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mardi, 30 septembre 2008

Bruxelles - Entre 6 et 7 milliards pour sauver Dexia

Entre 6 et 7 milliards d’euros, ce sont les chiffres qui circulent au 16 rue de la Loi où une nouvelle réunion est en cours depuis lundi 22 heures entre les Régions, le Fédéral, des actionnaires de Dexia et un représentant du gouvernement français. Plus tôt, les gouvernements régionaux avaient donné leur feu vert pour renforcer Dexia. Les négociateurs se sont fixé comme objectifs d’aboutir à un accord avant la réouverture des marchés ce mardi à 9 heures.

Les trois Régions et le gouvernement fédéral sont réunis ce lundi soir, depuis 22 heures, au 16 rue de la Loi pour analyser la situation du groupe bancaire Dexia et se pencher sur les modalités, notamment financières, d'une augmentation de capital du groupe franco-belge.

Outre le gouvernement fédéral, les ministres wallons du Budget, Michel Daerden, et de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, participent notamment à la réunion, de même que le ministre-président Charles Picqué et le ministre de l'Economie Benoît Cerexhe, côté bruxellois, et le ministre des Finances Dirk Van Mechelen, du côté flamand.

Les actionnaires belges de Dexia sont également autour de la table.

Le chiffre d'une augmentation de capital de 7 milliards d'euros est évoqué mais doit encore faire l'objet de discussions entre fédéral, Régions et actionnaires de Dexia, y compris français.

"Tout message susceptible de rassurer est le bienvenu" avant l'ouverture de la Bourse, a indiqué le ministre-président bruxellois, Charles Picqué, à son arrivée au 16 rue de la Loi.

Lundi dans la journée, alors que Dexia dévissait en Bourse, la ministre française de l’Économie Christine Lagarde a indiqué que La Caisse des dépôts (CDC) « prendra ses responsabilités en tant qu’actionnaire » de Dexia. « Je suis en contact étroit avec mes collègues belges », a encore ajouté la ministre.

On retrouve notamment dans l’actionnariat de Dexia la holding Arcofin, les communes belges, la CDC (France) ou encore Étayas.

Le titre Dexia a littéralement bu la tasse, lundi à la Bourse de Bruxelles, perdant 29,65 % pour s’établir à 7,07 euros.

Après Fortis, Dexia
Pour rappel, après Fortis, c’est au tour de Dexia de nécessiter l’intervention des pouvoirs publics.

La banque franco belge souffre, comme sa consœur, d’un gel de liquidité qui risque de l’asphyxier.

Ce lundi soir, le premier ministre Yves Leterme et le ministre des Finances Didier Reynders ont annoncé que pour répondre « à la demande formulée par le groupe », les pouvoirs publics belges étaient déterminés à intervenir.

« Les actionnaires devront participer (à cette augmentation de capital, NDLR) tant en France qu’en Belgique, ajoute Didier Reynders. Nous ferons tout pour préserver les intérêts de l’épargnant.

Les grands actionnaires belges de Dexia sont le holding communal (qui détient 17 % du capital), le groupe Arco (18,1 %), Ethias (6,4 %) et, du côté français, la caisse des dépôts et consignations (11,9 %) et CNP assurances (2 %).

L’État belge s’est dit prêt à prendre ses responsabilités, avec les Régions qui devraient elles aussi intervenir pour sauver la banque.

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