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dimanche, 20 juillet 2008

Afghanistan: Obama promet à Karzaï de poursuivre la guerre contre le terrorisme s'il est élu

KABOUL - Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama a promis dimanche au président Hamid Karzaï de continuer à aider l'Afghanistan et de poursuivre "avec vigueur" la guerre contre le terrorisme s'il est élu, a annoncé le porte-parole du président afghan.

Le sénateur de l'Illinois, qui fait partie d'une délégation du Congrès américain, s'est entretenu pendant deux heures avec Hamid Karzaï au palais présidentiel à Kaboul. Deux autres parlementaires américains, les sénateurs Chuck Hagel (républicain, Nebraska) et Jack Reed, (démocrate, Rhode Island), étaient présents.

Selon Mark Stroh, porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis, les sénateurs ont discuté avec Hamid Karzaï des efforts de reconstruction de l'économie du pays, du gouvernement afghan, de la situation en matière de sécurité et des problèmes de corruption.

D'après la présidence afghane, le message de M. Obama était positif. "Le sénateur Obama a fait savoir (...) qu'il s'engageait à soutenir l'Afghanistan et à continuer la guerre contre le terrorisme avec vigueur", a précisé Humayun Hamidzada, porte-parole de M. Karzaï.

Les démocrates et les républicains "sont des amis de l'Afghanistan, et quel que soit celui qui gagne les élections aux Etats-Unis, l'Afghanistan aura un partenaire très solide aux Etats-Unis", selon M. Hamidzada.

"Nous souhaitons un fort partenariat fondé (sur le principe) 'plus pour plus', plus de ressources des Etats-Unis et de l'OTAN, et plus d'action du gouvernement afghan pour améliorer la vie du peuple afghan", ont commenté les sénateurs Obama, Hagel et Reed dans un communiqué conjoint publié après la rencontre avec le président afghan. Ils sont salué le "service extraordinaire" des forces américaines en Afghanistan et leur ont exprimé leur fierté.

Dans un entretien à la chaîne CBS qui l'interrogeait à Kaboul, Barack Obama a qualifié de "précaire et urgente" la situation en Afghanistan, qui doit être le "front central de notre guerre contre le terrorisme".

La décision de l'administration Bush d'envahir l'Irak en 2003 plutôt que de se concentrer sur la lutte contre les talibans et Al-Qaïda a constitué "l'une des plus grande erreurs stratégiques" commises depuis les attentats du 11 septembre 2001, a-t-il estimé.

Plus tôt dans la journée, le sénateur de l'Illinois avait déjeuné avec des soldats sur une base américaine à Kaboul dans le cadre de sa visite en Afghanistan, selon le colonel Dave Johnson, porte-parole de l'armée.

Opposé à la guerre en Irak, M. Obama a proposé l'envoi d'environ 7.000 militaires supplémentaires en Afghanistan, critiquant l'efficacité du président Karzaï et de son gouvernement soutenu par les Occidentaux. AP

21:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Un touriste français arrêté à Rome après avoir frappé la tête de sa fille contre un monument

ROME - Un touriste français a été arrêté à Rome après avoir frappé si fort la tête de sa fille de quatre ans contre le socle d'un monument que celle-ci est tombée dans le coma, a annoncé dimanche la police italienne.

Selon un des responsables des carabiniers, Antonello Casarsa, l'homme a tapé à plusieurs reprises samedi la tête de Luna, sa fille, contre le socle de l'Autel de la Nation, qui se trouve sur la Piazza Venezia, en plein centre de la capitale italienne. Il venait d'être interrogé par un policier chargé de la circulation, un touriste canadien ayant noté qu'il se comportait bizarrement par rapport à sa fille.

"Il tenait mal son enfant. Elle pleurait et criait", a raconté Anna Esposito, qui s'est approchée de l'homme pour lui demander ses papiers. L'homme a alors frappé la tête de sa fille contre le socle du monument. Le touriste canadien s'est alors saisi de l'enfant, pendant qu'Anna Esposito tentait de maîtriser son père.

D'après Antonello Casarsa, des médicaments se trouvaient dans les affaires de Julian Monit, 37 ans, ce qui montrent qu'il suivait apparemment un traitement psychiatrique.

L'hôpital Bambino Gesu, où la fillette a été transportée peu avant minuit samedi soir, a annoncé dimanche que l'enfant se trouvait dans le coma, souffrant de graves blessures à la tête. "Elle est dans un état stable, mais très critique", a déclaré Daniela Perrotta, du service des anesthésies de l'hôpital.

D'après la police, la mère de la fillette, avec qui Julian Monit vit près de Paris, était en vacances en Turquie. Alertée par la police, elle a pris un avion pour Rome. Elle a raconté à la police qu'elle croyait que Julian Monit et sa fille se trouvaient toujours en France, et qu'elle ignorait qu'ils s'étaient rendus à Rome. AP

15:32 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

L'ETA pose quatre bombes sur des plages du Nord de l'Espagne

MADRID (Reuters) - Trois bombes ont explosé dimanche sur des plages de Laredo et de Noja dans le nord de l'Espagne, ont annoncé les autorités, qui avaient reçu au préalable un coup de téléphone anonyme revendiquant ces actes au nom de l'ETA.

Les deux explosions à Laredo et celle a Noja n'ont fait aucun blessé, ont-elle précisé. Le correspondant se réclamant de l'organisation séparatiste basque a annoncé la présence d'une quatrième bombe.

La premier engin a explosé à 09h40 GMT près de la promenade du front de mer de Laredo tandis que le second, dissimulé dans les dunes d'une plage de Noja, a été mis à feu à 11h00 GMT. La troisième bombe, à Laredo, a explosé un peu plus tard. On ignorait encore où et quand exploserait la quatrième.

Prévenues à temps, les autorités espagnoles avaient lancé une procédure d'évacuation des lieux.

