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dimanche, 01 juin 2008

Barack Obama rompt avec son Eglise controversée de Chicago

ABERDEEN, Dakota du Sud (Reuters) - Le candidat à l'investiture démocrate Barack Obama a annoncé qu'il quittait l'Eglise de la Trinité unie du Christ après plusieurs sermons incendiaires qui pourraient handicaper sa candidature à l'élection présidentielle.
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En quittant cette Eglise de Chicago qu'il fréquentait depuis 16 ans, le sénateur de l'Illinois tente de couper court à toute nouvelle polémique alors qu'il se prépare à affronter le républicain John McCain.

"Ce n'est pas une décision à laquelle je suis arrivé facilement et, franchement, je l'ai prise avec tristesse", a déclaré Obama à des journalistes lors d'une étape dans le Dakota du Sud. "C'est à la Trinité que j'ai trouvé Jésus-Christ, que nous nous sommes mariés, que nos enfants ont été baptisés", a ajouté le sénateur métis.

Le mois dernier, Obama a rompu ses relations avec son ancien pasteur Jeremiah Wright, qui a tenu des propos très hostiles au gouvernement américain.

Juste au moment où la polémique sur Wright commençait à s'éteindre, un prêtre catholique, invité par l'Eglise de la Trinité Unie, a tourné en dérision sa concurrente Hillary Clinton.

Dans son sermon, Michael Pfleger a imité Clinton et l'a accusé de racisme, affirmant que la sénatrice de New York considérait que la victoire lui était due parce qu'elle était blanche.

ANCIEN PASTEUR DÉSAVOUÉ

Pfleger s'est ensuite excusé pour ses propos qui ont été condamnés par Obama et l'archevêque de Chicago.

"Il est clair que maintenant que je suis un candidat à la présidence, à chaque fois que quelque chose sera dit dans l'Eglise par quelqu'un associé à la Trinité, notamment les pasteurs qui sont invités, je devrai rendre des comptes sur ces déclarations même si elles sont totalement contraires aux opinions, déclarations et principes qui sont les miens depuis longtemps", a expliqué Obama.

Son équipe de campagne a diffusé une copie de la lettre qu'Obama et son épouse Michelle ont adressé à l'Eglise pour annoncer leur décision.

"Nos relations avec la Trinité ont été mises à mal par les déclarations controversées du révérend Wright, qui entrent fortement en contradiction avec nos propres opinions", peut-on lire dans la lettre.

Obama a annoncé qu'il allait se mettre en quête, avec sa famille, d'une autre Eglise.

Pour éteindre la controverse sur les propos de son ancien pasteur, Obama avait prononcé un discours très remarqué sur la question raciale à Philadelphie. Il avait alors pris ses distances avec Wright sans le désavouer totalement.

Mais le pasteur noir a tenu de nouveaux propos incendiaires et maintenu ses positions, accusant notamment le gouvernement américain d'avoir propagé le virus du sida chez les noirs, ce qui a conduit Obama à rompre totalement ses relations avec lui le mois dernier.

Les déclarations de Wright sont d'autant plus gênantes pour le sénateur de l'Illinois qu'il a fait campagne en promettant de transcender les divisions passées.

Version française Gwénaelle Barzic

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Les démocrates prêts à boucler le marathon des primaires, Obama en tête

SAN JUAN (AFP) - Les démocrates sont sur le point de boucler le marathon des primaires entamé il y a cinq mois et le sénateur de l'Illinois (nord) Barack Obama semble en passe de remporter l'investiture si convoitée, même si Hillary Clinton est favorite de la consultation de Porto Rico dimanche.
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A 12H00 GMT, les bureaux de vote de ce territoire américain hispanophone des Caraïbes ont ouvert. 55 délégués seront attribués à la proportionnelle à l'issue de ce scrutin.

Mais la sénatrice de New York est distancée d'une manière irréversible par son rival en terme de délégués et, à moins d'obtenir un soutien massif -et jugé improbable par les experts- des "super délégués" encore indécis, ses chances d'être désignée pour affronter le républicain John McCain le 4 novembre apparaissent extrêmement minces.

La fin attendue de ce processus est toutefois suspendue au bon vouloir de Mme Clinton, insatisfaite d'une décision de compromis prise samedi par le parti démocrate au sujet de primaires contestées dans le Michigan (nord) et la Floride (sud-est). La candidate a dit se réserver le droit de faire appel, menaçant de faire durer l'affrontement jusqu'à la convention du parti fin août.

Malgré son retard, après 53 primaires et "caucus (assemblées d'électeurs) disputées depuis le 3 janvier, Hillary Clinton refuse de s'avouer vaincue et espère toujours convaincre assez de "super délégués" pour reprendre l'avantage.

Au nombre d'environ 800, les "super délégués" sont des élus et responsables du parti qui siègent de droit à la convention qui désignera formellement le candidat démocrate fin août. Ils sont libres de leur choix et n'ont de compte à rendre à personne. Selon le site spécialisé indépendant RealClearPolitics, quelque 190 "super délégués" sont toujours indécis.

Il faut désormais 2.118 délégués pour s'assurer l'investiture: M. Obama en compte 1983, Mme Clinton 1782.

Les deux dernières primaires, prévues mardi dans le Montana et dans le Dakota du Sud, devraient être remportées par M. Obama.

Le président du parti démocrate Howard Dean ainsi que les responsables démocrates au Congrès, le chef de la majorité démocrate au Sénat Harry Reid et la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, ont souhaité que le nom du candidat démocrate soit connu dans la semaine, après les dernières primaires.

