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mardi, 11 janvier 2011

Après le sabotage des «apéristes »,Macky Sall déclaré persona non grata à Pikine par Aminata Lô ça fait rire

 
LoAMINATALors du meeting des libéraux tenu ce samedi à Anvers, les organisateurs de la rencontre ont mis en cause certains militants du parti de Macky Sall comme étant les auteurs des huées et autres brassards rouges brandis dans la salle.
Lors du meeting, le ministre Aminata Lô et ses proches ont déclaré Macky Sall leader de l’Apr persona non grata à Pikine, leur fief politique. Accusations rejetées par le coordonnateur de ce parti au Benelux. Selon Alioune Diop, l’Apr n’y est pour rien dans ce mouvement de frustrations. Les émigrés, mécontents, ont seulement dénoncé la gestion gabégique du régime de Wade a-t-il dit. Le samedi dernier, le meeting du mouvement « Diaspora Action » a failli être interrompu subitement par un groupe d’émigrés qui posaient leurs doléances, en brandissant des brassards rouges devant les responsables libéraux présents en particulier Aminata Lô, ministre chargé des Relations avec les institutions. Face aux huées et cris, les organisateurs et la délégation du Pds se sont perdus pendant une bonne dizaine de minutes. Evacués au terme de grands conciliabules, ces émigrés sont partis laissant dernière une assistance peu sure d’elle. S’étant concerté avec son mentor Aminata Lô et les membres de la délégation frustrée, Ndiawar Paye, conseiller technique, a averti que le leader de l’Apr Macky Sall sera considéré à partir « d’aujourd’hui » comme persona non grata à Pikine. «Les jeunes libéraux saboteront toutes ses sorties dans la banlieue. Maintenant, nous répondrons coup pour coup à l’endroit de ceux qui tentent de saboter nos meetings et l’œuvre du Président Wade. Depuis la Belgique, j’annonce que Macky Sall sera désormais indésirable à Pikine. Nous n’accepterons plus qu’il mette les pieds là-bas » a laissé entendre le sieur Ndiawar Paye, applaudi par l’assistance. Comme quoi, le bras de fer entre partis, notamment entre le Pds et l’Apr, risque de déboucher sur une violence aux conséquences incalculables. De son côté, le coordonnateur du parti de Macky Sall au Benelux, Alioune Diop a dégagé en touche toutes ses accusations en révélant que les militants d’Apr ne sauraient être les auteurs de tels faits. A l’en croire, si le meeting a pris cette tournure, c’est lié au fait que les émigrés du Benelux, dans leur ensemble, en ont marre des excès du régime de Wade dont il propose tout bonnement le départ.

dimanche, 09 janvier 2011

MEETING DE SOUTIEN A WADE A PARIS : 20 000 euros sèment la zizanie à Paris

Les libéraux de Paris se sont encore donnés en spectacle le samedi 8 janvier en marge du meeting de soutien au président Abdoulaye Wade, organisé par Mme Coumba Touré, présidente du collectif international des femmes sénégalaises de la diaspora. En dehors de la traditionnelle pagaille dans l’organisation, l’argent a comme d’habitude exacerbé les rivalités politiques déjà très vives au sein du PDS en France. A quelques mois de la présidentielle, ce n’est pas un hasard si le processus de renouvellement des instances du parti a été stoppé net.
 
Pour les besoins de ce meeting, le président de la République a décaissé 20 000 euros, soit un peu plus de 13 millions de francs CFA pour soutenir Mme Coumba Touré et son association. Ce soutien n’est pas seulement pécuniaire, car une forte délégation a quitté Dakar, tous frais payés. Il s’agit des ministres Awa Ndiaye et ses courtisanes convoyées aussi de Dakar, Mamadou Lamine Keita, Sada Ndiaye et Kalidou Diallo. Pour l’occasion ils étaient accompagnés de l’ambassadeur itinérant Saër Guèye l’agréable (c’est ainsi que le surnomment les femmes que nous avons rencontrées. Allez savoir pourquoi !), des députés Doudou Wade et Amadou Ciré Sall.
 
Ont également pris l’avion pour assister au meeting, Bachir Diawara chef de cabinet du ministre Karim Wade et Grimo Diabaté qui occupe les mêmes fonctions dans le cabinet du ministre Moustapha Guirassy. Pour couronner le tout, M. Léopold Faye, consul général du Sénégal à Paris et son adjointe Mme Athia Niang Aw sont venus prendre place à la tribune d’honneur.
 
Prévu à 15h, le meeting a commencé à 20h. "Ce retard de quelques minutes", selon les mots de Ourèye Thiam Preira, "journaliste" à la RTS et maîtresse de cérémonie n’est pas à mettre sur le compte des nombreux défauts des Sénégalais. En effet, sous l’égide de Mme Awa Ndiaye, une longue réunion a eu lieu à l’Hôtel Derby dans le 7e arrondissement pour réconcilier Mmes Coumba Touré et Athia Niang Aw, responsable des femmes du PDS en France. Il faut dire qu’une enveloppe de 20 000 euros et une forte délégation...eh bien ça fait des jalouses. Avec son association, son programme de logement et le soutien des hautes autorités, la montée en puissance de Coumba Touré gêne Athia Niang Aw. Ce qui la rend un tantinet susceptible.
 
En effet, ses proches indiquent qu’elle n’a pas été informée de l’organisation du meeting et, plus grave, l’enveloppe allait être remise à Coumba Touré sans passer par ses mains. Voilà pourquoi, Athia Niang Aw a failli boycotter le meeting n’eut été l’intervention de la ministre Awa Ndiaye. Au bout du compte, elle a assisté au meeting et a remis officiellement la fameuse enveloppe à Coumba Touré, avant une accolade peu chaleureuse avec sa rivale.
 
Au final, le président de la République a investi 20 000 euros, envoyés à ses frais une délégation de quatre ministres, deux députés, un ambassadeur itinérant, un consul et son adjointe, ainsi que deux chefs de cabinet, pour une salle à moitié pleine. Pour le rapport qualité prix, il faudra repasser. En effet, le Palais des congrès de Montreuil en région parisienne peut accueillir 500 personnes. Les organisateurs du meeting ont disposé exactement 350 chaises dans la salle, dont au moins la moitié etait inoccupée.
 
Comprenant que la mobilisation a échoué, la ministre d’Etat Awa Ndiaye a jugé utile de préciser dans son discours que "le meeting est organisé par une association et non par la fédération PDS de France". Et pour montrer de quoi ils sont capables, les libéraux de Paris vont organiser un grand meeting dans les jours à venir pour sonner la mobilisation en vue de la réélection du président Wade. On verra. En attendant, la présidentielle de 2012 sera "une échéance difficile", selon le député Amadou Ciré Sall, qui ajoute, optimiste, que "la victoire sera au rendez-vous".
 
Réélire Wade en 2012
 
Bachir Diawara, chef de cabinet de Karim Wade, a une petite idée sur la question et même une stratégie : "Nous avons une arme redoutable, c’est le bilan reluisant du chef de l’Etat dans tous les domaines, même s’il y a des dysfonctionnements notamment dans le domaine de l’énergie". Avec les cadres du PDS et de la GC, cet ancien tanoriste et "activiste" à Dakar Dem Dikk envisage d’organiser une conférence pour donner une meilleure visibilité des réalisations, celles en cours, mais aussi celles à l’état de projet.
 
Entre autres sujets, le chef de cabinet du ministre Karim Wade expliquera pourquoi les Sénégalais sont dans l’obscurité après un investissement de près de 1000 milliards de francs CFA depuis 2000 dans le secteur de l’énergie. Il dira aussi pourquoi la banlieue dakaroise a toujours les pieds dans l’eau. Et pour mettre un peu de piment dans la conférence, il commentera les télégrammes de Wikileaks dans lesquels son patron est surnommé "Monsieur 15%".
 
Une autre stratégie pour réélire le président Wade consiste à solliciter la reconnaissance des associations comme celle de Mme Coumba Touré. En effet, le chef de l’Etat lui a attribué un terrain pour un programme de 1000 logements à Tivaouane Peulh. La réalisation de ce projet a été confiée au groupe Namora dirigé par M. Alioune Badara Badiane.
 