Bureau de Madrid, version française Eric Faye

15:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

L1 / MARSEILLE :Drogba, toujours dans les cœurs

Lancé sur Internet, le Drogbathon est la curiosité du moment du côté de Marseille. Objectif : récolter 28 M€ pour faire revenir Didier Drogba. A défaut d’être réaliste, cette opération a le mérite de faire parler d’elle.

« Je suis en vacances en Espagne. Je n’ai pas trop le temps. Pourriez-vous rappeler ce soir vers 19h30 ? » Non, Mathieu Gomila n’a pas pris la grosse tête. Mais ce jeune supporter marseillais ne s’attendait certainement pas à un tel engouement médiatique suite au lancement de son Drogbathon. Le principe ? Récolter près de 30 M€ auprès des supporters de l’OM afin de financer le retour de Didier Drogba au stade Vélodrome. Un site Internet (avec la possibilité de faire une promesse de dons) plus tard et le tour était joué. « Tout est parti d'une discussion entre amis, a expliqué cet informaticien de 24 ans dans une récente interview à la Provence. Nous étions sûrs que si tous les supporters de l'OM du monde entier se cotisaient, nous pourrions faire revenir Didier. »

A défaut d’avoir trouvé écho auprès de l’ensemble de la planète OM, cette drôle initiative a déjà engendré près de 30 000 promesses de dons. Avec une enveloppe de plus de 2 M€. Encore bien loin cependant de la valeur marchande de Didier Drogba, vendu 37 M€ à Chelsea lors de l’été 2004. Mais suffisant pour faire parler du projet. Les articles se multiplient dans la presse française et anglaise. Et le Drogbathon arrive même jusqu’aux oreilles de Pape Diouf. L’actuel président marseillais, ancien agent de Drogba, se dit amusé et étonné. Mais également très pragmatique. « Tout aussi sympathique que soit cette démarche, je ne veux pas participer, à la place où je suis, à ce qui apparaît à mes yeux comme un aimable divertissement, explique le dirigeant. Sur le plan fiscal et administratif, il conviendrait de trouver le juste cadre, inconnu en France. »

Mais aussi utopique soit-elle, cette opération pourrait-elle aller à son terme si les 28 M€ espérés étaient réunis ? A priori, non. D’autant que Pape Diouf a insisté sur une autre donnée importante, bien plus ennuyeuse encore que les problèmes fiscaux, juridiques ou administratifs. « J'ai une idée du salaire de Didier Drogba et je vous l'assure, il est hors norme en France », a froidement lancé le président marseillais. Cela sonne-t-il le glas du Drogbathon ? Pas sûr. Car ce projet s’inscrit finalement dans une autre dynamique. Celle de la prise de pouvoir des fans de foot et leur volonté de présider à la destinée d’une équipe. En Espagne, le système des socios est depuis longtemps un mode de fonctionnement. Ce Drogbathon n’est-il alors qu’un simple rêve ou le premier soubresaut de l’avenir du football français ? On a bien une idée. Mais on s’en voudrait de briser le rêve…




Laurent PICAT

15:03 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

vendredi, 18 juillet 2008

Chanson pour Mc Cain; l"homme de Guerre

21:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Obama : une vision neuve de la nation américaine

Barack Obama s’est longuement exprimé le 18 mars, à Philadelphie, sur le thème de l’identité nationale et du racisme aux Etats-Unis. Il a offert à ses concitoyens une réflexion puissante sur leur histoire et leur identité, dans un discours qui fera date.a53d126d42db1eb223be16cad5eb7d95.jpg
Candidat démocrate noir à la présidentielle, le sénateur Barack Obama s’est longuement exprimé le 18 mars, à Philadelphie, sur le thème de l’identité nationale et du racisme aux Etats-Unis. Ce discours a été tenu dans le contexte passionnel d’accusations portées contre le révérend Wright, pasteur de l’église de Obama à Chicago : ce dernier, comme nombre de révérends noirs en colère, a tenu des prêches haineux contre l’Amérique raciste. Pour une opinion traumatisée par le 11 septembre 2001, ces propos insultants sont un acte de guerre. Obama se devait de réagir. Se démarquer du pasteur Wright ? Regagner la confiance de l’électorat en demandant pardon ? C’eût été un geste électoral. Obama n’a pas "réagi" : il a agi.

Il a offert à ses concitoyens, une réflexion forte, lucidité et espoir mêlés, sur leur histoire et leur identité.

Entouré de six drapeaux américains, Obama a raconté l’histoire tragique de la communauté nationale américaine, en dépit du désir des Pères Fondateurs d’échapper à la tyrannie. Cette libération resta inachevée, la constitution de 1787 a laissé de côté les esclaves noirs. Il y eut la Guerre de Sécession des années 1865 entre états esclavagistes du Sud et un Nord qui refusait l’esclavage. Le Sud esclavagiste fut vaincu. Mais l’émancipation des esclaves, annoncée par Lincoln en 1863, n’a pas mis fin à la ségrégation ; c’est avec la présidence de Johnson, après l’assassinat de Kennedy, que "l’émancipation" passe petit à petit dans les faits.
Obama a poursuivi, inscrivant l’histoire de sa vie en celle des Etats-Unis : un père noir Kenyan, une mère blanche du Kansas, une enfance guidée par la grand-mère blanche, un mariage avec Michelle, noire, descendante "des esclaves noirs et des propriétaires d’esclaves" ! (sic). Obama, avec cette seule phrase, sa femme descendante des noirs esclaves et des blancs qui les emploient, rappelle une histoire de "dominants / dominés" dans son pays. En dépit de ces origines, il est promu à la position de candidat présidentiel. Une telle histoire, affirme-t-il, n’est possible nulle part ailleurs qu’aux Etats-Unis.

Obama a pris position, clairement. Il condamne Wright pour ses propos "de division ". Mais au-delà, il cherche à comprendre.

