sécurité et de défense, il est certain qu’il n’y aura pas d’intervention militaire, même ponctuelle, sur les côtes libyennes. La Haute Représentante pour la politique extérieure de l’UE, Federica Mogherini, l’a expressément exclu. Pour l’instant, il n’y aura pas non plus de bâtiments européens dans les eaux territoriales libyennes. Les navires militaires européens seront pour l’instant cantonnés aux eaux internationales ou européennes. Et cela restera ainsi tant qu’une résolution n’aura pas été votée par les Nations unies.

 

Les Européens tentent depuis la semaine dernière de convaincre la Russie de la nécessité de cette résolution. Il semble que si la mention de la destruction des embarcations des passeurs était enlevée du texte, la Russie pourrait lever son opposition. C’est en tout cas ce que disent plusieurs chancelleries européennes.

 

Pour la chercheuse Delphine Perrin, « cette mesure est inadaptée à l'ampleur du problème ». Cette mesure ne fera, selon elle, « que déplacer le problème ». Un scepticisme partagé par le sociologue tunisien Mehdi Mabrouk, sociologue tunisien, qui juge cette opération « contre-productive », car elle pourrait bien dessiner de nouvelles routes de la migration. En parallèle à ce projet, l'UE a triplé les ressources de deux opérations du programme Frontex, l'agence de surveillance des frontières européennes

vendredi, 15 mai 2015

Tentative de coup d'Etat au Burundi

Le général Godefroid Niyombaré, ex-chef des renseignements burundais, a annoncé mercredi la destitution du président Pierre Nkurunziza. La présidence a répliqué que la tentative de coup d'État avait échoué

Le général Godefroid Niyombaré a annoncé, mercredi 13 mai, la destitution du président burundais Pierre Nkurunziza. Ce dernier est en déplacement à Dar es Salaam, en Tanzanie, pour un sommet consacré à la crise ouverte par sa volonté de briguer un troisième mandat au Burundi.

 

"Le président Pierre Nkurunziza est destitué de ses fonctions, le gouvernement est dissous", a annoncé, sur les ondes de la radio privée Insaganiro, le général Niyombaré, ancien chef des renseignements. Celui-ci a été limogé en février après avoir déconseillé au chef de l'État de briguer un troisième mandat jugé inconstitutionnel par ses adversaires politiques.

La présidence burundaise a de son côté affirmé sur Twitter que la "tentative de coup d'État a échoué" et que "la situation est maitrisée".

Thaïs Brouck, envoyé spécial de France 24, a constaté sur place qu'une cinquantaine de militaires, qui refusent de s'exprimer, ont pris position autour des bâtiments de la Radio-Télévision nationale burundaise (RTNB).

Toute la matinée, la police avait tenté d'empêcher des petits groupes de manifestants de se regrouper dans la capitale. Depuis le 26 avril, la police bloque les opposants dans les quartiers périphériques de la capitale Bujumbura pour éviter qu'ils ne convergent vers le centre-ville.

 RFI Au Burundi, la situation évolue rapidement ce mercredi. Alors qu’en Tanzanie, un sommet réunit plusieurs chefs d’Etat pour faire le point sur la crise qui secoue le pays, à Bujumbura, l’ex-chef d’état-major, Godefroid Niyombaré, annonce sur une radio privée la destitution du président Pierre Nkurunziza. La capitale burundaise est le théâtre depuis plusieurs semaines de manifestations contre le président et sa candidature à un troisième mandat.

Les heures sont données en temps universel (TU),

13h15 : jusqu’à la mi-journée, la RPA était coupée sur l’ensemble du territoire. Deux autres radios privées, radio Bonesha et radio Isanganiro, n’émettaient plus ces dernières semaines que dans la capitale. Les signaux de ces trois radios ont été rétablis, ce mercredi, dans tout le pays.

13h05 : selon l’envoyé spécial du Monde au Burundi, Jean-Philippe Rémy, ce sont des militaires qui seraient allés ouvrir la RPA.

13h00 : la Radio Publique Africaine (RPA), très populaire au Burundi, vient de réémettre après 15 jours d’interruption. Elle couvre désormais les évènements qui se déroulent à Bujumbura, ce mercredi.

12h40 : les manifestants chantent l’hymne national, selon notre envoyée spéciale à Bujumbura, Sonia Rolley.

12h37 : sur RFI, le correspondant à Dar es-Salaam, fait part d’une forte agitation en Tanzanie où doit avoir lieu un sommet sur la crise au Burundi. La cérémonie d’ouverture n’a pas eu lieu comme prévu et personne n’a encore vu Pierre Nkurunziza qui devait participer à cette rencontre. Les différents membres des délégations sont tous au téléphone et tentent d’avoir des informations sur la situation sur le terrain.

 

vendredi, 01 mai 2015

Sénégal:Lancement de la carte d’égalité des chances Macky Sall: «Le handicap n’est pas une fatalité définitive »

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky Sall, a présidé ce jeudi 30 avril 2015 à partir de 10h 30 au King Fahd Palace, la cérémonie de lancement de la carte d’égalité des chances pour les personnes handicapées.

Pour rappel, la carte d’égalité des chances est un système de protection sociale défini par l’article trois (3) de la loi d’orientation sociale N°2010-15 du 6 juillet 2010. Elle offre divers avantages aux personnes handicapées en leur permettant d’accéder à des services sociaux de base.

Lors de la déclaration de politique générale du 28 octobre 2013 un objectif de production de 50 000 cartes d’ici à 2017 a été décliné par le Premier Ministre dont 20 000 cartes en 2014.

Ainsi, lil s’agissait, à travers cette cérémonie, de matérialiser un engagement du chef de l’Etat. Un engagement dont le cadrage est bien pris en charge dans le plan Sénégal Emergent, à travers notamment l’axe 3 « Capital humain, Protection sociale et Développement durable ».

Instrument de protection «inspiré par la solidarité, valeur fondamentale dans nos cultures et traditions sociales», cette carte a pout but de promouvoir l’égalité des chances pour favoriser le mérite, l’accès à l’éducation, à la formation et à l’emploi, à la santé et à aux autres services sociaux de base en permettant notamment à ses bénéficiaires d’adhérer à des mutuelles de santé.

