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jeudi, 08 mai 2008
Grande Soirée de Solidarité d'Africa SSA soutenue par la Commune de Molenbeek

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Belgique:L'enfantillage continue avec " BHV"
Le Premier ministre Yves Leterme a répondu aux différentes interpellations qui ont eu lieu après l’approbation à la Chambre d’un ordre du jour sans BHV. Il a appelé à chercher une solution négociée. Peu avant, le CD&V/N-VA avait annoncé son intention de déposer dès ce jeudi une motion demandant la mise à l’agenda de la proposition de loi scindant Bruxelles-Hal-Vilvorde. Le vote interviendra entre 21 et 22 heures.

Les débats à la Chambre
Les débats ont commencé peu après 14h15 à la Chambre. Dans un premier temps, son président, Herman Van Rompuy, a présenté son ordre du jour qui donne la priorité à la loi-programme et au budget. Il a ensuite donné la parole au Premier ministre Yves Leterme, qui ne s’est pas prononcé sur BHV et a demandé la mise à l’ordre du jour des projets de loi-programme et lois portant dispositions diverses. Cette proposition a recueilli un large consensus.
S’en est suivi un débat tendu. Ecolo a demandé que la Chambre entende en tout début de séance les interpellations sur la situation politique et ce avant l’heure des questions. Là aussi, un large consensus s’est rapidement dessiné. Est alors arrivée la question de la mise à l’agenda de la proposition scindant Bruxelles-Hal-Vilvorde, demandée par le Vlaams Belang et la LDD. Le chef de groupe CD&V/N-VA, Servais Verherstraeten, a annoncé le dépôt par son groupe d’une motion demandant la mise à l’ordre du jour de la proposition sur BHV après la discussion et les votes sur le projet de loi-programme et des projets de loi portant dispositions diverses. Le vote de cette motion interviendra sans doute assez tard dans la soirée. En cas de vote positif, le débat sur BHV sera ouvert dès que loi-programme sera votée.
BHV (pas encore) à l’ordre du jour
Les députés sont ensuite passés au vote de l’ordre du jour d’Herman Van Rompuy. 112 députés se sont prononcés favorablement, 18 contre et 6 se sont abstenus. BHV n’est dès lors pas pour le moment à l’ordre du jour. La majorité a soutenu la proposition d’ordre du jour sans BHV, le Vlaams Belang et la LDD ont voté contre, tandis que le sp.a et Ecolo/Groen votaient en ordre dispersé.
Après quelques protestations de l’opposition, la Chambre a entamé ses travaux avec les interpellations sur la situation politique.
Leterme se prononce pour une solution négociée
Yves Leterme a répondu aux différentes interpellations qui ont eu lieu après l’approbation de l’ordre du jour. Il a appelé le gouvernement à chercher une solution négociée sur la scission de l’arrondissement de BHV. « Il est nécessaire de trouver une solution pour lever cette hypothèque qui pèse sur les relations entre les deux grandes communautés du pays », a-t-il affirmé.
Le 15 juillet, il présentera deux grands projets portant d’une part sur les réformes institutionnelles, en ce compris le dossier BHV, et d’autre part sur les questions socio-économiques, a-t-il expliqué.
Le premier ministre a également insisté auprès des parlementaires pour que soient approuvés rapidement la loi-programme et le budget 2008 qui, a-t-il dit, contiennent des mesures importantes pour la vie quotidienne des citoyens. Retarder cette approbation serait, à ses yeux, « irresponsable ».
Dans les rangs de l’opposition, les intervenants n’ont pas manqué de rappeler à M. Leterme ses propos d’avant les élections sur les « 5 minutes de courage politique » suffisantes pour scinder BHV.
« Je vous offre l’opportunité de trouver les mots justes et équilibrés qui permettront aux partis démocratiques d’imaginer qu’il y a encore un futur pour une Belgique fédérale moderne, dans un climat où l’on respecte l’engagement qui a été pris : celui d’une solution négociée. Cela vous demandera 5 minutes pas plus », a déclaré le chef de groupe Ecolo, Jean-Marc Nollet. La réponse n’aura pourtant guère satisfait le député écologiste. Le premier ministre n’empêchera pas son propre parti d’inscrire la proposition de loi scindant BHV à l’ordre du jour de la Chambre, a-t-il regretté. « En refusant d’arbitrer, vous manquez de courage », a lancé M. Nollet.