Mais si les "super délégués" ne se décident pas rapidement, rien n'empêche Mme Clinton de se maintenir dans la course pendant des jours, des semaines, voire jusqu'à la convention prévue à Denver du 25 au 28 août.

Dans ce scénario, redouté par une partie des démocrates, l'investiture serait décidée après un bras de fer à la convention, deux mois seulement avant l'élection présidentielle de novembre.

Cette désunion parmi les démocrates contraste avec la situation du républicain John McCain, assuré depuis début mars d'obtenir l'investiture de son parti, et qui a entamé une campagne vigoureuse en vue de l'élection de novembre.

Le sénateur de l'Arizona, un héros de la guerre du Vietnam âgé de 71 ans, table depuis plusieurs semaines sur une confrontation avec M. Obama cet automne, réservant ses coups au sénateur de l'Illinois.

Le camp McCain compte axer sa campagne sur "l'inexpérience" et la "naïveté" supposées du sénateur de l'Illinois, notamment sur les questions de sécurité nationale.

M. Obama, qui se prévaut d'une opposition constante à la très impopulaire guerre en Irak, veut de son côté convaincre les électeurs de la continuité entre M. McCain et George W. Bush dont l'impopularité atteint des sommets.

"D'ici à novembre, chaque électeur saura que McCain propose un troisième mandat Bush", assure le directeur de campagne d'Obama, David Plouffe.

Face à John McCain, Barack Obama détient un net avantage financier. Au 30 avril, M. Obama avait collecté au total 265,4 millions de dollars contre 90,5 millions de dollars pour M. McCain.

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La junte birmane se défend d'avoir tardé à réagir

RANGOON, Birmanie - La junte militaire au pouvoir en Birmanie a répondu dimanche aux critiques de la communauté internationale qu'elle avait réagi "promptement" au cyclone du 3 mai et que le pays se relèverait "rapidement". La catastrophe a fait au moins 78.000 morts, 56.000 disparus et environ 2,4 millions de sans-abri.

Le régime avait promis lors de la visite du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon de laisser enfin le personnel humanitaire étranger à se rendre dans les zones les plus durement touchées du delta de l'Irrawaddy, dans le Sud, mais plus d'une semaine après, les autorisations restaient limitées, bien que plus nombreuses, et de nouvelles conditions ont été posées.

Le général Aye Myint, vice-ministre de la Défense, a déclaré lors d'une conférence internationale sur la sécurité à Singapour que la junte avait émis des bulletins d'alerte plus d'une semaine avant le passage du cyclone Nargis et qu'elle avait rapidement agi pour aider les rescapés.

"Grâce au travail prompt" du gouvernement militaire, toutes les victimes ont reçu des vivres, de l'eau et des médicaments, a-t-il affirmé. "Je pense que le processus de réinstallation et de réhabilitation sera rapide", a ajouté le général.

La veille, des organisations humanitaires comme Human Rights Watch ont accusé les militaires de chasser des centaines, voire des milliers, de rescapés de leurs refuges dans des écoles, des monastères et des bâtiments publics, pour les renvoyer dans leurs villages dévastés. Certaines agences humanitaires internationales affirment que leur personnel rencontre encore des sinistrés à l'intérieur du delta qui n'ont reçu aucune aide depuis le cyclone.

Le journal officiel "Nouvelle lumière du Myanmar" (le nom donné à la Birmanie par les généraux) a de son côté répondu à ceux qui reprochent au chef de la junte, le général Than Shwe, d'avoir attendu deux semaines avant de rendre visite aux réfugiés, que le généralissime voulait se rendre dans les régions dévastées dès après la tempête mais qu'il avait "dans sa grande perspicacité" d'y aller plus tard, "pour que le Premier ministre, chef de la Commission nationale de gestion des catastrophes, puisse mener le travail d'aide et de secours plus efficacement".

La junte comptait rouvrir de nombreuses écoles dès lundi lors que selon l'ONU plus de 4.000 de ces établissements scolaires accueillant normalement 1,1 million d'enfants ont été endommagées ou entièrement détruites par Nargis. Une centaine d'enseignants ont péri mais le gouvernement veut former des volontaires et envisage de faire la classe dans des camps et autres sites temporaires, selon l'UNICEF, qui juge ce plan "peut-être trop ambitieux".

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, qui participait aussi à la conférence de Singapour, a estimé que les réticences de la junte à ouvrir le pays à une aide humanitaire massive risquait de coûter encore de nombreuses vies. Il a accusé le régime d'être resté "les mains dans les poches" alors que d'autres pays se démenaient pour apporter de l'aide aux victimes. AP

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samedi, 31 mai 2008

ASSISES NATIONALES - ME WADE : " Je ne dialoguerai jamais avec les fossoyeurs de la Nation

NETTALI - "Je ne dialoguerai jamais avec eux" (les opposants de Siggil Senegaal), a déclaré le Président Wade, à son retour de voyage. Qui a fustigé la voie utilisée par l’opposition au Sénégal. "Pour dialoguer avec le Président, ce n’est pas la voie qu’il faut utiliser", allusion faite aux Assises nationales qui s’ouvrent ce dimanche au Méridien-Président.

