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dimanche, 30 mars 2008

Tournoi Africain de Beach Soccer : Le Sénégal étrille le Cameroun (12-6) et remporte le tournoi

Dakar, 30 mars (APS) - Le Sénégal a remporté le tournoi africain de beach soccer (football de plage) qualificatif pour la Coupe du monde de la discipline en battant en finale le Cameroun sur le score de 12 à 6, dimanche à Durban.
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Les Lions du Sénégal de même que les Camerounais sont qualifiés por le Mondial qui aura lieu à Marseille du 17 au 27 juillet prochain.

En match comptant pour la troisième place, la Côte d’Ivoire que le Sénégal avait sorti en demi-finale, a battu l’Egypte par 6 à 3.

Les Lions du Sénégal avaient été battus en finale de ce tournoi continental, en 2007, par le Nigéria. Ils ont également atteint les quarts de finale de la coupe du monde organisée la même année à Rio de Janeiro au Brésil.

Ils donnent ainsi au Sénégal son premier trophée continental en football.

20:24 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

L’islam première religion mondiale, admet le Vatican

L’islam est la première religion mondiale... en nombre d’adeptes. Selon les chiffres du très officiel Annuaire statistique 2008 de l’Etat pontifical, publiés dans l’Osservatore Romano, l’organe de presse du Vatican, les musulmans représentent désormais 19,2% de la population mondiale et les catholiques 17,4%.
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"Pour la première fois dans l’histoire, nous ne somme plus en tête : les musulmans nous ont dépassé", souligne Mgr Vittorio Formenti, l’auteur de l’annuaire, précisant que cette évaluation sefonde sur des chiffres remontant à 2006.

Selon lui, la proportion des catholiques dans la population globale reste stable, mais celle des musulmans est en hausse en raison "d’un taux de natalité plus élevé".

Et de se consoler en relevant que l’ensemble des chrétiens - catholiques, orthodoxes, anglicans et protestants - représentent un tiers de la population mondiale, soit environ deux milliards d’âmes.

20:22 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : religion

Coupe de la Ligue: la LFP porte plainte pour racisme

LENS (Reuters) - La Ligue de football professionnel (LFP) a ouvert une enquête et décidé de porter plainte après que les supporters du Paris Saint-Germain ont déployé une banderole raciste lors de la finale de la Coupe de la Ligue contre Lens au Parc des Princes.

Frédéric Thiriez, président de la LFP, a demandé dimanche que la commission de discipline se réunisse au plus tôt.

Par ailleurs, la Ligue va porter plainte contre les responsables de l'incident et espère que la police pourra rapidement les identifier.

"Une grande fête du football, de la fraternité et de l'union contre la lutte contre le racisme a été en partie gâchée par une poignée d'imbéciles remplis de haine", a déclaré Frédéric Thiriez lors d'une conférence de presse à Paris.

"Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch'tis", proclamait la banderole affichée en début de seconde mi-temps par des supporters du PSG.

"J'ai le coeur gros moi aussi et je veux m'adresser au public lensois et à la Région Nord-Pas de Calais pour dire que nous sommes tous des ch'tis aujourd'hui", a réagi Frédéric Thiriez.

"La seule réaction, c'est la répression et je peux vous assurer que la fermeté de la réaction de la Ligue sera à la hauteur de l'atteinte portée à notre football. La sévérité vaudra pour tout le monde", a-t-il ajouté.

LENS VEUT REJOUER

Le député-maire de Lens, Guy Delcourt, avait auparavant demandé que le match, remporté 2-1 par le PSG grâce à un penalty contestable accordé dans les arrêts de jeu, soit rejoué.

"Même si nous avions gagné, j'ai annoncé pendant la rencontre que nous allions porter plainte", a déclaré dimanche Guy Delcourt lors d'une conférence de presse.

"Je ne lâcherai pas parce que j'ai pris ces insultes au nom de toute la population du Nord-Pas de Calais, au nom des mineurs qui sont morts pour la France. Nous traiter de chômeurs consanguins, nous traiter de pédophiles, je suis humilié", a-t-il ajouté, très ému.

Le député-maire de Lens a souligné qu'il entendait faire de l'incident "une affaire d'Etat".

"Fort du témoignage du président de la République et des ministres qui étaient autour, j'ai décidé d'aller très loin", a-t-il précisé.

"Je porte plainte contre X et pas contre le PSG, qui n'a rien à voir là-dedans, et je demande au magistrat de bien vouloir citer comme témoin le président de la République."

Guy Delcourt a également mis en cause les responsables du Stade de France.

"J'ai été fouillé, ma femme, avec qui je suis venu au Stade de France, également. Il va aussi falloir que l'on m'explique comment des supporters peuvent rentrer avec une banderole de 25 mètres. Il faut demander des comptes aux responsables du Stade France", a-t-il dit.

PAPIN DEMANDE DES SANCTIONS

Le maire de Lens entend également saisir la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité). Il demande en outre "aux plus hautes autorités de l'Etat et du football de faire rejouer cette rencontre dans les jours à venir".

"On ne peut pas retirer des points comme à Metz dernièrement, il serait grand de rejouer cette rencontre"", a-t-il dit.

Jean-Pierre Papin, entraîneur de Lens, a lui aussi demandé que le PSG soit sanctionné, comme le FC Metz après que certains de ses supporters ont lancé des insultes racistes à l'encontre du joueur de Valenciennes Abdeslam Ouaddou lors d'un match de Ligue 1.