Il fallait 5 minutes pour scinder BHV mais 11 mois après, il n’y a pas encore eu 5 minutes de négociation, a ironisé le chef de groupe sp.a, Peter Vanvelthoven. A ses yeux, l’incapacité de la majorité à s’accorder sur la façon d’aborder le dossier est symptomatique des nombreuses divergences qui la rongent. Et d’énumérer celles-ci : note de politique générale de la ministre de l’Emploi, Joëlle Milquet, norme de croissance des soins de santé, immigration économique, etc.
Meyrem Almaci (Groen) s’en est prise à l’inertie d’un premier ministre qui depuis 11 mois « n’a rien fait » pour résoudre le problème BHV. Elle a également insisté sur la nécessité de dialoguer, condition indispensable, d’après elle, pour vivre dans un pays fédéral. Jean-Marie Dedecker (Lijst Dedecker) a quant à lui fustigé la perte de crédibilité du premier ministre. « Nous ne vous croyons plus », a-t-il conclu.
Le président de la Chambre est ensuite passé à l’examen des questions orales relatives à la loi-programme.
Fin des questions orales
Les députés étaient toujours en séance, ce jeudi, à 18 heures. Ils viennent à l'instant de terminer les questions orales. Ils vont maintenant entamer le débat sur la loi-programme, suivi du vote sur cette dernière.
C'est à ce moment, vraisemblablement vers 21 heures ou 22 heures, que Servais Verherstraeten, chef de groupe CD&V, demandera, par le dépôt d'une motion, l'inscription à l'ordre du jour de la proposition de loi scindant BHV. C'est alors que les francophones, pour éviter un vote Nord contre Sud, devraient introduire des amendements, qui seront renvoyés au conseil d'Etat . Cela devrait reporter de quelques jours l'examen du texte.
Par ailleurs, les francophones pourraient lancer une procédure en conflit d'intérêts, ce vendredi, via l'assemblée des francophones de Bruxelles (la Cocof). Cette action suspend pour 120 jours le processus parlementaire du texte relatif à BHV.
Avant les débats
Patrick Dewael déplore le « vaudeville »
Le vice-premier ministre Patrick Dewael (Open Vld), dont le parti s’est exprimé pour une solution négociée dans le dossier de Bruxelles-Hal-Vilvorde même s’il soutiendra la demande de mise à l’agenda de la scission en séance plénière, a déploré, à l’issue de la réunion de groupe de son parti, le « vaudeville » qui se prépare à la Chambre. Il a rejeté la responsabilité de l’agitation actuelle sur la « rhétorique électorale » des derniers mois.
M. Dewael a également égratigné le premier ministre Yves Leterme : « un chef d’équipe doit oser se placer au-dessus de la mêlée et oublier qu’il est le chef d’un cartel. Il ne doit pas offenser son propre cartel, mais un premier ministre doit parler pour tous les Belges. Je ne dis pas que Leterme ne l’a pas fait. Nous demandons que chacun prenne ses responsabilités ».
Le CD&V/N-VA répète qu’il demandera une mise à l’agenda
Le groupe CD&V/N-VA de la Chambre « a toujours été partisan d’une solution négociée pour BHV et soutient les initiatives du premier ministre dans la recherche d’une telle solution », a dit le chef de groupe Servais Verherstraeten à l’issue de la réunion de son groupe. « Nous le faisons dans le respect des procédures parlementaires et nous voterons aussi cet après midi le projet de loi-programme et le projet portant dispositions diverses », a-t-il ajouté.
Le porte-parole précisait par ailleurs que le groupe demandera la mise à l’agenda de la séance plénière de la Chambre ce jeudi après-midi de la proposition de loi scindant BHV.
Le CD&V/N-VA n’a donc pas changé d’avis et maintient son point de vue.