Le président Wade s’est dit convaincu que "le Sénégal réel" est avec lui et qu’il n’a pas besoin des partis de l’opposition réunis au sein de Siggil Sénégaal pour gouverner. "Il ne se passera rien", dira-t-il, pour dire que même après les Assises nationales, il continuera à diriger le Sénégal, sans problème. "Ils ne me renverseront pas", insistera le Président pour dire que les animateurs de l’opposition réunie autour de Siggil Sénégaal n’en ont pas les capacités. "C’est Dieu qui m’a mis à cette place", ajoute le Président Wade.

Selon Wade, l’opposition est depuis l’élection présidentielle de février 2007 dans une dynamique d’agitation permanente, sans réussir à ébranler son pouvoir. Non contents d’avoir refusé de reconnaître les résultats de l’élection présidentielle et boycotté les législatives, les animateurs de Siggil Sénégal "ont essayé de manipuler les étudiants et incité les syndicalistes à faire une grève générale qui a été un échec". Pour Wade, l’opposition essuie toujours un désaveu permanent des populations, sans en tirer les leçons.

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SSISES NATIONALES : Touba ne sera pas représentée, selon Serigne Mourtada Bara

NETTALI - Serigne Mourtada Mbacké, fils aîné du Khalife général des Mourides a fait une déclaration publique précisant que "Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké n’a mandaté personne pour le représenter aux assises nationales", qui s’ouvrent ce dimanche au Méridien-Président. Serigne Mourtada Mbacké a profité de l’occasion pour dire que le Khalife général des Mourides soutient le Président Wade, qui est en même temps son taalibé, a-t-il dit.
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C’est en wolof que Serigne Mourtada Mbacké a apporté quelques précisions suite aux informations faisant état d’un soutien de Touba aux Assises nationales. ce, suite à la visite qu’une délégation des Assises a rendue au Khalife de Touba vendredi. Visite au terme de laquelle des assurances avaient été donnée aux organisateurs des Assises que Touba serait représentée.

C’est la seconde fois en l’espace de deux semaines que des membres de la famille de Khalife sortent de leur mutisme pour faire des démentis. Après la dernière visite de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck à Touba, une polémique s’était installée à Touba, relative à l’initiative du déplacement d’Idrissa Seck et au contenu des échanges entre le Khalife et le leader de Rewmi.

Auteur: Nettali

23:33 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Barack Obama et Bush

Toute l'Amérique bruisse de la renommée du vainqueur de la primaire démocrate, le sénateur Barack Obama ; toute l'Amérique est en train de se réconcilier pour enterrer George W. Bush et son bilan. Le lecteur qui me fait l'honneur de me lire de temps à autre aura tout de suite compris que mon esprit négateur me porte évidemment à la rescousse de Bush et à l'assaut d'Obama. Mais ici nuance : Bush a aussi préparé les voies d'Obama.

L'analyse d'Alexandre Adler. www.figaro.fr
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La vague Obama comporte plusieurs ramifications. Nombreux, et à juste titre, sont les Américains qui pensent que l'Amérique de 2008 a besoin d'une rupture véritable avec la société qui - de la crise du subprime à la dégradation spectaculaire des infrastructures et avec elles de toutes les politiques publiques - a bien besoin d'un véritable coup de balai. Ce ne sont pas des fumées obscurcissantes de Bagdad mais des eaux fétides et croupissantes d'une Nouvelle-Orléans abandonnée à elle-même qu'est tombé le verdict.

En désignant avec John McCain le candidat républicain le plus à gauche depuis 1948, les électeurs conservateurs des primaires ne s'y sont pas trompés. À cela s'ajoute la parabole biblique des «derniers qui seront un jour les premiers» : les élites noires américaines ont étonné le pays par leur compétence, leur dynamisme et leur courage.

Beaucoup d'Américains pensent qu'en élisant un président noir, ils rétabliront une justice depuis longtemps réclamée et sans nuire le moins du monde à la qualité de l'exécutif. Sur ce point également, l'opinion a parfaitement raison. Et je compte parmi ceux qui auraient aimé voir Colin Powell à la Maison-Blanche hier et peut-être un jour Candie Rice. Mais la victoire d'Obama tient aussi à l'envahissement extrêmement dangereux d'une vague pacifiste, isolationniste et protectionniste, dont le mot d'ordre véritable - America First - fut celui de Charles Lindbergh et de ses amis qui se refusaient contre Roosevelt à entrer dans la Seconde Guerre mondiale contre Hitler.

13:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Belgique:DES AIDES PUBLIQUES VERSÉES À DES ENTREPRISES QUI N’Y AVAIENT PAS DROIT. CALIOPE A DÉJÀ COÛTÉ TROIS MILLIONS D’EUROS À LA RÉGION

Les déficiences de l’informatique régionale coûtent cher à l’administration wallonne. Selon nos informations, des centaines d’entreprises auraient reçu des primes à l’investissement et à l’emploi auxquelles elles n’avaient pas droit, à cause d’un flou dans la législation – qui serait aujourd’hui corrigé –, ainsi qu’à des retards chroniques dans la mise en œuvre d’un logiciel de gestion et de traçabilité des dossiers.

Ce logiciel, baptisé Caliope, a été commandé à la firme liégeoise NSI. Il a déjà coûté près de trois millions d’euros à la Région wallonne et aurait dû être opérationnel depuis juin 2004. Quatre ans plus tard, seules certaines fonctions sont en service, faute de pouvoir pleinement y intégrer des données venant de diverses sources, telle la Banque carrefour de la sécurité sociale.

