jeudi, 17 décembre 2009
Tenez-vous bien et attention à la fermeture des portes, la voiture repart !", a lancé le plus haut responsable de l'ONU pour le climat, Yvo de Boer, jeudi 17 décembre à la mi-journée.
Tenez-vous bien et attention à la fermeture des portes, la voiture repart !", a lancé le plus haut responsable de l'ONU pour le climat, Yvo de Boer, jeudi 17 décembre à la mi-journée.
Alors que dans la matinée, les pays en voie de développement, dont l'Inde, s'inquiétaient qu'un projet de texte rédigé à l'initiative du Danemark ne leur soit pas soumis, le pays hôte de la conférence sur le climat a renoncé à sa méthode décriée depuis le début de la conférence : rédiger, en petits comités, des déclarations politiques visant à sortir de l'impasse les négociations, textes qui selon les pays émergents favorisaient les pays riches."Aucun autre texte ne sera utilisé" que les textes présentés mercredi à la réunion par les Nations unies, a donc promis le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, avant d'appeler "à la bonne volonté de toutes les parties pour prendre la mesure supplémentaire qui rendra possible l'accord que l'on attend de nous".
Deux discussions vont donc se poursuivre, sur la base des textes utilisés lors des négociations ces deux dernières années : l'un pour obtenir des pays riches, à l'exception des Etats-Unis, des engagements sur une réduction des émissions de GES d'ici 2020, dans une seconde phase du protocole de Kyoto, qui s'achève en 2012. L'autre pour rechercher des moyens de faire en sorte que l'ensemble des pays du monde, membres de la Convention climat de l'ONU, freinent le changement climatique.
Si cette clarification de la méthode a été largement saluée par les pays en développement, elle n'assure pas pour autant la conclusion d'un accord. A la veille de l'arrivée de Barack Obama au sommet de Copenhague, Hillary Clinton a soufflé le chaud et le froid : les Etats-Unis participeront à une enveloppe globale de 100 milliards de dollars pour aider les pays pauvres à lutter contre le réchauffement - une annonce saluée par les ONG -, à condition qu'il y ait "un accord solide, par lequel toutes les grandes économies se rangeraient derrière des actions significatives d'atténuation (du réchauffement climatique) et offriraient une transparence totale sur sa mise en œuvre".
"MARCHE ARRIÈRE"
Mais la secrétaire d'Etat américaine a dénoncé "une attitude qui sape tout l'effort" : les grandes économies émergentes font selon elle "marche arrière" sur l'adoption de mécanismes permettant de vérifier et de contrôler les efforts mis en œuvre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Sans la nommer, elle s'en est ainsi pris à la Chine, l'autre acteur-clé de la conclusion d'un accord, qui a réitéré cette semaine son refus de tout mécanisme international de contrôle de ses politiques en faveur du climat.
Alors qu'un délégué d'un pays occidental avait déclaré dans la matinée, sous le sceau de l'anonymat, que Pékin ne croyait plus à un accord et suggérait de publier "une sorte de brève déclaration politique", l'ambassadeur chinois a assuré que son pays n'a pas renoncé à l'espoir de parvenir à un accord solide.
Dans la matinée, l'heure était au scepticisme. "Les nouvelles qui nous parviennent (...) de Copenhague ne sont pas bonnes", a déclaré à Berlin la chancelière allemande Angela Merkel, pour qui "l'offre des Etats-Unis de réduire (leurs émissions de CO2) de 4 % par rapport aux niveaux de 1990 n'est pas ambitieuse". Le premier ministre australien, Kevin Rudd, a dit "redouter un triomphe de la forme sur le fond. Je redoute un triomphe de l'inaction sur l'action". "Il n'y a pas de mur infranchissable", a assuré son homologue britannique Gordon Brown, selon Terra Eco qui twitte en direct depuis le centre des négociations.
Le président français, Nicolas Sarkozy, qui s'est refusé à "envisager un échec", hypothèse "catastrophique" selon lui, s'exprimera en fin d'après-midi, avant une conférence de presse conjointe avec le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva.
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mardi, 15 décembre 2009
Johnny Hallyday est sorti du coma
Johnny Hallyday, hospitalisé depuis une semaine à Los Angeles, est sorti du coma et se porte bien, a annoncé lundi soir son service de presse.
"Je vous confirme la sortie du coma de Johnny Hallyday. Il parle. Tout va bien. Il est entouré de ses proches", a indiqué le service de presse du chanteur dans un courrier électronique.