"Quand je vois les tribunes avec les tifos de certains supporters parisiens, franchement, ça fait mal", a déclaré l'ancien avant-centre de l'équipe de France.

Metz a écopé d'un point de déduction et devra jouer un match à huis clos.

"On a jugé Metz très durement, je pense qu'il faut juger Paris très durement également", a ajouté Jean-Pierre Papin.

Avec Christophe Michel et Patrick Vignal à Paris

19:28 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

samedi, 29 mars 2008

L'opposition du Zimbabwe dénonce des fraudes électorales

HARARE (Reuters) - Les habitants du Zimbabwe, pays en butte à d'énormes difficultés économiques, ont voté samedi à l'occasion des élections les plus cruciales du pays depuis son accession à l'indépendance en 1980, mais l'opposition a imputé des fraudes au gouvernement du président Robert Mugabe.

Des observateurs africains ont également dit avoir découvert des registres électoraux où figuraient des milliers d'électeurs fantômes.

La participation a été soutenue en début de matinée, à la fois dans les bastions de l'opposition comme la capitale et dans les zones rurales favorables à Mugabe, mais elle a diminué ensuite et les bureaux de vote ont fermé comme prévu à 19h00.

Les résultats des scrutins présidentiel, législatif et municipal ne sont pas attendus avant plusieurs jours.

Les adversaires de Mugabe - Morgan Tsvangirai, chef du principal parti d'opposition, et Simba Makoni, transfuge de la Zanu-PF au pouvoir - l'accusent d'avoir conduit à la ruine le Zimbabwe, pays autrefois prospère. Le chef de l'Etat, au pouvoir depuis vingt-huit ans, n'a jamais paru aussi menacé.

Bien que l'opposition ait dénoncé des irrégularités, on s'attend à ce que l'ancien chef de maquis, âgé de 84 ans, soit proclamé vainqueur.

Le groupe d'observation local ZESN a rapporté que le taux de participation global semblait faible et que certains électeurs avaient été refoulés dans des fiefs de l'opposition.

OBSERVATEURS TENUS A L'ECART

Selon un journaliste du pays qui a requis l'anonymat, des milliers d'électeurs ont pris part au vote dans la province méridionale de Masvingo, l'un des bastions de Mugabe, mais des chefs de village les auraient incités à voter pour le président.

Le parti MDC de Tsvangirai a annoncé que l'encre utilisée pour les bulletins s'effaçait avec du détergent. Avec des registres électoraux falsifiés et l'impression de trois millions de bulletins de plus que nécessaire, cela "garantit des votes multiples", a déclaré Tendai Biti, secrétaire général du MDC.

Biti a également dit que des partisans de l'opposition avaient été refoulés par des responsables électoraux parce qu'ils ne figuraient pas sur les listes d'inscrits, et que des agents électoraux du MDC avaient été écartés de certains bureaux.

Une mission d'observation du Parlement panafricain a dit avoir découvert que plus du tiers des 24.000 électeurs inscrits dans une circonscription de Harare étaient censés venir d'une zone désaffectée comportant "quelques abris de bois dispersés".

La plupart des observateurs internationaux n'avaient cependant pas été admis dans le pays et une équipe de l'organisation régionale SADC s'est abstenue de tout commentaire samedi. Certains accusent la SADC, qui a tenté une médiation au Zimbabwe, de manquer de fermeté à l'égard de Mugabe.

Les autorités électorales n'ont pas commenté davantage les accusations faisant état d'irrégularités. Vendredi, la Commission électorale avait assuré que les registres n'étaient pas falsifiés.

Autrefois grenier à blé de la région, le Zimbabwe connaît aujourd'hui un taux d'inflation supérieur à 100.000%, une épidémie de sida qui explique pour partie la diminution de l'espérance de vie, ainsi que des pénuries alimentaires et énergétiques à répétition.

Mugabe attribué cette accumulation de problèmes aux sanctions occidentales visant le pays.

MAINMISE SUR LE POUVOIR

Si son parti, la Zanu-PF, fait face à une crise interne qui serait venue à bout de bien des gouvernements, Mugabe a selon des analystes fermement consolidé son emprise sur le pouvoir en associant campagnes de répression, intimidation des partis rivaux et système élaboré de clientélisme. Il bénéficie par ailleurs du soutien sans faille de la police et de l'armée.

De nombreux électeurs ont dit appeler de leurs voeux un nouveau gouvernement.

"Je vote pour le changement. Je prie pour que les élections soient libres et équitables. C'est le seul moyen de faire avancer ce pays", confiait Richard Mutedzi, mécanicien de 25 ans qui votait à Chitungwiza, à 30 km au sud de Harare.

Mugabe ne s'est pas départi de son assurance habituelle en allant voter dans la capitale. "Nous réussirons, nous vaincrons", a-t-il dit à des journalistes. "Pourquoi est-ce que je tricherais ? Les gens nous soutiennent. C'est quand ils cessent de vous soutenir qu'il faut quitter la politique."

Malgré les manipulations que dénonce son parti, Tsvangirai pense l'emporter. "Nous sommes absolument sûrs que l'issue sera favorable au peuple", a-t-il dit en votant à Harare.

Les opérations de vote se sont déroulées sans incident majeur, à l'exception d'une bombe qui a explosé au domicile d'un candidat de la Zanu-PF aux élections législatives à Bulawayo, deuxième ville du pays. Il n'y a pas eu de victime.