Il situe ces sermons dans le contexte de la colère, "black anger", des Noirs des années 1960 qui ont entendu le rêve de Martin Luther King et grandi dans la frustration. S’il entend la colère des Noirs, il mesure aussi le ressentiment des Blancs, des Blancs pauvres et de classe moyenne qui supportent mal les obligations de la politique de "discrimination positive" ("affirmative action" en anglais) qui impose des quotas de recrutement de Noirs, aux dépens de ces Blancs évincés. Pour réparer les torts passés, des candidats noirs sont préférés aux blancs. En fait, les uns et les autres sont frappés par la loi du profit qui délocalise les emplois. Sa vie à lui, en cette histoire de société ? C’est sa grand-mère blanche qui, en dépit de son amour pour lui, avait peur des Noirs… Une grand-mère blanche, un pasteur noir, tel un double, sont l’un et l’autre dans la vie d’Obama.

Le message pour le présent : ouvrir les yeux sur ces fractures raciales, et au-delà, comprendre que les défis contemporains supposent l’union : le terrorisme, les mutations climatiques, la globalisation… Obama n’est pas dans la rhétorique. Le passé n’est pas passé, dit-il : racisme sans ségrégation autorisée, honte, persistent. De manière passionnée et contenue, il demande de choisir. Refuser de voir et de construire la nouvelle époque d’une nation unifiée, qui est plus que la somme des communautés. Ou, comprendre l’urgente nécessité du dépassement. Ce changement suppose de ne plus accepter des écoles de niveau inférieur pour les Noirs, Hispaniques, Asiatiques, de ne plus accepter de voir les salles d’attente d’urgence des hôpitaux dépourvus de moyens, peuplées de Noirs et d’Hispaniques…

Le moment Obama à Philadelphie va entrer dans les temps forts des espoirs américains.

Le démocrate noir / blanc a posé la question centrale que les Etats-Unis se devraient (comme d’autres nations) d’affronter : celle de leur nouvelle et future identité. Seule cette mutation identitaire permettra la reconversion du leadership des Etats-Unis. Cette même mutation s’impose pour corriger les fractures sociales. Le discours de Philadelphie va entrer dans la trame des temps forts des espoirs des Américains… Il y avait un risque : celui de faire froncer les sourcils des extrémistes blancs ou noirs. Obama a assumé. Il est possible qu’il ne soit pas entendu. Mais il est aussi fort probable que, dans les tréfonds de leur intimité, nombre de citoyens américains seront dérangés.

Le discours de ce démocrate ébranle. Il pose la question de l’identité nationale américaine et du projet de cette puissance minée par la colère et le ressentiment. Pour nous européens qui ne portons pas cette arrogance et contrainte de l’hyper puissance, l’entendre devrait engendrer une réflexion sur le racisme de nos sociétés. Peut-être Obama est-il venu trop tôt dans la vie politique américaine. A moins qu’il n’arrive déjà trop tard pour une nation déchirée. Il reste que Barack Obama, c’est une voix qu’il faut désormais méditer.

20:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Barack Obama en appelle aux femmes, soutien décisif

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19:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

John McCain chahuté par des militants hispaniques anti-guerre

Le candidat républicain à la Maison Blanche s'exprimait devant une assemblée de fonctionnaires d'origine hispanique à Washington et a été interrompu à quatre reprises par des cris de protestation contre la guerre en Irak.
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Une femme interpelle John McCain lors de son discours (AP)
John McCain, le candidat républicain à la présidentielle américaine, a été chahuté, samedi 28 juin, par des militants latinos anti-guerre. Il s'exprimait devant une assemblée de fonctionnaires d'origine hispanique à Washington et a été interrompu à quatre reprises par des cris de protestation contre la guerre en Irak. Une femme l'a entre autre interrompu en le traitant de "criminel de guerre" alors qu'il s'exprimait sur les soldats d'origine latino-américaine servant dans les forces armées des USA. "Ces hommes et ces femmes sont mes frères et mes sœurs", venait-il d'affirmer. Portant une pancarte sur laquelle était inscrit "McCain = guerra", elle a été évacuée de la salle d'un hôtel de la capitale américaine. Le candidat républicain s'exprimait devant les membres de l'association NALEO.

Net avantage pour Barack Obama

Une première fois déjà, il avait été interrompu par une autre femme appelant à un candidat "pacifiste" pour cet Etat du sud-ouest. Une troisième participante l'a ensuite, à la reprise de son allocution, appelé à "ramenez nos troupes à la maison, c'est en votre pouvoir". John McCain, visiblement importuné, a cependant poursuivi son discours en déclarant que le conflit en Irak avait été "terriblement mal conduit", mais assurant que la stratégie récente du président Bush basée sur l'envoi de renforts avait été un succès. "Les renforts ont échoué, les renforts ont échoués", a alors lancé un spectateur depuis la salle. Le candidat démocrate à la présidentielle américaine, Barack Obama, qui s'exprimait également face à la NALEO ce week end a remporté un net avantage à l'applaudimètre.

Courtiser l'électorat hispanique

Tous deux courtisent l'électorat hispanique décisif car représentant une part croissante de l'électorat américain. Ils ont appelé à une réforme de l'immigration permettant de faire sortir de l'ombre quelque 12 millions d'immigrants clandestins aux Etats-Unis en leur ouvrant un accès à la citoyenneté. Une telle réforme, déjà proposée par John McCain au congrès, avait été rejeté deux fois en 2006 et 2007. Le candidat républicain a cependant mis l'accent sur la nécessité de sécuriser la frontière poreuse qui sépare le Mexique des Etats-Unis. "Nous ne réussirons pas au Congrès des Etats-Unis tant que nous n'aurons pas convaincu une majorité d'Américains que nous avons des frontières sûres", a-t-il dit samedi. "Mais cela ne doit pas être fait de manière inhumaine ou cruelle", a-t-il ajouté. Barack Obama qui s'exprimait après lui a critiqué ce revirement dans les priorités de son adversaire. "Si nous voulons résoudre les défis auxquels nous faisons face, nous ne pouvons pas vaciller", a-t-il dit, promettant de faire de la réforme de l'immigration "une de (ses) priorités dès le premier jour" de son entrée en fonction à la Maison Blanche.

19:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Election USA 2008 - McCain victime du premier scandale de campagne

C'est la première "boule puante" de la campagne présidentielle américaine. Elle a contraint John McCain à monter lui-même au créneau pour se défendre après les accusations du New York Times sur une affaire remontant à 2000. Le quotidien affirme que le grand favori à l'investiture républicaine aurait entretenu des liens étroits avec une lobbyiste. A l'époque, le sénateur de l'Arizona briguait déjà la Maison-Blanche mais avait été battu par George W. Bush lors des primaires du parti de l'éléphant après une campagne émaillée de calomnies à son égard.
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Selon le New York Times -qui a pris position en faveur de McCain pour l'investiture républicaine cette année-, les conseillers du candidat auraient alors demandé à leur patron de ne plus fréquenter Vicki Iseman, une lobbyiste aujourd'hui âgée de 40 ans, afin d'éviter des retombées négatives. John McCain s'est en effet construit une image de "M. Propre" à l'éthique et la droiture irréprochables -il propose notamment de réformer le système des lobbys qui interviennent auprès des parlementaires à Washington.

"Juste amis"

Outre le scandale sexuel d'une relation extraconjugale, la fréquentation d'une lobbyiste aurait fait désordre, vu que John McCain était à l'époque président de la commission du Sénat qui se chargeait justement de traiter les affaires concernant des clients de Vicki Iseman - en majorité des sociétés de communication qui auraient participé à hauteur de plusieurs dizaines de milliers de dollars au financement des campagnes électorales de John McCain. Le New York Times, dont la plupart des sources pour cet article sont anonymes, précise que John McCain et Vicky Iseman ont toujours nié être amants.

Après celle de son équipe, la réplique de John McCain a été nette et précise : " Je suis très déçu par l'article du New York Times, ce n'est pas vrai", a-t-il affirmé. "Je n'ai jamais fait quoi que ce soit qui aurait trahi la confiance du public ou pris une décision qui aurait favorisé un groupe particulier", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse dans l'Ohio, l'un des Etats où auront lieu les prochains scrutins le 4 mars. Il était accompagné de sa femme Cindy, qu'il a épousée en 1980 après un divorce.

Interrogé directement sur la nature de ses relations avec Vicki Iseman, le sénateur de l'Arizona a souligné qu'ils étaient juste des "amis", et qu'il l'avait vue pour la dernière fois "il y a plusieurs mois". Il a aussi précisé qu'il n'avait jamais rendu de services indus à des clients de Vicky Iseman.

19:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

MONDIAL BEACH SOCCER 2008 : FRANCE - SÉNÉGAL ; Les " Lions " terrassent d’entrée les Français

Sports.fr - Jeudi après-midi, lors de son premier match de la Coupe du Monde 2008, organisée à Marseille,
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l’équipe de France de Beach Soccer a été battue par le Sénégal, à l’issue de la séance de tirs au but, après une partie achevée sur le score de 5-5. Menés au score pendant toute la rencontre et très peu en réussite devant la cage adverse, les Bleus avaient pourtant arraché l’égalisation, par Didier Samoun, à la toute dernière seconde du 3e tiers-temps, entraînant la colère des Lions de la Teranga. Dans l’autre rencontre du groupe, l’Uruguay a explosé l’Iran (6-1), plus tôt dans l’après-midi. Les sud-Américains sont seuls leaders, avec trois unités, puisqu’une victoire aux tirs au but n’offre que deux points.

Feuille de match

Beach Soccer / Groupe A FRANCE - SÉNÉGAL : 5-5 (1 tab à 2)

Marseille le Prado 6 000 spectateurs Temps beau

Arbitre M.Meszaros (HON)

Buts : Samoun (15eme et 36eme), Basquaise (21eme), François (28eme), Perez (32eme) pour la France - Koukpaki (2eme et 31eme), G.M’Bengué (12eme), Dieng (13eme), Sylla (17eme) pour le Sénégal

Les Français Aubry (g) Perez Basquaise (cap) François Martinon Lambourde Ottavy Octavia Samoun Castro Tossem Maté (g)

Sélectionneur : E.Cantona

Les Sénégalais N’Diaye(g) Koukpaki Ba B.M’Bengué Dieng (cap) Diagne N’Dour Sarr Bou Sylla G.M’Bengué N’Doye (cap)

Sélectionneur : A.Diop

Dans les coulisses de France-Sénégal
- Pas de surprise dans la journée avant ce remake du France-Sénégal de la Coupe du Monde 2002 à 11 et sur herbe. Face aux champions d’Afrique de la catégorie, les hommes de Cantona devaient faire attention. Raté !

- Le gardien remplaçant français, Maté, a quitté l’OM à l’intersaison. Il était avec Hamel l’une des doublures de Carrasso et Mandanda. Il devrait continuer le football à onze en amateurs du côté d’Aix-en-Provence.

- L’équipe de France a tiré plus de vingt-deux fois hors du cadre sénégalais sur une quarantaine d’essais : une statistique effrayante qui explique les difficultés des hommes d’Eric Cantona.

- Le dernier but français de Samoun a été marqué après la fin du temps réglementaire mais l’arbitre l’a accordé permettant aux Bleus de souffler. Par la suite, l’horloge a eu du mal à redémarrer et le live de la FIFA est resté bloqué un moment à 4-5 !

- A la fin du temps réglementaire, on joue une prolongation de trois minutes. Si aucun but n’est marqué comme ce jeudi, on départage les deux équipes aux tirs au but selon la règle du but en or.

Les faits du match 2eme minute (0-1) Frappe du numéro 3, Koukpaki, oublié à droite, du gauche pour l’ouverture du score.

