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dimanche, 23 mars 2008
Barack Obama transcende la question raciale
La race : une thématique que la candidature de Barack Obama, le sénateur noir de l’Illinois, a mis en exergue dans la campagne présidentielle américaine. Mardi, il s’est enfin exprimé sur la question raciale dans une intervention qui a marqué cette semaine de campagne riche en rebondissements. Un sujet que les Etats-Unis ne peuvent pas s’offrir le luxe d’ignorer « maintenant », selon Barack Obama, qui en a profité pour rappeler à ses détracteurs qu’il était bien chrétien.

Le discours prononcé mardi à Philadelphie par Barack Obama a consititué le point fort d’une semaine de campagne virevoltante aux Etats-Unis. L’intervention du candidat démocrate, que d’aucuns estiment fondatrice et saluée par sa rivale Hillary Clinton, lui a aussi permis de souligner son appartenance à la communauté chrétienne. Son allocution d’une quarantaine de minutes intitulée "A more perfect Union" (Une Union plus parfaite) a été l’occasion pour le sénateur de l’Illinois d’exprimer son point de vue sur la question raciale aux Etats-Unis. Une thématique devenue incontournable dans cette campagne présidentielle qui pourrait faire de Barack Obama le premier président noir des Etats-Unis. Sa couleur de peau a été plusieurs fois utilisée par le camp adverse, celui de la sénatrice de New York, pour le décrédibiliser en limitant sa candidature à un enjeu racial.
Barack Obama « assume la plénitude de son identité plurielle »
Les propos du pasteur Jeremiah Wright, son guide spirituel pendant « plus d’une vingtaine d’années », qualifiés de « racialement chargés » par Barack Obama, lui ont offert l’opportunité de s’exprimer sur cette thématique que l’Amérique « ne peut se permettre d’ignorer maintenant ». Selon le candidat à l’investiture démocrate, la diatribe du révérend, diffusée en boucle par les médias américains ces derniers jours, « (a) agrandi la fracture raciale » et « offensé aussi bien les Blancs que les Noirs ». D’après un sondage de la chaîne américaine CBS, publié vendredi, 69% des Amércains ont apprécié la manière dont les problèmes raciaux ont été abordés par Barack Obama.
Le sénateur de l’Illinois « sort de la question raciale par le haut », analyse François Durpaire, auteur de L’Amérique de Barack Obama, paru aux éditions Demopolis. « Cette allocution est un véritable exercice de style. Elle a permis à Barack Obama de synthétiser sa pensée sur le sujet. Il aurait pu se contenter d’une posture post-identidaire, ce que la plupart attendent d’un métis, qui se résume à dépasser les clivages identitaires. Cependant, il va plus loin en adoptant un positionnement multi-identitaire : il admet toutes ses identités, il assume la plénitude de son identité plurielle. Barack Obama n’excuse pas les propos de son pasteur, dont l’une des phrases d’un sermon est devenu le titre de son dernier livre, ni le racisme affiché de sa grand-mère maternelle qu’il évoque dans son discours. Barack Obama les explique en les remettant dans le contexte politico-social de l’Amérique dans laquelle ces derniers ont grandi. » Barack Obama a ainsi souligné que la colère exprimée par le révérend Wright était aussi réelle que le ressentiment qu’éprouve les Américains blancs. « Aussi longtemps que je vivrai, je n’oublierai jamais que mon histoire n’aurait été possible dans aucun autre pays sur terre », a déclaré le sénateur de l’Illinois, comme pour rendre hommage à son pays et à ses nombreuses contradictions.
Un candidat racialement fédérateur
« En dépit de la tentation de voir ma candidature (à travers un prisme) purement racial, nous avons remporté des victoires (notables) dans des Etats qui comptaient les populations les plus blanches du pays. En Caroline du Sud (...), nous avons construit une puissante coalition d’Africains-Américains et d’Américains blancs. Cela ne revient pas à dire que la (question raciale) n’est pas un enjeu dans cette campagne », a poursuivi Barack Obama. Si l’on s’en tient à cette problématique, le discours du sénateur de l’Illinois peut être perçu comme « un troisième tournant » dans cette course à la Maison Blanche, estime François Durpaire. La victoire de Barack Obama dans l’Iowa, ses victoires et scores en Caroline du Sud, comme il l’a lui même rappelés, et sa capacité à rallier une majorité de Noirs, dans le Mississippi tout en captant le vote blanc ont constitué les premier et deuxième paliers du débat racial. « Le vote cesse d’être raciste mais il n’en demeure pas moins racial, explique l’historien. Les Blancs sont prêts à voter pour un Noir mais n’en oublient pas pour autant qu’il est Noir. »
Les démocrates bloqués sur le mode offensif
Barack Obama rassemble l’Amérique et son duel avec Hillary Clinton divise les démocrates. Les deux camps ne cessent de s’envoyer des flêches empoisonnées. Vendredi, Merrill McPeak, le codirecteur de campagne du sénateur de l’Illinois, a comparé Bill Clinton à Joseph McCarthy, le sénateur républicain connu pour avoir ouvert la chasse aux communistes dans les années 50, aux Etats-Unis. Il réagissait aux déclarations de l’époux de la sénatrice de New York qui avait remis, quelque heures plus tôt, le patriotisme de Barack Obama en cause. « Je pense que ce serait une excellente chose, a affirmé Bill Clinton, à Charlotte où il faisait campagne, si nous avions une année électorale où nous aurions deux personnes qui aimeraient ce pays et qui seraient dévouées à l’intérêt de ce pays. » « J’étais jeune, je faisais mes études quand Joe McCarthy accusait de bons Américains d’être des traîtres, alors j’ai eu ma dose », a contre-attaqué l’ancien général de l’armée américaine.