La République postule l’égalité de tous, sans distinction d’origine, de naissance ou de condition sociale» - «Nit nit ay garabam»


C’est en ce sens que le Chef de l’État a souligné que c’est un instrument qui est en parfaite «harmonie avec sa vision de développement solidaire et inclusif déjà traduite par les Bourses de Sécurité familiales, la Couverture Maladie Universelle et le pilier 2 du Plan Sénégal Émergent qui accorde une place centrale à l’équité sociale».

Le Président de la République s’est réjoui de la diligence notée dans la constitution des dossiers sur l’ensemble du territoire national et a annoncé la mise en place prochaine d’un Haut conseil à l’égalité des chances au profit des personnes handicapées et d’un Fonds d’appui qui leur sera dédié.

Un Haut conseil à l’égalité des chances et un Fonds d’appui bientôt mis en place

La carte d’égalité des chances incarne ainsi « non seulement la République en lois, mais aussi et surtout la République en actes».


En effet, considérant que «le handicap ne doit guère être vu comme une fatalité qui condamne à la marginalisation définitive », la carte d’égalité des chances permettra de créer les conditions d’autonomisation et d’épanouissement des handicapés dans notre société.


Car, comme l’a si bien compris le Chef de l’Etat, « la République postule l’égalité de tous, sans distinction d’origine, de naissance ou de condition sociale» - «Nit nit ay garabam».

Vers une plus grande synergie dans la gestion de la politique sociale

Soucieux d’une gestion harmonisée et optimisée de la politique sociale le Chef de l’État a dès lors demandé au ministère de l’action sociale ainsi qu’à la Délégation générale à la Protection sociale et à la solidarité nationale de travailler en collaboration pour uniformiser leurs fichiers afin de permettre aux personnes handicapées dont les certificats médicaux sont attestés de bénéficier des bourses familiales.


Le Président de la République a remercié les partenaires techniques et financiers pour leur engagement et les a, par ailleurs, engagé à poursuivre cette collaboration active pour une mise en oeuvre réussie de ce projet social auquel il attache un grand intérêt. Aussi, le Président de la République a-t-il rappelé son attachement particulier à la diligence et la transparence dans le processus de distribution.

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Prenant la parole, le Président intérimaire de la Fédération Sénégalaise des Associations de Personnes handicapées, Monsieur Yatma Fall a remercié le Chef de l’État pour la place donnée aux personnes handicapées dans le Plan Sénégal Émergent, qui selon lui, «comporte un pilier fondamental de lutte contre les inégalités sociales et la promotion du capital humain à travers la mise en place de politiques sociales innovantes».

Par ailleurs, il a fait un plaidoyer en faveurs des personnes handicapées toute catégories confondues et a exprimé sa volonté de les voir siéger dans toutes les instances de décision.
Les quatorze premiers bénéficiaires, représentants les différentes régions du Sénégal, ont reçu chacun des mains du chef de l’Etat, leur carte d’égalité des chances.

La mobilisation des personnes vivant avec un handicap était tellement forte qu’un grand nombre de personne n’a pu accéder à la salle.
Un chapiteau à ainsi été aménagé et le Chef de l’Eta a tenu à y passer pour s’adresser directement à toutes les personnes venues soutenir en masse le lancement réussi de la carte d’égalité des chances.

 

 

Zac Coulibaly

jeudi, 30 avril 2015

Dakar: Pape Diop, le Président de Bok Gis Gis aveugle

pape diopHier Pape DIOP est passé complètement à coté de la plaque. Il dit que gérer la mairie de Dakar, c'est gérer le Sénégal en miniature.Non! vous vous trompez Monsieur le Président de Bok Gis Gis. Vous n'avez rien vu. Pour Gérer la Mairie de Dakar vous avez tout pour ne rien faire et pour gérer la République du Sénégal, vous n'avez rien pour tout faire.

 

Nguélaw Sène

13:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pape diop |  del.icio.us |  Facebook | | |

Sénégal: Les syndicats d'enseignants prennent en otage la jeunesse.

Monsieur Mamadou Lamine Dianté, Coordonnateur du Grand Cadre n'a pas pris ses responsabilités hier devant Mamour Ibra Kane.C'est inélégant de prendre les éléves et les étudiants en otages. Les syndicats sont infestés de politiciens malveillants qui piétinent les lois fondamentales de la civilité. C'est méchant pour ne pas dire hypocrite. Penser aux familles, penser à l'avenir, penser aux jeunes de la nation.

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Nguélaw  Sène

mardi, 28 avril 2015

Migration: Une Responsabilité Partagée par Dr Abdoulaye HASSANE DIALLO

Nous  étions  sur nos terres, lorsque  les  blancs  sont venus  nous  coloniser. La suite  nous la connaissons  : nous  avons   résisté à certains  endroits contre  cette  invasion.Mais , la machine de guerre infernale a eu raison de notre volonté de résistance.Ainsi ,débutera la  longue marche  commune,  parfois en  dents de scie   avec   des  hauts  et  des bas.  Et la langue  étrangère enseignée, viendra  contribuer à nous engouffrer dans la brèche de la colonisation .Pour consolider notre appartenance à cette communauté  étrangère .

                  Le  drapeau  et  l'hymne coloniaux  feront de nous  des sujets français, anglais, lusophones  etc...  au bonheur de ceux  qui se sont  confortablement installés pour nous administrer  en  tentant  de  nous assimiler.  Notre continent sera associé à  toutes  les guerres  coloniales  qui  emporteront  toute  la  fleur de notre jeunesse   avec  des  morts  et  des  blessés  de guerre   faisant  des  veuves,  des  orphelins,  des  malheureux .                   
                  Nous  connaitrons  ensuite  la période  des  indépendances  acquises  dans  des  conditions  diverses. Enfin la gestion de nos États par nous mêmes  qui devrait  conduire à  la création de l'OUA en passant   par des organisations régionales et sous -régionales.
Le   25  Mai  1963 sera créé : l'Organisation  de l'Unité  Africaine   OUA  à  Addis  Abéba  en  Éthiopie .Puis , chemin faisant  le  continent  qui  a  connu  diverses  mutations et  de  nombreux  changements   de  régimes,  de  pouvoirs  militaires  et  civils  à la  faveur  des  coups  d’État  et  des  élections,  va en   2OO3  inaugurer  une  nouvelle  Organisation Panafricaine:  l'Union  Africaine UA qui succèdera à  l' O U A.

