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vendredi, 08 août 2008

Sarko fait le Clown en Chine, la verite est dans le fait Pekin interdit de recevoir le guide espirituel tibetin

PÉKIN (Reuters) - Nicolas Sarkozy a justifié à Pékin sa présence à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques en évoquant la nécessité de défendre des valeurs et de dialoguer avec un pays où vit un quart de l'humanité.

Arrivé dans la capitale chinoise en fin de matinée, le président français a passé une heure au village olympique, où il a encouragé les athlètes tricolores à se donner "à fond".

En réponse aux nombreuses critiques, émanant notamment de la presse française et des organisations de défense des droits de l'homme, le chef de l'Etat a évoqué l'idée de "montrer un peu le chemin" à la Chine.

"La décision a été prise il y a quelques années d'accorder les Jeux à la Chine. C'était une décision intelligente parce que l'olympisme n'a de sens que si tous les peuples du monde peuvent participer à la fête", a-t-il dit dans un discours prononcé dans l'amphithéâtre du village olympique.

"Si l'olympisme est réservé à certains pays seulement, ce n'est plus l'olympisme. C'est un enjeu considérable pour un milliard 300 millions de Chinois", a-t-il souligné.

Il a fustigé "ceux qui de l'extérieur disent: on va donner des leçons", et répété l'argument selon lequel "on ne boycotte pas un quart de l'humanité".

"C'est une occasion d'accompagner la Chine vers l'ouverture, vers la tolérance, vers le progrès, vers le respect de valeurs qui sont les nôtres, nous en France", a-t-il dit, entouré des capitaines de l'équipe de France, un pour chaque discipline.

"Comment on fait avancer les choses si on ne dialogue pas ? Comment on aide un pays qui représente le quart de l'humanité à s'ouvrir si on ne vient pas pour essayer de montrer un peu le chemin ?", a encore souligné Nicolas Sarkozy, qui s'est revendiqué du général de Gaulle, qui avait reconnu la Chine communiste dès 1964.

"ALLEZ-Y À FOND"

"J'essaierai à ma manière de porter les valeurs qui sont les vôtres", a-t-il ajouté à l'adresse des athlètes tricolores massés devant lui.

Le président de la République était notamment accompagné de son plus jeune fils, Louis Sarkozy, de la ministre de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot, et du secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte.

A quelques heures de la cérémonie d'ouverture, le président n'a pas manqué d'encourager les athlètes français.

"La première raison de ma présence c'est de venir soutenir l'équipe de France. Vous êtes l'équipe de toute la France quelles que soient vos origines, votre discipline ou vos sensibilités", leur a-t-il lancé.

"Allez-y à fond, c'est un spécialiste qui vous le dit. Soyez-vous mêmes, c'est aussi un spécialiste qui vous le dit", a-t-il ajouté, évoquant au passage sa première expérience olympique comme spectateur aux Jeux de Munich en 1972.

Après son discours, le président a pris un petit bain de foule au milieu des sportifs. Il a échangé quelques mots avec la nageuse Laure Manaudou, le tennisman Gaël Monfils et la handballeuse Valérie Nicolas.

Nicolas Sarkozy devait rencontrer ensuite le président chinois Hu Jintao, puis le Premier ministre Wen Jiabao.

Avant sa rencontre avec les athlètes, il avait participé au déjeuner offert par Hu Jintao au Palais du peuple. Le président français était à la table d'honneur avec notamment George W. Bush, le Premier ministre russe Vladimir Poutine et le président du CIO, Jacques Rogge.

Il doit reprendre l'avion pour la France dès après la fin de la cérémonie d'ouverture des Jeux, qui débutera à 20h00 locales (14h00 heure française) au stade olympique, surnommé le "nid d'oiseau".

Edité par Pascal Liétout

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