Johnny Hallyday, âgé de 66 ans, avait été admis le 7 décembre à l'hôpital Cedars-Sinai de Los Angeles et avait été plongé dans un coma artificiel.
Johnny Hallyday est entouré à Los Angeles de tous ses proches, comme son ex-compagne la comédienne Nathalie Baye, leur fille Laura Smet, et de nombreux amis.
"Il a pris des couleurs. Le principal est que notre Johnny s'est réveillé. Il m'a reconnu, mais il a dit très peu de choses. Il portait encore le masque (respiratoire)", a déclaré Charles Aznavour, interrogé par un journaliste de Reuters et par ITélé à l'aéroport de Los Angeles.
"Il sort d'un mauvais pas très grave. Mais j'ai l'impression qu'il est très bien tombé. Il est très bien suivi. Il y a un très bon chirurgien", a ajouté Charles Aznavour.
Aucun bulletin de santé officiel n'a été publié par l'hôpital, mais l'homme d'affaires Jean-Claude Darmon, qui s'est rendu au chevet de Johnny Hallyday, avait indiqué lundi matin que le chanteur était hors de danger.
"Il n'y a pas de problème, sa vie est hors de danger, il va revenir très vite, en tout cas c'est ce que j'espère. Il reste le Johnny qu'on a connu et qu'on connaît, sans autres dégâts", a dit Jean-Claude Darmon sur Europe 1.
Darmon a soutenu l'hypothèse selon laquelle son ami serait victime des séquelles d'une opération réalisée à Paris le 26 novembre, qui aurait concerné une hernie discale et a été réalisée dans une clinique privée prisée des stars.
"Les médecins ici trouvent que cela a été fait d'une telle manière que ce n'était même pas supportable. D'ailleurs, ils n'ont pas cru que ça pouvait se passer sous cette forme en France", a-t-il dit.
INTERROGATIONS SUR LA TOURNÉE D'ADIEUX
Le chirurgien mis en cause par l'entourage de Johnny Hallyday, Stéphane Delajoux, dit avoir été victime d'une agression dans la nuit de vendredi à samedi à Paris.
L'Ordre des médecins a annoncé qu'il entendait demander la radiation de ce praticien déjà condamné pour escroquerie.
La situation du chanteur pose toutefois la question de sa capacité à pouvoir effectuer une tournée qui a été présentée comme celle de ses adieux.
Une quarantaine de concerts sont programmés entre janvier 2010 et février 2011. Une annulation de ces rendez-vous avec le public aurait de lourds enjeux financiers.
Les assureurs de la tournée ont dépêché deux médecins aux Etats-Unis, a confirmé lundi le producteur du chanteur, Jean-Claude Camus.
Ce dernier a annoncé dans un communiqué qu'il s'exprimerait "sur l'avenir de la tournée de Johnny Hallyday après avoir eu le compte rendu des experts qui se rendent aujourd'hui (lundi) à Los Angeles".
Cette information sera communiquée dans la journée de mercredi, "en raison du décalage horaire", écrit Jean-Claude Camus.
Ce sont les assureurs de la tournée qui ont déjà imposé un contrôle médical à l'artiste l'été dernier, ce qui a permis de découvrir un cancer, opéré avec succès l'été dernier.
Pour sa part, Jean-Claude Darmon a estimé que Johnny ne pourrait pas honorer la reprise de cette tournée. "Même pas en rêve", a-t-il dit.
Thierry Lévêque et Pierre Sérisier, avec Benoît Tessier à Los Angeles
08:36 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : johnny
lundi, 14 septembre 2009
Climat: "Il ne faut pas jouer avec le feu"
Spécialiste de l'évolution du climat, Jean Jouzel martèle l'urgence de réduire nos émissions de CO2. Deux degrés, c'est déjà un changement majeur.

L'accord conclu la semaine dernière pour rendre les services climatiques accessibles à l'ensemble des pays. C'est important ?
L'Organisation météorologique mondiale doit s'intéresser et élargir sa vision, au-delà de la météorologie, aux problèmes de climat et d'adaptation aux changements climatiques. C'était un peu l'objectif. J'ai le sentiment que tous ces problèmes liés au climat vont complètement irriguer le développement au XXIe siècle. Cela va avoir une influence énorme, plus qu'on ne le pense. Je suis sûr que dans 20 ans, les gens viendront nous dire : "Pourquoi ne nous avez-vous pas prévenus ?" Il me semble donc important que l'OMM se prépare à ce nouveau contexte. Il y a un vrai problème sur la perte d'informations. Les observations ont besoin de soutien. Cela coûte cher, mais cela reste un élément très important.