Bill Clinton semble s’être encore une fois laissé aller à ces commentaires dont il est désormais coutumier. Une remarque désobligeante qui pourrait faire du tort à Hillary Clinton alors qu’un sondage Gallup, publié jeudi, a prédit qu’elle remporterait l’investiture démocrate avec 49% des voix contre 42% pour Barack Obama, une première depuis le "Super Tuesday". Ce même jeudi, l’équipe de campagne de ce dernier faisait savoir que des agents du département d’Etat avaient accédé, par trois fois, aux données confidentielles utilisées pour établir son passeport. Le lendemain, on apprenait qu’Hillary Clinton et John McCain, le candidat républicain à la Maison Blanche, avaient subi la même atteinte à la vie privée. Le soutien de Bill Richardson, le gouverneur hispanique du Nouveau-Mexique, à Barack Obama est venu compenser cette série de mauvaises nouvelles dans une semaine qui avait si bien commencé. Hillary Clinton convoitait cet appui de poids pour conforter le vote hispanique qui lui est déjà acquis.
Auteur: Falila Gbadamassi
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Le choix américain 2008
13:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Il échappe à la prison grâce à son poids!
Un parrain de la mafia italienne est sorti de prison car il était tout simplement trop...gros !
462 livres, soit approximativement 210 kilos. C'est le poids qu'affiche sur la balance Salvatore Ferranti, un italien accusé d'être un membre de la mafia. Reconnu coupable, il aurait dû purger sa peine en prison...si seulement l'une d'entre elles avait pu l'accueillir !
Les différents essais furent infructueux : la première prison n'avait pas de lit pouvant supporter le poids du prisonnier, et les gardiens de la seconde prison se plaignaient de devoir habiller, déshabiller ou emmener aux toilettes Salvatore.
La junk food va bientôt devenir la nourriture de prédilection des prisonniers du monde entier...
13:46 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Alcool au volant...droit dans le commissariat!
Un policier américain a été retrouvé dans le mur du commisariat, au volant de sa voiture de fonction, et positif!
Personne n'est au dessus des lois, pas même le Sergent Jeff Krepina de la police de Parma Heights. Celui-ci s'est purement et simplement encastré dans le mur du commisariat où il travaille! Il pourrait s'agir d'un simple accident...Sauf que le policier avait plus du double de la limite légale d'alcool dans le sang!
C'est après une soirée agitée au bar local, où il s'est enfilé 3 shooters, qu'il a fait l'erreur de prendre plusieurs cachets pour dormir. Le lendemain, le cocktail avait fait mauvais effet. Le résultat fut sans appel: vomi sur ses habits, vomi dans le véhicule...et voiture dans le mur!
13:45 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le Dalaï Lama défend l'organisation des Jeux Olympiques
Concernant la situation au Tibet, et dans les autres provinces, l'agence Chine nouvelle a donné de nouveaux bilans des victimes des violentes manifestations de la semaine dernière.

Dix neuf personnes auraient été tuées, et plus de 700 blessées. Le gouvernement tibétain en exil a fourni de son côté un bilan de 99 morts au Tibet et dans les provinces chinoises voisines.
13:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Kaboul fait état de lourdes pertes dans les rangs taliban
KABOUL (Reuters) - Les forces de l'Otan et les troupes afghanes ont infligé de lourdes pertes aux taliban dans une opération terrestre et aérienne menée samedi près de Deh Rawood, dans la province méridionale d'Uruzgan, annonce le ministère afghan de la Défense.
"Les corps des activistes se trouvent sur le terrain et le mollah Hashim, commandant réputé du mouvement, fait partie des tués", précise-t-il dans un communiqué publié dimanche, sans avancer de bilan. De sources proche des services de sécurité, on fait état d'une cinquantaine de morts dans les rangs de la milice islamiste.
La Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) est sous commandement néerlandais dans la province d'Uruzan.
Deux membres des forces étrangères ont par ailleurs été tués par une mine dans la province de Kandahar, toujours dans le Sud, a annoncé l'armée américaine dans un communiqué diffusé samedi soir.
"Les forces de la coalition patrouillaient avec les forces nationales afghanes dans le district de Zharmi quand leur véhicule a heurté une mine placée sur une route fréquemment empruntée", a indiqué l'armée.
Une trentaine de militaires de la coalition sous commandement américain et de l'Isaf ont trouvé la mort depuis le début de l'année en Afghanistan.
Hamid Shalizi, version française Jean-Stéphane Brosse
13:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 22 mars 2008
Assassinat du président de la télévision du Daghestan
MOSCOU (Reuters) - Le président de la télévision et de la radio publiques du Daghestan a été tué vendredi lorsque des tireurs non identifiés ont ouvert le feu sur son véhicule, rapportent les agences de presse russes.