Des lacunes informatiques qui pénalisent l’administration. Chaque année, elle reçoit près de douze mille demandes de primes à l’emploi, venant de PME wallonne qui ont embauché du personnel. Certaines ambiguïtés dans la législation sur les primes à l’emploi ont permis à de nombreuses entreprises de recevoir des aides par la suite contestées. « Si Caliope peut enfin être achevé, malgré son excessive rigidité, les services concernés ne devraient plus être confrontés à ces problèmes », pronostique un fonctionnaire wallon. Une information confirmée par plusieurs sources dans l’entourage de l’administration et des secrétariats sociaux.

Au cabinet du ministre de l’Économie, Jean-Claude Marcourt (PS), on nie cependant que des primes aient été « indûment » versées. « C’est un pétard mouillé », explique la porte-parole, Nathalie Lafontaine.

Pourtant, il semble bien que des entreprises ont reçu plus d’aides qu’elles n’en méritaient, en jouant sur la distinction entre-temps plein et temps partiel, ce que Caliope n’est pas encore à même de contrôler auprès de l’ONSS, ou encore en tirant parti de chevauchements d’embauches sur les différents trimestres pris en compte pour le calcul des primes. « Des consultants et des fiscalistes ont trouvé là un créneau juteux à exploiter, s’inquiète-t-on au ministère régional. Les failles du système sont d’ailleurs connues au sein de l’administration et ont été signalées à plusieurs reprises ».

Il nous revient, par ailleurs, que le service du contentieux a dû gérer un nombre conséquent de dossiers de récupération de primes contestées. Mais il s’agit d’une procédure incertaine, longue et coûteuse pour la Région.

Du côté du secrétariat social Partena, on confirme que durant de longues années, il y avait peu de moyens de contrôle. « La nouvelle législation régionale ne permet plus aux entreprises de jouer sur les périodes de calcul des primes mais les modifications du décret ne s’appliquent qu’aux demandes introduites à partir du troisième trimestre de 2006 », précise-t-on chez Partena.

Des péripéties qui rappellent à quel point la Région wallonne manque encore cruellement d’une vision informatique adaptée aux règles de bonne gouvernance. « Ce gaspillage d’argent et d’énergie dans l’attribution des aides aurait depuis longtemps disparu si Caliope n’avait pas accumulé les retards, note un observateur. Et la traçabilité devra aussi être généralisée à l’ensemble des primes wallonnes. »

Irrité par ces retards alors qu’un gouvernement wallon consacré à la simplification administrative aura lieu en juin, Jean-Claude Marcourt a décidé de mettre la pression sur tous les acteurs du dossier, tant publics que privés. Si Caliope n’est pas opérationnel dans les prochaines semaines, le ministre de l’Économie pourrait même en confier la gestion à de nouveaux opérateurs. Plusieurs sociétés spécialisées dans l’informatique publique se seraient déjà manifestées.

12:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Le petit garçon découvert dans le lac d'Apremont "a ouvert les yeux", selon les gendarmes

NANTES - Le petit garçon d'une dizaine d'années retrouvé vendredi vers 6h20, vivant mais dans un état d'hypothermie avancé, dans le lac d'Apremont (Vendée) "a ouvert les yeux" mais "ne parle pas encore", a-t-on appris samedi auprès de la gendarmerie de Vendée.

L'enfant, toujours hospitalisé au CHU de Nantes "n'a pas livré d'informations pour l'instant", ajoutait-on de même source, en précisant "qu'il ne parle pas encore".

Les enquêteurs, qui cherchent toujours l'identité de l'enfant et la raison de sa présence dans ce lac de barrage, espéraient avoir plus d'informations dans l'après-midi.

Un appel à témoins a été lancé pour tenter d'identifier l'enfant, dont la gendarmerie a largement diffusé la photo et le signalement. Il mesure 1,30m pour 40kg, les cheveux clairs et les yeux bleus. Il était habillé d'un pyjama beige décoré d'un surfeur et d'un chien et portait des chaussons Gaston Lagaffe. Toute personne ayant des informations est invitée à appeler au 02.51.45.19.00.

Toutes les pistes restaient ouvertes. "Ça peut être un enfant qui a fait une fugue, qui est malheureusement tombé dans l'eau, ça peut être un suicide, ça peut être un enfant qu'on veut faire disparaître. Aucune piste n'est abandonnée", avait précisé vendredi le lieutenant colonel Thibault Labourelle. AP

12:46 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

vendredi, 30 mai 2008

USA 2008 : Que c'est diabolique

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09:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Kinshasa - Bruxelles ou le désordre orchestré.Impossible à Leterme de joindre Kabila au téléphone

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09:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Karel De Gucht un ministre belge qui dit au Congo ce qu'il n'ose pas dire en Chine

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09:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Catastrophe, l'eau envahit la ville de Liège en Belgique

Neuf heures du matin ? Non, minuit. On se croyait replongé dans la nuit. Elle ne devait rien augurer de bon, cette obscurité tombée soudain sur la ville, jeudi, quand commençait pour la plupart le temps de travail. Un noir encore accentué, au début, par l'absence des éclairages publics, logiquement éteints depuis que s'était levé ce jour éphémère.

Ailleurs, les éléments s'étaient déjà déchaînés. Une grande partie du pays de Liège en voyait ou allait en voir de toutes les couleurs. Pluies diluviennes, routes et voies ferrées recouvertes par les eaux, caves inondées, coulées de boue et, par endroits, prise d'assaut de la voie publique par des torrents emportant pavés, poubelles, panneaux de signalisation, morceaux de chaussées énormes, voitures même : le ciel est tombé sur la tête des Liégeois.