Quelles sont les évolutions remarquables depuis le dernier rapport du Giec ?
Le rapport de 2007 portait essentiellement sur des données datant de 2005. Quelque chose de très spectaculaire que l'on a commencé à voir depuis lors, c'est l'accélération de la diminution des glaces de l'Arctique. Elles sont passées de 7 millions de km2 à pratiquement 5 millions de km2. Et cela s'est maintenu depuis trois ans. Un autre point, c'est le problème de l'élévation du niveau de la mer, lié à la fois à la dilatation de l'océan, mais aussi à la contribution des glaciers continentaux du Groenland ou de l'Antarctique. En gros, les années précédentes, on pensait que le bilan de masse du Groenland et de l'Antarctique était quasiment nul, c'est-à-dire qu'il ne contribuait pas à l'élévation du niveau de la mer. Or, on voit bien ces dernières années qu'il y contribue. Le rapport de 2007 envisage une élévation maximale de 68 cm à la fin du siècle, mais certains scientifiques pensent que cela pourrait aller au-delà d'un mètre. C'est un vrai débat qui n'est pas encore tranché. On verra ce que dit le Giec dans son prochain rapport, mais je continue à penser qu'avec les éléments que l'on avait en 2005 et 2006, on s'est montrés assez prudents. On n'a pas voulu semer la panique sur des choses que l'on ne savait pas encore pleinement évaluer.
D'aucuns s'inquiètent également du méthane (1) que pourraient relâcher le permafrost et les fonds marins ?
Il y a là aussi beaucoup de débats. Il y a beaucoup de choses qui bougent et des projections plus ou moins alarmistes. Mais il ne faut pas aller au-delà de l'inquiétude. Le problème avec le réchauffement, c'est qu'il n'y a pas besoin d'en rajouter.
Avez-vous le sentiment que la prise de conscience et la réaction de la société sont à la mesure de l'urgence ?
Un des grands progrès pour moi est que l'idée qu'il faut essayer de limiter la hausse à 2 degrés par rapport à la période préindustrielle soit passée. Les Européens ont joué un rôle important dans ce sens. Là où cela ne va plus, c'est quand le dernier G20 reconnaît la nécessité de cette limite, mais en oubliant les contraintes que cela impose. A savoir qu'il faut diminuer par quatre les gaz à effet de serre en 2050. On ne peut pas atteindre deux degrés sans engagements sur les réductions. Pour cela, il faut que les émissions mondiales atteignent un pic en 2015 avant de commencer à descendre. Nous avons des capacités d'adaptation, mais il ne faut pas jouer avec le feu. Deux degrés, cela aura déjà des effets considérables. C'est vraiment un climat différent qui induira une vie différente. Au niveau de l'agriculture, c'est quand même un déplacement de 200 à 300 km des zones de végétation. Deux degrés, c'est pratiquement la moitié d'un changement glaciaire-interglaciaire, mais en 100 ans. A cette vitesse, tout a du mal à suivre. Même si on pourra se prémunir partiellement de l'élévation du niveau de la mer, c'est autant de régions où il fait bon vivre qui vont disparaître. Ce que l'on peut viser de mieux actuellement, c'est de limiter le réchauffement à quelque chose auquel on puisse s'adapter pour l'essentiel.
Vous pensez que le sommet de Copenhague va déboucher sur un accord ? Pour l'instant, on bloque toujours sur les mêmes points...
Ma crainte, c'est que l'on aille vers un accord qui ne soit pas un bon accord. Parce qu'on aura alors l'impression d'avoir gagné, mais on ne sera toujours nulle part. Si, en 2015, on en est encore à se dire qu'il faut stabiliser, il arrivera un moment où on va aller à la catastrophe. Il faut que les pays émergents et en développement commencent à être un peu plus vertueux, mais il est évident que l'on ne peut pas leur demander les mêmes efforts. Ceux-ci doivent d'abord venir des pays développés. Je pense que cela peut se faire par effet d'entraînement. Si l'Europe, les Etats-Unis et le Japon tenaient vraiment leurs engagements d'une économie sobre en carbone pour 2050, la Chine et les pays émergents seraient pratiquement obligés de suivre.
A l'approche du sommet, les sceptiques aussi vont se manifester...