Sondage : Leterme ne devrait pas démissionner pour 44,2 % des Belges
En cas de vote en séance plénière de la Chambre sur la scission de la circonscription de Bruxelles-Hal-Vilvorde, le Premier ministre Yves Leterme ne devrait pas démissionner pour 44,2 % des Belges, dont une majorité de Flamands (57,8 %), selon un sondage RTL/Belga/Ivox réalisé partout en Belgique, rapporte jeudi Bel RTL. Seuls 25,8 % de francophones le soutiendraient.
40,2 % des personnes interrogées estiment toutefois que le Premier ministre devrait présenter sa démission.
Parmi celles-ci figurent une majorité de francophones (56,7 %) contre une minorité de Flamands (28,1 %).
Ce sont donc ces derniers qui soutiennent le plus Yves Leterme.
Le sondage a été réalisé sur un échantillon représentatif de 1.000 personnes avec une marge d’erreur de 3,10 %, selon RTL.
18:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Royal va porter plainte contre Raffarin pour diffamation
PARIS (Reuters) - L'avocat de Ségolène Royal a annoncé jeudi le prochain dépôt d'une plainte pour diffamation contre l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin qui avait accusé la présidente de Poitou-Charentes de "délinquance sociale" après sa condamnation en appel dans un litige de droit du travail.


Me Jean-Pierre Mignard précise dans un communiqué que l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle va se pourvoir en cassation du jugement prononcé le 10 avril par la cour d'appel de Rennes.
Ces annonces surviennent au lendemain de commentaires virulents de Nicolas Sarkozy contre la presse, qu'il a accusée d'avoir été trop clémente avec Ségolène Royal dans cette affaire et, plus globalement, d'être partisane.
"Outre que le chef de l'Etat n'est pas le rédacteur en chef de la presse française, il n'est pas décent de sa part de réduire un arrêt de cour à un tract de son parti politique", souligne Me Mignard dans un communiqué.
Les propos présidentiels, rapportés par des députés qui étaient reçus à l'Elysée mercredi, "confirment la volonté d'exploiter un litige complexe en machine de guerre politicienne", ajoute le défenseur.
Au terme d'une dizaine d'années de procédure, Ségolène Royal a été condamnée en appel le 10 avril à verser plusieurs mois de salaires impayés à deux anciennes attachées parlementaires.
Les faits remontent à 1997, quand l'Assemblée nationale avait été dissoute par Jacques Chirac. Les deux femmes affirmaient avoir continué à travailler pour Ségolène Royal pendant la campagne législative sans être payées.
Jean-Pierre Raffarin, ancien président de Poitou-Charentes, avait réclamé début avril la démission de Ségolène Royal.
"Le licenciement abusif n'est pas une pratique pour qui prétend exercer de hautes fonctions (...) Pour un responsable politique, la délinquance sociale, c'est la faute majeure", avait déclaré l'ancien Premier ministre dans Le Parisien.
Pour Me Mignard, ces qualificatifs sont diffamatoires "et utilisés avec l'évidente volonté de nuire".
"Le doyen des juges d'instruction sera saisi dans les jours qui viennent d'une plainte avec constitution de partie civile", écrit l'avocat.
Laure Bretton
18:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
3 exercices pour muscler votre cerveau
Êtes-vous de gauche ou de droite ? Pas de panique, il ne s'agit pas de politique mais d'intelligence ! Vous pouvez apprendre à faire fonctionner plus efficacement les deux hémisphères de votre cerveau de manière indépendante.
Votre cerveau est composé de deux hémisphères, le gauche et le droit. Le gauche concerne par exemple la mémoire auditive et celui de droite le sens créatif. Selon les individus, l'un ou l'autre de ces hémisphères est plus développé. Ils sont pourtant tous les deux essentiels au développement de l'intelligence. Vous allez apprendre à réunir ces deux hémisphères en leur offrant une meilleure coordination.
C'est l'objet de la gymnastique du cerveau : des exercices musculaires qui permettent au corps et à l'esprit de travailler conjointement, en stimulant leur interaction. La gymnastique du cerveau a aussi pour objet d'éliminer le stress et d'augmenter au maximum le potentiel d'apprentissage. Elle aide à libérer les blocages physiques et émotionnels qui ralentissent les apprentissages. Les exercices contribuent ainsi à une meilleure utilisation du cerveau. Ils libèrent les transferts cérébraux, facilitant tous les types d'apprentissages. [ Un exercice que l'on peut réaliser partout test de QI]
18:40 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
100.000 morts au Myanmar
BANGKOK (Reuters) - Le cyclone Nargis pourrait avoir fait plus de 100.000 morts dans le delta de l'Irrawaddy, au Myanmar, a déclaré mercredi la chargée d'affaires américaine dans ce pays.