Toujours est-il que les heureux bénéficiaires n’ont toujours pas emménagé dans leurs maisons. Mais pour la ministre Awa Ndiaye, "en s’engageant dans le parti, ils ne font que remercier le chef de l’Etat" pour les cadeaux qu’il leur a faits. Autrement dit, ils devront s’en souvenir dans l’isoloir.

vendredi, 07 janvier 2011

Macky Sall tourne en dérision la trouvaille de Wade : ‘De la Goana, je ne retiens que la danse’

La dernière trouvaille de Wade en matière agricole, c’est-à-dire la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana) laisse indifférent son ancien Premier ministre. Pis, elle la ferait marrer. ‘De la Goana, je ne retiens que la danse (Ndlr, popularisée par l’artiste Salam Diallo)’, déclare Macky Sall qui est, depuis quelques jours, en tournée dans la région de Louga. Accompagné d’une forte délégation, il a tenu hier dans le village de Mbédiène un grand meeting politique qui a réuni les villageois des contrées environnantes. Parlant de l'état de dégradation ‘très avancée’ des pistes, Macky Sall relèvera que cela résulte d'une ‘mauvaise politique de l'Etat’. Et la conséquence, c'est ‘la désolation dans le monde rural (qui) a été oublié dans les priorités de l'Etat’. Revenant sur la campagne arachidière, Macky Sall la qualifiera de fiasco. ‘La campagne arachidière est un fiasco total car depuis le 15 novembre, très peu d'arachides ont été commercialisés à partir des points de vente’. Aussi, explique le maire de Fatick, ‘si l'Etat ne peut pas aider les paysans à vendre leurs productions, alors ce n'est plus la peine’. Car, selon lui, ces derniers n'ont accès ‘ni à l'eau potable, ni à l'électrification rurale encore moins aux pistes alors que la chose que l'Etat pouvait faire, c'était de les accompagner dans l'agriculture et dans la commercialisation’.

Mais, à l'évidence, selon Macky Sall, ‘(le gouvernement) manque de volonté réelle pour soutenir socialement les couches les plus défavorisées qui se trouvent en milieu rural’. Et pour cause, avance-t-il, ‘les gouvernants s'adonnent à des activités festives dans les capitales oubliant que l'essentiel n'est pas encore assuré pour le Sénégal’. Et pour l'ancien Premier ministre du président Abdoulaye Wade, devenu aujourd'hui son ‘frère ennemi’, ‘l'essentiel, c'est de boire, de manger mais également la santé pour les populations (...). Dans ces domaines prioritaires de l'agriculture et de l'élevage, tout reste à faire et c'est pourquoi je pense qu'il urge de mettre fin à cette politique de dilapidation des ressources publiques et d'instaurer un nouvel ordre des priorités qui prendra en charge la demande des populations rurales’. C'est ce qui explique, à en croire Macky Sall, sa volonté ’de sillonner le Sénégal des profondeurs pour voir l'état physique du pays et les nécessaires redressements à imprimer’.

"La N-VA n’est plus aussi influente qu’avant"

pict_284381.jpgPour Pierre Vercauteren, politologue, la N-VA n’est plus le rouleau compresseur que l’on a connu l’été. Il y a désormais, dit-il, des raisons d’être optimiste…

2010, une année à oublier ? 2011: l’année de tous les dangers ? Nous avons demandé à Pierre Vercauteren, politologue, professeur aux Facultés Universitaires Catholiques de Mons (Fucam), de nous livrer son analyse.

L’année 2010 a-t-elle été une “annus horribilis” sur le plan politique ?

Je ne suis pas sûr qu’il faille être aussi critique. Des progrès ont été réalisés sur les questions communautaires entre les Flamands qui voulaient une grande réforme de l’Etat et les francophones qui n’en voulaient pas. On montre trop d’impatience. Il faut du temps. Il a fallu 23 ans pour obtenir l’accomplissement de la réforme de 1970 : on ne peut pas imaginer l’obtenir cette fois-ci en quelques semaines. C’est irréaliste. Nous avons bien une urgence pour les questions économiques, budgétaires et sociétales. Mais, par ailleurs, nous avons besoin de temps pour la réforme de l’Etat. De quel côté penchera la balance? Forts de l’expérience de 2007, les partis flamands exigent un accord institutionnel préalable.

D’accord, mais là, depuis 4 mois, la situation est bloquée. La faute à qui ?

Il y a deux éléments. D’un côté, il y a l’exigence flamande, absolue, d’avoir un accord institutionnel avant la constitution d’un gouvernement flamand. De l’autre, il y a la profondeur du fossé entre la conception flamande et francophone de la réforme de l’Etat. Et s’il n’y avait pas la pression des marchés financiers, cela peut durer encore très longtemps.

Les francophones ont-ils mal anticipé l’exigence flamande ?

Ils se sont peut-être un peu bercés d’illusions : on savait que la discussion institutionnelle serait dure, mais on pensait qu’on mettrait en œuvre le plan "C" : un gouvernement d’affaires économiques, sociales et sociétales et, en parallèle, des négociations institutionnelles. Mais les Flamands ne le souhaitent pas.

Les citoyens ont de la peine à trouver du sens, de la cohérence à ces discussions…

Lorsqu’on lit les résolutions votées en 1999 par le Parlement flamand, on ne voit pas un projet politique de fond. Observons que c’est quand même au fédéral que doit se poser le grand débat de la cohérence d’ensemble. Qu’il y ait une participation des Régions et des Communautés, c’est bien normal. Mais cette question-là n’est pas posée. Les francophones ont eux aussi de la peine à définir la manière dont ils entendent organiser leur espace. La difficulté est qu’il y a une telle attente pour cette réforme de l’Etat que, du côté francophone, on finit par suivre et par se dire qu’il faut quand même apporter une réponse. Là, il y a une démarche d’honnêteté. Du coup, on n’a pas le temps de poser le débat sur la cohérence globale.

L’attitude du CD&V semble, aux yeux de plusieurs négociateurs, déterminante et peut expliquer en partie le blocage.

Au CD&V, l’échec historique de 1999 n’a pas encore été dépassé. Le signe le plus visible est la succession très rapprochée de présidents de parti. Aucun d’entre eux n’a tenu de manière durable comme président de parti. Il y a eu Yves Leterme : mais la machine à gagner a duré quatre ans. Le parti est confronté à plusieurs difficultés : l’aggiornamento de son programme, un nouvel équilibre entre les "standen" et la recherche d’une personnalité mobilisatrice. On a le sentiment que la priorité du CD&V est plus de récupérer des électeurs que de redéfinir un projet mobilisateur. Le CD&V est déjà marqué par les élections communales de 2012 et par l’obsession de garder les cartels avec la N-VA. Est-ce comme cela qu’il va retrouver sa personnalité et convaincre ? Je suis perplexe.

Ce lundi, Johan Vande Lanotte dépose une nouvelle note. Un accord à 7 est-il possible ?

S’il n’y a pas de réactions négatives - et les yeux se tourneront une fois encore vers la N-VA -, on poursuivra l’examen de son document. Il faudra tenir compte de plusieurs éléments : l’attitude des marchés financiers qui pourraient nous remettre le couteau dans les reins. L’attitude de l’Open VLD aussi. Car chez les libéraux flamands, on n’est plus à 100 % dans l’attitude qui consistait à dire : on a été sanctionné par l’électeur, ce n’est pas à nous à agir. Certains commencent à se rendre compte qu’il y a peut-être du crédit à retrouver en reprenant des responsabilités ou en servant de recours utile au cas où il apparaît qu’avec la N-VA, il n’est pas possible de trouver un accord.

Aucun parti flamand ne veut gouverner sans la N-VA…

Oui, cela, c’est le discours. Mais en politique, je ne crois pas au "jamais". Moi, j’observe que des lignes commencent à bouger en Flandre. Si la négociation à 7 échoue, le retour des libéraux pourrait se faire au prix de l’éviction de la N-VA. Mais, je le concède, on est dans des spéculations

Bart De Wever répète depuis le début qu’il veut que les libéraux soient à la table.