10eme minute Tir de Samoun sur le Poteau sénégalais.

12eme minute (0-2) Sur coup franc Gomis M’Bengué trompe Aubry.

13eme minute (0-3) Sur l’engagement du deuxième tiers-temps, Dieng tente le tir et trompe Aubry du milieu de terrain.

15eme minute (1-3) Réduction du score de Samoun qui reprend de la tête dans l’axe une touche.

17eme minute (1-4) Sylla dans l’axe redonne trois buts d’avance aux Africains.

21eme minute (2-4) Après un ciseau d’Ottavy sur la barre, Basquaise frappe sous la barre : l’arbitre de touche signale le but que l’arbitre de champ n’avait pas vu.

28eme minute (3-4) Coup-franc victorieux de Stéphane François : N’Diaye ne peut que freiner le ballon.

28eme minute (3-5) Koukpaki, en pivot, se retourne bien et trompe Aubry du gauche.

28eme minute (4-5) Superbe vole croisée de Sébastien Perez qui trompe N’Diaye.

36eme minute (5-5) Tête victorieuse de Didier Samoun après la sirène mais l’arbitre hongrois accorde le but !

37eme minute Penalty pour le Sénégal sur une faute de François dans un Prado surchauffé. Diagne le tire au-dessus !

Tirs au but Jérémy Basquaise marque en force, malgré le bon choix de N’Diaye (1-0)

Gomis M’Bengué marque au centre (1-1)

Stéphane François tire sur le poteau droit de N’Diaye (1-1)

N’Dour donne la victoire du gauche dans la lucarne (1-2).

Le Sénégal, moins maladroit que l’équipe de France remporte ce match 2-1 aux tirs au but.

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Leterme reste mais avec des compétences limitées

Yves Leterme de retour au 16 pour un gouvernement socio-économique : le scénario se précise. Trois sages seraient mis en piste par le Palais sur le thème communautaire. Pour prouver la "bonne volonté" francophone...
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Le scénario de sortie (temporaire) de la crise dans laquelle est plongé le pays depuis la démission du Premier ministre Yves Leterme lundi soir s'est précisé, jeudi dans la soirée. Le Palais a refusé la démission du Premier ministre et de son gouvernement. Et a décidé de maintenir Yves Leterme à son poste pour qu'il se concentre essentiellement sur le domaine socio-économique.

En parallèle de ce gouvernement socio-économique "Leterme I bis", un collège de médiateurs royaux sera installé avec pour charge exclusive de préparer le terrain à la réforme de l'Etat. Ce collège tricéphale sera composé du Bruxellois François-Xavier de Donnea, du Wallon Raymond Langendries (CDH) et du germanophone socialiste Karl-Heinz Lambert. Ces trois "médiateurs" royaux auront pour mission de dégager le terrain institutionnel. Mais aussi, et surtout, de convaincre les partis flamands, en particulier le cartel CD&V/N-VA, de la réelle volonté des formations politiques francophones de s'engager dans une discussion communautaire sans tabou. En quelque sorte, de donner les fameuses "garanties" qu'exige le cartel.

La mission des trois médiateurs communautaires devra comprendre un rapport intermédiaire [?] le 31 juillet prochain. Leur mission pourrait toutefois s'étendre jusqu'à l'automne. Elle s'attachera à délimiter les frontières du dialogue institutionnel - notamment en précisant les transferts de compétences à venir vers les entités fédérées. Le volet BHV sera également abordé. Reste que ces trois "sages" travailleront en collaboration étroite avec le Palais, puisqu'ils sont attendus dès mardi prochain auprès du Roi Albert II.

Fête nationale

Plusieurs observateurs notent le volontarisme qu'a affiché le Palais dans la recherche d'une solution à la crise déclenchée ces derniers jours. C'est qu'à la veille de la Fête nationale, cette "respiration" dans la crise communautaire apparaît pour le moins bienvenue...

Reste que la piste sur laquelle planchait Yves Leterme lorsqu'il a été remettre sa démission au Roi est donc, provisoirement du moins, écartée. Le "dialogue de Communauté à Communauté" ne passait la rampe d'aucun côté de la frontière linguistique. Le cartel exigeait que le dialogue soit mené par Kris Peeters et Rudy Demotte. Les francophones insistaient, eux, pour que la Région bruxelloise ait sa place à la table des négociations. En outre, les partis flamands exigent "des garanties solides" en terme de calendrier.

Pyramidal

La crainte du parti d'Yves Leterme demeure de devoir se présenter devant l'électeur en 2009 sans acquis communautaire digne des promesses effectuées lors de la campagne de 2007. On en revient toujours à ce parti ingérable qu'est le CD&V en temps de crise. Dans les autres formations, le système de décision est pyramidal : au PS, au CDH, il suffit que trois ou quatre personnes soient d'accord pour qu'une décision soit acceptée par tous. Au MR, il suffit d'une seule personne... Au CD&V, ce n'est pas comme cela que ça fonctionne. Même lorsque la présidente, Mariane Thyssen, le Premier ministre, Yves Leterme, et le vice-Premier ministre, Jo Vandeurzen, soutiennent une proposition, il n'est pas certain que le parti l'acceptera. Car le vrai pouvoir du parti, c'est son "ventre", cet ensemble des députés, flamands et fédéraux, qui se passionnent pour la réforme de l'Etat et qui paniquent à l'idée qu'aucun progrès n'ait été réalisé avant les élections de 2009.

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Mc Cain impopulaire aux Etas Unis et en dehors des Etats Unis

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10:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Hugo Chavez juge improbable un réchauffement des relations avec Washington en cas de victoire de Barack Obama

CARACAS - Le président du Venezuela Hugo Chavez juge improbable un réchauffement des relations avec Washington en cas de victoire du démocrate Barack Obama à la présidentielle américaine du 3 novembre prochain.