Gadji Abachilov, 58 ans, présidait la Compagnie de diffusion radio-télévisée de l'Etat du Daghestan. Ancien journaliste, il présentait sa propre émission jusqu'à son entrée en fonction il y a un an, indique Tass.
Le chauffeur d'Abachilov a été blessé dans l'attentat, qui s'est déroulé devant un supermarché de Makhachkala, capitale régionale du Daghestan.
Les services du procureur général russe ont indiqué que l'enquête serait confiée à des policiers fédéraux, rapporte l'agence Interfax.
La mort d'Abachilov survient quelques heures après la découverte du corps d'un autre journaliste de télévision originaire du Daghestan, retrouvé étranglé dans son appartement moscovite.
Conor Sweeney, version française Gregory Schwartz
13:32 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'épouse du maire de Lyon gifle un journaliste de Lyon Capitale
LYON (AFP) - Le rédacteur en chef de l'hebdomadaire Lyon Capitale, Raphaël Ruffier, a été giflé vendredi après-midi par l'épouse du maire de Lyon Caroline Collomb, qui lui a ensuite présenté ses excuses, a-t-il indiqué samedi à l'AFP.
En marge de la séance inaugurale du conseil municipal de Lyon, qui a réélu à sa tête le socialiste Gérard Collomb, "Mme Collomb m'a écrasé le pied puis m'a giflé avant de disparaître sans dire un mot", a précisé le journaliste, confirmant des informations de Libération.
Dans une lettre, rendue publique par le magazine, Caroline Collomb, qui s'est rendue à la rédaction peu après l'incident, indique qu'elle "regrette sincèrement" son geste et présente ses excuses au journaliste.
Raphaël Ruffier, qui avait envisagé de porter plainte dans un premier temps, les a acceptées, tout en s'inquiétant cependant "des difficultés à exercer honnêtement et librement son travail de journaliste à Lyon".
Selon Libération, elle n'aurait pas apprécié une série d'articles de M. Ruffier, en charge de la politique, qui avait évoqué la passation de marchés publics par la ville et d'avoir retranscrit plusieurs conversations privées - qui mettaient en cause des adjoints lyonnais.
13:29 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LE SOCIOLOGUE JEAN ZIEGLER SUR LES APE : " Le Président Wade témoigne d’un grand courage et d’une grande lucidité "
(Continent Premier) - Le sociologue suisse et rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation, a dénoncé les pressions exercées par la Commission Européenne sur les pays ACP. L’auteur de « L’Empire de la Honte », Editions Fayard, disponible en poche, voit dans les APE, une autre « Organisation de la Faim » par les Maîtres du monde. Jean Ziegler espère que le « combat visionnaire du Président Wade l’emporte ». Un soutien de taille mais les Africains, vont-ils encore résister ?

Pensez-vous que les APE constituent un danger pour la sécurité alimentaire en Afrique ?
« Ecoutez, je trouve que le Président Wade témoigne d’un grand courage et d’une grande lucidité pour s’opposer fermement aux APE. La conséquence de ces accords est triple : l’accord de Cotonou qui devait durer jusqu’en 2020 a été rompu unilatéralement alors qu’il prévoyait l’asymétrie en prônant un libre accès des agriculteurs africains aux marchés du Nord et donnait la possibilité en même temps de lever des taxes sur les importations agricoles du Nord.
Si les APE passaient, ce serait catastrophique pour les ACP. Ces pays n’auraient plus le droit de lever des taxes douanières, or dans les états industriels fortement industrialisés comme la Suisse, la France, etc, les douanes jouent un rôle négligeable aujourd’hui. Mais les taxes douanières sont essentielles pour les pays du Sud. Si les pays africains n’en disposaient plus, ils s’appauvriraient encore, et d’une façon dramatique. Aux APE s’ajoute l’accord d’investissement qui prévoit un égal traitement pour un capital étranger comme pour un capital autochtone. Des multinationales comme Nestlé pourraient exiger le même traitement que n’importe quelle PME sénégalaise, or il est évident, et l’histoire l’a montré, que sans protection aucune industrie autochtone ne peut se développer. Faire entrer en compétition des entreprises sénégalaises avec la première multinationale et agro-alimentaire au monde est tout simplement impossible. C’est comme qui dirait un match de boxe entre Mike Tyson et un pauvre des faubourgs d’Abidjan. C’est de la folie ! Les règles sont les mêmes pour les deux mais la situation de départ est évidemment totalement différente. L’accord d’investissement est une autre catastrophe qui menace. J’espère beaucoup que le combat visionnaire du Président Wade l’emporte.
Il y a un mépris incroyable de la part des Européens parce que l’ UE fait du dumping agricole au Sénégal, au Mali, et partout. L’année dernière, les pays industrialisés du Nord ont payé 349 milliards de dollars de subventions à l’exportation et à la production à leurs paysans. Ce qui fait qu’au marché de Sandaga à Dakar aujourd’hui, vous pouvez acheter des légumes et des fruits portugais, français, espagnols, italiens, grecs, etc, à moitié ou au tiers du prix des produits sénégalais équivalents. Quelques kilomètres plus loin, sous un soleil brûlant, le paysan Wolof travaille avec sa femme et ses enfants jusqu’à 15 heures par jour…. Et n’a pas la moindre chance d’acquérir en échange un revenu minimum décent. Comme je l’ai souligné dans L’Empire de la honte, peu d’êtres humains sur terre travaillent autant et dans des conditions aussi difficiles que les paysans africains, Wolof du Sénégal, Bambara du Mali, Mossi du Burkina ou Bashi du Kivu. »
Pr. Ziegler, où en êtes-vous avec la faim dans le monde et notamment en Afrique ?