Oui, mais j’ai du mal à croire à l’hypothèse des libéraux avec la N-VA. Vous allez mettre Bart De Wever face à Olivier Maingain ! C’est l’eau et le feu. Ou plutôt le feu et le feu

Le temps joue-t-il en faveur de la N-VA ?

Je me demande dans quelle mesure le temps ne joue pas contre la N-VA. Il y a, du côté de la N-VA, deux faiblesses majeures : la première, c’est que le succès de la N-VA repose essentiellement sur la personnalité de Bart De Wever. Et aucun homme politique n’échappe aux fluctuations de sa popularité. La deuxième faiblesse, c’est le caractère très composite de son électorat. Seuls 20 % de son électorat le suit réellement dans son objectif d’indépendance de la Flandre. Cela en dit long sur le côté extrêmement volatil de son électorat. Il y a une grande instabilité politique en Flandre. On a assisté, en fait, à une succession de phénomènes "luciole" : Guy Verhofstadt, Steve Stevart, Yves Leterme, Jean-Marie Dedecker et maintenant Bart De Wever

Admettons que Johan Vande Lanotte réussisse à trouver un accord institutionnel à 7, il restera encore tous les autres volets : le budget, l’économie, les dossiers sociaux…

On a déjà vu, dans la coalition violette, qu’il était possible d’avoir des libéraux et des socialistes ensemble. On n’a pas encore fait la preuve qu’il était possible d’avoir la N-VA et des socialistes ensemble sur des questions budgétaires. Car le projet de la N-VA est non seulement indépendantiste, il est aussi ultralibéral.

Il y a donc 4 possibilités : un accord à 7. Encore hypothétique. Un retour des libéraux. Pas à l’ordre du jour. Reste le gouvernement d’urgence ou un retour aux urnes…

Les élections, dans l’état actuel des choses, je n’y crois pas beaucoup. J’observe que sur les 7 partis qui négocient, 6 ne veulent pas retourner aux urnes. Soit parce qu’ils considèrent que des élections n’arrangeraient rien et qu’on perdrait même ce qui a été engrangé. Soit que l’on risque une sanction électorale encore plus forte. Je n’y crois pas non plus. Un recours aux élections risquerait de provoquer des réactions négatives des marchés financiers.

Pensez-vous que la N-VA veuille vraiment un accord ? Agit-elle en ce sens ?

Je suis frappé de voir que la marge de manœuvre de la N-VA s’est singulièrement rétrécie. Quand Bart De Wever indique que le momentum est passé, c’est aussi le momentum pour la N-VA qui est passé. En juillet-août, la N-VA pouvait imposer un agenda ou en tout cas l’influencer de manière décisive. Ce n’est plus cas. Et je pense que l’influence de la N-VA sur les autres partis est de plus en plus limitée. Groen ! et SP.A s’enhardissent de plus en plus. Et le CD&V, même s’il suit la N-VA, ne pourra suivre jusqu’au bout. La N-VA n’est donc plus aussi influente qu’auparavant.

S’il n’y a pas d’accord d’ici quelques semaines, est-il envisageable d’installer un gouvernement d’urgence ?

Bart De Wever, quand il a voulu claquer la porte, n’a pas exclu de soutenir de l’extérieur un gouvernement. Mais ce serait un gouvernement d’affaires urgentes sous conditions. Les Flamands ne voudront pas retomber dans ce qu’ils ont perçu comme un piège : un gouvernement d’un côté et rien sur le plan institutionnel de l’autre. Il faudrait donc, auparavant, qu’on puisse négocier un certain nombre d’acquis institutionnels.

En cas d’accord à 7, qui sera Premier ministre : Johan Vande Lanotte ou Elio Di Rupo ?

Plus Johan Vande Lanotte démontre sa capacité de faire sortir le chariot du bourbier, plus il devient "premier ministrable". Il faut dire que l’expérience qu’a vécue Elio Di Rupo pendant la période de pré-formation l’a rendu très prudent sur cette question du poste de Premier ministre. Je suis moins sûr maintenant qu’il soit prêt à y aller à n’importe quel prix.

Optimiste, finalement ?

Il y a deux ou trois mois, j’étais beaucoup plus pessimiste, je sentais à quel point la N-VA était une sorte de rouleau compresseur qui semblait être dans une situation de gagnant à tous les coups. Maintenant, cela semble moins le cas. La détermination de 6 partis sur 7 d’avoir quand même un accord et leur refus de voir le pays se disloquer - ce qui se vérifie par un nombre croissant de citoyens, y compris électeurs de la N-VA -, tout cela semble indiquer que la survie potentielle de l’Etat belge est possible. Même si 40 des 82 sièges flamands sont occupés par des nationalistes, les Flamands, dans leur majorité, continuent à dire : "on ne veut pas la fin de l’Etat, sacrebleu " !

Une veuve noire du Mexique débarque dans une entreprise du Limbourg

Une araignée venimeuse, une veuve noire, a atterri mercredi dans une entreprise du Maasland, dans le Limbourg. Elle a effectué un voyage depuis le Mexique sur un bateau cargo avec des marchandises.

Deux employés de l'entreprise ont directement pensé avoir affaire à une veuve noire. Des membres du Centre d'Aide à la Nature d'Opglabbeek se sont emparés de l'araignée et ont confirmé qu'il s'agissait bien d'une veuve noire. "Une morsure d'une veuve noire n'est pas nécessairement fatale, comme les gens le pensent souvent", explique Sil Janssen, du Centre d'Aide à la Nature Un expert en araignées va poursuivre jeudi les investigations. Les veuves noires vivent aux États-Unis et au Mexique. En août 2009, la Société Arachnologique de Belgique a lancé une alerté face à une augmentation du nombre de veuves noires en Belgique. Ces araignées voyagent depuis l'Amérique jusqu'au port d'Anvers. Elles pourraient survivre à nos hivers. Le poison d'une veuve noire peut être particulièrement dangereux pour les personnes âgées, les enfants et les personnes ayant des problèmes cardiaques ou en mauvaise santé. Pour les personnes en bonne santé, la piqûre est très douloureuse. Un antidote, qui est disponible au centre anti-poison, peut être administré même plusieurs jours après une piqûre. Les araignées ne sont heureusement pas agressives et il n'y a pas de raison de paniquer, a conclu Sil Janssen.

jeudi, 06 janvier 2011

CHERTÉ DE LA VIE, ENTREPRENEURS DÉMOLIS, CANDIDATURE DE WADE, GUERRE EN CASAMANCE : «Initiative dafa doy»

La candidature «anticonstitutionnelle» de Me Wade à la présidentielle, la cherté de la vie, le tissu industriel laminé, la guerre en Casamance. Voilà autant de maux qui ont poussé, hier, «Initiative dafa doy», avec à sa tête la présidente du Mouvement citoyen, le Pr Penda Mbow, à inviter le peuple sénégalais à bouger.

«Le peuple se meurt à petit feu et nous n'avons pas le droit de continuer à regarder ce spectacle sans rien tenter. Nous devons bouger, car ça suffit». Tel a été l'appel lancé, hier, lors d'une conférence de presse, par «Initiative dafa doy», une nouvelle structure dirigée par la présidente du Mouvement citoyen, le Pr Penda Mbow. «On a remarqué qu'en dépit des nombreuses réflexions, les prises de position dans les médias, le peuple affiche une attitude qui frise parfois le danger : c'est le détachement, voire l'indifférence», explique le Pr Penda Mbow. Avant de poursuivre : «Nous devons nous mobiliser autour des trois objectifs suivants : le coût de la vie, la crise casamançaise et la candidature de Wade, pour enfin renouer avec l'action militante, réconcilier le peuple et ses élites». «Initiative dafa doy» déplore que l'entrepreneur et le travailleur du secteur informel ne font plus rien depuis que l'électricité est devenue une denrée rarissime, hors de portée et que leurs affaires ont totalement périclité». Le Pr Penda Mbow et ses camarades dénoncent aussi le fait que «le tissu industriel (soit) laminé» et que «les entrepreneurs comme le grand patriote Bara Tall (soient) démolis par l'État du Sénégal».