C'est normal. Le réchauffement serait un phénomène naturel ? Leur explication de l'influence solaire ne tient pas. Au cours des 200 dernières années, en termes d'énergie reçue par la terre, l'influence de la variabilité naturelle de l'activité solaire représente moins de 10 % de celle due à l'augmentation de l'effet de serre. Autre argument très fort : si c'était l'activité solaire qui gouverne le réchauffement, on devrait s'attendre à un réchauffement à la fois dans les basses et les hautes couches de l'atmosphère, alors que dans le cas de l'effet de serre, on s'attend à un réchauffement en bas et plutôt à un refroidissement en haut. Et c'est bien ce que l'on observe. C'est pour ça que le Giec s'est avancé : il y a une vraie signature. Cela dit, c'est à nous de convaincre. Qu'il y ait des sceptiques, c'est leur droit. Mais je sais qu'en France, dès qu'Allègre parle, il récolte une grande écoute. Ce n'est pas parce qu'ils écoutent le scientifique, c'est parce qu'il dit ce qu'on a envie d'entendre. Même moi. Que l'on peut continuer à faire n'importe quoi et que rien ne va changer. C'est pour ça que le discours des sceptiques recueille facilement de l'audience.
(1) Le méthane est un gaz à effet de serre qui a un pouvoir de réchauffement environ 25 fois supérieur à celui du CO2.
© La Libre Belgique 200909:01 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 23 janvier 2009
Une vidéo attribuée à Al-Qaïda exhorte les musulmans à attaquer des capitales occidentales
Un commandant d'Al-Qaïda exhorte les musulmans à lancer des attaques contre des capitales occidentales et arabes en représailles à l'offensive israélienne dans la Bande de Gaza, dans une vidéo mis en ligne jeudi sur des sites Web militants. L'authenticité de l'enregistrement d'une demi-heure n'a pu être vérifiée mais il a été mis en ligne sur des sites Internet généralement utilisés par Al-Qaïda Lire la suite l'article
Abou Yahia al-Libi, qui s'est évadé de la prison américaine de Bagram en Afghanistan en 2005, déclare dans cette vidéo que les musulmans devraient commettre des attentats dans la mesure où les dirigeants occidentaux et arabes n'ont pas dénoncé l'offensive meurtrière de trois semaines des forces de Tsahal dans le territoire palestinien.
Selon des sources palestiniennes, quelque 1.300 personnes ont été tuées lors de l'opération "Plomb durci". Les armes se sont tues dimanche, suite à l'annonce de cessez-le-feu par Israël et des factions palestiniennes, dont le Hamas. AP
09:28 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : al-qaida
mardi, 06 janvier 2009
Un vrai espoir pour les aveugles
Un article sur le site Physorg.com fait le point sur létat davancement du Artificial Retina Project, piloté par le Department of Energy (DOE), l'équivalent du CEA aux Etats-Unis.
Cest le programme le plus avancé en matière dil bionique, dont j'ai déjà parlé. On trouvera ici une courte vidéo présentant la chose.
Le papier rappelle que leur premier prototype de rétine artificielle, Argus One, a été testé à partir de 2002 sur six volontaires. Dont Terry Byland.
Elle comportait seulement 16 pixels, mais a néanmoins permis de tester les grandes lignes du concept tout en apportant un petit peu de lumière à des personnes plongées dans le noir, du fait dune dégénérescence rétinienne. Elles ont pu à nouveau repérer portes et fenêtres, éviter des obstacles majeurs, et même lire des caractères de 30 cm de haut.
Le troisième prototype devrait produire une image de plus de 200 pixels
Le second prototype, Argus II, comporte 60 pixels, mais est plus compact. Il a été testé depuis 2007 sur 17 volontaires, dont au moins un en France à ma connaissance, implanté au début 2008 par le Pr José-Alain Sahel, directeur scientifique de lInstitut de la Vision (Hôpital des Quinze-Vingt, Paris), entre autres. Les progrès obtenus seraient très encourageants. Les patients pourraient suivre un trait sur le sol, voir une porte à six mètres de distance.
Quelques détails sont donnés sur le troisième prototype, qui est bien avancé et dont les premiers essais cliniques sont prévus pour 2011. Encore plus discret, il offre une définition de "plus de 200 pixels". Et lon annonce déjà un objectif à plus long terme de 1 000 pixels.