Exaspération au centre-ville

Les intempéries ont frappé le plus durement dans le sud de Liège, à Seraing (Ougrée-Bas surtout), à Verviers et dans la vallée de l'Ourthe où Esneux fait figure de commune martyre. L'inventaire des dégâts demandera plusieurs jours. "Je n'ai jamais vu cela depuis vingt ans !", assure Willy Demeyer, le bourgmestre de la Cité ardente. Son homologue de la Cité du fer Alain Mathot s'est attelé à la constitution des dossiers pour le Fonds des calamités.
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Depuis vingt ans... et le reste, peut-être. A Esneux et Tilff, où l'on est pourtant habitué aux caprices d'une rivière trop souvent encline à quitter son lit, des anciens qui ont fouillé les tréfonds de leur mémoire remonteraient bien jusqu'à cinquante ans.

Les pompiers de Liège ont enregistré plus de 2 200 appels. Au coeur de la ville, place Saint-Lambert et alentours, l'orage s'est montré relativement moins dévastateur, mais les habitants, les commerçants surtout, ont de quoi la trouver saumâtre : c'est la deuxième fois, en quinze jours, qu'ils ont les pieds dans l'eau. La dernière fois, c'était le 15 mai. Chez beaucoup, l'exaspération grandit à l'égard de la Ville. Elle était déjà relayée hier par Christine Defraigne (opposition MR) pour qui "une sérieuse remise en question des modes d'évacuation des eaux et de l'urbanisation doit être faite à Liège".

Jusqu'à l'étage

D'être perché dans les hauteurs n'a pas protégé le Sart Tilman. Le centre hospitalier universitaire a dû, pour la première fois, réunir son centre de crise, l'eau s'étant infiltrée dans certains de ses niveaux inférieurs. Il n'y a toutefois pas eu d'interruption des services. Quelques kilomètres plus bas, à Ougrée, c'était tout autre chose : il fallait évacuer des riverains de maisons parfois inondées jusqu'à l'étage.

Si une centaine d'interventions ont été requises à Verviers, Spa, Sprimont.., l'arrondissement de Huy-Waremme a été relativement épargné, à quelques voiries ou caves inondées près, encore qu'un conducteur, à Huy, ait été choqué par la chute d'un arbre sur sa camionnette.

Dans les autres provinces de l'est, enfin, il en est aussi beaucoup qui se souviendront du 29 mai 2008. La région d'Athus, au Luxembourg, ainsi que Hasselt et Tongres, au Limbourg, ont été particulièrement touchés.

08:56 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Zinedine Zidane : sa biographie non autorisée a été volée !

Deux ordinateurs contenant des chapitres d'une biographie non-autorisée de Zinedine Zidane à paraître en septembre ont été dérobés chez leurs propriétaires.fbcd885b1ee734f62f3fdb6971986ec2.jpg

La biographie non-autorisée de Zinedine Zidane contiendrait-elle des révélations gênantes au point qu'on cherche à en empêcher la parution? Possible. En effet, d'après Le Point, deux ordinateurs portables contenant des chapitres du livre ont été volés aux domiciles de l'éditeur Christophe Deloire et d'une journaliste correctrice. Cette dernière a révélé à nos confrères que c'est 90% du manuscrit qui a été volé. Il ne restait plus qu'à intégrer au manuscrit le chapitre sur le dopage qui venait à peine d'être terminé. Selon Besma Lahouri, l'auteur du livre, les pressions sont fortes et constantes depuis que la presse a annoncé en décembre dernier la sortie du livre. D'ailleurs, de nombreux témoins prêts à se confier à l'auteur se sont rétractés suite à ces pressions

08:52 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

EADS: l'ancien patron Noël Forgeard mis en examen pour délit d'initié

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08:48 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

jeudi, 29 mai 2008

Barack Obama est "en excellente santé", selon son bulletin médical

WASHINGTON - Barack Obama est "en excellente santé". C'est du moins l'équipe de campagne du candidat à l'investiture démocrate qui le dit dans un bulletin médical diffusé jeudi.

Selon le Dr David Scheiner, médecin personnel du sénateur de l'Illinois depuis 1987, Barack Obama court occasionnellement et n'a "pas de graisse corporelle superflue".

Son dernier bilan de santé, réalisé il y a un an, montre une tension artérielle et des taux de cholestérol excellents, une prostate saine et un coeur un parfait état.

Seul vice du favori pour l'investiture démocrate à la présidentielle de novembre: la cigarette. Barack Obama a ainsi essayé à plusieurs reprises d'arrêter de fumer et fait actuellement une nouvelle tentative, à l'aide de gommes à la nicotine. "Avec succès", selon le Dr Scheiner. AP

22:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Avec Barack Obama, la sérénité envahit le monde tout entier

WASHINGTON (AFP) - Sans attendre la fin du cycle des primaires mardi prochain, le favori de la course à l'investiture démocrate Barack Obama a endossé jeudi pour la première fois les habits de candidat démocrate dans un courriel adressé à ses partisans.
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"Nous nous préparons à nous battre contre (le candidat républicain) John McCain", a écrit M. Obama dans ce courriel destiné à recevoir des fonds.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, dans l'avion qui le ramenait dans son fief de Chicago, le sénateur de l'Illinois a confié aux journalistes qui l'accompagnaient que les démocrates sauront "après mardi" qui sera leur candidat à la présidentielle. Interrogé pour savoir s'il pensait être le candidat à l'issue du cycle des primaires, M. Obama a répondu: "je le crois". "Nous aurons un candidat?" après les primaires de mardi, a insisté un journaliste. "Je l'espère", a dit M. Obama.