"Les informations que nous recevons laissent penser qu'il pourrait y avoir plus de 100.000 morts dans la région du delta", a déclaré Shari Villarosa.
Le chiffre de 100.000 n'est pas un bilan confirmé, souligne Villarosa, selon qui il s'appuie sur des estimations fournies par une ONG internationale. Selon elle, les récentes évaluations de la junte militaire birmane situent le nombre de morts à 70.000, essentiellement dans la région du delta.
La radio-télévision publique du Myanmar fait état d'un bilan officiel provisoire de 22.980 morts, 42.119 disparus et 1.383 blessés dans ce cyclone, le plus dévastateur en Asie depuis celui qui, en 1991, fit 143.000 morts au Bangladesh.
"La situation, dans le delta, semble de plus en plus horrible", estime Villarosa, en ajoutant : "Le risque est très grand de voir des épidémies se déclarer".
Pour John Holmes, chef des opérations humanitaires de l'Onu, le nombre de personnes tuées au Myanmar par le cyclone pourrait augmenter de manière "très importante", au-delà de l'estimation fournie par la junte militaire au pouvoir.
Selon Villarosa, les Etats-Unis s'efforcent d'entrer en contact avec des ministres et autres hauts responsables birmans et espèrent faire comprendre que le pays a besoin d'une opération humanitaire internationale massive. Mais, dit-elle, "il s'agit d'un régime particulièrement paranoïaque".
09:49 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LIZIN et des cartes de crédits suspectes
L’opposition Ensemble (CDH-Ecolo) vient de jeter son dévolu sur des relevés de notes de frais réglées par les cartes de crédit accordées à certains membres de la direction de son hôpital (CHRH). Dont Anne-Marie Lizin.

Faut-il le rappeler, la ville de Huy dispose d’un chromosome urbain supplémentaire que ne doit lui envier aucune autre métropole : une crise de confiance totale entre ses édiles.
Gouvernée par l’insubmersible Anne-Marie Lizin (PS), cette bourgade aux contours si paisibles vient de se réveiller avec un énième front offensif lancé par l’opposition Ensemble (CDH-Ecolo) qui vient de jeter son dévolu sur des relevés de notes de frais réglées par les cartes de crédit accordées à certains membres de la direction de son hôpital (CHRH). Dont Anne-Marie Lizin, qui en fut la présidente jusqu’en 2001.
Chef de file d’Ensemble, Denis Léonard argumente sa démonstration au départ de copies de documents internes parvenues anonymement dans sa boîte aux lettres : « Je n’en connais pas l’origine. Mais nous les avons analysés et confrontés avec des témoignages au sein de l’hôpital. »
À l’autopsie, ces documents reprennent les dépenses exercées au départ des cartes Visa utilisées entre 1998 et 2006 : « Il faut distinguer deux périodes, insiste Denis Léonard. Entre 1998 et 2001, les dépenses annuelles tournent autour de 17.000 euros. Elles sont de 3.750 par la suite, soit cinq fois moins que précédemment. La seule différence entre ces deux périodes, c’est qu’en 2001, Anne-Marie Lizin a quitté la présidence de l’hôpital. »
Transmission au juge
Autre élément pointé par Ensemble, les dépenses de Jean-François Ronveaux, secrétaire général du CHRH et chef de groupe PS au conseil communal : « Il est difficile de croire que des brasseries hutoises servent de lieu de négociations commerciales sérieuses. Il y a même des restaurants et des bowlings qui ont été réglés à la date d’anniversaire de membres de sa famille, grince Denis Léonard, qui conclut : Les cartes de crédit entre 1998 et 2001 ont été utilisées de manière excessive. Nous allons transmettre ces documents au juge d’instruction pour soutenir notre plainte contre X concernant les abus sociaux rencontrés au CHRH. »
Malgré ces accusations, on ne peut que constater la modération des montants dénoncés. Avec des frais de représentation annuels de 1.719 à 4.297 euros (de 143 à 358 euros par mois), Jean-François Ronveaux ne semble pas avoir perforé les finances hospitalières.