On le voit, la high-tech nest pas loin de pouvoir rendre un peu de vue à certains aveugles. Dautant que lon explore actuellement une demi-douzaine dapproches différentes pour obtenir ce résultat. Outre lil bionique, on travaille sur des hypothèses dites cellulaires (injection de cellules souches), génétiques (injection dun gène corrigeant la déficience à lorigine de la cécité), protéiniques
50 millions d'aveugles dans le monde, victimes d'une banale cataracte
Un chercheur suisse a même présenté il y a peu une solution tout à fait surprenante. Botond Roska, du Friedrich Miescher Institute for Biomedical Research de Bâle, a introduit dans la rétine dune souris aveugle, à laide dun virus, une protéine (dite "channelrhodopsin") qui a transformé en photorécepteurs des neurones dits "bipolaires", dont le rôle habituel est tout autre, puisquils jouent plutôt les intermédiaires. Ce bricolage a permis à la souris de revoir un chouïa. Une raison de plus dêtre optimiste.
Je prends des paris, Jésus peut aller se rhabiller, la science est en passe de rendre la vue aux aveugles. Enfin, à ceux qui auront les moyens, ou une bonne sécu. Car il y a déjà 50 millions dêtre humains aveugles dans le monde, victimes dune banale cataracte (opacification du cristallin), qui pourraient recouvrer la vue sils pouvaient soffrir une opération à deux balles, banale par chez nous.
16:58 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 03 janvier 2009
Voici la réponse
Incroyable : une femme accouche pour la deuxième fois de jumelles, une blanche et une noire

23:46 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racisme
samedi, 27 décembre 2008
Madagascar : un virus décelé chez les lémuriens donne de nouveaux indices sur l’évolution du VIH
Un lémurien de Madagascar, de la taille d’un écureuil, a donné aux scientifiques de nouvelles preuves sur les origines du VIH et ouvert de nouvelles pistes de recherche prometteuses.

Robert Shafer, auteur principal des recherches, a expliqué à IRIN/PlusNews que cette découverte était « un des principaux maillons manquants » nécessaires pour comprendre les antécédents évolutionnaires des virus liés au VIH.
L’on s’accorde généralement à dire que les deux souches de VIH susceptibles d’être contractées par l’homme (VIH-1 et VIH-2) lui ont été transmises par des primates d’Afrique, et que ces primates étaient porteurs de la maladie depuis un million d’années, tout au plus. Mais la découverte d’un virus semblable au VIH dans le patrimoine génétique du petit microcèbe, un lémurien minuscule, que l’on ne trouve qu’à Madagascar, est venue bouleverser cette conviction.
Ces nouvelles conclusions, publiées dans les Actes de l’Académie nationale des sciences, le 1er décembre, laissent penser que les lentivirus, la famille de virus à laquelle appartiennent les virus VIH-1 et VIH-2, sont présents chez les primates depuis au moins 14 millions d’années. En ce temps-là, l’île de Madagascar, située dans l’océan Indien, était encore rattachée, pour la dernière fois, à l’Afrique continentale, et la maladie pouvait donc encore être transmise aux lémuriens.
« Notre découverte suppose que les lentivirus des primates existent à Madagascar depuis longtemps et qu’ils circulent peut-être encore là-bas », a expliqué à IRIN/PlusNews Robert Gifford, chercheur spécialiste des maladies infectieuses à la Stanford School of Medicine et directeur des recherches.
« Étant donné que Madagascar a toujours été très isolé tout au long de son histoire évolutionnaire, on ignore comment ces virus pourraient exister à la fois là-bas et en Afrique, à moins qu’ils n’existent en effet depuis plusieurs millions d’années ». Ainsi, les scientifiques pensent aujourd’hui que les lentivirus existent peut-être depuis au moins 50 millions d’années, et qu’ils peuvent être décelés chez les primates des quatre coins de la planète.
Définir les bons contextes écologiques et évolutionnaires
Plus de 25 millions de personnes dans le monde ont succombé des suites d’infections opportunistes liées au sida depuis la découverte du VIH, aux Etats-Unis, il y a 27 ans. Les deux tiers des 33 millions de personnes atteintes du VIH dans le monde vivent en Afrique subsaharienne, mais à ce jour, le taux de prévalence du VIH à Madagascar est resté inférieur à un pour cent.