Le sénateur, âgé de 46 ans, a d'ores et déjà reçu le feu vert de son médecin. M. Obama jouit de la "bonne santé physique et mentale nécessaire pour les exigences des fonctions de président des Etats-Unis", a certifié son médecin, le Dr David Scheiner, dans un communiqué publié jeudi, détaillant la forme physique du candidat.

Interrogé jeudi sur la chaîne MSNBC, Robert Gibbs, directeur de communication du sénateur de l'Illinois, a affirmé que les démocrates connaîtront leur candidat mardi ou mercredi et estimé que ce sera Barack Obama.

"Je peux prédire maintenant (...) que le candidat démocrate sera Barack Obama", a-t-il dit.

Même s'il refuse encore explicitement de se présenter comme le candidat démocrate à la présidentielle, M. Obama se conduit déjà comme s'il était assuré d'obtenir l'investiture.

Il a ainsi passé les trois derniers jours au Nouveau-Mexique, dans le Nevada et le Colorado, trois Etats qui ont tenu leurs "caucus" (assemblées d'électeurs) il y a plusieurs mois, et donc sans enjeu au niveau de la course à l'investiture, mais qui sont considérés comme des Etats-clefs dans la perspective de l'élection présidentielle de novembre.

Selon le site spécialisé indépendant RealClearPolitics (RCP), M. Obama compte actuellement 1.979 délégués contre 1.781 pour sa rivale Hillary Clinton. Il faut 2.026 délégués pour décrocher l'investiture. Des primaires sont prévues dimanche à Porto Rico et mardi dans le Montana et le Dakota du Sud. Au total, 86 délégués seront attribués, à la proportionnelle, à l'occasion de ces consultations.

Mais Mme Clinton refuse de jeter l'éponge. Elle affirme être arrivée en tête du vote populaire (selon les estimations de RCP, M. Obama est en tête du vote populaire) et insiste pour que soient pris en compte les résultats des primaires invalidées de Floride et du Michigan.

Ces deux Etats ont organisé des primaires sans l'accord de la direction du parti et les résultats de ces consultations, remportées par Mme Clinton, ont été invalidés. Au total, 313 délégués étaient en jeu en Floride et dans le Michigan. Selon le camp Clinton, il faut l'appui de 2.210 délégués et non de 2.026 pour obtenir l'investiture.

Une commission du parti démocrate doit se réunir samedi à Washington pour examiner le cas de la Floride et du Michigan.

M. Gibbs a ironisé sur les tentatives du camp Clinton d'arranger les chiffres à leur convenance. "Cela implique l'emploi de racines carrées et de logarithme. Il faut un ordinateur pour cracher la formule et... beaucoup de margaritas", a-t-il dit.

Dans un entretien publié jeudi par le San Francisco Chronicle, la présidente de la Chambre des Représentants Nancy Pelosi a affirmé que jusqu'à présent le "nombre magique" pour obtenir l'investiture démocrate était 2.026.

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Un homme tue six personnes dans un village de Bosnie

SARAJEVO (Reuters) - Un homme a ouvert le feu dans un village des environs de la Tuzla, dans le nord de la Bosnie, tuant six personnes et en blessant une autre, rapportent la police et des témoins.

Trois ont été abattues chez elles et les trois autres à bord d'un autocar.

L'auteur de la fusillade est un habitant de la région, âgé de 45 ans. Il s'est mis à ouvrir le feu en tout début de matinée dans la localité de Gornja Lipnica. On ignore pour l'heure son mobile.

La région de Tuzla appartient à la Fédération croato-musulmane, l'une des deux entités qui composent la Bosnie, avec la Republika Srpska. Des milliers de Musulmans bosniaques, réfugiés venus d'autres régions de Bosnie durant la guerre de 1992-95, vivent désormais dans le secteur de Tuzla.

Bureau de Sarajevo, version française Eric Faye

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Droits de l'Homme: Amnesty International critique les Etats-Unis et la Chine

LONDRES - Les Etats-Unis ne montrent pas l'exemple comme ils devraient le faire en matière des droits de l'Homme et la Chine fait peu de cas de la situation dans ce domaine en Birmanie et au Soudan, où elle privilégie ses intérêts économiques, a dénoncé mercredi Amnesty International dans son "rapport annuel 2008" sur les droits humains dans le monde.

L'ONG basée à Londres accuse les Etats-Unis de ne pas jouer leur rôle de "boussole morale" par rapport au reste du monde, une critique formulée depuis longtemps par Amnesty à l'adresse de Washington. Cette année, l'organisation déplore le soutien apporté l'an dernier par les Etats-Unis au président pakistanais Pervez Musharraf quand il a décrété l'état d'urgence dans son pays.

"En tant qu'Etat le plus puissant du monde, les Etats-Unis fixent la norme pour le comportement des gouvernements au niveau international", souligne le rapport, en regrettant que les Etats-Unis "se soient distingués ces dernières années par leur mépris de la législation internationale".

Le centre de détention américain de Guantanamo, à Cuba, est à nouveau condamné avec force par Amnesty. Irene Khan, sa secrétaire générale, exhorte le prochain président américain -qui doit être élu en novembre- à annoncer la fermeture de Guantanamo le 10 décembre 2008, à l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.

Le département d'Etat américain n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat sur ce rapport, mais il s'était plaint dans le passé du fait qu'Amnesty se servait des Etats-Unis comme d'"un commode punching-ball idéologique".