« Le nombre d’affamés a augmenté, la famine est passée de 842 millions en 2005 à 854 millions en 2007. Chaque jour, 100,000 personnes meurent de faim ou de ses suites immédiates. Toutes les 5 secondes, un enfant en-dessous de 10 ans meurt de faim. Toutes les 4 minutes, quelqu’un devient aveugle par manque de vitamine A. La FAO qui est dirigée par un sénégalais remarquable, Jacques Diouf, qui est le meilleur DG que l’organisation ait jamais connu, dit que l’agriculture mondiale, dans l’état actuel de son développement, pourrait nourrir sans problèmes (2,700 calories/adulte par jour) douze (12) milliards d’êtres humains. Nous sommes actuellement 6,3 milliards d’individus, c’est-à-dire que le double de l’humanité pourrait être nourri normalement, sans recours aux OGM. Autrement dit, il n y a aucune fatalité. Non, contrairement à ce que disent les Européens : « c’est terrible la famine en Afrique ! etc… ». Non, il n y a aucune fatalité, un enfant qui meurt de faim, meurt assassiné. L’Afrique Sub-saharienne est particulièrement frappée car, entre 1972 et 2002, le chiffre de ceux qui sont gravement et en permanence sous-alimentés est passé de 79 millions à 202 millions. En Afrique, la faim est un fléau. Elle augmente d’une façon inquiétante et constitue un massacre au quotidien. »
L’agriculture ne nourrit plus son homme en Afrique. Les villages africains se vident de leur jeunesse qui fuit la misère dans des pirogues de fortune. Est-ce pour cela que vous avez développé devant le Conseil des Droits de l’Homme ce concept nouveau : « les réfugiés de la faim » ? De qui s’agit- il ?
« La politique du dumping agricole européen détruit la vie des agriculteurs africains et celle de leurs enfants. C’est ça le libéralisme ! Au même moment, l’Europe se barricade contre ceux que j’ai appelés les « Réfugiés de la faim ». Ce sont ceux, qui fuient leur pays par « nécessité ». Ce ne sont pas les réfugiés économiques qui sont les personnes qui migrent par convenance. Je défends l’état de nécessité qui est un concept bien connu du droit international et de la plupart des droits nationaux. L’état de nécessité est objectivement vérifiable. Pour survivre, l’affamé doit franchir des frontières. Il le fait illégalement. L’illégalité est supprimée par l’état de nécessité.
Aminata Traoré, l’ancienne ministre malienne que je cite dans mon livre, résume bien la situation : « les moyens humains, financiers et technologiques que l’Europe des 27 déploient contre les flux migratoires africains sont, en fait, ceux d’une guerre en bonne et due forme entre cette puissance mondiale et des jeunes Africains ruraux et urbains sans défense, dont les droits à l’éducation, à l’information économique, au travail et à l’alimentation sont bafoués dans de nombreux pays sous ajustement structurel etc. »
Dans 37 pays des 53 que compte le continent africain, l’essentiel de la richesse nationale est produit par l’agriculture. Les APE naissent sous le dictat de l’OMC qui pratique un libéralisme irresponsable. L’OMC avait donné un délai à l’Union Européenne qui allait jusqu’au 31 décembre, l’enjoignant d’instaurer la libéralisation totale. C’est une absurdité, d’autant plus que la négociation se fait dans des conditions détestables. Il est évident que les PMA, dont le Sénégal, dépendent beaucoup de la coopération au développement, du FED (le fonds européen de développement) et des programmes de coopération.
Certains disent que Louis Michel et ses collègues font du chantage : « signez les APE ou vous n’aurez plus de coopération ». Négociation ou chantage ? C’est la méthode utilisée qui est détestable. »
Mais Professeur, que dites-vous aux Africains qui se lancent dans le bioéthanol ?
« Le fait de brûler du maïs et des céréales pour les transformer en agro-carburant est un crime. C’est vrai que l’air devient irrespirable dans les pays les plus industrialisés où il y a une forte densité de voitures. Il est vrai qu’avec la destruction climatique, il faut faire quelque chose mais substituer à l’essence fossile, pétrolière, le bioéthanol constitue un crime contre l’humanité car on brûle des aliments pour faire de l’essence.
L’UE veut qu’en 2020, 10 % du carburant utilisé en Europe soit du biocarburant. Mais qui va le produire ? Qui va mourir de faim en plus ? C’est évident, les Africains ! Un seul exemple : si vous faites un plein de 50 l. avec votre voiture, il faudra brûler 352 kilos de maïs. Ce qui peut nourrir pendant une année un enfant en Zambie ou au Mexique où le maïs est nourriture de base. On est devant un carrefour. Les pays industrialisés dans un égoïsme total veulent garder leur manière de vivre avec leurs centaines de millions de voitures en passant simplement du carburant fossile au carburant agricole. « Les Africains vont nous produire ça ». Je trouve que c’est un égoïsme total. »
Pourtant des pays sous-développés, sous alimentés sont sous le charme du bioéthanol. Que faire ?