                    Mais, ce changement de sigle n'engendrera aucun  changement  qualitatif  auquel  croyaient  les  peuples  .En   dépit   des interminables  Sommets ,  Conférences  et  grandes   rencontres,  les  peuples  feront  face  à de  nombreuses  calamités:  guerres,  sécheresses, famines,   inondations   puis  des coups  d’États  qui  ont  remis  en  cause la stabilité.  Au cours  des  soixante  années  de  souveraineté,  les conditions de vie des  populations  n'ont  pas  positivement  évolué  .Mais elles se sont parfois  dégradées  alors  que  nous continuons  de  nous  arrimer  à la  Banque  de  France ou d'autres institutions bancaires Occidentale  d'où sont   tirés  nos  billets  dont  l'euro qui  a  remplacé  le franc français.Notre  organisation  panafricaine  n'a atteint  aucun  objectif  qui sont : la création  d'une  monnaie  africaine,  d'une force   militaire multinationale,  d'un  passeport panafricain  et  d'un  marché commun  continental.Et pourtant beaucoup  d'eaux  ont coulé sous  le  pont  depuis  les  indépendances.

                          L'eau  manque  tandis que  l'école et  la santé   ne  sont  pas accessibles  à  la  majorité des  populations  qui  s'abonnent  parfois  à  la  débrouille  pour  vivre. La  mondialisation  ne nous a  pas   facilité  les  choses et  a  au contraire  réduit  notre  pouvoir d'achat sur  l'échiquier  international  Et  pourtant,   notre continent  est  riche et dispose  de  beaucoup  d'atouts dont  des  ressources  humaines .  Pourquoi  ce qui  réussit  ailleurs  ne  réussit  avec  nous  et chez  ?    Voici  l'une  des  raisons  qui  poussent  des hommes ,des femmes et de  nombreux jeunes  désespérés  à  tenter  l'aventure en  bravant  tous  les  dangers du  monde  pour aller  à la recherche   d'un  certain  utopique   bonheur .Malheureusement  parce quils  se  retrouvent  au  milieu des océans ,  des  requins  et des  vents  violents  qui  brisent et emportent leurs  embarcations Avec  à  la  clé une  mort   certaine  et brutale  et  des  humiliations  qu'ils  ne  méritent  pas. Ils  deviennent  ainsi  des  parias  sans  le  mériter  et des apatrides  du  jour au lendemain.Victimes des naufrages , ils deviennent le menu  quotidien de  tous  les  plateaux  des  télévisions européennes  (ironie  du  sort) avec  des débats  au cours desquels  aucun africain ni aucune personnalité  diplomatique africaine ne vient  y  participer. On  parle  d'eux  à  longueur  de  journée comme s'ils  venaient  de  déccrocher  la  lune .Nos  dirigeants  ont une responsabilité  certaine  dans  cette  dérive  qui  conduit  des citoyens  à  délaisser ce qu'ils  ont  de meilleur:  leurs  parents, mieux leur pays natal disons  leurs racines.

                    Nous  sommes responsables moralement en  tant  qu'africains  et nous devons chercher   des  solutions rapides  en faisant en  sorte que cette descente  en  enfer  s'arrête  parce qu'il  n'est  pas honorable  pour un pays  de voir sa  population se vider au profit  d'un  saut dans l'inconnu  .Si nous sommes aussi solidaires et tenons à  construire nos Etats pour bâtir un ensemble  continental vivable et viable,  nous  aurions  dû partager  équitablement  nos  revenus  en  faisant   en  sorte  que chaque citoyen  et citoyenne  accède au  moins à  2  repas  par  jour  à  défaut  des 3 .  Il  n'est  pas  normal  que certains  se restaurent  régulièrement alors  que  d'autres  doivent  attendre  des  jours  pour trouver  de  quoi  manger Imaginons quelqu'un qui n'a  son  repas  que  tous  les  2jours  ou  3  jours  . Ce citoyen  va perdre  la  raison  à  défaut de perdre carrément sa  vie.Dommage !
   
                           Le second  responsable  se trouve être  les pays occidentaux,  nos alliés Européens  ou  américains  qui  viennent  bombarder nos pays et  en  tuant  aveuglément  des  innoncents sous le  prétexe  fallacieux qu'on  veut nous  inviter à   la table de  la démocratie  .  Ainsi  nos  peuples subissent  les  feux des armes  que  nous  ne  fabriquons  pas  et  qu'on  vient  expérimenter  sur  notre continent.Nous  laissant  avec  des  plaies,  des  morts,  des  pays défigurés   qu'il faut reconstruire Mais par  comment et  avec  quoi?

lundi, 27 avril 2015

Burundi:Bujumbura à Feu et à sang!

Des violences ont secoué dimanche la capitale burundaise après la désignation du président Pierre Nkurunziza comme candidat de son parti à la présidentielle prévue en juin. Les manifestations ont été durement réprimées par les forces de l'ordre. Deux opposants ont été tués par balle, selon des témoins.

"Nous appelons les habitants de Bujumbura à venir manifester contre le 3e mandat du président Pierre Nkurunziza en plus grand nombre lundi", a lancé dimanche 26 avril Vital Nshimirimana, président du Forum pour le renforcement de la société civile au Burundi, plate-forme d'ONG hostiles à un nouveau mandat du président Pierre Nkurunziza. "La campagne contre le troisième mandat appelle également les parents à ne pas envoyer leurs enfants à l'école et les magasins à fermer toute la journée, en signe de solidarité", a-t-il dit, "pour éviter qu'ils ne soient victimes des policiers burundais qui tirent aveuglement sur la foule".

Cet appel à manifester intervient après une journée marquée par des violences aux cours desquelles deux manifestants ont été tués par balles à Bujumbura, alors qu'ils protestaient contre la candidature du président à un 3e mandat, ont rapporté des témoins.

Journée d’émeutes à Bujumbura

"Nous avions appelé à des manifestations pacifiques et c'est ce qui s'est passé mais la police et la milice du parti au pouvoir ont tiré à balles réelles sur les manifestants", a dénoncé le président du parti d'opposition Frodebu Leonce Ngendakumana.