La Chine, puissance émergente, reçoit également son lot de "coups de poing". Selon le rapport, Pékin continue d'envoyer des armes au Soudan, au mépris de l'embargo sur les armes de l'ONU, et fait du commerce avec plusieurs pays accusés de violer les droits de l'Homme, comme la Birmanie et le Zimbabwe. Il note que le gouvernement chinois maintient une censure sur les médias et persécute toujours les militants des droits humains.

Le rapport accuse également la Chine d'étendre son programme de "rééducation par le travail", qui permet au gouvernement d'arrêter des gens et de les condamner à effectuer de pénibles travaux de main d'oeuvre sans qu'ils soient jugés.

Mais Amnesty dit avoir détecté un changement dans la position de Pékin: en 2007, le pays a persuadé le gouvernement soudanais d'autoriser la présence d'une force de maintien de la paix des Nations unies au Darfour et a fait pression sur la Birmanie pour qu'elle accepte la visite d'un émissaire spécial de l'ONU.

Irene Khan a confié à l'Associated Press qu'il était plus facile de sortir de certaines impasses en matière de droits de l'homme quand les pays occidentaux et la Chine travaillaient de concert.

"La Chine a une influence pour travailler avec certains gouvernements", a-t-elle déclaré avant que le rapport ne soit rendu public. Mais elle a ajouté que la Chine devait utiliser cette influence de manière responsable.

"La Chine est clairement une puissance mondiale (...) ce qui lui donne une responsabilité internationale en matière de droits de l'homme", a-t-elle affirmé. "Elle doit reconnaître que la croissance économique, ce n'est pas suffisant."

Les autoités chinoises n'ont pas réagi dans l'immédiat. Mais dans le passé, elles avaient rejeté en bloc les critiques contenues dans de précédents rapports d'Amnesty.

La liste annuelle établie par l'ONG sur les abus en matière de droits de l'Homme montre que des personnes sont toujours torturées ou maltraitées dans au moins 81 pays. Selon le rapport, des hommes et des femmes sont aussi jugés de manière inéquitable dans au moins 54 pays, et ne jouissent pas de la liberté de parole dans au moins 77 pays.

Le rapport fait aussi apparaître une multiplication, partout dans le monde, des manifestations de masse en faveur d'actions énergiques contre la pauvreté. AP

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La Birmanie tourne en ridicule le montant et la nature de l'aide

RANGOUN (Reuters) - La junte militaire au pouvoir en Birmanie fustige le niveau des offres d'aide étrangère et estime que les populations victimes du passage du cyclone Nargis, dans le delta de l'Irrawaddy, peuvent "se relever par elles-mêmes".

"Les habitants de l'Irrawaddy peuvent survivre en se suffisant à eux-mêmes, sans les barres chocolatées données par des pays étrangers", écrit dans un éditorial le journal birman Kyemon.

Comme tous les autres médias du pays, ce journal est étroitement contrôlé par l'armée et reflète l'état d'esprit des généraux qui composent la junte, lesquels, jusqu'à présent, s'étaient montrés progressivement plus ouverts à une aide étrangère, bien qu'avec de fortes réticences.

Dans cet éditorial, le journal Kyemon accuse en outre la communauté internationale d'être trop chiche et note qu'elle est loin d'avoir seulement répondu de façon satisfaisante à l'appel des Nations unies en faveur d'une aide d'urgence de l'ordre de 200 millions de dollars, lancé juste après la catastrophe, qui a fait 134.000 morts ou disparus voici quatre semaines.

IMPATIENCE DE LA MARINE AMÉRICAINE

Le degré de l'aide internationale contraste fortement avec celui qui avait suivi le tsunami de la fin 2004 dans l'océan Indien, quand les gouvernements du monde entier avaient promis deux milliards de dollars dans la semaine consécutive à la catastrophe.

"La Birmanie a besoin de 11 milliards de dollars. Les promesses s'élèvent à un peu plus de 150 millions de dollars, soit moins que les 201 millions de dollars mentionnés par le secrétaire général Ban Ki-moon au titre de l'aide d'urgence", écrit le quotidien birman, qui ne se prive pas de critiquer au passage les Etats-Unis.

"Il y a même une grande nation qui a renforcé ses sanctions économiques à l'encontre du Myanmar, alors même qu'on savait que ce pays subissait une très violente tempête", lit-on dans Kyemon.

Le ton de cet éditorial contraste avec les récents éloges des médias birmans pour les efforts de secours des Nations unies, mais fait suite aussi aux critiques internationales contre la prolongation, annoncée mardi, de l'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi, chef de file de l'opposition, qui est contrainte de vivre dans se résidence depuis cinq ans.

Mercredi, l'amiral Timothy Keating, commandant des forces américaines dans le Pacifique, déclarait que les bâtiments de guerre de l'US Navy chargés d'aide humanitaire et qui croisent au large de la Birmanie allaient bientôt quitter la zone si la junte au pouvoir ne les autorisait pas à accoster rapidement.

Version française Eric Faye

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mercredi, 28 mai 2008

Réclusion à perpétuité pour Michel Fourniret et Monique Olivier

CHARLEVILLE-MEZIERES, Ardennes (Reuters) - Michel Fourniret et son épouse Monique Olivier ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité pour sept meurtres de jeunes filles entre 1987 et 2001, avec des mesures de sûreté rendant quasiment impossible toute libération anticipée.
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Après deux mois d'audience et des délibérations d'un jour et d'une nuit au secret dans une caserne, la cour et le jury ont rendu leur verdict dans un palais de justice bondé de journalistes et de badauds, face à des accusés sans réaction. Michel Fourniret s'était rasé la barbe et la tête. Certains des parents des victimes ont pleuré.