«Jamais le Sénégal n'a connu un avenir aussi incertain» La présidente du Mouvement citoyen déclare qu'on ne peut pas continuer à «accuser les partis de l'opposition devant les souffrances et les manquements». «Une opposition ne fait bouger les lignes que lorsqu'elle s'appuie sur un mouvement social fort. Or, les syndicats sont devenus des organisations de séminaristes, s'ils ne se battent pas pour des élections de représentativité. Si on supprimait aujourd'hui les syndicats, cela ne changerait absolument rien à la situation des Sénégalais», soutient-elle. À son avis, «il est temps de faire la jonction entre les différentes forces sociales pour sauver l'homo senegalensis, avant qu'il ne disparaisse à jamais». Pour ce qui est de la candidature de Me Wade à la présidentielle, le Pr Penda Mbow martèle : «Ça suffit ! Il n'a plus la force de mobiliser les énergies. Il doit aller se reposer au Point E. Ce n'est pas en proposant un palliatif que les choses vont s'arranger. La famille n'est pas préparée à assumer ce rôle, et en plus, nous ne sommes pas dans une monarchie de droit divin». À l'endroit du chef de l'État, le Pr Mbow affirme : «L'histoire retiendra que vous êtes le premier président à être élu démocratiquement en Afrique. Mais, vous avez plutôt préféré la politique politicienne. Vous nous avez maintenus dans la médiocrité, vous n'avez pas su vous élever pour bâtir les consensus absolument nécessaires, pour faire face aux énormes défis qui nous interpellent. Jamais le Sénégal n'a connu un avenir aussi incertain. Le Sénégal utile échappe aux Sénégalais». Quant au conflit casamançais, «Initiative dafa doy» déclare qu'«il est temps d'organiser une Conférence nationale pour en faire la priorité des priorités des Sénégalais. Ce conflit n'a que trop duré, et malheureusement, on a tendance à le banaliser».

mercredi, 05 janvier 2011

Karim Wade sème le doute sur son avion : Madiambal Diagne persiste et signe

diagne.jpgDes nouvelles de la sommation interpellative de Karim Wade envers Madiambal Diagne le patron du groupe Avenir Communications. Le patron du Quotidien dont l'hebdomadaire Week-end a publié des informations sur l'avion du "prince" a confirmé tous ses écrits. «Tout le monde peut attester de la fiabilité de nos informations. Pour vous dire qu’on a même jusqu’aux photos des pilotes. On attend la suite», a attesté le patron de Avenir communication. 

En réalité, Karim Wade ne semble pas vouloir aller en procès. "Il vise à faire peur à la presse car pour la première fois des informations sérieuses ont été publiées sur cet avion. Il veut que personne ne parle plus de l'avion", dit ce journaliste à politicosn.com.

Les jeunes de Macky Sall descendent le Chef de Cabinet de Karim Wade

Sans commentaires, nous vous proposons la déclaration des Jeunes de l’Apr qui ont tenu un point de presse cet après midi.

L’année 2010 aura été, pour l’écrasante  majorité des populations sénégalaises, une des années les plus sombres de leur existence. Un pouvoir cruel, miné par de graves crises, leur a fait subir d’indicibles souffrances à tous les niveaux et Secteurs d’Activités. Comme pour témoigner de ce choix d’oppression de nos vaillantes populations, le pouvoir, par la voix de son monarque centenaire en chef, ne s’en émeut guère ! Le discours que le Président de la République a tenu le 31 décembre 2010, l’avant – dernier de son règne, est une offense aux Sénégalais, un mépris ostensible de notre peuple et un bréviaire de « Promessiologie », dont le Président Wade est l’exclusif titulaire de Chaire. Aveugle sur les difficultés extrêmes de nos Compatriotes, sourd – muet sur la grave situation qui prévaut en Casamance, irrespectueux à l’égard de nos Soldats morts récemment dans ce conflit, dont il n’a daigné s’incliner devant leur mémoire ou encore, présenté ses condoléances à la nation et aux familles éplorées, Wade a touché le fond.

Pourtant, c’est au moment où ses sbires n’ont droit qu’à l’hibernation politique et au mutisme, discrédités qu’ils sont, qu’un cri lugubre est monté vers le ciel subitement assombri, provenant d’un sinistre individu : Bachir DIAWARA de son nom, « BEUKK NEKK », « AL TOPPE » et « SURGA » de Karim Meïssa Wade, de par ses fonctions.

Décidément, l’Histoire est scandée de surprises cocasses. Car, il est surprenant de voir des matamores de second ordre que les hasards de la vie ont fait découvrir des mondes au –delà de leurs rêves même les plus fous, s’autoriser à investir une sphère aussi compliquée que le monde politique. Bachir – la – Gaffe, porteur d’eau et militant repenti du Parti Socialiste, a osé réclamer, des populations de Louga, des questions à poser au Président Macky SALL en tournée politique dans cette Région, notamment sur son « Bilan », lors de son passage aux Affaires. Les populations du Sénégal n’ont pas attendu ce cri d’orfraie d’un guignol baveux pour savoir qui est Macky SALL. Le Leader National de l’APR, très tôt, dès la fin des années 80, a pris faits et causes pour le « SOPI ». Sa compétence et son sérieux, lui ont valu la Présidence de la CIS avant que ne survint l’Alternance politique dans notre pays. Ses valeurs intrinsèques, ses talents, sa rigueur et ses qualités d’Homme d’Etat majeur, lui ont permis une fulgurante ascension politique et institutionnelle, sans précédent dans l’Histoire politique du Sénégal.

Dans toutes les missions à lui confiées, dans tous les Ministères dont il eut la Charge, Macky SALL y a laissé le souvenir d’un Homme intègre pétri de valeurs. A la tête du Gouvernement, il s’est appliqué à conforter les fondamentaux de l’Etat de Droit, à impulser un vigoureux Programme de Développement du Sénégal impliquant et touchant tous les Secteurs d’Activités. Son dévouement à la cause et aux intérêts de notre pays, l’a écarté de toutes formes d’actions mafieuses occultes, de « dépassements budgétaires », de « détournements d’objectifs » ou de gaspillage des Ressources de l’Etat. C’est sous son magistère, que l’Etat du Sénégal connut l’une de ses croissances les plus fortes. Certainement, Bachir DIAWARA ne saurait tenir pareil discours sur celui dont il est le « DUNGURU » attitré. Les Sénégalais attendent toujours le Bilan du plus gros scandale financier de l’Histoire de notre pays. Ils attendent toujours des éclaircissements sur le « SEGURAGATE », sur les détournements des deniers publics opérés dans des Agences frauduleuses dans leur nature et leurs fonctions. Au COSEC, à la LONASE, à l’ASER, à la « Statue de la Honte », au « Terrain de New –York » et plus récemment encore, au FESMAN, Sénégalais attendent des explications sur le pillage organisé des Ressources de notre pays appauvri.

Aujourd’hui, plus que jamais, nos Compatriotes ont le droit de savoir les raisons pour lesquelles, ils n’ont pas l’Electricité en permanence, ils subissent les hausses continues des denrées de base, dont les dernières en date, concernent l’huile et le gaz. Ils veulent savoir pourquoi notre Jeunesse, voyant leurs horizons bouchés, valsent entre « Barça et Barsakh » !

Au bout du compte, Bachir DIAWARA et son mentor doivent plus que des explications, des comptes à notre peuple.

Les rodomontades, la violence, qu’elle soit verbale ou physique, ne sauraient nous ébranler ! Nous avons pris sur nous la responsabilité historique de déchirer la page des Wade ! Ce choix politique majeur, nous le construisons, au quotidien et entendons le valider au soir du 26 février 2012. Sous ce rapport, la COJER se mobilise pour traduire en actes, la grande mission que le Président Macky SALL lui a confiée sur l’ensemble du territoire : la mise en place des Unités de Vigilance Opérationnelles (UVO) et des Bataillons de Volontaires Républicains (BVR), à travers la mobilisation de 200 Jeunes dans toutes les aires administratives de notre pays.