La désignation de Pierre Nkurunziza comme candidat du Cndd-FDD lors d’un congrès le 25 avril a provoqué une vague de manifestations dans le pays. L'opposition et de nombreux pans de la société civile jugent qu'un troisième mandat du président Nkurunziza serait inconstitutionnel et contraire aux accords d'Arusha, qui ont ouvert la voie à la fin de la longue guerre civile burundaise (1993-2006). La candidature de M. Nkurunziza à la présidentielle du 26 juin "risque de plonger le Burundi dans le chaos", a même lancé samedi l'un des principaux opposants du pays, Agathon Rwasa.

Les heurts ont éclaté le 26 avril en plusieurs points de la capitale, les forces de l'ordre faisant usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau, projetant du liquide teinté de bleu afin de marquer les manifestants. Plusieurs manifestants ont été blessés ainsi que des policiers anti-émeutes, touchés par des jets de pierre alors qu'ils tentaient d'empêcher des milliers de protestataires, venus notamment du quartier nord de Cibitoke, de converger vers le centre-ville.

La police a procédé à une dizaine d'arrestations tandis que le ministre de l'Intérieur Edouard Nduwimana dénonçait des "soulèvements organisés à l'appel de certains politiciens et de la société civile".

Risques de débordements

La population craint désormais une répétition des violences. D'autant que des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure, accusés par l'ONU d'être une "milice" et de multiplier les intimidations et exactions à l'approche des élections, n'ont pas caché leur intention d'en découdre si l'on empêchait leur champion, Pierre Nkurunziza, de se représenter.

Les autorités ont coupé les émetteurs relais des trois principales radios indépendantes, dont la Radio publique africaine (RPA), surnommée la "radio des Sans-Voix" RPA accusées de favoriser l'insurrection en retransmettant en direct les manifestations.

Plusieurs milliers de Burundais ont d'ailleurs déjà fui au Rwanda voisin, terrorisés par les menaces des jeunes du Cndd-FDD qui, disent-ils, traquent les opposants au président sortant

 

dimanche, 26 avril 2015

Fatou Diome Flingue l'Europe


Naufrage des Migrants, Fatou Diome dénonce l... par massthiam1

mercredi, 15 avril 2015

Dakar : L a revue de presse de Serigne Moustapha Mbacké

Presse internationale, mercredi 15 avril 2015. Au menu de cette revue de presse, un nouveau drame de l'immigration clandestine en Méditerranée, le retrait de Cuba de la liste américaine des États soutenant le terrorisme, et la campagne d'Hillary C. aux États-Unis.

 Cette énième tragédie porte à plus de 900 le nombre de morts enregistrés par l'Organisation internationale pour les migrations depuis le début de l'année. Pour les seules journées de dimanche et lundi, les gardes-côtes italiens annoncent avoir porté secours à 42 bateaux chargés de plus de 6 500 migrants. D’après "La Repubblica", l’Italie, où les structures d’hébergement accueillent déjà plus de 80 000 personnes, se retrouve littéralement débordée par ces nouvelles arrivées. Le journal rapporte que le ministre de l’Intérieur, Angelino Alfano, a envoyé une directive aux préfets les appelant à trouver d’urgence 6 500 places d’hébergement supplémentaires, notamment dans le nord et le centre du pays, et que cet appel a provoqué la fureur du patron de la très anti-immigration Ligue du Nord. "La Repubblica" rapporte également que des passeurs ont tiré, lundi, sur deux navires engagés dans l’opération "Triton" - dont le but est de surveiller les routes migratoires vers l’Italie en provenance de Libye et d’Égypte - pour récupérer une embarcation dont les passagers venaient d’être secourus.

 Au menu, également, la décision de Barack Obama de retirer Cuba de la liste noire américaine des États soutenant le terrorisme, annoncée hier par la Maison Blanche. D’après "The Washington Post", le retrait de Cuba de cette liste, sur laquelle elle avait été inscrite en 1982, en pleine guerre froide, constitue un pas décisif vers le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Ne restent désormais plus sur cette liste que l’Iran, la Soudan et la Syrie.

 Le journal officiel cubain "Granma", qui rappelle que le président américain a 45 jours pour faire valider cette décision par le Congrès, évoque un choix "juste", tout en relevant que Cuba se voit retirée d’une liste sur laquelle elle n’aurait jamais dû figurer.

 On reste aux États-Unis, où les premiers pas de Hillary Clinton en tant que candidate à la primaire démocrate pour la présidentielle de 2016 sont scrutés à la loupe. Scrutés par les médias américains, mais pas seulement. Le quotidien anglais "The Independent", notamment, raconte comment l’ex-première Dame, qui a lancé sa campagne à LeClair, dans l’Iowa, s’efforce d’apparaître comme une figure de rassemblement, par-delà les clivages politiques, en tentant d’adoucir son image de femme politique froide et calculatrice.

 Pionnière de la politique américaine, la candidate démocrate va tenter de conquérir l’électorat des jeunes, raconte "The Daily Beast", qui explique que les jeunes électeurs américains "détestent" les républicains, mais n’aiment pas beaucoup non plus Hillary, qu’ils tiennent pour une sorte d’incarnation politique de leur "casse-pied de mère". C’est pour conquérir cette jeunesse qu’Hillary Clinton  doit s’efforcer de paraître un peu moins "vieux jeu", selon le site américain, qui estime que la candidate apparaît plus détendue, plus "cool", je cite, que lors de sa campagne de 2008.

À quoi tient la politique, parfois. D’après Slate, la campagne de l’ex-secrétaire d’État est si bien faite, que même la page d’erreur de son site, la fameuse page 404, est un bijou d’humour et de second degré

 Presse Afrique

 Après huit mois de négociations, l’accord de paix d’Alger sur le Nord-Mali est toujours dans l’impasse. La CMA, la Coordination des mouvements de l’Azawad, a finalement décidé de se rendre à Alger ce mercredi. Va-t-elle parapher l’accord, déjà entériné par Bamako ? Rien n’est moins sûr… 