Si aucun des candidats à la présidence ne réunit 51% des voix, un second tour sera organisé qui verra probablement une alliance entre les deux partis d'opposition.

Avec Stella Mapenzauswa, Macdonald Dzirutwe et Muchena Zigomo, version française Gregory Schwartz, Gwénaelle Barzic, Eric Faye, Philippe Bas-Rabérin

22:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

vendredi, 28 mars 2008

Brad pitt cousin de Barack obama

BRAD PITT a un lien de parenté avec BARACK OBAMA et ANGELINA JOLIE avec HILLARY CLINTON, si on en croit une nouvelle étude. Barack Obama serait un cousin distant de Brad Pitt, alors qu'Hillary Clinton aurait des liens avec sa compagne, Angelina Jolie, si on en croit les chercheurs du New England Historic Genealogical Society. Une autre étude de cet organisme avait aussi démontré des liens de parenté entre Hillary Clinton, qui descend d'une famille franco-canadienne, avec Madonna, Camilla Parker-Bowles, Céline Dion et Alanis Morissette. La généalogiste Christopher Child souligne "Ça montre que beaucoup de gens différents peuvent être parentés, et des gens auxquels on ne s'attendrait pas." Christopher Child a passé ces trois dernières années à rechercher la généalogie des candidats à l'élection présidentielle.

23:16 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

La danse sénégalaise à fond

14:06 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

USA 2008 AVEC OBAMA GIRL

09:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Pédophilie et criminalité: Fourniret avoue "être mauvais et dénué de tout sentiment humain"

Des termes que l'on retrouve dans le document que le tueur en série à remis au juge. Accusé de sept homicides et de plusieurs viols et tentatives de viols, l'homme de 65 ans refuse de parler s'il n'est pas jugé à huis clos.
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A ses côtés, sur le banc des accusés, sa femme, complice et auteur présumée d'un homicide. Monique Olivier est décrite par les psychologues comme étant une complice perverse responsable de ses actes. Mais dans sa lettre remise au juge, Michel Fourniret minimise le rôle de son épouse, la qualifiant de "pauvre paumée romanesque".

Aucun des deux accusés n'adressera un regard aux familles de victimes, particulièrement éprouvées à l'issue de cette première journée consacrée au rappel des crimes.

09:19 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Ingrid Betancourt,ÉTAT DE SANTÉ INQUIÉTANT

BOGOTA (Reuters) - Les autorités colombiennes proposent de libérer sans délai plusieurs centaines de guérilleros en échange d'Ingrid Betancourt, détenue depuis février 2002 par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), selon un décret signé jeudi soir par le président Alvaro Uribe.
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"Les bases juridiques d'un échange humanitaire sont jetées et nous avons réduit autant que possible les exigences", a déclaré Luis Carlos Restrepo, haut commissaire colombien à la paix.

"Le gouvernement s'est joint à l'appel national et international pour sauver Ingrid Betancourt. Nous ne pouvons pas courir de risques dans cette affaire et il n'y a plus de temps à perdre."

Les autorités colombiennes ont confirmé jeudi que la sénatrice franco-colombienne, qui est âgée de 46 ans, était gravement malade, atteinte du virus de l'hépatite B et souffrant de malnutrition.

"La libération immédiate de Betancourt serait suffisante pour que nous considérions que l'échange humanitaire est en cours, et dans ce cadre, nous suspendrions de manière conditionnelle les condamnations des membres du groupe de guérilla concernés par cet accord", a poursuivi Restrepo.

ÉTAT DE SANTÉ INQUIÉTANT

Les FARC, qui ont pris les armes dans les années 1960, et le gouvernement colombien sont dans une impasse quant aux conditions d'un "échange humanitaire" qui permettrait la libération des 40 "otages politiques" de la guérilla contre le demi-millier de guérilléros emprisonnés en Colombie.

En dépit d'une intense campagne menée par les familles des victimes et le gouvernement français, les perspectives d'un accord semblaient s'être réduites après la mort du numéro 2 des Farc, Raul Reyes, tué dans un raid mené le 1er mars par l'armée colombienne sur le territoire de l'Equateur.

Quelques heures avant l'annonce de ce décret présidentiel, Wolmar Perez, médiateur colombien pour les droits de l'homme, avait confirmé que la santé d'Ingrid Betancourt s'est gravement détériorée et qu'elle nécessite une assistance dans de brefs délais.

Les informations dont disposent ses services soulignent que l'ancienne candidate à l'élection présidentielle souffre de malnutrition et d'infections dermatologiques. Elle est également atteinte d'hépatite B.

Le mois dernier, l'otage a été transportée par les Farc dans un centre de premiers secours que la guérilla contrôle, a ajouté Perez, qui a demandé aux Farc de permettre à une mission médicale de se rendre auprès d'elle.

La guérilla, classée sur les listes des organisations terroristes des Etats-Unis et de l'Union européenne, a relâché cette année six otages, dont Clara Rojas, directrice de campagne de Betancourt enlevée en même temps qu'elle, en février 2002.

Ces libérations ont notamment été rendues possibles par la médiation du président vénézuélien Hugo Chavez.

Mais un échange plus large se heurte aux exigences des Farc d'une zone démilitarisée de 780 km² dans l'ouest du pays et à la réticence du gouvernement de céder à cette condition.