La prévalence de la syphilis et d’autres maladies sexuellement transmissibles porte néanmoins à croire que le virus pourrait se propager rapidement. Il est peu probable que les conclusions des recherches menées dernièrement à l’université Stanford changent radicalement le cours des recherches sur le VIH et le sida à court terme, mais elles devraient avoir des conséquences majeures sur la compréhension globale qu’ont les scientifiques du virus.
« Si nous voulons un jour réellement comprendre le lien entre les lentivirus et la maladie, évaluer le risque de voir de nouvelles épidémies se déclarer, et exploiter les défenses naturelles du corps pour prévenir et contrôler les infections au VIH, nous devons d’abord définir les bons contextes écologiques et évolutionnaires », a déclaré M. Gifford.
Selon celui-ci, les lentivirus décelés dans le patrimoine génétique du petit microcèbe sont des « fossiles moléculaires », qui montrent à quoi ressemblaient ces virus il y a plusieurs centaines de milliers d’années, voire plusieurs millions d’années. Un aperçu important, puisqu’il permet aux scientifiques de comprendre les fonctions des différents gènes qui composent le virus, et d’évaluer les limites de l’adaptation de ce virus et ses vulnérabilités potentielles ; autant d’informations qui pourraient servir à élaborer de nouvelles méthodes de prévention et de traitement des infections chez l’homme.
Pour M. Gifford, néanmoins, tout cela n’est qu’un début. « Comme beaucoup de choses dans le domaine des sciences, nos conclusions soulèvent autant de questions qu’elles apportent de réponses », a-t-il expliqué. « Mais l’important, c’est qu’elles révèlent quelque chose de nouveau et de complètement inattendu sur le lien évolutionnaire entre les primates et les lentivirus ».
10:15 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sida, vih
mardi, 16 décembre 2008
Une autre planète habitable ?
De l'eau et du carbone. Ce cocktail primordial, qui a permis l'éclosion de la vie sur Terre, voilà 3,8 milliards d'années, a toutes les chances d'être réuni ailleurs dans l'Univers, où des milliards de corps célestes gravitent autour de milliards d'étoiles dans des milliards de galaxies. Dans leur quête de nouveaux mondes habitables, les astrophysiciens viennent de franchir une nouvelle étape, en mettant en évidence la présence de gaz carbonique et de vapeur d'eau dans l'atmosphère d'une lointaine planète, à 63 années-lumière (600 000 milliards de kilomètres) de la Terre. Ne rêvons pas toutefois ! Cette géante gazeuse, plus de 300 fois plus massive que la Terre, est une fournaise d'environ 1 000 degrés Celsius, où toute vie est impossible. 
HD189733b, c'est son nom, a été découverte en 2005, par l'Observatoire de Haute-Provence, dans la constellation du Petit Renard. Très proche de son étoile, dont elle fait le tour en un peu plus de deux jours seulement, elle est la plus brillante des exoplanètes - extérieures à notre système solaire - dont peut être observé le transit, c'est-à-dire le passage devant et derrière son astre. Grâce aux spectromètres infrarouges équipant les grands télescopes spatiaux, il est possible de déterminer la composition de son atmosphère. En effet, chacun des gaz qu'elle recèle absorbe une longueur d'onde particulière du rayonnement émis par la planète éclairée par son soleil. Le spectre de lumière porte donc la signature de ces éléments.
C'est ainsi que le 9 décembre, la NASA a annoncé avoir détecté, avec le télescope Hubble, du dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère de HD189733b. Une première pour une planète extrasolaire. Du monoxyde de carbone (CO) y a été également repéré, comme l'avait aussi été, quelques mois plus tôt, du méthane (CH4). "Le dioxyde de carbone est le plus passionnant car, dans des conditions favorables, il pourrait être lié à une activité biologique comme c'est le cas sur Terre", s'enthousiasme Mark Swain, l'un des responsables du programme à l'Agence spatiale américaine.
Non pas que ce CO2, associé pour partie sur Terre aux activités humaines, puisse témoigner d'une vie passée sur cette planète brûlante. Mais, explique Jean Schneider, de l'Observatoire de Paris (Laboratoire de l'Univers et de ses théories), "la vie que nous connaissons est basée sur la chimie du carbone, et celui-ci semble plus facile à tirer du gaz carbonique que du méthane ou du monoxyde de carbone". Autrement dit, l'un des ingrédients nécessaires à la chaîne du vivant est ici disponible. Encore y faudrait-il de l'eau liquide, précise Michel Viso, responsable des programmes d'exobiologie au Centre national d'études spatiales (CNES). Sauf à échafauder des scénarios en rupture avec tout ce que nous savons de la physico-chimie, "on ne peut imaginer la diversité moléculaire indispensable à la vie sans carbone et sans eau liquide", souligne-t-il.