« J’ai demandé à l’Assemblée générale des Nations-Unies à New York l’application d’un moratoire de cinq (5) ans sur le biocarburant car la science progresse très vite. Je ne suis pas contre les biocarburants s’ils sont obtenus sur des déchets agricoles ; si ce n’est pas les épis de blé qu’on brûle mais les tiges. Je serai d’accord aussi longtemps que l’on pourra obtenir du bioéthanol avec des déchets. Je dirai alors Très Bien, l’important c’est qu’on ne touche pas à la nourriture. »
Propos recueillis par El Hadji Gorgui Wade NDOYE, directeur du magazine panafricain ContinentPremier.Com
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Un enfant de 2 ans maltraité à Maffle
Un enfant de deux ans de Maffle (Ath) a été hospitalisé avec des traces d'étranglement. La nounou a été entendue par la police et mise à la disposition du parquet de Tournai mais elle a été relâchée et nie les faits, écrit samedi La Dernière Heure.
Les parents ont constaté mercredi soir à leur retour que la peau de leur bébé de deux ans présentait une couleur étrange. Il avait été gardé par sa nounou. L'enfant a été examiné à l'hôpital par un pédiatre qui a confirmé des traces d'étranglement. Il est resté 24 heures à l'hôpital en observation. Les parents et la nounou ont été entendus par la police d'Ath. Les parents ont été exemptés de tout reproche. La nounou a été retenue dans les bureaux de la police et mise à la disposition du parquet. Elle nie, expliquant la rougeur au cou du bébé par le fait que le garçonnet a pleuré durant de longs moments. "Toutefois les médecins sont unanimes. Il y a bien eu trace de maltraitance", écrit La Dernière Heure. Le parquet n'a pas communiqué vendredi. La police d'Ath confirme le cas de maltraitance sans commenter davantage. (LAR)
11:05 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un biologiste belge porté disparu en Nouvelle-Calédonie
Des recherches étaient en cours samedi pour tenter de retrouver un Belge, emporté la veille par une rivière en cru en Nouvelle-Calédonie, suite à de violentes pluies, a indiqué la gendarmerie.
De nationalité belge, ce biologiste travaillant pour le WWF (Fonds mondial de la nature) a été emporté alors qu'il tentait de franchir à la nage un radier, impraticable en véhicule, sur une piste de la commune de Hienghène, sur la côte est. Selon la gendarmerie, deux autres personnes dont le responsable du WWF en Nouvelle-Calédonie, l'accompagnaient. L'un d'eux aurait réussi à franchir le radier, tandis que l'autre a tenté ensuite sans succès de venir en aide à son collègue. Une quinzaine de gendarmes à pied et en véhicules étaient mobilisés samedi dans cette région montagneuse, qui ne pouvait être survolée en d'hélicoptère à cause des mauvaises conditions météorologiques. (BVH)
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Belgique - Liège: une bande provoque des incidents dans un bus
Une quinzaine de jeunes ont provoqué vendredi soir des incidents dans un bus TEC dans la région liégeoise. La conductrice et des passagers ont été insultés. Ils ont été la cible de crachats.
Vendredi, peut après 20H00, cette quinzaine de jeunes sont montés place Saint-Lambert à Liège dans ce bus de la ligne 70 des TEC qui était conduit par une femme. Une fois à l'intérieur, ils se sont mis à cracher et à insulter les passagers et la conductrice. Lorsque le bus est arrivé chaussée de Tongres à Rocourt, ils ont déclenché l'ouverture automatique des portes à l'arrière. Ils sont revenus vers l'avant où ils ont démoli la portière avant à coups de pied. Ils sont remontés dans le bus. Les passagers et la conductrice ont été à nouveau insultés et ont été la cible de crachats. La conductrice a déclenché l'alarme, ce qui a mis les individus en fuite. Il s'agirait d'une bande bien connue. La conductrice, en état de choc, a dû recevoir des soins. Les 15 jeunes n'ont pas été retrouvés malgré les recherches effectuées par la police. (LAR)
11:02 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Patinage atistique, c'est beau: Delobel et Schoenfelder sacrés champions du monde
GÖTEBORG, Suède (Reuters) - Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder ont remporté la médaille d'or en danse sur glace aux championnats du monde de patinage artistique à Göteborg, en Suède.
Les Français, qui étaient en tête après la danse imposée et la danse originale, ont conservé leur avantage au terme du programme libre pour triompher avec un total de 212,94 points.
Les Canadiens Tessa Virtue et Scott Moir ont terminé deuxièmes avec 208,80 points devant les Russes Jana Khokhlova et Sergei Novitski (203,26 points).
Oliver Grassman, version française Patrick Vignal

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Natation: fabuleux record pour Alain Bernard
EINDHOVEN, Pays-Bas (Reuters) - Alain Bernard a bouleversé l'ordre établi en pulvérisant vendredi le record du monde du 100 m nage libre avec un chrono de 47 secondes et 60 centièmes en demi-finales des championnats d'Europe.