Version française Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre André

09:13 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

jeudi, 27 mars 2008

L'ONU déplore la "discrimination" de l'islam dans les médias

GENEVE (AFP) - Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a condamné jeudi la diffamation des religions dans une résolution qui mentionne uniquement l'islam et critique les "stéréotypes délibérés visant des religions et des personnes sacrées dans les médias".

La résolution, soumise par le Pakistan au nom de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), a été adoptée par 21 voix pour, 10 contre dont l'Union européenne et 14 abstentions.

Le texte s'inquiète "vivement" que "les déclarations dans lesquelles les religions - notamment l'islam et les musulmans - sont attaquées, ont eu tendance à se multiplier ces dernières années". Il mentionne les "stéréotypes délibérés visant des religions, leurs adeptes et des personnes sacrées dans les médias".

Il "déplore l'utilisation de la presse écrite, des médias audiovisuels et électroniques", afin d'inciter "à des actes de violence, à la xénophobie ou à l'intolérance" et à "la discrimination à l'égard de l'islam ou de toute autre religion".

Le Conseil se dit "vivement préoccupé par l'intensification de la campagne de diffamation des religions et le profilage ethnique et religieux des minorités musulmanes depuis les événements tragiques du 11 septembre 2001."

En outre, le Conseil se préoccupe des "tentatives ayant pour objet d'assimiler l'islam au terrorisme, à la violence et aux violations des droits de l'homme".

Le représentant de l'UE, l'ambassadeur de Slovénie Andrej Logar, a regretté un texte "unilatéral, qui se focalise seulement sur l'islam".

La publication des caricatures de Mahomet dans la presse danoise en janvier et février 2006 avait provoqué une vague de violences dans le monde musulman. Plusieurs journaux de par le monde avaient repris à leur compte ces images au nom de la liberté d'expression.

En février, dix-sept journaux danois ont publié, en signe de solidarité, une caricature du prophète Mahomet réalisée par un dessinateur visé par un projet d'attentat déjoué.

19:04 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Le caricaturiste danois de Mahomet n'a aucun regret

AARHUS, Danemark (Reuters) - Sa caricature représentant le prophète Mahomet portant un turban en forme de bombe a changé sa vie, mais Kurt Westergaard dit n'avoir aucun regret.
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Ce caricaturiste danois de 72 ans est l'auteur du dessin le plus controversé dans la polémique qui a éclaté après la publication en septembre 2005 dans le quotidien danois Jyllands-Posten d'une série de caricatures sur l'islam, reprises ensuite par plusieurs journaux européens et suscitant la colère d'une partie de la communauté musulmane.

Dans une interview accordée mercredi à Reuters, il estime cependant que ces dessins pourraient au final aider l'islam à trouver une place en Occident, où la vision islamique de la société peine à s'intégrer aux valeurs laïques.

"Je le referais de la même manière parce que je pense que cette crise des caricatures est d'une certaine manière un catalyseur qui accélère l'adaptation de l'islam", dit-il.

"Si ce n'est pas une caricature qui avait provoqué les musulmans, cela aurait été quelque chose d'autre, un roman, une pièce de théâtre, un film. Cette situation se serait de toute manière produite à un moment ou un autre", poursuit-il.

Pour Westergaard, il existe "comme jamais auparavant une discussion sur ces deux cultures, ces deux religions, et c'est important".

Le dessin de Westergaard et onze autres caricatures ont été publiés au Danemark en septembre 2005 par le Jyllands-Posten. Leur reprise dans d'autres journaux a provoqué en 2006 la colère d'une partie du monde musulman qui y a vu un blasphème. Plus de 50 personnes ont été tuées dans des manifestations en Asie, en Afrique et au Proche-Orient.

"DYNAMITE SPIRITUELLE"

Le mois dernier, les services danois de renseignement ont arrêté trois hommes - un Danois et deux Tunisiens - soupçonnés de vouloir attenter contre la vie de Westergaard. En signe de solidarité, une quinzaine de journaux ont alors republié la caricature, suscitant une nouvelle vague de protestations.

Dans un message publié la semaine dernière sur un site internet, le chef d'Al Qaïda, Oussama ben Laden, a menacé l'Europe de représailles, assimilant ces caricatures à "une nouvelle croisade dans laquelle le pape du Vatican joue un rôle significatif".

Westergaard s'attend à vivre le restant de ses jours sous la menace de la violence.

"Mais quand il n'y a pas d'autre issue, il faut s'armer de courage et de la volonté de résister, voilà quels sont mes sentiments. Je suis aussi en colère d'être menacé. Je n'ai fait que mon travail", dit-il dans la salle de rédaction du Jyllands-Posten à Aarhus, la deuxième ville du pays.

Sa caricature, poursuit-il, ne visait nullement à offenser les musulmans mais à stigmatiser ceux qui se servent de la religion pour justifier la violence.

"Je n'ai aucun problème avec les musulmans. J'ai fait une caricature qui visait les terroristes qui se servent d'une interprétation de l'islam comme d'une dynamite spirituelle."

Depuis qu'il sait sa vie menacée - les services danois l'en ont informé en novembre -, Westergaard, qui se définit comme athée, a vécu dans cinq lieux différents et s'apprête à déménager de nouveau.

"C'est une étrange façon de vivre, mais ça n'empêche pas de mener sa vie de façon normale", affirme-t-il.

Version française Henri-Pierre André

12:56 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Le dalaï-lama continue de soutenir l'organisation des JO à Pékin

NEW DELHI (Reuters) - Le dalaï-lama estime que les Jeux olympiques sont une occasion pour la communauté internationale de rappeler la Chine à ses devoirs en matière de droits de l'homme, mais souligne qu'il continue de soutenir l'organisation des Jeux à Pékin.