Pour la Convergence des Jeunesses Républicaines

Le Coordonnateur

 

Abdou MBOW

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lundi, 03 janvier 2011

Bruxelles:Un sans-abri retrouvé mort dans une agence bancaire à Anderlecht

Les pompiers de Bruxelles ont retrouvé mort dimanche matin une personne sans-abri dans une agence ING à Anderlecht, avenue Marius Renard. Selon le parquet de Bruxelles, l'homme est vraisemblablement décédé dans son sommeil et le décès n'est donc pas qualifié au stade actuel de suspect. L'homme avait déjà été aperçu précédemment dans cette agence bancaire.

Les pompiers ont été prévenus dimanche matin par un riverain. Celui-ci avait aperçu l'homme couché dans l'agence et était revenu vingt minutes plus tard. Le sans-abri était immobile. Ce riverain a alors alerté les pompiers qui ont constaté que le sans-domicile fixe était décédé. La victime serait un homme âgé d'une soixantaine d'années. Elle avait été vue à plusieurs reprises dans cette agence bancaire. Selon les premières constatations, l'homme est décédé de mort naturelle.

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Décès d'une Rwandaise à Borgerhout: l'époux inculpé d'assassinat

L'homme d'origine rwandaise, dont la femme est morte dimanche matin dans des circonstances suspectes dans leur appartement à Borgerhout, a été placé sous mandat d'arrêt et inculpé par un juge d'instruction du chef d'assassinat. "Le juge d'instruction disposait de suffisamment de preuves que l'homme a tué son épouse", a déclaré Paul Van Tigchelt, porte-parole du parquet d'Anvers.

L'homme âgé de 43 ans comparaîtra au plus tard vendredi devant la chambre du conseil, qui décidera de son maintien ou non en détention.

jeudi, 30 décembre 2010

Bongo aurait financé Sarkozy et Chirac selon une fuite Wikileaks

Selon le quotidien espagnol El Pais qui publie ce mercredi soir plusieurs notes diplomatiques américaines, près de 28 millions d'euros auraient été détournés de la Banque centrale des Etats d'Afrique centrale (BCEAC) par le président gabonais Omar Bongo. Cet argent aurait profité à des partis politiques français, et plus précisément à Nicolas Sarkozy.

Au début du mois de juin 2009, alors qu'un juge parisien venait d'admettre la plainte déposée contre Bongo par Transparence internationale, l'autocrate gabonais s'éteignait dans une clinique de Barcelone. Quatre jours après la mort du dictateur, soit le 12 juin 2009, un haut fonctionnaire de la BCEAC se confiait à un diplomate de l'ambassade américaine de Yaoudé, au Cameroun (siège de la BCEAC). Selon lui :

 « Les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy. »

 « La meilleure manière de voler de l'argent à une banque africaine »

L'argent aurait profité « aux deux camps, mais surtout à droite, en particulier à (l'ancien président français Jacques) Chirac mais aussi Sarkozy. Bongo était le président africain préféré de la France » indiquent les cables.

Des informations en ce sens circulent depuis des années. Dans « Affaires africaines », le journaliste Pierre Péan racontait déjà comment Omar Bongo avait financé, en 1981, les campagnes de Valéry Giscard d'estaing et de François Mitterrand.

 Le document confidentiel remis par l'ambassadrice Janet Garvey à la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton décrit en détail « la meilleure manière de voler une banque » africaine, contrôlée par le clan du président gabonais.

La BCEAC regroupe les réserves des Etats membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale : le Gabon (qui en désigne le gouverneur), le Cameroun (où est situé le siège), la République du Congo, la République centrafricaine, le Tchad et la Guinée Equatoriale.

 L'ambassade pas en mesure de vérifier les accusations de financement politique

Selon le câble datant de juillet 2009, le gouverneur de la BCEAC, le gabonais Philip Andzembe, avait placé en secret 500 millions d'euros dans un investissement à haut risque de la banque française Société Générale.

 Un audit de la BCEAC a été mené et aurait révélé des malversations encore plus larges et plus audacieuses, liées à la hiérarchie des officiels gabonais.

 « L'enquête interne a montré que 36 millions de dollars (environ 28 millions d'euros) ont été détournés via des chèques à des hauts responsables du Gabon ».

 « Cette ambassade n'est pas en mesure de vérifier la véracité de l'accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié du détournement de fonds » conclue le télégramme signé de l'ambassadrice américaine au Cameroun, Janet Garvey.

 Le président Omar Bongo est mort à la clinique Quiron de Barcelonne, le 8 juin 2009, après 42 ans de règne sans partage sur un petit pays riche en pétrole. Son fils Ali l'a remplacé à la tête du pays en août de la même année.

Uemoa : Blé Goudé, prévient : " La Côte d`Ivoire aura bientôt sa propre monnaie"

bagba.jpgLe "général de la rue", Blé Goudé, est allé encore communier avec la jeunesse patriotique de Yopougon. À la place Cp1 de Sicogi. Le leader de la galaxie patriotique a mis en garde l`Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). 
 
L`icône de la résistance patriotique s`explique mal le fait que cette Institution reconnaisse la signature d`Alassane Ouattara. Devant un monde en délire, il a rappelé pour la gouverne des Etats membres de l`Uemoa que la Côte d`Ivoire pèse 46% dans l`économie sous-régionale. Par conséquent, elle est suffisamment aguerrie pour sortir de cette Institution financière qui veut faire maintenant de la politique. " Avec 46% de Pib dans l`Uemoa, la Côte d`Ivoire tient la Bceao. 
 
Le pire qui puisse arriver est que l`occasion est donnée à notre pays de créer sa propre monnaie. Ne vous en faites pas, bientôt, la Côte d`Ivoire aura sa propre monnaie. Car depuis quatre jours, les experts économistes et monétaristes sont au laboratoire pour faire cela", a révélé Blé Goudé. Poursuivant, "Gbapè" a soutenu que des pays tels que le Ghana, le Liberia, l`Afrique du Sud, l`Angola, la Namibie, le Nigeria, la Mauritanie, ont créé leurs monnaies sans qu`ils ne disparaissent du continent noir. Il a demandé aux Ivoiriens de quitter les banques que sont la Sgbci, la Bicici et la Sib, filiales des banques françaises. "Tournez le dos à ces banques coloniales.
 
 Consommez ivoirien car c`est malin", a conseillé Blé Goudé. Aux voisins encombrants du Golf Hôtel, l`orateur a donné le dernier ultimatum. " Soro et Alassane doivent leur salut à Laurent Gbagbo. Les Ivoiriens sont exaspérés de ces gangrènes que sont Soro et Ouattara. Le peuple ivoirien n`attend qu`un seul mot d`ordre pour aller détruire ce kyste gênant pour Abidjan. 
 
Après les fêtes, on ne va plus accepter que le Golf Hôtel soit encore occupé par des locataires dangereux pour notre pays. Soro et Alassane ont jusqu’au 1er janvier 2011 pour plier bagage et quitter le Golf Hôtel. Quand cette date passera, je ne serai plus responsable de la sécurité de ces deux énergumènes", a menacé le président de l`alliance des jeunes patriotes. Blé Goudé a demandé aux patriotes de se préparer avant l`assaut final de 2011.
 
 Avant lui, le président du Flgo, Maho Glofiéhi, arrivé de Guiglo, a mis en garde la France, le Nigeria, le Burkina, le Sénégal et la communauté internationale. "Nous sommes mobilisés à défendre la patrie au prix de nos vies. Celui qui va attaquer Laurent Gbagbo va le regretter amèrement. Personne ne pourra enlever notre Président du pouvoir", a averti Maho. Fabrice Tété

La femme du président Gbagbo privée de bains en Suisse

bagfa.jpgSimone Gbagbo, qui venait chaque été dans la ville thermale d'Yverdon, fait partie des dix-huit personnalités ivoiriennes interdites de séjour en Europe.

Simone Gbagbo, la femme du «Boulanger» (surnom que les Ivoiriens ont donné à leur président sortant Laurent Gbagbo pour sa propension à rouler ses adversaires dans la farine) ne reverra pas de si tôt Yverdon-les-Bains, ville où elle séjourne régulièrement depuis au moins deux étés.