En tout cas, relève L’Indicateur du Renouveau à Bamako, « le gouvernement malien et les groupes armés de la plate-forme, invités par l’équipe de médiation internationale, ont confirmé leur participation. Ils ont leurs billets d’avions des autorités algériennes qui maintiennent la cérémonie ce mercredi donc, malgré les agitations des membres du MNLA. » 
En effet, le MNLA ne veut pas signer l’accord en l’état, mais les autres membres de la plate-forme, HCUA et MAA, seraient prêts, eux, à signer, pointe encore L’Indicateur du Renouveau. C’est pourquoi le MNLA va se rendre à Alger pour discuter avec ses alliés. Et de son côté, affirme encore le quotidien malien, « l’Algérie espère que les deux mouvements HCUA et MAA vont parapher l’accord et isoler ainsi le MNLA. »

Cafouillage…

« Paraphe de l’accord d’Alger : confusion et cafouillage au sein de la CMA », s’agace pour sa part Le Reporter, autre journal malien. « À quoi jouent les irrédentistes rebelles du MNLA et leur bande de criminels et de narcotrafiquants ? C’est la question qui taraude actuellement les esprits de nombre de Maliennes et de Maliens qui aspirent à la paix. (…) D’aucuns susurrent, poursuit Le Reporter, qu’il y a une menace d’implosion au sein de la CMA et certains mouvements seraient prêts à parapher l’accord d’Alger, tandis que d’autres s’y opposeraient catégoriquement. Un cafouillage monstre ! La Coordination des mouvements armés de l’Azawad se dirige vers son éclatement, estime le journal malien, car rien ne va plus entre les différents groupes armés qui la composent. Notamment entre la branche politique et celle dite militaire. (…) Et la communauté internationale dans tout ça ?, s’interroge par ailleurs Le Reporter.

Amorphe et apathique, elle assiste en spectatrice à la scène troublante que nous livre la CMA. Et pourtant, au lendemain du paraphe de l’accord d’Alger par le gouvernement et les groupes armés pro-Mali, elle avait martelé sur tous les toits qu’elle ne tolérerait plus les comédies de la CMA et qu’en cas de refus, elle prendrait de lourdes sanctions contre les responsables de la plate-forme. Que va-t-elle faire maintenant avec cette volonté manifeste des bandits armés à ne plus aller vers la paix ? Nous attendons de le savoir… »

En tout cas, même si elles reprenaient, les négociations seraient « très difficiles », estime Jeune Afrique. Car les positions des deux parties sont totalement antagonistes… « Pour Bamako, il faut tout faire pour montrer à la médiation internationale que les mouvements de l’Azawad ne sont que des narcotrafiquants qui ont pactisé un moment avec les terroristes d’Aqmi, et donc qu’il ne peut pas y avoir de vraie discussion avec eux. Les mouvements armés, eux, veulent montrer qu’il n’y a plus d’avenir commun avec Bamako, compte-tenu des exactions de l’armée malienne sur les civils et du retard acquis dans le développement du Nord par rapport au reste du pays. En un mot, conclut Jeune Afrique : c’est l’impasse. »

Métastase…

En attendant, relève Le Pays au Burkina, « le terrorisme se métastase au Nord-Mali, (…) avec des attaques sporadiques menées par des groupes armés tantôt contre les forces de la coalition, tantôt contre les troupes maliennes, comme pour rappeler à la conscience collective que le problème du Nord-Mali reste entier. » Il y a donc « urgence à trouver une solution au problème malien, poursuit le quotidien burkinabé. Si difficile, fût-elle. Cela passe par une reprise du dialogue entre les différents protagonistes de la crise. Autrement, laisser les choses en l’état, ce serait pécher par faiblesse ou par impuissance et prendre le risque d’aller vers un pourrissement de la situation. (…) Autrement, ce pays risque de s’installer inexorablement et irrémédiablement dans le chaos total, surtout que les ressources se font de plus en plus rares, et que le chômage grandissant de la jeunesse en fait un terreau fertile de recrutement pour les marchands d’illusions, sans oublier l’incurie d’une certaine classe dirigeante.

En tout état de cause, conclut Le Pays, il y a lieu de croire que tant que cette question du Nord ne sera pas résolue, Kidal restera une porte d’entrée pour le terrorisme au Mali. Au-delà, l’on peut même dire que tant que le foyer de son voisin libyen ne sera pas éteint, le Nord-Mali risque d’être pour longtemps encore une terre d’accueil pour les terroristes de tous poils. Et le Mali n’aura pas la paix. »

 "Un mariage de raison"

 À la une de la presse française, ce matin, l’ouverture de négociations entre le géant des télécoms finlandais Nokia et son concurrent français Alcatel-Lucent, en vue du rachat de ce dernier.

 "Alcatel-Lucent se vend à Nokia pour sauver son destin", titrent "Les Echos", qui annoncent que l’opération va donner naissance au numéro un des équipementiers télécoms dans le monde. Le journal explique que "les équipementiers n’ont pas d’autre choix que de s’unir pour être capables de résister au rouleau compresseur chinois".

 "Avec Alcatel, la France perd un nouveau fleuron industriel", regrette "Le Figaro". "Le pari d’un rapprochement avec Nokia, autre éclopé des télécoms, ne donne évidemment pas toutes les garanties de succès", mais "il ouvre à Alcatel d’autres perspectives que celles de lutter en permanence pour sa survie", constate le journal.

 Le gouvernement assure avoir reçu des engagements de la part de Nokia, et qu’il n’y aura aucun licenciement en France. "Le Parisien", qui évoque "un mariage suivi de très près par l’Elysée", fait part toutefois des inquiétudes des salariés, qui s’alarment notamment du fait que le rachat par Nokia provoquera "forcément des redondances dans les activités mobiles". "Il faut dire que de nombreux fleurons français sont passés aux mains de groupes étrangers ces dernières années", "pour le meilleur parfois, mais le plus souvent pour le pire", explique "Le Parisien".

 "Le Parisien" rapporte également que François Hollande se rend aujourd’hui et demain en Suisse, pour "prendre acte de certaines évolutions positives", et encourager les banques helvètes à continuer à inciter leurs clients à régulariser leurs situation auprès de l’administration fiscale française.

 À noter, également, cette enquête du "Monde", qui revient sur les méthodes de Terra Fecundis, une société d’intérim espagnole qui fait travailler chaque année dans les campagnes françaises jusqu’à 5 000 ouvriers sud-américains sous contrat espagnol. "Le Monde" revient sur les conditions de travail de ces ouvriers "qui intriguent depuis plusieurs années l'inspection du travail et la justice". Le journal raconte que tous les ouvriers de Terra Fecundis sont sous contrat espagnol et présents en France sous le statut de travailleur détaché, qui permet de payer les cotisations en Espagne, mais pour lequel le droit du travail français est censé s'appliquer. "Censé", c’est le mot : les salariés rencontrés disent ne pas toucher plus de 7 euros par heure, et que "s'il y a une urgence", ils peuvent travailler "12, voire 14 heures par jour".