"Afin d'être un bon hôte de ces Jeux olympiques, la Chine doit améliorer son bilan dans le domaine des droits de l'homme et de la liberté religieuse", a déclaré le chef spirituel tibétain en exil à la chaîne de télévision indienne NDTV, dans une interview qui sera diffusée vendredi.

"C'est très logique, très raisonnable", commente le prix Nobel de la paix 1989.

Pékin accuse le dalaï-lama et "sa clique" de fomenter les troubles qui secouent le Tibet et les autres régions à fort peuplement tibétain de l'ouest de la Chine depuis le 10 mars, afin de saboter les JO.

Mais le dalaï-lama a démenti ces accusations et menacé de démissionner de ses fonctions à la tête du gouvernement tibétain en exil si la situation échappait à tout contrôle.

"Depuis le début, des ONG, des individus ont exprimé leurs préoccupations" sur la situation au Tibet, ajoute le dalaï.

"La communauté internationale, y compris nous les Tibétains, pense que les Chinois doivent être rappelés à leurs devoirs."

Krittivas Mukherjee, version française Jean-Stéphane Brosse

10:03 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Racisme: le FC Metz sur le banc des accusés dans l'affaire Ouaddou

PARIS (AFP) - La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) doit rendre jeudi son verdict concernant le volet sportif de l'affaire Ouaddou et les insultes racistes proférées par un supporteur de Metz au défenseur de Valenciennes, le club lorrain risquant en théorie au minimum le huis clos.

L'incident était survenu le 16 février au stade Saint-Symphorien et avait mis en émoi les responsables du sport et du football français. Pris à partie par un spectateur messin, le Marocain Abdeslam Ouaddou s'était rendu dans la tribune pour s'expliquer avec lui avant de regagner les vestiaires à la mi-temps du match.

La LFP avait ouvert une instruction mais décidé de retarder les éventuelles sanctions pour pouvoir entendre les responsables valenciennois, le 20 mars.

Sur le plan pénal, le parquet de Metz a déjà requis trois mois de prison avec sursis, mise à l'épreuve, et trois ans d'interdiction de stade à l'encontre du supporteur lorrain, le délibéré devant être rendu le 8 avril. Ce qui pourrait inciter la LFP à prendre une sanction exemplaire contre le FC Metz, déjà condamné à un match à huis clos avec sursis après les incidents du match Metz-Strasbourg le 6 octobre.

Dans une affaire similaire concernant le joueur burkinabé de Libourne-Saint-Seurin, Boubacar Kébé, victime d'insultes racistes de supporteurs de Bastia, le 14 septembre en Gironde, la commission de discipline n'avait pas hésité à retirer un point au club corse.

Autre signe qui peut faire craindre le pire pour le FC Metz, la Ligue, indépendante de son organe disciplinaire, a fait appel de la sanction de match à huis clos infligé à Bastia dans la deuxième affaire Kébé, celle de la banderole qui avait accueilli Kébé, le 22 février à Bastia ("Kébé, on n'est pas racistes. La preuve, on t'enc...").

Le directeur général de la LFP, Jean-Pierre Hugues, avait dénoncé le soir même de l'incident le caractère raciste, homophobe" de ces calicots, alors que la commission de discipline n'avait retenu que leur caractère injurieux. Cette vision divergente allait à l'encontre de la volonté de la Ligue d'"une extrême fermeté dans la répression" demandée par son président Frédéric Thiriez.

09:59 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Pédophilie, l'homme qi se targue d'être pire que Dutroux

CHARLEVILLE-MEZIERES (AFP) - Michel Fourniret, soupçonné d'être un des pires tueurs en série des dernières décennies en France et qui a également sévi en Belgique, est jugé à partir de jeudi à Charleville-Mézières (nord-est), avec son épouse Monique Olivier.

L'ancien dessinateur industriel, qui aura 66 ans au cours de ce procès prévu pour deux mois, doit répondre devant une cour d'assises de sept meurtres de jeunes femmes ou adolescentes -dont deux avec préméditation- et autant de viols ou tentatives, commis entre 1987 et 2003 des deux côtés de la frontière franco-belge.

Lui et son épouse de 59 ans, accusée aussi d'un des meurtres et de complicité dans au moins quatre autres crimes, encourent la réclusion à perpétuité.

La justice française vient en outre d'inculper Michel Fourniret et Monique Olivier dans deux autres affaires, concernant une Britannique de 20 ans et une handicapée française de 18 ans.

Selon un de ses avocats, Michel Fourniret a l'intention de lire une "déclaration" à l'ouverture du procès pour "procéder à une sorte de critique de l'instance judiciaire".

Il compte assister au procès "les premiers jours", a précisé Me Thierry Bourbouze. "Après, il ne se rendra pas spontanément dans la salle d'audience, mais on peut le contraindre", a indiqué l'avocat.

Des lettres saisies par les enquêteurs après leur interpellation dans le sud de la Belgique en 2003 ont révélé que le couple avait conclu "une sorte de "pacte" criminel dès 1987, alors que Michel Fourniret était détenu à la prison de Fleury-Mérogis pour des agressions sexuelles et correspondait par écrit avec sa future épouse rencontrée via une petite annonce.