S'exprimant mercredi devant un rassemblement de ses partisans, Chavez a estimé qu'Obama aussi bien que son rival républicain John McCain représentent tous deux les intérêts de "l'empire" américain.

Pour le président vénézuélien, Obama ne doit pas s'attendre à ce que la diplomatie "du carotte et du bâton" ne permettra pas aux Etats-Unis d'exercer leur influence en Amérique latine.

S'adressant directement au sénateur de l'Illinois, Hugo Chavez a déclaré: "Une révolution a été lancée sur cette terre". AP

10:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Barack Obama a récolté 52 millions de dollars en juin, presque son record mensuel....Le Choix américain s'est fait

WASHINGTON - Le futur candidat démocrate à la présidentielle Barack Obama a récolté 52 millions de dollars de dons (32,7 millions d'euros) en juin, pas loin de son record mensuel, a fait savoir jeudi son équipe de campagne. C'est plus du double de la somme récolté par son rival républicain John McCain, dont c'était le meilleur mois de l'année.5c8e9d1d4d80e2ed4c6b09da3254819a.jpg

Les finances de campagne vitales pour les candidats sont d'autant plus suivies cette année que Barack Obama est devenu le premier candidat à décider de se passer du financement public pour la campagne officielle.

Il renonce donc aux 84 millions de dollars (environ 53 millions d'euros) d'aide fédérale disponibles pour chacun des candidats pour la campagne électorale, après les investitures de l'été lors des conventions des partis. Mais il pourra en revanche récolter autant de fonds privés que possible.

La convention démocrate aura lieu à la fin août à Denver au Colorado, celle des républicains à Minneapolis dans le Minnesota, début septembre.

Si Barack Obama distance largement John McCain, qui a récolté 22 millions de dollars (13,8 millions d'euros) en juin, le total des sommes récoltées par le candidat et par le Comité national démocrate reste inférieur aux fonds combinés disponibles pour McCain et le Comité national républicain.

Selon le porte-parole de campagne de Barack Obama Bill Burton, les dons de juin porte les fonds du candidat et du parti à un total de 92,3 millions (58,1 millions d'euros) au début du mois. L'équipe de campagne de John McCain et le Comité national républicain ont eux démarré le mois de juillet avec 95 millions de dollars (59,8 millions d'euros). AP

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Impuissants devant Barack Obama, les conservateurs dépassés s'attaquent à la femme Michelle

Barack Obama trouve "exaspérantes" les attaques conservatrices contre son épouse Michelle

WASHINGTON - Barack Obama s'est vivement offusqué des attaques à l'encontre de son épouse Michelle, accusant les médias conservateurs de la cibler comme si elle était la candidate démocrate à la présidentielle américaine.
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"S'ils ont un différend politiques avec moi, qu'ils débattent avec moi. Pas avec elle", a déclaré le candidat dans un entretien au magazine "Glamour" consulté par l'Associated Press, qualifiant ces attaques d'"exaspérantes".

Michelle Obama, qui s'est fortement engagée dans la campagne de son mari, avait subi les foudres des républicains en déclarant en février qu'elle était fière de son pays pour la première fois de sa vie adulte. Elle avait plus tard expliqué qu'elle avait toujours été fière des Etats-Unis, mais était particulièrement heureuse de voir tant de gens prendre part au processus électoral.

Les entretiens de M. Obama et de son adversaire républicain John McCain doivent être publiés dans l'édition d'octobre de "Glamour". AP

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Israël enterre les soldats rendus par le Hezbollah, les militants libanais se recueillent sur la tombe d'Imad Moughnieh

BEYROUTH/JERUSALEM - Des milliers d'Israéliens ont assisté jeudi aux obsèques des deux jeunes soldats israéliens dont le Hezbollah avait rendu la veille les dépouilles, mettant fin à deux ans d'incertitude. Les cinq militants libanais libérés en échange par l'Etat hébreu sont eux allés se recueillir sur la tombe d'Imad Moughnieh, héros du mouvement chiite, en promettant de poursuivre son combat.

Une lourde atmosphère de deuil régnait jeudi en Israël, où la mort des deux soldats n'a été confirmée qu'avec l'apparition des deux cercueils noirs, apportés la veille par le Hezbollah à la frontière israélo-libanaise.

Les proches des deux soldats n'avaient eu la confirmation de leur mort qu'au moment de l'échange. Si les autorités israéliennes avaient récemment fait savoir qu'ils étaient vraisemblablement décédés, les proches des deux soldats n'avaient eu confirmation de leur mort qu'au moment de l'échange.

Des soldats israéliens ont porté le cercueil d'Eldad Regev, recouvert du drapeau israélien bleu et blanc, vers le cimetière militaire de Haïfa (nord). Des milliers de personnes ont suivi le cortège derrière les proches du jeune soldat, âgé de 26 ans au moment de sa capture.

Un peu plus tôt, les funérailles d'Ehoud Goldwasser, âgé de 31 ans lors de l'enlèvement, avaient eu lieu à Nahariya, toujours dans le nord d'Israël. Le cercueil a été mis en terre par des soldats d'une brigade d'élite israélienne, en présence de sa veuve, Karnit, et de son père Shlomo.

Les obsèques d'Ehoud Goldwasser étaient célébrées la veille de ce qui aurait été sont 33e anniversaire, a rappelé Karnit Goldwasser, qui avait mené une campagne active en Israël et à l'étranger pour obtenir la libération des deux soldats. Le visage de cette photogénique jeune femme était devenu l'un des plus familiers des Israéliens, son action contribuant à renforcer les appels en faveur d'un échange avec le Hezbollah.

"Un jour avant ton anniversaire, je me demande, Toush, si le temps permettra peut-être de panser les plaies ouvertes", a-t-elle dit pendant les obsèques, appelant son époux par son surnom. "Même si je suis privée de toi, je serai toujours avec toi".