 

Enfin, le PSG affronte ce soir l’équipe de Barcelone en quart de finale aller de la Ligue des champions. "Place au rêve", titre "Le Parisien", qui prévient que Pastore et ses coéquipiers vont devoir "se surpasser" pour parvenir à l’emporter à Paris face à Messi et des Barcelonais "au sommet de leur art". "L’heure de vérité", annonce "L'Équipe", qui énonce "10 leçons à méditer pour le PSG afin de battre le Barça". "Paris vaut bien une liesse", titre "20 minutes", qui rappelle que le club parisien "aura besoin d’un grand soutien populaire pour battre Barcelone".

dimanche, 12 avril 2015

"Marine Le Pen est en train de dynamiter" le Front national, estime Jean-Marie Le Pen

L'échange d'amabilités se poursuit entre le père et la fille. "Marine Le Pen est en train de dynamiter sa propre formation", a estimé Jean-Marie Le Pen sur RTL, vendredi 10 avril. Il a réagi aux propos de sa fille, la veille sur TF1. La présidente duFront national a invité son père, jeudi, à arrêter la politique et a annoncé qu'il serait convoqué par le parti en vue d'une procédure disciplinaire. "Bien sûr, je vais me défendre et probablement attaquer", a rétorqué Jean-Marie Le Pen vendredi.5952679.jpg

"Je me demande si ça n'est pas une manœuvre pour essayer de concilier je ne sais pas quelle sympathie ou indulgence de la part du système", a-t-il ajouté. Peut-être un "projet extérieur au FN destiné à le faire rentrer dans le troupeau".

Une candidature dissidente lors des régionales ? 

Et de poursuivre : "Je reste pantois, je ne comprends pas. Elle parle de suicide en ce qui me concerne, mais c'est elle qui se suicide, qui se tire une balle dans le pied en prétendant se détacher de Le Pen. C'est un élément fondamental, si on s'en sépare délibérément, c'est du sabotage", indique-t-il encore.

Sera-t-il malgré tout candidat aux régionales de décembre en Provence-Alpes-Côte d'Azur ? "Je défendrai ma candidature devant le bureau politique, sans trop d'illusions car je sais qu'il a été nommé par Marine Le Pen", répond le président d'honneur du parti. Envisage-t-il une candidature dissidente ? "C'est à voir, je ferai ce qui sera le plus utile à mon pays."

mercredi, 08 avril 2015

Le Président Macky Sall renouvelle le parc de transport routier de Dakar après celui de la Casamance.

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L'ancien maire de Tours se suicide quelques heures avant son procès accusé de mariages douteux dans le monde chinois de sa juridiction.

La lettre d'adieu de Jean Germain ancien Maire de Tours.

Avant le début du procès du sénateur Jean Germain, hier, une lettre d'adieu rédigée par l'ancien maire de Tours avait été découverte.

«Des indications me laissent penser (...) que le parquet va requérir à mon encontre pour des raisons plutôt politiques. C'est insupportable. Autant je peux reconnaître des erreurs, des manques de discernement, autant il m'est impossible d'accepter sans broncher cette forfaiture rendue possible par les actions de Mme Han et les mensonges peureux de M. Lemarchand. Leur conscience les poursuivra», assure Jean Germain dans cette lettre. Lise Han, poursuivie pour «escroquerie» est la principale accusée du procès des «mariages chinois»; Jean-François Lemarchand était, lui, directeur de la société d'économie mixte chargée du tourisme en Touraine. «Je sais le mal que je vais faire, la peine que je vais diffuser à tous ceux qui m'aiment mais on ne peut laisser la chasse systématique aux politiques se dérouler normalement, quotidiennement. (...) Soyez sûrs que je n'ai jamais détourné un centime, que je ne me suis pas enrichi, que j'ai toujours œuvré pour ce que je pensais être le bonheur des Tourangeaux. (...) Je laisse ce courrier à mes proches, qui, je l'espère, pourront comme ça comprendre.»

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mardi, 07 avril 2015

Africa 24 : Knowdys déchiffre les prévisions de croissance de la CEMAC

Africa Diligence] Les pays africains ont fait confiance à des cabinets de grande qualité pour élaborer leurs stratégies d’émergence. Pourtant ceux qui jouent avec les cours du pétrole s’en moquent éperdument. Au micro d’Africa24, Knowdys fait remarquer que l’or noir pèse 60% des PIB du Congo et du Gabon et 80% en Guinée Équatoriale. Extraits.

Le tableau économique dans la zone monétaire d’Afrique centrale n’est pas reluisant en 2015. Des indicateurs économiques sont déficitaires.

La baisse du pétrole, la montée de Boko Haram et la constance de la crise en RCA ont plombé les finances publiques

De 4,4% en 2014, les prévisions de croissance économique pour l’année 2015 au sein de la Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique Centrale (CEMAC) ont été revues à la baisse, à 4,2%. Les indicateurs économiques comme le compte extérieur courant sont déficitaires. Ils sont de -20% contre -9,5% en 2014.
Pour Guy Gweth, fondateur de Knowdys Consulting Group, n°1 du conseil en intelligence économique et due diligence en Afrique, trois principaux facteurs ont creusé les finances publiques des Etats de la région, et la situation n’est pas prête de s’arrêter. Il s’agit par ordre croissant de la constance de la crise centrafricaine, la montée de Boko Haram et la baisse des cours du pétrole.

« Depuis le début de la crise centrafricaine, les échanges entre le pays et ses voisins ont chuté à cause de l’insécurité […] Juste à côté, les activités de Boko Haram entravent sérieusement le commerce intra-régional ainsi que les recettes douanières dans les États touchés», a expliqué Guy Gweth, consultant en intelligence économique chez Knowdys.