Le Français de 24 ans a réalisé son exploit précisément à Eindhoven, fief du Néerlandais Pieter van den Hoogenband, qui détenait le record de la discipline de référence depuis huit ans et ses 47"84 réalisés aux Jeux de Sydney.
"C'est une surprise pour moi", a avoué le natif d'Aubagne à peine remis de son émotion, expliquant qu'il voulait faire de son mieux en demi-finale mais nager "vraiment vite" samedi en finale.
"Ça arrive quand on s'y attend le moins, même si on a travaillé très dur à l'entraînement, en se concentrant sur mes départs, le secteur où je devais m'améliorer", a encore déclaré le héros du jour.
"Je savais que j'avais ça en moi, je savais que ça pouvait arriver", a ajouté celui qui se fixait pour objectif, en février dernier, de nager le 100 mètres en 47"50.
"J'ai travaillé dur pendant des années pour ça. Depuis 18 mois, je savais que je pouvais nager aussi vite."
Le Français avait certes remporté le titre européen sur la distance en décembre dernier à Debrecen, en Hongrie, mais en petit bassin. Il a touché cette fois les 50 mètres en 22"88, contre 23"16 pour Van den Hoogenband à Sydney.
10:45 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Tibet: le "Quotidien du Peuple" appelle à "écraser résolument" le complot des "forces de l'indépendance" tibétaine
PEKIN - Le "Quotidien du Peuple", organe officiel du parti communiste chinois, appelait samedi à "écraser résolument" le "complot" des "forces de 'l'indépendance du Tibet'". Pékin reconnaît désormais officiellement 22 morts, dont trois manifestants, lors des violences à Lhassa, la capitale du Tibet, la semaine dernière.
"Nous devons voir au travers des mauvaises intentions des forces sécessionnistes, déployer la bannière du maintien de la stabilité sociale et (...) écraser résolument la conspiration des forces de 'l'indépendance du Tibet'".
Pékin a revu à la hausse le bilan officiel chinois des violences survenues la semaine dernière à Lhassa au Tibet, faisant état de 22 morts au total, après l'annonce par l'agence officielle Chine Nouvelle (Xinhua) des décès de cinq civils et un policier.
Pékin confirme ainsi seulement la mort de 18 civils "innocents", d'un policier et de trois manifestants qui auraient sauté par la fenêtre pour échapper à la police. Xinhua a également rapporté vendredi que 241 policiers et 382 civils avaient été blessés lors des troubles à Lhassa. Le gouvernement tibétain en exil affirme de son côté que 99 Tibétains ont été tués, 80 à Lhassa et 19 dans la province du Gansu. AP
10:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
2.000 habitations détruites par une série de séismes en Chine
PEKIN (Reuters) - Une douzaine de séismes survenus vendredi dans la province du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine, a entraîné la destruction de plus de 2.000 habitations, mais aucune victime n'a encore été signalée, rapporte l'agence Chine nouvelle, faisant état de 44.000 personnes "affectées".
"Environ 2.200 maisons ont été endommagées ou détruites (...) pendant les séismes, qui ont également provoqué l'effondrement de centaines d'élevages et de serres", a déclaré un représentant des autorités locales, cité par l'agence.
Nick Macfie, version française Jean-Philippe Lefief
10:42 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 21 mars 2008
Le sénateur John McCain reçu par la Racaille
PARIS (Reuters) - John McCain, futur candidat républicain dans la course à la Maison blanche, a été reçu par Nicolas Sarkozy, dont le sénateur de l'Arizona à salué l'énergie et la détermination à renforcer le lien franco-américain.
Leur entretien de 45 minutes à l'Elysée a essentiellement porté sur le réchauffement climatique et la situation en Afghanistan, a rapporté John McCain, qui était accompagné du sénateur républicain de Caroline du Sud, Lindsey Graham, et du sénateur indépendant du Connecticut, Joe Lieberman.
Devant les nombreux journalistes venus l'écouter dans la cour du palais présidentiel, John McCain a vanté "l'énergie" de son hôte à qui il a dit "espérer" ressembler.
"Je crois que c'est un homme qui a énormément d'énergie. Sa conduite face à un certain nombre de problèmes allant du changement climatique à son aide dans notre combat contre l'extrémisme radical en passant par ses propositions en matière de réformes économiques, sa profonde préoccupation pour l'économie mondiale et sa détermination à faire face à tous ces enjeux, j'apprécie tout cela", a dit John McCain.
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Barack Obama reçoit le soutien de Bill Richardson et les excuses de Condoleezza Rice
WASHINGTON - Barack Obama a reçu vendredi un soutien de poids, en la personne du gouverneur hispanique du Nouveau-Mexique Bill Richardson, ainsi que des excuses officielles pour la violation de la confidentialité de son dossier de passeport. Des développements qui tombent bien pour le sénateur de l'Illinois, éclipsant au moins provisoirement la controverse sur son sulfureux pasteur.

Seul gouverneur hispanique des Etats-Unis et ex-candidat à la Maison Blanche, Bill Richardson a apporté son soutien à M. Obama, "un dirigeant comme on n'en voit qu'une fois dans sa vie", capable "d'unir la nation et de restaurer le leadership moral de l'Amérique dans le monde", précise-t-il dans un communiqué. "Je connais bien la capacité morale unique du sénateur Obama à inspirer le peuple américain pour faire face aux défis urgents auxquels nous sommes confrontés."
