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jeudi, 27 novembre 2008

VIOLENCES conjugales / Des maris privés de sexe par leurs femmes

Ils vivent une véritable misère. Laquelle ? Une misère sexuelle. Ils, ce sont ces époux que leur conjointe torturent jusqu'à les priver de satisfaire leurs pulsions libidinales. Des hommes brisent le silence et se confient. Stupéfiantes confessions. Voyage dans le microcosme des relations matrimoniales.

La cinquante sonnée, à quelques années de sa retraite, le regard hagard et le visage ridé par le poids de la souffrance. L'homme rumine une misère profonde. Ce fonctionnaire de la banlieue, du nom de Ousmane, éprouve le besoin d'exposer son drame : "Je vis mal. Mon épouse ne me donne aucun moment de bonheur. Je suis torturé de jour comme de nuit. Pire, elle me refuse un compagnonnage intime". Soudain, le volubile enseignant peine à sortir des mots de sa bouche. Sur un ton emprunt d'émotion, il lâche : "Un marié ne doit pas avoir des problèmes de sexualité. Quand il en a, cela pose problème. Cela fait plus de 8 mois que je n'ai pas de rapport sexuel avec ma femme. Elle est saine de corps et d'esprit. Elle refuse de se donner à moi".
À la question de savoir pourquoi, un tel comportement: "Mon erreur a été de vivre masqué avec elle, en la faisant miroiter que je détenais son Paradis terrestre. Alors que j'étais un simple fonctionnaire qui tire le diable par la queue. Lorsqu'elle m'a découvert, elle cherché à divorcer. Ce que je refuse parce que je l'aime trop". Le divorce, Ousmane ne l'envisage point.

Sa sempiternelle chanson est celle-ci : " je ne peux pas laisser les enfants et aller ailleurs". Ainsi, il devra continuer à prendre son mal en patience. Mais à quel prix ? Autre personne, autre galère. Moussa est un homme relativement jeune. Son épouse est d'une beauté sans commune mesure. Malheureusement, elle n'a aucun respect, ni aucune considération pour son mari. Ce dernier qui habite dans le populeux quartier de Niary-Tally passe tout son temps à aller voir les parents de sa douce (pardon, sa dure) moitié pour les parler des frasques de son épouse. Mais le sujet tabou qu'est la sexualité, Moussa l'occulte. Ce mari souffre silencieusement. Sa confession est bouleversante : "J'entretiens correctement ma femme. Elle ne manque de rien. Mais, je ne connais pas le bonheur.

Nous n'avons pas encore d'enfant, mais je ne suis pas heureux dans mon ménage. Ses désirs ont force de loi. Si je les satisfais pas, elle me prive de sexe".
Et Moussa d'ajouter : "Cela fait six mois que nous ne partageons pas le même lit. Pourquoi ? Elle m'exige de lui payer un salon digne de son rang, qui avoisine le million Fcfa. Ce à quoi je n'ai pas adhéré. Elle me fait voir de toutes les couleurs. Ajoutez à cela, la Tabaski. Vous imaginez tout le mal que je vis". Ne lui demandez surtout pas de rompre d’avec cette femme qui la maltraite de façon subtile. Sacrilège ! Notre bonhomme vous dira sans sourciller : "Je ne peux pas vivre sans elle". C'est ce que sans doute la femme a compris pour l'entraîner dans les labyrinthes d'un ménage où sévit le supplice. L'une de ses sœurs Moussa ne reconnaît plus son frère : "Nous avons perdu Moussa. Il ne vit que pour son épouse, rien que pour son épouse. Malheureusement, celle-ci le matraque jour et nuit".
Des Moussa, il en existe beaucoup. Les femmes sont conscientes de leur puissance et n'hésitent pas à en user. Un galant du troisième âge, qui a boulingué sa bosse un peu partout, conseille ceci aux mariés : "Deux choses doivent être ignorées par vos femmes : Votre amour pour les enfants et aussi votre amour envers elle, surtout au lit. Elles font de vos faiblesses leurs armes". Ces sages conseils n'empêchent pas à Modou, un commerçant septuagénaire de subir les affres d'un mariage.
Ce dernier a convolé en justes noces plus d'un an avec une étudiante. Ceci s'est fait sur un contrat tacite. Il s'agissait pour la fille qu'elle dispose de sa liberté et de son temps pour étudier. Le vieux Modou avait hâte de "prendre possession de son bien" dans le véritable sens du terme. L'homme confie à un de ses amis : "Je vis un mariage-fiction. Je ne vais pas surfer sur les vagues de la fiction. J'irai voir mon beau-père pour lui signifier cela".
La vérité est que l'étudiante qui a profité de l'argent de cet homme polygame, cherche à le narguer. Ce galant du troisième âge n’a qu'une revendication légitime : "passer des moments intimes avec une femme qu'il a mariée devant Dieu et les hommes". Aussi simple que cela puisse paraître, ce vieux court toujours derrière son dû. Son ami ne cesse de dire: "Pour avoir cherché une nouvelle jeunesse, Modou s'est gourré". Dans tous les cas, les femmes sont là avec leur arsenal de tortures et font chanter leurs conjoints.



Auteur: Mademba Ramata DIA


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