Autre raison majeure, sinon la plus importante, la chute des cours du pétrole. « La plupart des pays de la zone CEMAC sont fortement exposés aux variations des cours du brut. Pour bien comprendre ce qui se joue, poursuit l’enseignant de due diligence pour MBA à l’ESG Paris, songez que l’or noir pèse 60% des PIB du Congo et du Gabon et 80% en Guinée Équatoriale… » Du coup, la chute des cours du pétrole impacte négativement les dépenses publiques de ces pays et met à mal leurs plans d’émergence respectifs.

La diversification des économies est la clé, mais il faut ajouter la flexicurité dans les dispositifs de création des richesses

Au rang des mesures prises par la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) pour rassurer les investisseurs, la baisse du taux d’intérêt des appels d’offre à 2,5%, un élément que le Responsable de Doing Business in Africaà Centrale Paris trouve essentiel mais insuffisant. « Il ne faut pas oublier la concurrence internationale, rappelle Guy Gweth. Actuellement, la CEMAC est à la traîne par rapport à la CEDEAO ou à la CEA en matière d’attractivité. »

Que faire alors ? «La diversification des économies est la clé, mais il faut ajouter de la flexicurité dans les dispositifs de création des richesses. La poursuite de la lutte contre la corruption, la sécurité juridique et la simplification administrative notamment peuvent contribuer à assainir le climat des affaires et à accroître l’attractivité de la CEMAC» selon le fondateur de Knowdys.

Guy Gweth prédit qu’il faudra à nouveau baisser les prévisions de la croissance de la CEMAC dans quelques mois « si les finances publiques des États, déjà fortement impactés par les cours du pétrole, continuent d’être aspirées par les questions de sécurité […] Autant que possible, il faut poursuivre les investissements prévus. Ils sont capitaux pour l’émergence des pays concernés».

La Rédaction (avec Africa24)

Forbes : Knowdys décode l’impact économique de Boko Haram

[Africa Diligence] Le magazine qui classe les plus grandes fortunes mondiales ne pouvait pas ne pas s’intéresser au financement du terrorisme et à l’impact économique de Boko Haram. Pour Forbes Afrique, Guy Gweth, fondateur de Knowdys, a sorti la calculette dans le numéro de mars (en kiosque durant le mois d’avril 2015), pages 48-51. Morceaux choisis.

Forbes Afrique : Que peut-on dire de la guerre menée contre Boko Haram?

Guy Gweth : C’est une nouvelle génération de guerre dite asymétrique, marquée par une dissymétrie des moyens (quatre armées nationales contre une seule) et où le cyberespace est un champ de bataille à part entière.

Les vidéos postées par Boko Haram sont diffusées de manière virale et reprises, y compris par les médias d’État qui participent ainsi, malgré eux, à la propagande de la secte islamiste dont l’effet final recherché est de terroriser l’ennemi et de transformer sa faiblesse numérique, à elle, en supériorité stratégique.

Cette guerre qui se déroule au triple niveau du renseignement, de la stratégie et de l’action, nécessite une approche et un entrainement dont seule dispose l’armée tchadienne à l’état actuel des forces. D’où les problèmes de leadership qui ont un temps opposé Abuja et N’Djamena quant à la pénétration des soldats tchadiens en territoire nigérian.

Quels enjeux économiques entourent cette guerre?

Pour cerner les enjeux de cette guerre, au-delà du financement de Boko Haram (qui est un sujet à part), faisons trois observations en nous focalisant sur l’épicentre du problème : le Nigeria.

Primo, si vous observez attentivement: les actions destructrices de Boko Haram sont en croissance exponentielle depuis que le Nigeria est officiellement devenu la première puissance économique d’Afrique. Si rien n’a fondamentalement changé dans les revenus des Nigérians (qui ne sont pas devenus plus riches après ce simple changement de méthode de calcul du PIB), quelque chose a bougé dans leurs perceptions. Citoyens du pays le plus riche d’Afrique, ils demandent logiquement plus à leur État, avec le risque que les laissés-pour-compte n’aillent grossir les rangs des terroristes. Je rappelle que 60% de Nigérians vivent avec 1 dollar US par jour et que 63% de la population ont moins de 25 ans dont 37% au chômage.

Secundo, une observation attentive montre que les États du nord du Nigeria, où Boko Haram a établi sa base arrière, avaient autrefois une économie florissante composée des industries textiles et de l’huile de palme. Ces activités économiques ont atteint leur apogée dans les années 70 avant d’amorcer un déclin que la concurrence internationale a complètement achevé au début des années 90.

Au premier trimestre 2015, les États du nord du Nigeria, Adamawa et Yobe notamment, sont parmi les pays les plus sinistrés du Nigeria, avec des taux de pauvreté qui atteignent 70%. Dans l’État de Borno, berceau de Boko Haram, 83% des jeunes sont analphabètes et 49% d’enfants ne vont pas à l’école. Moins de 2% sont vaccinés parmi les moins de 18 mois et 47% souffrent de malnutrition, d’après les Nations Unies.

Tercio, l’impact sur le tourisme et sur certains investissements infrastructurels est carrément apocalyptique. Plusieurs compagnies d’assurance n’hésitent pas à dire à nos clients « nous ne pouvons pas assurer votre personnel si vous y allez […] La région est trop risquée pour les étrangers. »

La Rédaction (avec Forbes Afrique)

Voxafrica : Knowdys décrypte les ressorts de la dette africaine

[Africa Diligence] Les sages indiens affirment qu’«une dette, une plaie et le feu ne doivent jamais s’éterniser.» Pour Voxafrica, Ababacar Mbengue, HEC PhD, premier Agrégé en sciences de gestion d’Afrique francophone, et CEO de Knowdys Consulting Group, déchiffre « une affaire d’asymétries qui commande l’adoption d’une démarche stratégique globale. »

Contexte historique de la dette africaine

Pour le CEO de Knowdys, n°1 du conseil en intelligence économique et due diligence en Afrique centrale et de l’Ouest, « L’histoire de la dette publique africaine se noue entre la fin de la 2e guerre mondiale et les premières années d’existence des États africains nouvellement indépendants. Cette histoire, poursuit-il, se joue dans la rencontre inégalitaire entre une offre de liquidités financières à la recherche effrénée de nouveaux débouchés et une demande immense de moyens d’assurer un développement économique et social. »

L’excédent de liquidités provient du fait que les institutions de Bretton Woods (en particulier la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement, aïeule de l’actuelle Banque Mondiale) sont supplantées par le Plan Marshall dans la reconstruction de l’Europe et doivent donc trouver de nouveaux marchés.