 «J’ai vu Simone Gbabgo l’été passé, devant la Banque Cantonale Vaudoise de la rue des Remparts à Yverdon-les-Bains, en compagnie de deux armoires à glace qui devaient être ses gardes du corps», indique Ibrahim, un Sénégalais d’une quarantaine d’années qui est né et a grandi en Côte d’Ivoire.

 Un autre africain résidant dans la ville thermale l’a vu entrer chez Manor. Selon une source policière le dernier séjour a duré plusieurs semaines.

 Pour rappel, Bruxelles a privé la famille Gbagbo et 17 autres personnalités ivoiriennes de visas d'entrée sur le territoire européen, suite à la non reconnaissance des résultats de l'élection présidentielle par le sortant Laurent Gbagbo.

Les partisans de Gbagbo organisent la riposte sur le Web

Internet, refuge des partisans de Laurent Gbagbo ? Alors que le président ivoirien sortant s'accroche au pouvoir malgré sa défaite constatée dans les urnes, le Web fournit à ses supporters un espace privilégié pour tenter d'influencer l'opinion. Comme le notait Rue89, c'est via le site de microblogging Twitter que Laurent Ggbagbo a répondu, en premier, à l'annonce de la victoire de son adversaire. A peine celle-ci connue, le 1er décembre, le chef d'Etat sortant répliquait en annonçant la prolongation du couvre-feu sur son compte.

Depuis, le Web sert d'outil de communication aux pro-Gbagbo. Sur leurs sites de campagne ou leurs blogs, sur les réseaux sociaux Twitter, MySpace, Viadeo ou Facebook, mais aussi sur les plates-formes de vidéos Dailymotion ou YouTube, ils martèlent un seul message : leur candidat a gagné l'élection qui l'opposait à Alassane Ouattara. Et les pays étrangers, France en tête, tentent de faire croire l'inverse car cela sert leurs intérêts.

GBAGBO AVAIT FAIT DU WEB UNE PRIORITÉ POUR SON ÉLECTION

La position de force des partisans du président sortant sur le Web est tout sauf un hasard : Laurent Gbagbo avait fait du Web une priorité de sa campagne. Le magazine Jeune Afrique le notait en octobre, "conscient de l'importance croissante du Web et de la blogosphère", Laurent Gbagbo "n'a pas lésiné sur les moyens" : site de campagne multimédia avec WebTV dédiée, nombreux sites de soutien, comptes sur la plupart des grands réseaux sociaux, réseau de blogs partisans… "Au quartier général de campagne, situé dans la commune de Cocody, une équipe d'une dizaine de personnes s'active quotidiennement sur Internet", notait le magazine.

Le million d'internautes ivoiriens, essentiellement des jeunes, mais aussi la diaspora à l'étranger, étaient les premières cibles de cette cybercampagne d'une importance rarement atteinte sur le continent africain. Il faut aussi préciser que Laurent Gbagbo avait fait appel au groupe français Euro-RSCG, dont le patron, Stéphane Fouks, était l'un de ses conseillers politiques.

Le camp Gbagbo avait investi très tôt et très fortement le Web, avec une dizaine de sites en sa faveur. Au cœur de ce dispositif, les "communicateurs citoyens bénévoles pour le plébiscite de Laurent Gbagbo", militants issus des milieux des médias et de la communication, recrutés dès 2009 pour vanter les mérites du président sortant. Leur site, "Au cœur des électeurs", ne cesse, depuis la proclamation de la victoire d'Alassane Ouattara, de crier à la supercherie internationale. "La communauté internationale est en perte de vitesse en Côte d'Ivoire. Sa volonté diabolique de tordre le cou aux institutions ivoiriennes pour imposer un homme de paille au peuple de Côte d'Ivoire se bute à la farouche résistance de fiers Ivoiriens prêts à tout pour défendre leur souveraineté", peut-on y lire.

Cette activité paye : La page Facebook de Laurent Gbagbo, qui reprend articles et vidéos issues de médias favorables au président sortant, est forte de plus de 20 000 "fans", alors que celle d'Alassane Ouattara, qui n'a pas été mise à jour depuis le 2 décembre, n'en compte que 6 000.

LA THÉORIE D'UN COMPLOT DE L'ÉTRANGER

bad.jpgBien organisés, les partisans du président sortant usent de toutes les ficelles du webactivisme pour faire entendre leur voix, à l'aide par exemple de vidéos de "décryptage", comme celle-ci, qui accuse la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) de "mettre le feu aux poudres". On cherche également à dénigrer l'adversaire, qualifié par exemple sur ce blog de "fou dangereux et totalement illuminé". Les prises de position en faveur du président sortant, comme celle du député UMP Didier Julia sur une radio locale, Kernews, passée totalement inapercue en France, sont également abondamment relayées sur les sites de soutien.

Autre axe de campagne : le complot de l'étranger. Le site officiel de Laurent Gbagbo met ainsi à la "une", mercredi 29 décembre, un article issu d'un journal en sa faveur, qui présente un "document secret des militaires français" destiné à "tuer Gbagbo", et accuse l'Onuci d'avoir volontairement chercher à "embraser Abidjian".

Autre site quasi officiel du président sortant, Lgconnect.net met en cause, dans un article, la gouvernance de nombre de leaders mondiaux ayant appelé Gbagbo à reconnaître sa défaite, dont Nicolas Sarkozy au premier rang. La France est également accusée, sur le site Gbagbolaurent.net, de mettre en place une "stratégie du chaos" dans le pays. Des accusations reprises et répétées sur l'ensemble des sites partisans du président sortant.

Certains supporters de Gbagbo vont plus loin. Le blog Ivoire Vox évoque ainsi des "menaces de mort" émises par des supporters de Ouattara contre ceux qui iraient travailler malgré l'appel à la grève, et accuse les pro-Ouattara de "se livrer à des actes de terrorisme".

vendredi, 24 décembre 2010

Un chèque de 100.000 dollars pour abandonner ses études

Peter Thiel, fondateur de PayPal, veut encourager les jeunes «qui sont prêts à lancer leur entreprise» à ne pas partir faire des études supérieures.

Peter Thiel, devenu milliardaire après avoir fondé la société PayPal, ne veut pas dénigrer l'importance d'une bonne formation universitaire. Mais, fort de sa propre expérience d'entrepreneur sans diplôme, il veut encourager les jeunes «qui sont prêts à lancer leur entreprise» à ne pas partir faire des études supérieures. Avec un argument de poids : il offre 100.000 dollars à vingt candidats de moins de 20 ans qui pourront le convaincre que leur projet de nouvelle société tient la route.

Le procédé peut surprendre mais Peter Thiel a du nez. En 2004, il a donné un demi-million de dollars à Mark Zuckerberg, un jeune homme de 19 ans prêt à abandonner ses études à Harvard pour lancer une société du nom de Facebook. Le génial programmeur, devenu à son tour milliardaire, a été sacré cette année «personnalité de l'année» par le magazine Time .

Thiel ne se contente pas de distribuer son argent à de jeunes poulains prometteurs. Il s'engage pendant deux ans à les conseiller et à les présenter à son réseau d'entrepreneurs, de philanthropes et d'investisseurs expérimentés dans le financement de «jeunes pousses».

Ils pourraient donc rencontrer Bill Gates, Michael Dell ou Larry Ellison (Oracle), de fameux entrepreneurs qui n'ont pas traîné sur les bancs de l'univer­sité.

Intempéries: aucun bus ne sort des dépôts des TEC pour le moment

Aucun bus ne sort des dépôts des TEC pour le moment, a indiqué vendredi le porte-parole de la société des transports en commun wallons, Stéphan Thiéry. La sécurité des passagers, des conducteurs et des autres usagers de la route ne peut être assurée en raison des conditions climatiques.

"La situation est à ce point catastrophique qu'à 5h30, les TEC ne peuvent assurer aucun service", a-t-il commenté. Certains TEC ont d'ailleurs donné comme consigne à leurs chauffeurs de ne pas prendre la route pour le moment et de rester en stand by pour prendre leur service une fois que la situation se sera améliorée. Les voyageurs sont invités à consulter le site infotec.be qui les tiendra informé, dans la mesure du possible, de la situation sur le réseau. Le système TECxto d'information par sms est également opérationnel.