Le président a conclu la lecture du verdict par un appel voilé aux accusés pour qu'ils s'abstiennent de faire appel, expliquant qu'il leur fallait "faire en sorte que les débats mettent un terme à la procédure, afin que chacun puisse se retirer dans le silence et l'apaisement".

La cour d'assises des Ardennes a interdit tout aménagement de peine pour le tueur en série surnommé par la presse "l'Ogre des Ardennes", âgé de 66 ans, reconnu coupable de sept meurtres, sept viols ou tentatives de viols et trois autres agressions.

C'est la quatrième fois que cette perpétuité "réelle" réservée aux assassins d'enfants - qui prévoit en fait un recours très limité après 30 ans de réclusion - est prononcée en France. Compte tenu de son âge, le tueur ne sortira jamais de prison. Son avocat a annoncé jeudi qu'il ne ferait pas appel.

La peine de Monique Olivier, 59 ans, déclarée coupable de complicité dans quatre meurtres et un viol, est assortie d'une période de sûreté incompressible de 28 ans, après laquelle elle pourra demander - mais pas forcément obtenir - une libération conditionnelle.

CHAGRIN RAVIVE

L'accusation n'est pas totalement suivie, car elle avait demandé sa condamnation comme co-auteur dans un des meurtres et une période de sûreté de 30 ans pour Monique Olivier. Son avocat Richard Delgenès va discuter avec elle d'un éventuel appel.

"Monique Olivier n'est pas tueuse, elle est la complice de Michel Fourniret, c'est clairement dit. La cour a fait un geste, alors qu'il y a une semaine, on a dit que Monique Olivier était le diable et qu'elle était indéfendable", a dit l'avocat.

"Ce n'est pas une surprise pour Michel Fourniret, il a eu confirmation de ce qu'il savait avant même les débats", a commenté Pierre Blocquaux, avocat de son mari.

Les familles des victimes ont exprimé leur soulagement, mais aussi leur chagrin ravivé. "Une autre vie va commencer, c'est un soulagement mais il n'y a jamais de fin. Je ne vois pas l'après, il va falloir prendre de la distance, sans Céline", a dit Jean-Pierre Saison, père de Céline Saison.

Pour Gérard Chemla, un des avocats des victimes, "les familles ont opposé à l'atrocité un visage humain et digne".

Les Fourniret ont avoué pendant l'enquête, comme au procès, avoir enlevé et tué six jeunes Françaises et une Belge.

Il s'agit d'Isabelle Laville en décembre 1987 à Auxerre (Yonne), Fabienne Leroy en août 1988 près de Mourmelon (Marne), Jeanne-Marie Desramault en mars 1989 près de Charleville, de la Belge Elisabeth Brichet en décembre 1989 à Namur, Natacha Danais, en novembre 1990 près de Nantes, Céline Saison en mai 2000 à Charleville-Mézières, et Mananya Thumpong en mai 2001 à Sedan (Ardennes).

Fourniret, arrêté en juin 2003 en Belgique, extradé vers la France en janvier 2006 et sa femme, qui a révélé les faits en 2004, devraient connaitre au moins un autre procès.

Ils sont mis en examen pour deux autres crimes concernant Marie-Angèle Domèce, une handicapée de 19 ans disparue le 8 juillet 1988 à Auxerre et Joanna Parrish, une Britannique de 20 ans retrouvée étranglée en mai 1990 dans une rivière, toujours près d'Auxerre.

Les autres crimes éventuels du couple ne font l'objet pour l'instant d'aucun traitement centralisé. Un policier belge a déclaré à Reuters en marge du procès qu'il estimait à une dizaine les meurtres ou disparitions qui mériteraient un examen de l'hypothèse Fourniret.

16:29 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

La France ouvre son marché du travail à l'Europe de l'Est

VARSOVIE (Reuters) - Nicolas Sarkozy a annoncé à Varsovie l'ouverture complète, dès cet été, du marché du travail français aux ressortissants de huit pays d'Europe de l'Est, dont la Pologne, entrés dans l'Union en 2004.La France ouvre son marché du travail à l'Europe de l'Est

"Je vous confirme que toutes les barrières seront levées à partir du 1er juillet de cette année, c'est-à-dire avec un an d'avance sur ce qui était initialement prévu", a déclaré le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse à Varsovie.

"Je ne peux pas être engagé pour l'Europe et ne pas prendre des décisions qui sont conformes avec cet engagement politique", a-t-il ajouté aux côtés de son homologue polonais Lech Kaczynski.

Nicolas Sarkozy devait confirmer cette décision dans l'après-midi lors d'un discours devant l'ensemble des parlementaires polonais réunis à la Diète, la chambre basse du Parlement.

L'ouverture du marché du travail français concerne la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, la Lettonie, la Lituanie, l'Estonie et la Hongrie. La Roumanie et la Bulgarie, qui ont adhéré en 2007, ne sont pas concernées.

A Bruxelles, le commissaire européen à l'Emploi, Vladimir Spidla, s'est félicité de la décision française.

"Je pense que c'est de bon augure pour la présidence française de l'Union européenne (au deuxième semestre de 2008)", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse en appelant tous les pays de l'ancienne UE qui peuvent maintenir des restrictions à les lev