A sa sortie de prison, il s'engage à tuer le premier mari de Monique Olivier, un homme "violent" et jaloux" selon elle, à condition qu'elle accepte son obsession d'avoir des relations sexuelles avec des jeunes filles vierges, et l'aide à "chasser".

Le second volet du "pacte" débouchera, selon ce qui a été retenu par l'accusation pour ce procès, sur sept homicides: ceux d'Isabelle Laville en 1987, Fabienne Leroy en 1988, Jeanne-Marie Desramault et Elisabeth Brichet -enlevée en Belgique- en 1989, Natacha Danais en 1990, ainsi que les assassinats de Céline Saison en 2000 et Mananya Thumpong en 2001.

Au total, à partir des interrogatoires de juin 2004 quand elle se décide à rompre le silence, Monique Olivier attribue onze meurtres à son mari qui en reconnaît huit (dont les sept jugés au procès).

Le mode opératoire qu'elle décrit la première est presque chaque fois le même : il repère une jeune fille qu'il aborde en voiture, prétexte une recherche d'itinéraire pour la faire monter à bord puis poursuit sa route vers un lieu isolé.

Pour les faits de 1987-90, avant que le couple ne s'installe en Belgique, l'accusation impute à Monique Olivier un rôle non négligeable : plusieurs fois sa présence dans la voiture aurait permis que la confiance s'installe avec la future victime. Elle aurait ensuite assisté son mari, faisant le guet, allant une fois jusqu'à l'aider à étouffer celle qui se débattait trop.

L'odyssée criminelle se termine en juin 2003 avec le rapt manqué, près de Namur en Belgique, d'Asumpcion, une adolescente d'origine congolaise qui s'enfuit à un stop et reconnaît ensuite la camionnette à l'arrière de laquelle elle était ligotée. Le numéro d'immatriculation mène à Fourniret qui est arrêté par la police belge.

A l'adolescente, il aurait eu le temps de dire "je suis pire que Dutroux", alors que le souvenir des crimes de ce pédophile hante encore toute la Belgique.

Aujourd'hui âgée de 17 ans, elle demandera à témoigner à huis clos. Sur les bancs des parties civiles elle côtoiera une trentaine de proches de victimes et deux autres survivantes ayant subi des tentatives de viol ou de séquestration.

09:55 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pédophilie et banditisme, criminalité

mercredi, 26 mars 2008

Cruelle! cruelle est la vie Thierry Gilardi nous a quitté

PARIS (AFP) - L'une des figures du journalisme sportif, Thierry Gilardi, qui assurait les commentaires des grandes rencontres de football sur TF1, est décédé mardi après-midi à l'âge de 49 ans des suites d'une crise cardiaque qui l'a frappé dans la matinée, a-t-on appris auprès de TF1.
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Un regard clair, un large sourire sur un visage hâlé et des convictions. Thierry Gilardi alliait rigueur et chaleur, qu'il déclinait devant les caméras. Mais aussi dans la vie.

"C'était un homme passionné, profondément droit", a souligné Max Guazzini, le président du club de rugby du Stade Français, dont il était l'un des vice-président.

Diplômé de Sciences Po Paris, ancien journaliste à France Inter et Canal Plus, Thierry Gilardi avait rejoint TF1 le 1er janvier 2005 pour assurer les commentaires des matches de football en remplacement de Thierry Roland, avec pour objectif de "renouveler le commentaire sportif".

Associé au consultant Jean-Michel Larqué, il commentait les matches de l'équipe de France ainsi que les rencontres de Ligue des Champions. Il présentait également l'émission hebdomadaire "Téléfoot".

Depuis son arrivée à la chaîne privée, il avait su populariser son style très professionnel pour devenir l'une des figures du sport français.

Car Thierry Gilardi a longtemps incarné la chaîne cryptée Canal plus, qu'il avait rejointe en 1987, après avoir fait ses débuts à France Inter en 1982.

Commentateur des grands directs de football pour la chaîne cryptée à partir de 1992, puis présentateur de "Jour de foot" de 1992 à 95 et de "L'Equipe du dimanche" de 1995 à 2002, Thierry Gilardi a également été rédacteur en chef football de 1997 à 99, directeur adjoint, rédacteur en chef du service des sports et directeur de la rédaction des sports de Canal (entre 1999 et 2001).

Passionné de rugby qu'il avait pratiqué, Thierry Gilardi, francilien d'origine italienne, était également vice-président du Stade Français (Top 14) depuis 2001. Il avait d'ailleurs commenté les principales rencontres de la Coupe du monde de rugby sur TF1, en septembre et octobre derniers, étalant la même aisance et la même connaissance que pour le football.

"Il nous avait rejoints il y a sept ou huit ans, a commenté Max Guazzini, le président du Stade Français. C'était quelqu'un de bon et de passionné".

Thierry Gilardi, amateur de cigares, aimait partager les moments intimes de l'équipe parisienne. "Il remettait les maillots aux joueurs argentins les veilles de finale. C'était la tradition", se souvient Max Guazzini.

Thierry Gilardi, qui devait assurer mercredi soir le commentaire de la rencontre amicale de football entre la France et l'Angleterre, était marié et père de trois enfants.

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mardi, 25 mars 2008

L'armée comorienne assure contrôler toute l'île d'Anjouan

MORONI (Reuters) - L'armée comorienne, appuyée par des troupes de l'Union africaine, annonce avoir pris le "contrôle total" de l'île sécessionniste d'Anjouan, au terme d'une opération militaire lancée dans la matinée avec le soutien de l'Union africaine.