Cette pression est accentuée par l’arrivée massive des pétrodollars sur le marché financier dans les années soixante-dix. L’Afrique, continent riche des nombreuses matières premières indispensables à la reconstruction et à la croissance économiques des pays du Nord, constitue un marché idéal. Nouvellement indépendants, les jeunes États africains manquent de tout. Leurs besoins d’investissements (infrastructures, structures de santé, d’éducation…) mais aussi de fonctionnement (paiement des fonctionnaires des jeunes administrations, en particulier des militaires et autres forces de l’ordre) sont immenses et urgents.

« Voilà donc un contexte dans lequel des prêteurs potentiels veulent coûte que coûte prêter à des emprunteurs potentiels dont les populations fraichement libérées de la domination coloniale aspirent irréductiblement au développement socio-économique », décrit l’ancien de HEC Paris. C’est là que pointe la première asymétrie et inégalité : alors que les uns se préoccupent fondamentalement de développement, les autres pensent intrinsèquement à des placements financièrement lucratifs.

Conditions de contraction de la dette africaine

L’asymétrie initiale dans les objectifs a conduit les pays du Nord et les institutions de Bretton Woods à pousser à la faute de jeunes États africains aussi inexpérimentés qu’ils étaient exposés à des urgences capitales comme nourrir, loger, soigner ou éduquer leurs populations. Le CEO de Knowdys dévoile que diverses techniques de pression et de persuasion ont alors été mises en œuvre pour obtenir la vente plus ou moins forcée de nombreux projets de développement. Des hommes politiques, des agents spéciaux, des spécialistes de la négociation et du marketing se sont chargés de placer les projets. Souvent surdimensionnés, n’ayant fait l’objet d’aucune expertise sérieuse encore moins d’une contre-expertise par les pays africains bénéficiaires qui ne les maîtrisaient en aucune manière, ces projets dont beaucoup ont été connus sous l’appellation d’éléphants blancs’ avaient pour vocation principale d’employer et de rémunérer de manière extrêmement lucrative les excédents de liquidités des pays et institutions financières du Nord. » Qui plus est, la dette servait essentiellement à faire travailler et à rémunérer des entreprises issues des pays prêteurs, c’est-à-dire que les pays africains s’endettaient pour enrichir les pays du Nord.

Responsabilités des prêteurs et des emprunteurs

Le fondateur du Master « Management en Afrique » dans les universités de Reims et d’Ouagadougou soutient mordicus que si les dirigeants africains ayant contracté la dette de leur pays ont une certaine responsabilité, elle est sans commune mesure avec celle de ceux qui ont procédé aux ventes plus ou moins forcée des projets de développement clés-en-mains et des emprunts qui leur étaient associés. « Les prêteurs, soutient-il, étaient nettement plus informés et outillés que les emprunteurs qu’ils ont littéralement poussés à la faute. »

Bien entendu, des dirigeants africains véreux ont pu profiter à titre personnel du dispositif. D’autres, plus vertueux, s’y sont opposés. Beaucoup parmi eux y ont perdu le pouvoir, voire la vie. De manière indiscutable, la responsabilité ultime est du côté des inventeurs de ce dispositif proprement criminel. « Quel est véritablement le pouvoir de négociation de l’arbre vis-à-vis du bûcheron qui tient la hache ? » s’interroge celui qui est présenté par la communauté universitaire comme l’un des plus brillants stratèges africains de sa génération.

Que doivent faire les Africains maintenant ?

Pour le professeur Ababacar Mbengue, « on peut commencer par ce que les Africains ne doivent pas faire. Passer le temps à attendre que les solutions aux problèmes de l’Afrique viennent des autres. Passer le temps à commenter le film dans lequel les Africains seraient au mieux des figurants. Passer le temps à discuter les intentions et la prestation des acteurs que sont les pays et les institutions économiques et financières du Nord, voire des pays émergents au premier rang desquels la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie, la Turquie… »

Au contraire, les pays africains doivent se positionner comme des acteurs jouant les premiers rôles dans le film mondial, d’autant plus que les scènes principales du film mondial se déroulent désormais en Afrique et concernent au premier chef les Africains. « Les institutions de Bretton Woods, avertit l’ancien du Prytanée militaire de Saint-Louis du Sénégal, n’ont pas été conçues au profit de l’Afrique. Les Africains n’étaient pas présents lors de leur mise en place. Il est tout à fait insensé pour les Africains de porter cette absence ou exclusion initiale comme une sorte de péché originel à expier et à faire expier à toutes les générations africaines à venir ! L’esprit stratégique basique commande de s’affranchir de ce dispositif et de mettre en place un dispositif alternatif conçu dès l’origine dans l’esprit d’un (grand) dessein africain. »

Pour la communauté des pays africains, conclue-t-il, il s’agit de viser l’objectif ambitieux d’émancipation et de déploiement de l’Afrique, d’être intrinsèquement déterminé à atteindre cet objectif ultime, et développer une culture de l’effort et de l’apprentissage continus afin de se donner les meilleures chances d’atteindre l’ambitieux objectif. Au nom des générations futures.

L’émission African Chronicles – Dette africaine – est diffusée en deux séquences sur Voxafrica. La première est parue le 22 mars à 21h, heure française, la seconde est prévue le 26 avril, à la même heure. Découvrir ou redécouvrir la bande d’annonce ICI.

La Rédaction (avec Voxafrica)

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mercredi, 01 avril 2015

Le Président Macky Sall reçoit la plus haute distinction du Royaume wahhabite

Le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, en visite officielle en Arabie Saoudite, a reçu mercredi des mains du Roi Salman, la plus haute distinction du Royaume, le Wistam, ou décoration Roi Abdel Aziz, rapporte la présidence sénégalaise.

Macky Sall a été reçu par le Roi Salman qui l’a accueilli en personne à l’aéroport de Ryad, selon un communiqué transmis à l’Agence de presse sénégalaise (APS). 

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Camps de concentration en israel pour les hommes noirs

C'est avec étonnement et dégout que je vous partage cette vidéo choc, qui surement, changera la vision de beaucoup d'entre-vous concernant cette sois disant super démocratie qu' est israel, pays illégitime qui continu son ascension dans l' oppression et la tyrannie.

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