Bill Richardson, qui s'est retiré de la course à l'investiture démocrate en janvier, a été très courtisé par Barack Obama et sa rivale Hillary Clinton. Il pourrait aider le sénateur noir à élargir son audience électorale chez les hispaniques, plus important groupe ethnique qui a jusqu'ici soutenu principalement Mme Clinton.
Ancien ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU et secrétaire à l'Energie sous la présidence de Bill Clinton, ce super-délégué démocrate pourrait aussi jouer un rôle clé dans le duel entre M. Obama et Mme Clinton en attirant d'autres super-délégués dans le camp de son favori.
M. Richardson, qui fait figure de candidat possible à la vice-présidence, est apparu vendredi aux côtés de M. Obama lors d'un meeting à Portland dans l'Oregon.
Le sénateur de l'Illinois a également reçu les excuses de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui a appris que le dossier de passeport de M. Obama avait été consulté indûment à trois reprises par des employés de son ministère. Mme Rice a téléphoné au candidat démocrate. "Je lui ai dit que j'étais désolée et que moi-même je serais très troublée" si cela m'arrivait, a-t-elle déclaré à la presse.
Deux employés incriminés ont été limogés, et un troisième fait l'objet d'une procédure disciplinaire. Bill Burton, porte-parole de M. Obama, a dénoncé "une violation scandaleuse de la sécurité et la vie privée".
L'affaire a pris une ampleur inattendue, le département d'Etat annonçant vendredi que les dossiers de passeport d'Hillary Clinton et du candidat républicain John McCain avaient également été consultés sans autorisation par des employés. En visite à Paris, M. McCain a demandé une "enquête exhaustive".
Le soutien de M. Richardson, tout comme les excuses de Mme Rice, offre une diversion bienvenue pour la campagne de M. Obama, qui depuis une semaine affronte une tempête liée à des propos controversés du pasteur du candidat démocrate.
M. Obama a condamné les déclarations de Jeremiah Wright, de la Trinity United Church of Christ à Chicago, qui a notamment accusé dans des sermons incendiaires les Etats-Unis d'être responsables des attentats dont ils ont été victimes le 11 septembre 2001. Dans un important discours cette semaine, M. Obama a toutefois refusé de "renier" son pasteur, qui a célébré son mariage et baptisé ses enfants.
De son côté, l'équipe de Mme Clinton a critiqué le camp d'Obama pour avoir "colporté des photos" montrant Bill Clinton et Jeremiah Wright se serrant la main lors d'un petit-déjeuner de prière à la Maison Blanche en 1998. Le "New York Times" a diffusé la photo sur son Internet jeudi, précisant qu'elle avait été fournie par la campagne d'Obama.
Barack Obama reste en tête en nombre de délégués élus lors des primaires: il en totalise 1.406 contre 1.249 à Hillary Clinton. Mais la sénatrice de New York le devance désormais dans les sondages. Un sondage Gallup mené du 17 au 19 mars, en pleine controverse sur l'affaire Wright, la crédite de 48% des voix contre 43% à son adversaire. AP
20:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles américaines 2008
Une dirigeante de Batasuna en garde à vue à Bayonne
BORDEAUX (Reuters) - Haizpea Abrisketa, membre de la direction de Batasuna, parti nationaliste basque de la gauche radicale interdit en Espagne, a été interpellée mardi à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) et placée en garde à vue à Bayonne, a-t-on appris de source policière.
Des policiers de la Brigade de recherches et d'intervention de Bayonne l'ont interpellée alors qu'elle sortait de son appartement. Haizpea Abrisketa fait l'objet d'une enquête sur "des faits anciens en lien avec l'organisation séparatiste basque ETA", a-t-on précisé.
Elle avait déjà été arrêtée le 4 octobre dernier à Segura au Pays basque espagnol lors d'un coup de filet visant Batasuna avant d'être relâchée après trois jours de garde à vue et le versement d'une caution de 10.000 euros. Dix-sept personnes sur les 23 interpellées avaient été mises en examen et incarcérées.
Dans un communiqué, le comité de défense des prisonniers basques Askatasuna dénonce une "chasse aux sorcières".
Claude Canellas
16:03 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Explosion d'une voiture piégée dans le nord de l'Espagne après un appel de l'ETA
MADRID - Une voiture piégée a explosé vendredi devant une caserne de la Garde civile espagnole à La Calahorra dans la région de la Rioja dans le nord de l'Espagne après un appel téléphonique d'avertissement au nom de l'ETA, a-t-on appris auprès de la police espagnole.
On ignorait dans l'immédiat si l'attentat avait fait des victimes, mais les médias espagnols rapportaient que la caserne avait pu être évacuée avant l'explosion.
Un homme se réclamant du groupe séparatiste basque armé ETA a téléphoné à la police au Pays basque pour prévenir de l'explosion d'une bombe une demi-heure plus tard, ont précisé le journal "El Mundo" et l'agence de presse "Europa Press".