"L'île d'Anjouan est sous le contrôle total de l'armée", a déclaré le commandant Ahmed Sidi aux journalistes présents sur l'île voisine de Mohéli.

"Pour l'instant nous ne déplorons ni mort ni blessé. Les dirigeants rebelles ont tous fui, aucun n'a encore été trouvé."

Le dirigeant rebelle de l'île, l'ancien gendarme Mohamed Bacar, aurait pris la fuite déguisé en femme et chercherait à gagner en bateau l'île française de Mayotte, toute proche, a déclaré un porte-parole du gouvernement.

"Le colonel Mohamed Bacar a été localisé dans le village de Sadanpoini, d'où il se dirige vers un endroit lui permettant de fuir à bord d'un kouassa (petit canoë) en direction de l'île de Mayotte", a déclaré Abdourahim Saïd Bacar.

"Il semble, selon plusieurs sources, qu'il s'est travesti en femme", a-t-il ajouté.

Selon un communiqué gouvernemental, il y a eu un "bref affrontement" dans la ville d'Ouani, et Mutsamudu, la capitale d'Anjouan, est tombée "après un court échange de tirs". À Domoni, "on a assisté à des scènes de fraternisation entre la population et les soldats soudanais."

Quelques heures auparavant, un conseiller à la défense du président comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi avait annoncé la prise par les soldats gouvernementaux, aidés de 400 hommes de l'UA, de l'aéroport de l'île et de la ville de Mutsamudu.

UN SUCCÈS POUR L'UNION AFRICAINE

Soutenu par 1.350 militaires tanzaniens et soudanais de l'Union africaine, le gouvernement des Comores avait promis de renverser l'homme fort d'Anjouan qui s'appuyait sur une milice de plusieurs centaines d'hommes.

L'an dernier, Bacar, qui contrôlait l'île depuis 2001, avait maintenu des élections dont le gouvernement fédéral avait ordonné l'ajournement. Seul candidat à ne pas boycotter les urnes, il avait été réélu mais ce scrutin avait été rejeté par Moroni.

Arrivés par bateau à l'aube, les militaires des Comores et de l'UA ont rapidement repris le contrôle des villes de l'île.

Pour les observateurs, l'UA espère remporter une victoire assez facile à Anjouan, dont la population atteint 300.000 habitants, afin de regagner en prestige international après les difficultés rencontrées dans ses interventions au Soudan ou en Somalie.

Un responsable du gouvernement de Moroni a promis que Bacar serait jugé pour des crimes contre la population d'Anjouan.

Les autorités ont accusé Bacar et ses lieutenants de viols, de tortures, d'emprisonnements arbitraires et de déplacement de populations, tout en exhortant les habitants à ne pas se faire justice eux-mêmes.

L'archipel des Comores a connu une vingtaine de coups d'État ou tentatives de coups de force depuis qu'il est devenu indépendant de la France en 1975 et de fortes rivalités s'observent entre les trois îles de l'archipel. Une quatrième île, Mayotte, est restée française.

Avec Ed Harris à Maurice, version française Jean-Stéphane Brosse et Grégory Schwartz

18:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

"Nous demandons au pouvoir de Pékin de tuer avec retenue", ironise Alain Juppé

PARIS - L'ancien Premier ministre (UMP) Alain Juppé s'étonne lundi sur son blog des "appels à la retenue" de la communauté internationale face à la situation au Tibet: "en somme, nous demandons au pouvoir de Pékin de "tuer avec retenue"!", écrit-il.

"Peut-on imaginer cas plus flagrant de violation des libertés fondamentales d'un peuple opprimé depuis des décennies?", écrit M. Juppé. "Et qu'entendons-nous dans la bouche des responsables occidentaux (...)? Un appel à 'la retenue'".

Dans une attaque à peine voilée contre le président Nicolas Sarkozy, il se dit "ébranlé quand (il) voit l'allant que certains mettent aujourd'hui à pratiquer cette 'realpolitik' qu'ils fustigeaient tant hier".

"Sans doute est-il facile de prononcer les paroles justes quand on n'a pas la charge des intérêts d'un peuple. Mais la Chine est si riche!", constate le maire de Bordeaux. "Aurais-je cédé, moi aussi, au 'bon sens'? Je n'en sais rien. Il faut donc faire preuve d'humilité. Mais les Tibétains meurent". AP

12:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Alerte à la viande avariée en France

PARIS (Reuters) - De la viande avariée a été commercialisée ce mois-ci dans 110 grandes surfaces et magasins en France, écrit mardi le journal Le Parisien.

Plus de deux tonnes et demie de viande, venue d'un abattoir du département de la Manche et vendue sous forme de steaks hachés, contenaient une bactérie pouvant entraîner une gastro-entérite voire des troubles rénaux sévères, dit-il.

Les clients ont été avisés vendredi par une affichette dans le rayon boucherie des magasins concernés, précise Le Parisien, qui ajoute que la viande avait été débitée le 10 mars. Une des enseignes concernées, Carrefour, dit avoir contacté 15.000 personnes par l'intermédiaire des cartes de fidélité.

Le groupe SOCOPA, propriétaire de l'abattoir en question, situé à Coutances, conteste qu'il s'agisse de "viande avariée" et souligne que les services officiels de santé ont été avertis dès la détection de la bactérie "lors d'un auto-contrôle".