D'eau liquide, il n'y en a pas sur HD189733b. Mais de la vapeur d'eau, provenant peut-être d'un lointain passé glaciaire. Sa présence a été confirmée par une autre équipe américaine, qui publie ses résultats dans la revue Nature du 11 décembre. Carl Grillmair et ses collègues ont imaginé une méthode d'observation originale, consistant à analyser, avec le télescope spatial Spitzer, le rayonnement émis par le couple étoile-planète au cours de dix éclipses secondaires, durant lesquelles la planète passe derrière son astre. En comparant les spectres lumineux lorsque la planète est occultée et lorsqu'elle ne l'est pas, ils ont pu isoler son empreinte propre, révélatrice de la présence de molécules d'eau.
Plus intéressant encore, des contradictions avec des résultats antérieurs font supposer que cette planète est peut-être animée de circulations atmosphériques complexes, ou d'une source de chaleur interne inconnue. "Etape par étape, nous allons pouvoir bâtir de meilleurs modèles, en trois dimensions, qui nous aideront à mieux connaître les exoplanètes que nous découvrons", commente Jean Schneider.
Car l'objectif des chasseurs d'exoplanètes est d'en trouver une, un jour, où les conditions de la vie soient réunies. Depuis la découverte de la première d'entre elles, en 1995, par les Suisses Michel Mayor et Didier Queloz, le catalogue n'a cessé de s'enrichir. Quotidiennement mis à jour (sur Exoplanet.eu), il ne compte pas moins de 333 planètes extrasolaires, pour la plupart d'énormes boules de gaz surchauffées orbitant tout près de leur soleil, appelées "Jupiter chauds".
Ce qui ne signifie pas que celles-ci sont les plus nombreuses dans le cosmos, mais simplement qu'elles sont les plus faciles à détecter, par les méthodes indirectes du transit (la variation de la luminosité de l'étoile quand la planète passe devant le disque stellaire) ou de la vitesse radiale (l'infime décalage périodique de la position de l'astre provoqué par la planète).
L'espoir des astrophysiciens est désormais de mettre la main sur une "Super Terre" : une cousine de notre planète, faite de roches et non de gaz, peu massive, gravitant à bonne distance d'une petite étoile pas trop chaude (une naine rouge), en sorte que l'eau y demeure à l'état liquide. Jean Schneider en est persuadé : "D'ici quelques années, nous trouverons une planète potentiellement habitable."
Habitable ne veut pas dire habitée. Encore moins colonisable par l'homme. Juste un signe que nous ne sommes peut-être pas, ou ne resterons pas toujours, seuls dans le vaste Univers.
Plus d'infos sur Le Monde.fr
07:52 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eau et carbone
dimanche, 14 décembre 2008
Climat: les yeux rivés sur Copenhague pour un accord mondial fin 2009
Les yeux rivés sur Copenhague, fin 2009, la communauté internationale se prépare à douze mois de négociations ardues pour arracher un accord mondial sur le climat, avec l'entrée en jeu, très attendue, de Barack Obama.
A plusieurs reprises lors de la conférence de Poznan, les chefs d'Etat ont été appelés à s'investir dans un traité ambitieux au Danemark pour tenter d'enrayer le réchauffement en cours et limiter ses effets dévastateurs annoncés. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon envisage même de les réunir en sommet en septembre à New York.
Le prochain président américain devra quant à lui rejoindre au plus vite l'enceinte des négociations, dopée par l'accord des 27 pays de l'UE sur leur plan climat, et donner les premiers gages d'une coopération tant espérée.
Le sénateur John Kerry, dépêché à Poznan par Obama, a cependant tenu à rappeler que les Etats-Unis n'avanceraient pas seuls.
"Il est vital que les dirigeants américains et européens mais aussi ceux de la Chine, de l'Inde, de la Corée (du sud) et du Japon, indiquent clairement à leurs négociateurs et aux populations: c'est là que je veux aller".
Dans le futur traité de Copenhague, qui portera sur la période post-2012, pays industrialisés et en développement sont invités à coopérer, chacun prenant des engagements à sa mesure: réductions drastiques des émissions de gaz à effet de serre pour les premiers, limitation de la hausse pour les seconds.