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Rafael Benitez Viré de l'Inter Milan !

beni.jpgRafael Benitez n'est plus entraîneur de l'Inter Milan. L'Espagnol, qui ne réussit pas à réitérer les résultats de José Mourinho l'an dernier, a été remercié.Rafael Benitez a été licencié jeudi au terme d'une séparation par "consentement mutuel", a annoncé le club officialisant une rumeur qui courait depuis plusieurs jours.

Le Brésilien Leonardo devrait lui succéder "dans les prochaines heures", selon l'agence italienne Ansa.
 
"L'Internazionale et Rafael Benitez annoncent que par consentement mutuel et satisfaction réciproque, ils ont trouvé un accord pour mettre fin de manière anticipée à leur rapport de travail", est-il écrit sur le site du club (www.inter.it).

"L'Inter remercie Rafael Benitez pour son travail à la tête de l'équipe qui a rapporté les succès en SuperCoupe d'Italie et au Mondial des clubs", et "Rafael Benitez remercie l'Inter pour l'expérience professionnelle importante et les victoires obtenues ensemble", ajoute le communiqué officiel.

Dans les faits, Benitez a payé pour ses critiques sévères juste après la victoire au Mondial des clubs, à Abou Dhabi, samedi. Il avait déclaré devant la presse que le club ne l'avait pas assez soutenu et que si son équipe n'était pas renforcée au mercato, l'Inter "pouvait contacter (s)on avocat".
 
Les conditions de la rupture de contrat ne sont pas précisées, mais le langage policé du communiqué laisse entendre que les deux parties sont parvenues à un accord. L'Inter redoutait d'avoir à verser jusqu'à 8 millions d'euros d'indemnités de licenciement.

jeudi, 23 décembre 2010

Mgr Léonard cale sur les indemnisations

leo.jpgLe grand oral de Mgr Léonard a buté sur la question des réparations. Pire : l’archevêque a fini par voir les commissaires se retourner contre lui !

Un archevêque n’est pas l’autre : alors que les députés de la commission Lalieux, parfois très peu au courant du fonctionnement de l’institution ecclésiale disaient rester sur leur faim après l’audition du cardinal Danneels, mardi, ils paraissaient globalement satisfaits des réponses claires et nettes, mercredi, de son successeur.

Mais voilà, Mgr Léonard c’est Mgr Léonard et en toute fin d’audition, l’archevêque s’est attiré l’ire des membres de la commission à la fois pour ses comparaisons sociétales surprenantes - lire-ci-dessous - mais aussi parce qu’il a fermé la porte à la suggestion quasi unanime des députés de voir l’Eglise prendre davantage ses responsabilités pour l’indemnisation des victimes.

A vrai dire, on avait senti l’incident arriver lorsqu’au moment de répondre aux nombreuses questions des commissaires, l’archevêque, mi-sérieux, mi-ironique avait dit qu’il "laissait cette question pour la fin" disant "craindre que l’attention ne retombe avant ou, qu’au contraire, elle se dilue"

En guise d’introduction à son "grand oral", André-Joseph Léonard avait rappelé qu’il se présentait comme ancien évêque de Namur mais surtout depuis le 27 février comme archevêque de Malines-Bruxelles et comme président de la Conférence épiscopale. Toutefois lorsque dans son homélie de Pâques face aux scandales qui éclaboussaient l’Eglise dans d’autres pays, il avait "dénoncé fermement le manque de rigueur avec lequel on avait parfois traité jadis certains cas d’abus sexuels sur les mineurs", c’était uniquement en sa qualité d’archevêque. Une précision faite non pas pour ouvrir son parapluie face aux responsabilités de l’Eglise belge mais pour bien mettre en exergue, au contraire, que comme le cardinal Danneels avant lui, il avait en sa qualité de premier parmi ses pairs "surtout un rôle d’écoute et de coordination, parfois d’inspiration dans les divers domaines qui touchent la mission de l’Eglise". C’est à ce titre que lors de la conférence de presse du 23 avril annonçant la démission de Roger Vangheluwe, il avait lancé un appel aux victimes pour qu’elles osent se manifester, en recourant ou non à la commission Adriaenssens mais en s’adressant aussi en tout état de cause et prioritairement à la justice civile. C’est encore comme "primus inter pares" qu’il avait, après la visite quinquennale des évêques à Rome signé une lettre pastorale dans laquelle ces derniers demandaient pardon aux victimes pour les maux commis mais aussi pour les traitements inadéquats.

Comme les autres évêques avant lui, Mgr Léonard a aussi fait le point sur les plaintes qui lui étaient parvenues depuis son transfert à Malines. L’occasion de revenir sur l’interview de "Question à la Une" (RTBF) qui a pu laisser l’impression qu’il ne voulait pas que l’on juge les prêtres pédophiles très âgés ou malades.

Il s’est aussi octroyé un bon bulletin pour son approche de la question comme évêque de Namur mais là, il allait être contré pendant le débat par Marie-Christine Marghem (MR) qui mit le doigt sur certains dysfonctionnements dans le dossier Devillet - le nom fut cité parce que la victime a écrit un livre sur l’affaire

Mais l’on attendait surtout l’archevêque sur la manière dont il compte (ré)agir désormais efficacement. Rien à redire sur "sa ferme volonté de ne jamais recourir à une forme quelconque de camouflage d’une vérité établie ainsi que cela fut le cas parfois jadis dans tous les milieux de la société mais aussi hélas dans l’Eglise, en Belgique comme ailleurs"

Les députés apprécièrent aussi d’apprendre que l’Eglise sera "plus attentive que jamais à l’équilibre affectif des personnes qui se destinent à devenir prêtres" et veillera plus "à leur accompagnement personnel dans la vie sacerdotale".

Mieux : "un code déontologique et un vade-mecum concernant l’attitude à adopter en cas d’abus seront également publiés pour tous les acteurs pastoraux qui ont des contacts avec des jeunes". Et dans la foulée, à l’étonnement de plus d’un député, l’archevêque annonce une vigilance accrue "dans la préparation des jeunes au mariage religieux et un accompagnement pastoral des couples chrétiens après le mariage, puisque nous savons que la majorité des abus ont lieu dans le cadre de la famille"

 

Dans l’échange avec les commissaires, André-Joseph Léonard a tenu à les rassurer : s’il est bien "le champion toutes catégories des ordinations" depuis qu’il est évêque, aucun des plus de 100 nouveaux prêtres qu’il a nommés n’ont fait l’objet de plaintes. Par contre, il les a remplis de perplexité en ne rejoignant pas leur suggestion d’écarter définitivement les prêtres pédophiles de l’Eglise, estimant pour sa part qu’ils seraient bien plus dangereux hors d’elle.

Plusieurs députés revinrent aussi sur la nécessité d’instaurer une sorte de seconde instance, d’appel en quelque sorte face à des évêques qui tenteraient d’étouffer certains scandales. Mgr Léonard sur ce point a rejoint son prédécesseur : pas question d’imposer un point de vue aux collègues puisqu’il n’est qu’un (arch)evêque parmi d’autres mais rien n’empêche de s’adresser alors à Rome ce qui stupéfia tant Siegfried Bracke (N-VA) que Karine Lalieux (PS) y voyant "un transfert vers nulle part". Quant à la possibilité de faire alors appel à un tribunal diocésain, l’idée n’a pas convaincu davantage car qui au fond même parmi les catholiques connaît toutes ces arcanes ecclésiaux ?