L'ETA, qui a mis à son cessez-le-feu en décembre 2006 après l'échec de négociations de paix, a revendiqué l'assassinat d'un ancien conseiller municipal de la région basque, deux jours avant les élections législatives du 9 mars dernier. AP
16:02 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 20 mars 2008
Yves Leterme, nommé Premier ministre en Belgique
BRUXELLES (Reuters) - Le roi Albert II de Belgique a accepté jeudi la démission du Premier ministre sortant Guy Verhofstadt et a nommé à sa place le démocrate-chrétien flamand Yves Leterme, neuf mois après les élections du 10 juin dernier.

Leterme doit se présenter dans l'après-midi devant le parlement belge pour y lire sa déclaration de politique générale afin d'obtenir samedi un vote de confiance, mettant temporairement fin à une crise qui a fait vaciller le pays.
Les congrès des cinq partis qui forment la coalition - les libéraux et les démocrates-chrétiens du nord et du sud du pays auxquels se sont alliés les socialistes francophones - ont approuvé mercredi le programme de gouvernement.
Ils ont également procédé aux choix des 15 ministres qui feront partie d'un cabinet sans grande nouveauté.
Si Leterme met fin au long règne de Verhofstadt, qui avait pris le pouvoir en 1999, le libéral francophone Didier Reynders garde le portefeuille des Finances, tandis que les libéraux flamands Karel de Gucht et Patrick Dewael restent respectivement aux Affaires étrangères et à l'Intérieur.
La seule surprise aura été la décision de la démocrate-chrétienne francophone Joëlle Milquet, surnommée "Madame non" par les Flamands en raison de son refus pendant des mois d'accepter leurs revendications de réforme de l'Etat par crainte de voir disparaître la Belgique, de siéger au poste de vice-Premier ministre chargé de l'Emploi.
Après s'être déchirés comme jamais auparavant pendant plus de neuf mois, Flamands et francophones sont parvenus à un "compromis à la belge" qui reste néanmoins fragile.
ACCORD MINIMALISTE
Cet accord doit beaucoup à Guy Verhofstadt, qui a accepté en décembre d'assumer la direction d'un gouvernement intérimaire d'une durée de vie de trois mois pour relancer Leterme, qui avait échoué par deux fois à former un gouvernement définitif.
Il est parvenu à recréer un climat de confiance minimale entre les deux communautés du pays pour conclure un programme classique - mais encore vague - centré sur la réforme fiscale, la création de 200.000 emplois et l'immigration.
Des deux côtés de la "frontière linguistique" qui sépare les six millions de Flamands et les quatre millions de francophones, on a pris conscience que des concessions étaient nécessaires.
Les Flamands, qui réclament une réforme de l'Etat selon laquelle d'énormes pans de compétences seraient gérées par les régions, y compris dans le domaine de la sécurité sociale, ont mis de l'eau dans leur vin et accepté d'étaler leur programme.
Les francophones, qui ont commencé par rejeter toutes les revendications flamandes, dont ils craignaient qu'elles ne sonnent le glas de l'Etat fédéral, ont petit à petit compris qu'il leur fallait négocier sous peine de voir la Flandre s'émanciper voire, pour les pessimistes, faire sécession.
L'accord de gouvernement prévoit donc des transferts de compétences anecdotiques, comme la sécurité routière.
Mais le nouveau gouvernement devra d'abord concrétiser les points économiques de l'accord et la présence de toutes les sensibilités politiques, des socialistes francophones aux libéraux, promet de rudes batailles idéologiques.
Enfin, si les Flamands ont accepté de patienter avant d'obtenir satisfaction sur leurs revendications communautaires, ils n'y ont pas le moins du monde renoncé à moyen terme.
LE TEST DE JUILLET
Le premier test interviendra dès juillet prochain, lorsque le gouvernement se penchera sur de nouveaux transferts de compétences qui devraient porter dans un premier temps sur l'emploi, dont la structure est très différente en Flandre, où les bras manquent, et la Wallonie, où le chômage frôle les 20%.
Il faudra en outre parvenir à un compromis sur le sort à réserver aux 150.000 francophones qui vivent dans la périphérie flamande de Bruxelles et que les partis du Nord ne veulent plus voir voter pour des listes francophones.
L'immense majorité des éditorialistes, tant en Flandre qu'en Wallonie, se montrent sceptiques sur les chances de voir le gouvernement achever la législature, dont il reste trois ans.
"Le règne d'Yves Leterme commence sous un ciel d'orage", commente ainsi le quotidien Le Soir.
L'une des grandes inconnues est l'attitude des nationalistes flamands de la NV-A, un parti qui prône l'indépendance à terme de la Flandre, qui se sont présentés en cartel aux élections avec les démocrates-chrétiens pour revenir au pouvoir.
S'ils ont décidé de ne pas participer au gouvernement, jugeant la réforme de l'Etat insuffisante, ils ont accepté de voter la confiance à l'exception de son président, Bart De Wever, pour lequel la Belgique "n'existe plus".
La NV-A pourrait renoncer à soutenir la coalition en juillet si elle juge les réformes insuffisantes, privant ainsi le gouvernement de la majorité requise des deux-tiers.
Les partis de la coalition devraient alors faire appel aux écologistes pour faire l'appoint, ce qui n'est pas gagné.
La plupart des analystes estiment que le gouvernement "Leterme Ier" éclatera en 2009 et que l'on regroupera alors les élections législatives et régionales, ce qui risque de radicaliser les positions dans les deux communautés.
16:20 Publié dans Politique | Lien permanent


