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mercredi, 14 novembre 2007

La France dans un début de tourmante

PARIS (AFP) - La grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, s'annonçait forte mercredi matin à la SNCF, mais un peu moins massive que prévu à la RATP, alors que gouvernement et syndicats ont décidé de renouer le dialogue pour tenter d'éviter un conflit dur et prolongé. Evènement

A la SNCF, le trafic était très perturbé au plan national, mais "plus important" que lors de la grève du 18 octobre avec 20 à 25% des trains en moyenne, contre 5 à 10%, a indiqué la direction.

Sur les huit syndicats de cheminots , seule la Fgaac (agents de conduite autonome, près de 30% des conducteurs), n'est pas dans le mouvement, alors qu'elle y participait il y a un mois.

La SNCF avait prévu 90 TGV sur le réseau national, contre 700 en temps normal. Les Eurostar (Paris-Londres) et Thalys (Paris-Bruxelles, Paris-Amsterdam, Paris-Cologne), circulaient normalement mais subissaient des retards pouvant aller jusqu'à 30 minutes. Seuls dix trains Corail (grandes lignes hors TGV) devaient circuler.

Le trafic TER était très perturbé dans toutes les régions et plus de 2.000 autocars de substitution étaient proposés. En Ile-de-France, certains RER étaient prévus sur quelques dessertes et aux heures de pointes. Plus de 1.000 bus complètent le dispositif.

A la RATP, le trafic, tout en étant très fortement perturbé, était "meilleur que prévu" avec notamment 1 métro sur 5 au lieu de 1 sur 10, environ 15% de bus, mais aucun RER sur la ligne B et très peu sur la ligne A.

Ces fortes perturbations ont entraîné une augmentation de la circulation routière aux abords de la capitale où les premiers bouchons ont fait leur apparition dès 6h00 du matin selon le Centre national d'information routière de Rosny-sous-Bois (Cnir).

La journée s'annonçait des plus éprouvantes pour des centaines de milliers d'habitants d'Ile-de-France et des grandes agglomérations. Inévitable RTT, bicyclette et deux roues en tous genres, roller, taxi, voiture et covoiturage: toute les ficelles du "système D" ont été mises à profit. Mais, pour le plus grand nombre, peu d'espoir d'échapper à la marche ou aux embouteillages, avec la crainte partagée d'un conflit qui dure.

Mais l'espoir d'éviter une très longue grève, comparable au conflit de 1995, est cependant apparu mardi soir. Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a proposé au ministre du Travail Xavier Bertrand d'organiser des négociations avec les directions d'entreprises et les représentants de l'Etat sur "chacun" des régimes spéciaux de retraite, au lieu d'une négociation globale, comme la CGT le demandait jusqu'ici.

L'Unsa et la CFDT ont également repris au bond cette proposition de Bernard Thibault.

Le Premier ministre François Fillon s'est immédiatement déclaré "satisfait d'entendre que Bernard Thibault et la CGT, qui pour le moment ne voulaient pas entrer dans ce cycle de négociation semblent d'accord maintenant pour le faire". M. Bertrand devait recevoir mercredi matin l'ensemble des autres syndicats, sauf Solidaire (syndicats Sud).

De son côté, le président Sarkozy qui a reçu mardi soir, les dirigeants de la SNCF, la RATP, d'EDF et de GDF a souhaité que "les négociations s'ouvrent rapidement entre les directions des entreprises et les organisations syndicales".

A la RATP, des négociations se sont ouvertes mardi soir avec plusieurs syndicats de l'entreprise et des propositions jugées "intéressantes" par le syndicat indépendant (FSI) seront soumises aux assemblées générales de salariés ce mercredi, a indiqué un responsable du syndicat à l'AFP.

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