La capture des deux militaires avait provoqué une guerre d'un mois entre Israël et la milice chiite à l'été 2006. On ignore s'ils ont péri en captivité ou lors du raid au cours duquel ils ont été enlevés.

Au Liban, un tapis rouge avait été déroulé jeudi et une pluie de pétales a accueilli les cinq militants libérés par Israël, qui vêtus de treillis, sont venus déposer des couronnes sur la tombe d'Imad Moughnieh dans un cimetière au sud de Beyrouth.

Mougnieh, accusé par Israël d'être le cerveau d'une série d'attentats dans les années 80 et 90, a été tué dans un attentat à la voiture piégée à Damas en février. Cet homme de l'ombre est vénéré comme un héros presque mythique par le Hezbollah chiite et ses partisans.

Le Parti de Dieu avait même baptisé l'opération d'échange de prisonniers avec Israël "Opération Radwan", du nom de guerre de Mougnieh, Hajj Radwan.

"Nous jurons devant Dieu (...) de continuer sur ton chemin et de ne pas reculer avant d'avoir atteint la stature que Dieu t'a donnée", a déclaré Samir Kantar, militant issu de la communauté druze, le prisonnier libanais détenu le plus longtemps par Israël. Il a évoqué le "martyre" de Moughnieh. "C'est notre grand souhait. Nous t'envions et nous y parviendrons".

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jeudi, 17 juillet 2008

Belgique:Yves Leterme, c'est pas fini

Un 21 juillet sans Premier ministre aux côtés du Roi ? Impossible... Yves Leterme sera sans doute remis en selle. Peut-être dès ce vendredi. Place à un nouveau dialogue entre les Communautés, avec Bruxelles et le fédéral.

Le scénario prend cours au fil des heures. Tandis que le Roi poursuit ses très larges consultations, il se confirme que les partis de la majorité tentent de s'entendre sur le maintien au poste de Premier ministre d'Yves Leterme, moyennant le lancement d'un dialogue de Communauté à Communauté devant aboutir, dans un délai fixé, à une grande réforme de l'Etat.

Au Palais, l'activité politique est intense. Après avoir reçu les présidents des entités fédérées et le président du Sénat, Armand De Decker, le Souverain a eu des entretiens avec les chefs de partis politiques (CD&V, CDH, VLD, Ecolo, Groen !, SP.A). Pour la première fois, il a aussi reçu Jean-Marie Dedecker. Ce jeudi, il verra les interlocuteurs sociaux. Il devrait prendre une initiative ce vendredi. Car c'est ce jour-là qu'il doit enregistrer son discours pour le 21 juillet, jour de la fête nationale. Un discours qui devra tenir compte des derniers événements. Et il serait surprenant qu'un Premier ministre démissionnaire s'installe aux côtés du Roi dans la tribune officielle lors du traditionnel défilé. D'ici là, Yves Leterme aura sans doute revu les paroles de la Brabançonne...

Entre Communautés

Quelle forme prendra l'initiative du Roi ? Tous les signaux vont dans le même sens : ressortir Yves Leterme. Curieux ? Oui, bien sûr. Jamais on ne s'est tant acharné à maintenir au "16" un homme qui a accumulé autant d'échecs. C'est comme cela. Il apparaît que le scénario de la dramatisation a bien été monté de toutes pièces par Yves Leterme. Quand cela ? Lundi soir, après 20 heures. Yves Leterme a dû affronter la déception, voire la colère de Kris Peeters, qui venait d'apprendre que le dialogue de Communauté à Communauté le mettrait face à Didier Reynders. Et, à la lecture d'e-mails et de SMS envoyés par des membres déchaînés du CD&V, Yves Leterme s'est aperçu que son parti ne serait pas uni derrière lui. Et plusieurs députés, dont Tony Van Parys, avaient été très clairs : ils ne le soutiendraient pas. Dès lors, Yves Leterme a craqué. "Et comme d'habitude, il est allé pleurer chez le Roi...", s'indigne un ministre au bord de l'exaspération.

Mais il ne suffira pas de réinstaller Yves Leterme rue de la Loi pour que la tempête se calme et pour que le gouvernement poursuive son petit bonhomme de chemin. Il faudra lancer un dialogue de Communauté à Communauté, tout en assurant la présence, à un niveau égal, des Bruxellois et avec la participation du pouvoir fédéral. Les francophones pourraient donc retirer la candidature de Didier Reynders à la co-présidence de ce dialogue pour la laisser à Rudy Demotte (ministre-président wallon et francophone), lequel serait accompagné de Charles Picqué ministre-président de la Région bruxelloise et Guy Vanhengel, vice-président). Les Flamands auraient donc ce qu'ils souhaitent. Et les francophones auraient réussi à imposer Bruxelles à la table. Cette démarche confédérale serait placée dans un cadre fédéral : les groupes de travail seraient présidés tantôt par les régionaux, tantôt par les fédéraux en fonction des matières. In fine, les textes législatifs, issus d'éventuels accords, devraient être votés au Parlement fédéral par des groupes politiques emmenés par les présidents de partis.

Mais les partis flamands demeurent, malgré tout, méfiants. Certains, comme Eric Van Rompuy (CD&V) estiment que ce dialogue de Communauté à Communauté pourrait ressembler furieusement à une mise au frigo si on n'enferme pas la négociation dans un calendrier très strict et si on ne lie pas l'existence du gouvernement fédéral à la réussite de cette négociation.

Leterme 1 bis

Pendant que ces groupes de travail plancheraient sur une vraie réforme de l'Etat, le gouvernement, présidé par un certain Yves Leterme, poursuivrait, à la tête d'un gouvernement "Leterme 1 bis" son travail normal, consacré aux problèmes de société et au pouvoir d'achat. Il s'agirait avant tout de mettre en oeuvre les réformes fiscale et sociale concoctées cet été.