Le délai de dix jours s'explique par le temps requis pour effectuer les analyses, précise SOCOPA dans un communiqué.

"Les produits concernés sont des viandes hachées fraîches à marque Carrefour et Monoprix avec une DLC (date limite de consommation) au 17 et 18 mars 2008, fabriquées sur le site de Coutances les 10 et 11 mars 2008," ajoute le texte.

Gilles Trequesser

11:52 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

lundi, 24 mars 2008

Condoleezza Rice exhorte Pékin à dialoguer avec le Dalaï Lama

WASHINGTON - La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a exhorté lundi la Chine à ouvrir le dialogue avec le Dalaï Lama, "seule politique tenable au Tibet".

Le chef spirituel des bouddhistes tibétains, avec ses convictions non-violentes et "sa stature morale à l'autorité inattaquable", peut "jouer un rôle très favorable" dans la recherche d'une solution pacifique aux troubles au Tibet, a déclaré Mme Rice lors d'une conférence de presse conjointe à Washington avec son homologue indien Pranab Mukherjee. Elle a répété que les Etats-Unis appelaient la Chine à la retenue et à la fin de la violence.

De son côté, Pranab Mukherjee a précisé que les Tibétains en Inde, siège du gouvernement tibétain en exil et du Dalaï Lama pouvaient exercer leur culte librement. Mais il a averti que New Delhi ne permettrait pas des activités politiques qui puissent perturber ses relations avec d'autres pays, une allusion aux relations sino-indiennes. AP

17:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Irak : 4000 soldats américains ont trouvé la mort en cinq ans

BAGDAD - Cinq ans après, au moins 4.000 morts dans les rangs américains: le bilan des pertes en Irak a atteint un nouveau seuil symbolique, qui risque d'alimenter le débat sur un retrait des troupes en pleine campagne présidentielle aux Etats-Unis.

L'armée américaine a annoncé tôt lundi matin la mort de quatre soldats de la Division multi-nationale-Bagdad tués dimanche soir vers 22h dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille dans le sud de la capitale irakienne. Un cinquième soldat a été blessé.

Moins d'une semaine après le cinquième anniversaire du début de l'intervention américaine, ces décès portent à au moins 4.000 le nombre des soldats américains qui ont trouvé la mort en Irak, selon un décompte de l'Associated Press, basé sur les statistiques officielles du département de la Défense et les informations de ses journalistes sur place. Ce décompte inclut huit civils qui travaillaient pour le Pentagone.

Un seuil symbolique franchi au terme d'une journée particulièrement meurtrière en Irak: au moins 61 Irakiens ont été tués, dont 13 soldats irakiens, dans un attentat à Mossoul dans le nord du pays. Et la Zone verte, secteur sous haute sécurité de Bagdad qui abrite le siège du gouvernement irakien et l'ambassade américaine, a essuyé des tirs de roquettes et de mortier.

Le lieutenant Patrick Evans, un porte-parole de l'armée américaine, a adressé ses condoléances à toutes les familles des soldats morts en Irak, soulignant que chaque mort est "tragique". "Il y a eu des gains significatifs" en matière de sécurité, a-t-il commenté. "Néanmoins, cet ennemi est résistant, il n'abandonnera pas, et nous non plus". Et de conclure qu'"il reste beaucoup de travail à faire".

L'an dernier, les pertes américaines avaient connu un pic, les troupes américaines cherchant à reprendre le contrôle de Bagdad et ses environs. Elles ont ensuite reculé mais au total, 901 soldats américains sont morts en 2007, 51 de plus qu'en 2004, jusque-là l'année la plus meurtrière.

Depuis le début de l'invasion américaine le 20 mars 2003, plusieurs dizaines de milliers de civils irakiens ont été tués, même si le bilan exact n'est pas établi en raison de la difficulté à recueillir des informations précises. Iraq Body Count, un organisme respecté qui réunit les bilan sur la base des informations de presse, estime qu'entre 82.349 et 89.867 civils irakiens ont péri dans le conflit.

D'une façon générale, le nombre des violences contre les civils irakiens a diminué. Une amélioration toute relative d'autant que les dernières semaines ont été marquées par plusieurs attentats importants, soulignant l'extrême instabilité de la situation et la capacité de résistance des groupes extrémistes sunnites et chiites.

La persistance des violences depuis cinq ans a retourné l'opinion américaine désormais fortement hostile à l'intervention. La guerre en Irak constitue l'un des grands sujets de la campagne présidentielle en cours, les deux candidats à l'investiture démocrate Barack Obama et Hillary Clinton promettant tous deux un retrait rapide s'ils sont élus.

Au contraire, le candidat républicain John McCain défend un maintien des troupes. Il reste sur la ligne du président George W. Bush qui assure que le recul des violences montre que sa stratégie commence à porter ses fruits et qu'il faut persévérer.

"On regrette chaque victime, chaque perte", a commenté lundi le vice-président Dick Cheney en marge de sa tournée au Proche-Orient. "Le président est celui qui prend la décision d'envoyer ces jeunes hommes et ces jeunes femmes sur un chemin risqué. Cela ne devient jamais plus facile."

Interrogé dimanche sur CNN, le conseiller irakien à la sécurité nationale Mouwaffak al-Rubaie a déploré les pertes américaines mais mis en garde contre un retrait des troupes avant que les forces irakiennes ne soient en mesure d'assurer seules la sécurité du pays et que la situation soit suffisamment stable. "Honnêtement, cela vaut la peine