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mercredi, 24 septembre 2008

La mauvaise gestion des républicains américains hante l'assemblée générale de l'ONU

Par Hervé COUTURIER AFP - il y a 1 heure 25 minutesNEW YORK (Nations unies) (AFP) - La crise financière américaine a dominé les discours mardi à l'ONU, le président français Nicolas Sarkozy proposant un sommet en novembre et son homologue brésilien, Luiz Inacio "Lula" da Silva, exigeant un profonde réforme des institutions mondiales.

Premier orateur, "Lula" a appelé à "rebâtir" les institutions financières internationales "sur des bases entièrement nouvelles" afin qu'elles puissent prévenir à l'avenir des crises financières.

"Les institutions économiques internationales n'ont aujourd'hui ni l'autorité, ni les instruments dont elles ont besoin pour empêcher l'anarchie de la spéculation", a-t-il dit aux délégués des 192 Etats membres participant au débat annuel de l'Assemblée générale de l'ONU. "Le caractère mondial de cette crise implique que les solutions adoptées soient également mondiales et prises dans un cadre multilatéral légitime et reconnu, sans impositions", a-t-il estimé.

Son homologue français, Nicolas Sarkozy, a proposé à ses pairs un sommet en novembre pour "réfléchir ensemble aux leçons à tirer" de la crise financière internationale. "Ma conviction, c'est que le devoir des chefs d'Etat et de gouvernement des pays les plus directement concernés est de se réunir" (...) "pour réfléchir ensemble aux leçons à tirer de la crise financière la plus grave qu'ait connue le monde depuis celle des années 30", a déclaré M. Sarkozy.

Il a appelé de ses voeux "un capitalisme régulé où des pans entiers de l'activité financière ne sont pas laissés à la seule appréciation des opérateurs de marché" et a répété son souhait que des sanctions soient prononcées contre "ceux qui mettent en danger l'argent des épargnants". M. Sarkozy a ensuite précisé qu'il envisageait que ce sommet se déroule en novembre sur la base du G8 et avec une "possibilité d'ouverture sur les pays émergents".

"Ma proposition, c'est au mois de novembre parce qu'on peut espérer y voir plus clair. Ca n'est pas une réunion à chaud en plein dans la crise, mais en même temps c'est avant la fin de l'année, donc on peut tirer les conséquences", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

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