Voilà. Ce scénario tiendra-t-il la route ? Le CD&V mettra-t-il à nouveau des bâtons dans les roues de Monsieur 800 000 voix ? Faudra-t-il faire appel à un autre homme ? Après avoir dit que les francophones devaient prendre l'initiative, les démocrates-chrétiens flamands jugent finalement qu'il est préférable de relancer Yves Leterme. Avec tous les risques que cela comporte.

10:24 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Vaines propositions de Sarkozy sur les institutions

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a formulé d'ultimes propositions en direction de la gauche, notamment concernant le temps de parole de l'opposition dans les médias et au Parlement, sans parvenir à gagner son approbation au projet de réforme des institutions.


François Hollande a réaffirmé lors d'une conférence de presse que le PS voterait contre la réforme malgré le geste du chef de l'Etat.

"La méthode révèle le contenu même de la réforme, la dérive présidentialiste est là vérifiée", a dit le premier secrétaire, entouré des principaux dirigeants parlementaires socialistes.

"Nicolas Sarkozy s'exprime comme s'il était à la fois président de la République, Premier ministre, garde des Sceaux, président de l'Assemblée nationale, président du Sénat et président du Conseil supérieur de l'audiovisuel."

Invité du journal de 20h sur TF1, François Hollande, a estimé que les propositions faites "après l'heure" par le chef de l'Etat traduisaient un sentiment de "panique à bord".

"C'est quand même une curieuse méthode de la part de Nicolas Sarkozy de prétendre qu'il peut encore changer la donne quand il a refusé toutes nos propositions dans le temps de la discussion parlementaire", a-t-il fait remarquer.

Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS à l'Assemblée, a estimé que le chef de l'Etat se comportait "en chef de clan" et a raillé une "aumône démocratique".

Pour sa part, le sénateur socialiste Robert Badinter a déploré une "grande occasion perdue".

Le PS regrette de ne pas avoir obtenu un engagement de réforme du mode d'élection du Sénat, une dose de proportionnelle dans le scrutin législatif, l'inscription dans la Constitution du pluralisme dans l'audiovisuel et le droit de vote des étrangers aux élections locales.

"OUVERTURES NOUVELLES"

François Hollande, pour le PS, Marie-George Buffet, pour le Parti communiste et Cécile Duflot, pour les Verts, ont publié mercredi soir un communiqué commun reprochant au projet de réforme d'accentuer la présidentialisation de la Ve République.

"Aucune des propositions d'élargissement de la représentation nationale et de respect du pluralisme avancées par l'opposition n'ont été retenues", déplorent-ils.

"Dans ces conditions, nos partis voteront contre le projet de réforme constitutionnelle", concluent-ils.

En revanche, le sénateur Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de Gauche, invité de l'émission "Bouge la France" sur la chaîne Public Sénat, s'est félicité de l'adoption d'un certain nombre d'amendements votés par son parti.

"Au nom de nos convictions, nous allons voter cette réforme", a-t-il annoncé.

"Il y a des ouvertures nouvelles, sur le temps de parole du président de la République et sur un certain nombre d'autres choses que nous réclamions", a-t-il estimé.

Après une probable adoption par le Sénat dans la nuit de mercredi à jeudi, le texte doit être examiné lundi prochain au Congrès (Assemblée et Sénat ensemble) à Versailles, où l'adoption requiert une majorité des 3/5e des suffrages, donc des voix de la gauche.

Le scrutin s'annonce très serré, d'autant qu'une poignée de parlementaires de droite devrait aussi voter "non".

Dans un entretien au Monde, Nicolas Sarkozy interpelle l'opposition : "J'espère que les socialistes sincères comprendront qu'il y aurait une certaine forme de ridicule à ne pas voter une réforme dont ils n'ont cessé de rêver les contours".

RÉFORME DU SENAT ?

Le président propose à l'opposition de lui ouvrir un droit de réponse à ses propos télévisés, sans en préciser les modalités.

"Je prends l'engagement que des garanties seront apportées pour que l'opposition puisse répondre chaque fois que le président de la République tiendra un propos qui concerne la politique française", dit-il.

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a expliqué qu'il s'agissait de son expression en tant que responsable politique, et non comme président. Si ce schéma était confirmé, la contrepartie pour l'opposition serait donc très limitée.

Il n'est pas question de toutes manières, comme le demandait le PS, d'inclure la parole présidentielle dans les trois tiers de temps de parole actuellement dévolus au gouvernement, à la majorité et à l'opposition.

Nicolas Sarkozy se dit par ailleurs favorable à l'égalité de temps de parole entre opposition et majorité dans les débats au Parlement. Actuellement, le temps de parole est calculé en proportion du poids des groupes politiques.

Autre proposition présidentielle : donner à l'opposition le droit de créer à sa seule initiative "un certain nombre de commissions d'enquête".

Le mode de scrutin pour les élections régionales ne sera modifié que si un consensus est trouvé sur la réorganisation de la carte administrative, précise-t-il. Le PS, qui contrôle 20 régions sur 22, est hostile au changement du mode de scrutin.

L'opposition participera à une commission indépendante pour redécouper les circonscriptions électorales pour les législatives, promet le président, une procédure censée empêcher toute manoeuvre au détriment de la gauche.

Enfin, la réforme du Sénat que souhaite la gauche serait amorcée par le soutien de l'Elysée à une proposition de loi "visant à rééquilibrer la composition du collège électoral", sans garantie qu'elle aboutisse.

Les sénateurs sont actuellement élus par une sélection d'élus locaux choisis de telle manière qu'une alternance vers la gauche de la haute assemblée ne s'est jamais produite depuis 1958, et paraît impossible dans les faits.

Le président de la République présente la réforme comme un rééquilibrage des pouvoirs au profit du Parlement, mais ce changement est vu comme illusoire par des spécialistes, la majorité parlementaire n'ayant que peu d'autonomie du fait de la prééminence du scrutin présidentiel.

Thierry Lévêque, édité par Gérard Bon

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