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Le gouvernement fédéral belge encore dans la tourmante pour une banalité
Après une semaine de crise, on en est toujours aux combats en trois ou quatre lettres : Nord contre Sud sur BHV. Et ce devrait être le cas jusqu'à l'ultime limite : ce jeudi 14 heures, lorsque s'ouvrira la séance plénière de la Chambre.

Voilà huit jours que les partis de la majorité tentent d'éviter un « clash ». A savoir un vote majorité flamande contre minorité francophone, qui scinderait l'arrondissement électoral de BHV et plongerait le gouvernement (le pays ?) dans une crise profonde. Les Flamands invitent les francophones à enclencher une procédure en conflit d'intérêts, pour retarder de 120 jours ce vote et ne comprennent pas que ce ne soit pas déjà fait. Les francophones jugent que, l'exécutif prônant la solution négociée, ce vote tient lieu de déclaration de guerre.
Dans ce contexte, le Premier ministre est censé rechercher une solution. Mardi soir, il rencontrait son cartel CD&V/N-VA (qui avait refusé, la veille, un compromis accepté par tous les autres). Mercredi, il poursuivait ses contacts. Mais le soir, toujours pas de fumée blanche. D'aucuns l'accusent de ne pas jeter tout son poids dans la balance. Et, même parmi les siens, on ne croit plus guère en sa capacité à trouver une solution. Alors : que se passera-t-il ? « La » réunion clé se tient ce matin : le groupe CD&V/N-VA se réunit pour affiner sa stratégie. Il devrait s'en tenir à la tactique dessinée ce week-end : demander la mise à l'agenda de la proposition de loi BHV. Mais il devrait proposer de l'ajouter à l'ordre du jour, ce qui place le point en fin de séance. Donc pas avant 19 ou 20 heures.
Car, en début de séance, le gouvernement devrait demander, par la voix du Premier ministre, d'inscrire à l'agenda la loi-programme, dont l'examen devrait prendre quelques heures. C'est en tout cas la stratégie gouvernementale arrêtée mercredi, avec l'assentiment du CD&V Jo Vandeurzen. Sera-t-elle acceptée (et votée) par l'ensemble du groupe CD&V/N-VA ? Un bon test du leadership d'Yves Leterme.
Ensuite, le camp du même Premier ministre demandera l'inscription de la proposition BHV. Est-il imaginable qu'ils y renoncent ? Peu probable. D'autant, nous confirment deux CD&V dont le président ff Wouter Beke, qu'Yves Leterme ne l'a même pas demandé à ses troupes (jusqu'à mercredi soir en tout cas). Il suit ses élus et non l'inverse.
Une fois BHV inscrit par un vote flamand, quelle sera la riposte francophone ? Officiellement, le secret est bien gardé. « On réagira si on doit réagir », précise Didier Reynders. Qui insiste : « Nous avons défini, mardi, une position commune. Qui nous permet d'agir si nécessaire. » On n'en saura pas plus. Mais il est plus que probable que les députés francophones déposeront d'abord des amendements dont le renvoi au conseil d'Etat permettra de reporter le vote. Puis, une procédure en conflit d'intérêts devrait être lancée. Par les Bruxellois francophones : l'assemblée de la Cocof se réunit ce vendredi. Jusque-là, on est dans l'affrontement Nord-Sud classique. Là où cela pourrait se corser, c'est que certains francophones ne font pas mystère de leur intention de bloquer le premier et donc le deuxième paquet de réformes institutionnelles. Et là, on voit mal comment le Nord pourrait rester calme. On l'a compris : des deux côtés, la stratégie semble suicidaire. Au Nord, on juge normal de « laisser faire la procédure parlementaire », feignant d'ignorer la provocation qu'elle induit. Au Sud, on croit pouvoir, en retour, refuser tout débat communautaire, sans que cela ne soit explosif pour le gouvernement. Officiellement, personne ne veut « tomber » ; mais chacun se dit
que, si la coalition chute, il pourra se présenter à l'électeur sous les traits du meilleur Flamand/francophone
09:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


