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samedi, 02 février 2008

L'Elysée convoque une réunion "pour évaluer la situation au Tchad"

PARIS - Nicolas Sarkozy a convoqué vendredi soir à l'Elysée une réunion "pour évaluer la situation au Tchad" tandis que les affrontements entre l'armée et les rebelles se rapprochaient dangereusement de la capitale N'Djamena, a annoncé le porte-parole de l'Elysée dans un communiqué.

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, son homologue de la Défense Hervé Morin, le Secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant et le chef d'Etat-Major des armées, le général Georgelin ont participé à la réunion. Le directeur de cabinet du Premier ministre, Jean-Paul Faugère, le chef de l'Etat-Major particulier et le conseiller diplomatique du Président de la République étaient également présents.

Vendredi matin, des affrontements ont éclaté près de Massakori, à moins de 80 kilomètres de la capitale, et se sont déplacés vers N'Djamena, a rapporté le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'armée française. Cette dégradation de la situation a contraint l'Union européenne à reporter le déploiement des premières unités de la force de maintien de la paix au Tchad (EUFOR).

Air France a annulé son vol quotidien vers le Tchad parce que les employés de la compagnie ne pouvaient pas accéder à l'aéroport, selon un porte-parole de la compagnie.

Après avoir relevé le niveau d'alerte d'Epervier la veille, Paris a décidé vendredi de dépêcher au Tchad "un contingent supplémentaire de 150 par mesure de précaution", selon le colonel Thierry Burkhard, porte-parole adjoint de la cellule de communication de l'état-major des armées.

Les soldats stationnés au Gabon sont arrivés dans la capitale tchadienne à bord de deux avions et seront chargés de contribuer à "réagir à l'évolution de la situation" sur le terrain, a-t-il ajouté.

Le ministère des Affaires étrangères a "recommandé aux Français présents au Tchad de rester confinés à domicile", "par précaution", car "des colonnes rebelles progressent vers l'ouest du pays, sur l'axe Ati-N'Djamena".

"On ne peut pas dire que les ressortissants français et européens sont menacés à N'Djamena", a nuancé le ministre de la Défense Hervé Morin sur France Info tout en précisant que le gouvernement avait pris des dispositions "préventives pour (nous) assurer de la protection de (nos) compatriotes et des ressortissants de l'Union européenne".

"Nous mettons en oeuvre l'accord de coopération que nous avons avec le gouvernement tchadien", a-t-il ajouté. "Cet accord de coopération notamment nous amène à leur apporter un soutien logistique, un soutien en terme de carburants par exemple, à leur apporter quelques éléments aussi sur le renseignement et sur la situation sur le théâtre", a-t-il précisé.

"Le président Déby est le président du Tchad et donc bien entendu, pour les autorités françaises, nous faisons en sorte que le pouvoir légitime du Tchad soit pour l'instant assuré de pouvoir continuer à garantir le bon fonctionnement des pouvoirs publics", a expliqué le ministre. AP

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