L'administration Bush a refusé de s'engager sur des réductions chiffrées et n'a pas ratifié le protocole de Kyoto (période 2008-2012), à l'inverse de l'ensemble des autres pays industrialisés.
Quant à la Chine, le chef de sa délégation à Poznan a regretté "le manque d'engagement politique" de la part des pays développés.
"Les pays en développement ont mis beaucoup de propositions sur la table, mais on a vu un manque d'enthousiasme de la part des pays industrialisés, même à apporter un début de réponse", a expliqué Su Wei.
Qui paiera ? La question du financement de la lutte contre le réchauffement et de la nécessaire adaptation à ce dernier, évaluée à plusieurs dizaines de milliards de dollars par an, domine chaque jour un peu plus les négociations.
Source "d'amerturme" à Poznan, selon les termes du patron climat de l'Onu, Yvo de Boer, le sujet reviendra en force dans les 12 mois à venir.
"Soyons honnêtes: trouver un accord à Copenhague reviendra, dans une large mesure, à entraîner les pays en développement et c'est largement lié à la capacité de mobilier des ressources (financières)", a reconnu M. De Boer.
Mais la crise qui frappe de plein fouet l'économie mondiale complique encore l'équation. 2009 constituera un test grandeur nature pour savoir si l'argumentaire sur la révolution verte, source de croissance et d'emplois, peut dépasser le stade des incantations.
Pour l'économiste britannique Nicholas Stern, l'urgence est indiscutable, l'objectif clair (diminution par deux des émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050), et les arbitrages entre crise climatique et crise économique ne sont plus de mise.
"Ce serait un échec de la raison et du politique si les deux crises étaient étaient placées en compétition", explique-t-il.
Le calendrier surchargé de l'année à venir - truffée de réunions techniques - ne doit pas diluer les responsabilités, rappelait en écho en Pologne l'ancien sénateur américain Timothy E. Wirth, patron des négociations climat sous Clinton.
"N'oubliez jamais qu'il s'agit d'un processus politique. Ce ne sont ni les scientifiques ni les écologistes qui prendront les décisions".
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vendredi, 05 décembre 2008
RD Congo : David Nott, le chirugien qui opérait par SMS
Le chirurgien britannique a réussi à sauver la vie d’un adolescent congolais dans le Nord-Kivu

La performance restera dans les annales de la médecine moderne. En République Démocratique du Congo, le chirurgien britannique David Nott a réussi une amputation du bras, opération très délicate, en se faisant guider par les SMS de son collègue resté à Londres
Le Nord-Kivu, province de la République Démocratique du Congo, tristement célèbre pour la guerre civile qui l’ensanglante, pourra désormais s’enorgueillir d’être devenue le berceau de la chirurgie par SMS. David Nott, chirurgien britannique, y a effectué une amputation du bras en recevant les instructions de son collègue, le professeur Meirion Thomas… par SMS de Londres. Le médecin de 52 ans, volontaire de Médecins sans frontières (MSF) à Rutschuru, a réussi à sauver la vie d’un adolescent congolais de 16 ans en suivant la procédure en 10 étapes transmise par son confrère. Selon les versions, le jeune homme aurait été mordu par un hippopotame ou blessé par balles. « Je me suis posé la question de savoir s’il était judicieux de laisser un jeune homme dans cette guerre avec un seul bras, a déclaré le médecin. Mais si je ne l’avais pas fait, il serait mort. J’ai donc respiré un bon coup et j’ai suivi les instructions », a rapporté mercredi la BBC.
Les sms qui sauvent la vie
Contrairement à son confrère du Royal Marsden Hospital à Londres, qui avait déjà eu l’occasion de pratiquer cette délicate opération, David Nott a pris le risque de s’aventurer en terre inconnue. Autrement, son patient qui n’avait alors que « deux ou trois jours à vivre », selon le chirugien, aurait succombé à une gangrène. Cependant, la chirurgie vasculaire, spécialité de David Nott, lui aura permis de réaliser cette prouesse dans une partie du corps très vascularisée. Le chirurgien a attribué sa performance à « la chance » : « J’étais là au bon moment et j’étais en mesure de le faire ».
David Nott consacre, depuis 16 ans, un mois, chaque année, à l’ONG française Médecins sans frontières. La performance du chirurgien britannique confirme que la télémédecine est une sérieuse option de santé publique pour l’Afrique. Altruisme, technologie et médecine, un trio salvateur pour les populations du Nord-Kivu qui en ont bien besoin.
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