Le ton monta aussi un brin entre Valérie Déom (PS) et l’archevêque qui réfuta sèchement que l’Eglise se confinait dans une "culture du silence" et l’accusa "d’être à côté de la plaque". "D’ailleurs" a dit Mgr Léonard "Peter Adriaenssens m’a dit que si on faisait dans sa profession de thérapeute, le même ménage qu’au sein de l’Eglise, il y aurait bien du pain sur la planche". L’ambiance ne fut pas moins électrique lorsqu’on aborda les perquisitions du 24 juin. Si Mgr Léonard a rappelé que l’Eglise n’avait pas à s’y opposer, il avait quand même de sérieux états d’âme "sur les moyens employés et déployés". Ce qui amena Karine Lalieux à répliquer que "l’action entreprise ensuite par l’Eglise mettait en péril certains dossiers car la prescription court toujours", oubliant peut-être un moment que tout justiciable a le droit de réagir à une perquisition. Mais ce vif échange ne fut qu’un amuse-gueule avant l’affrontement final sur les indemnisations

 

Belgique:La crise politique la plus longue

pict_281736.jpg194 jours de crise politique, ce vendredi 24 décembre. On n’a jamais fait mieux… Ou pire. Pourquoi la crise dure-t-elle si longtemps ? A-t-on des chances d’en sortir ? Tentatives d’explications.
Analyse

Voilà un record dont on se serait bien passé. Pensez donc : le 25 décembre 2010, on en sera à 195 jours de crise. La Belgique aura donc battu le record de la plus longue crise politique de son histoire : 194 jours. C’était en 2007 ! Nous avons voté le 13 juin, à la fin du printemps. Et alors que l’hiver vient de débuter, il n’y a toujours pas de gouvernement fédéral. Pire, on est encore à des années lumières d’un accord. Et l’on ne sait toujours pas si les 7 partis qui négocient - et encore, on ne les a plus vus ensemble depuis le 3 octobre - seront ceux qui, in fine, scelleront un accord.

Essayons de répondre à deux questions simples.

1 Comment en est-on arrivé là ? La réponse, tient en un chiffre : 27. Le 13 juin, jour des élections fédérales, la N-VA a décroché 27 sièges à la Chambre. Sans vouloir, évidemment, rejeter toute la faute sur le seul parti nationaliste flamand, il faut bien reconnaître que cette victoire écrasante, terrifiante, a compliqué et crispé l’échiquier politique.

Pourquoi ? D’abord parce que la N-VA est un parti nationaliste, séparatiste et que son programme est, à tout le moins, difficilement conciliable avec celui de tous les autres partis francophones. Même si, au cours de ces six mois, la N-VA a mis un peu sous le boisseau sa revendication séparatiste - expliquant que le parti est plus en faveur d’une évolution que d’une révolution -, il faut rappeler que la scission du pays reste inscrite au fronton du programme de la N-VA. Donc, il n’est pas aisé de négocier avec un parti qui sera toujours insatisfait du résultat et qui n’attendra pas que l’encre de l’hypothétique accord soit sèche pour mettre sur la table la revendication suivante : la scission du pays. Pourtant, tous les sondages rappellent inlassablement que cette scission, ce n’est pas ce que souhaitent, dans leur toute grande majorité, les Flamands, les francophones et les Bruxellois. Soit.

En même temps, et c’est cela qui est curieux, même si aucun autre parti flamand ne partage l’objectif final de la N-VA, à savoir la création d’un Etat républicain flamand, membre de l’Union européenne, les autres formations politiques du Nord soutiennent, en grande partie - c’est variable en intensité selon les partis - les revendications à court terme de la N-VA, tant sur le plan des transferts massifs de compétences que sur la responsabilisation financière des entités fédérées.

C’est là, une autre raison de la longueur de cette crise. Beaucoup de négociateurs francophones considèrent que si, depuis le début, le CD&V avait osé se "déskotcher" de la N-VA, consacrant ainsi l’isolement des nationalistes sur l’échiquier politique, un accord aurait pu être atteint. Mais le CD&V, jugeant que la responsabilité d’un accord incombait principalement aux deux grands vainqueurs du scrutin fédéral - la N-VA et le PS - s’est en permanence calé dans l’ombre de la N-VA, acceptant le compromis quand la N-VA disait "oui" - ce qui est arrivé bien peu souvent - et rejetant les accords quand la N-VA pointait le pouce vers le bas.

Pourquoi une telle proximité ? Il y a deux raisons à cela. La première raison est stratégique : à l’exception du séparatisme, le programme du CD&V et celui de la N-VA, c’est chou vert et vert chou. Il est donc normal que le CD&V suive aveuglément le benjamin qui est devenu le grand frère : il engrange des points de son programme sans faire le moindre effort. L’autre raison est politique : le CD&V n’est plus que l’ombre de lui-même. Il a perdu ses cerveaux, ses leaders charismatiques. Et le parti ne pense plus qu’à une chose : sauver les cartels communaux en prévision des élections communales de 2012. Pourtant, ce qui est sur la table - en terme de transferts et d’autonomie fiscale - est colossal : le CD&V aurait crié victoire si son leader de l’époque, Yves Leterme, avait obtenu cela en 2007.

 

2007 C’est peut-être là, avec le recul, que les francophones ont commis "la" grosse erreur, en repoussant une réforme qui est aujourd’hui largement dépassée dans son périmètre et dans son ampleur. Mais on ne refait pas l’histoire. Sauf que, dans l’actuelle longue crise qui nous occupe aujourd’hui, les francophones donnent une fois encore l’impression d’avancer à reculons et de céder, un à un, des lambeaux du pouvoir fédéral. La stratégie des francophones manque parfois aussi de clarté. N’aurait-il pas mieux valu être "plus généreux" dès le départ en termes de réformes, plutôt que de devoir accepter des pas qui finalement conduisent les francophones plus loin que ce qu’ils croyaient pouvoir accepter. On cherche aussi toujours un plan francophone, une vision francophone : le paysage politique du Sud (Régions et Communautés) demeure un peu embrouillé pour le commun des mortels.

Enfin, on ne peut passer sous silence cet élément : depuis le 14 juin, Bart De Wever affirme qu’il souhaite négocier une réforme de l’Etat avec les libéraux, dont il se sent plus proche sur le terrain socio-économique. Il donne ainsi le sentiment qu’il n’acceptera jamais aucun accord tant que les libéraux (surtout francophones d’ailleurs) ne sont pas autour de la table. Passera-t-on par la case libérale, même avec Olivier Maingain dans les valises ? Impossible à dire aujourd’hui. Peut-être faudra-t-il attendre qu’un nouveau président du MR soit installé pour y voir plus clair.

2 Y aura-t-il un accord, un jour ? Pour l’instant, trois éléments essentiels pour obtenir un accord manquent toujours à l’appel. Le premier, le plus important, c’est la confiance entre les négociateurs. Autant on avait l’impression qu’elle pouvait exister au début de l’été, lorsque PS et N-VA se sont découverts l’une ou l’autre proximité, autant cette confiance a complètement disparu depuis la fin du mois d’août. Et les multiples interventions - voire les dérapages - de Bart De Wever dans la presse belge et internationale semblent démontrer que la confiance est perdue à jamais. Ses commentaires, régulièrement assénés avec un étonnant cynisme, prouvent aussi que l’homme n’est pas prêt à accepter des compromis, à se plier à des négociations dans lesquelles il devra faire des concessions. Cette capacité à nouer des compromis, deuxième élément essentiel pour conclure un accord, fait cruellement défaut. Tout comme, c’est la troisième condition, la volonté d’aboutir. La N-VA veut-elle un accord ou cherche-t-elle "simplement", à démontrer que ce pays est définitivement ingouvernable ?

Dès lors, certains montrent la voie pour sortir de ce blocage : de nouvelles élections. Un scénario que ne rejette pas la N-VA qui a le vent en poupe dans les sondages. Ce serait le pire des scénarios. Car les mêmes partis, les mêmes négociateurs se retrouveraient face aux mêmes problèmes.

Il va pourtant falloir faire quelque chose. Le pays ne peut se traîner pendant des semaines et des mois encore sans gouvernement. Car des mesures d’économies (22 milliards !) s’imposent si l’on veut revenir à l’équilibre budgétaire promis en 2015 par la Belgique aux autorités européennes. Là est la véritable urgence. Il faudra bien qu’en janvier, un gouvernement en affaires courantes ou un gouvernement d’urgence se saisisse de ce problème sous peine de livrer le pays aux spéculateurs.