mardi, 09 septembre 2008
Bruxelles: Ca diverge
Alors que les présidents des quatre partis francophones se réunissent ce mardi pour esquisser une réponse au "Plan" communautaire de Kris Peeters, il apparaît que le flou reste total sur la composition de la délégation francophone. Les présidents ont rendez-vous sur le coup des 11h30. Et à midi, ils se rendront chez les trois médiateurs.
Le vice-Premier Didier Reynders (MR) a confirmé lundi, lors d'une conférence de presse, qu'il ne comptait pas prendre part aux négociations communautaires si le Premier ministre Yves Leterme n'en était pas. Or, Leterme, dont l'agenda de septembre sera essentiellement occupé par divers déplacements internationaux (à Sotchi en Russie, à Montréal pour le Sommet de la francophonie), n'a pour l'heure aucunement l'intention de retourner sur le champ de bataille communautaire...

Didier Reynders a indiqué vouloir se consacrer "aux priorités socio-économiques et au lancement de la campagne électorale (ce week-end lors des "Estivales" à Stavelot). Nous avons de nombreuses personnalités au sein du Mouvement réformateur capables de participer à une discussion communautaire". Il apparaît du reste improbable de voir les libéraux se ranger derrière les ministres-Présidents wallon et bruxellois, tous deux PS.
"Bonne figure"
Qui, donc, pour représenter les francophones dans le round communautaire - sachant, qu'en bout de course, les partis devront voter (ou pas) la réforme ? "Nous avions sauvé les meubles entre francophones et réussi à faire bonne figure jusqu'ici, déplore-t-on au CDH. Avec ses attaques (lire en page 7), Reynders fait tout voler en éclats. En assénant des stéréotypes pareils, il donne raison à Bart De Wever", martèle-t-on chez les humanistes.
Au PS, refusant de dire que ses "conseils" s'adressaient à Didier Reynders en particulier, le président Elio Di Rupo a invité "chacun à faire preuve de sang-froid et à garder ses nerfs". La situation est difficile, a-t-il dit, "il importe de travailler avec la volonté d'aboutir et sans invective. Le PS plaide pour que les francophones restent unis. L'idéal est que la campagne électorale débute 2 ou 3 mois avant les élections de juin 2009. Pas avant".
"Qu'une chose soit claire, s'est défendu Reynders dans la foulée : les réunions que je préside ont trait à l'avenir de l'Etat, je n'organise pas des réunions des francophones pour mettre en place des convergences de gauche"...
Un négociateur francophone résume : "Ces réunions à quatre partis n'ont plus beaucoup de sens. Elles servent avant tout à faire patienter les gens, à donner le change. Mais qui peut imaginer faire la moindre concession sérieuse à quelques mois des élections régionales ?"
Et une fois n'est plus coutume, l'horloge tourne à vitesse VV', la N-VA tient son congrès le 21 septembre, le CD&V le 27. Amateurs de sensations fortes...
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09:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |
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