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dimanche, 04 mai 2008

BURUNDI: « Mon mari m’a coupé les bras parce que j’étais enceinte d’une fille »

BUJUMBURA, 27 février 2008 (IRIN) - Francine Nijimbere dépend entièrement de sa mère pour certains gestes de la vie quotidienne : se laver ou manger, par exemple. En 2004, parce qu’elle n’arrivait pas à avoir de garçon, son mari lui a sectionné les deux bras au niveau des coudes.
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À l’époque Francine était enceinte et a perdu le bébé des suites de ses blessures, notamment de lésions à l’abdomen. L’époux, un militaire, qui a été arrêté et condamné plus tard à la prison à perpétuité, a récemment été libéré, ayant bénéficié d’une grâce présidentielle.

Après avoir perdu ses bras, Francine s’est installée avec sa fille – aujourd’hui âgée de quatre ans - dans la province de Makamba, dans le sud du Burundi, où elle vit avec sa mère. Depuis la libération de son mari, elle vit dans la peur et a trouvé refuge auprès de l’ADDF, une association implantée à Bujumbura et active dans le domaine de la protection des droits de la femme. Le 22 février, Francine s’est confiée à IRIN.

« En décembre [2007], le président de la République a gracié tous les détenus souffrant de maladies incurables. J’ai appris que mon mari avait été libéré sous une fausse identité ; comment peut-on gracier un criminel comme lui ? Le chef de l’Etat a gracié des détenus souffrant de maladies incurables, mais mon mari n’était pas malade ».

« J’étais mariée à son grand frère, qui était militaire. Malheureusement, il est décédé en 2000, cinq mois après notre mariage. Je suis restée quand même dans la maison, attendant la fin de la période de veuvage pour retourner vivre chez mes parents. Ma belle-mère a alors insisté pour que je ne retourne pas chez mes parents puisque la dot avait été payée. Elle a convaincu mes parents que je devais épouser un autre de ses fils ; j’étais réticente, mais mes parents et mes beaux-parents ont trouvé un compromis ».

« Dès le début, je ne l’ai jamais accepté.. Une nuit, il a forcé la porte de ma maison et m’a violée. Et je suis restée là ; où pouvais-je aller ? ».

« Durant tout le temps qu’on a passé ensemble, il était là, passif ; il ne m’a jamais aidée, ne m’a jamais acheté de vêtements, rien. Il m’arrivait de passer des nuits dehors dans le froid, parfois il se montrait assez gentil pour me laisser entrer. Lorsqu’il s’est rendu compte que je ne tombais pas vite enceinte, il m’a menacée d’épouser une autre femme et même de lui construire une maison. Il ne l’a pas amenée à la maison parce que j’étais enceinte à ce moment-là.

« Lorsque j’ai accouché, il s’est juste renseigné sur le sexe du bébé. Quand il a appris que j’avais accouché d’une fille, il ne s’est même pas donné la peine de venir me voir à l’hôpital et n’a pas payé la facture au moment de quitter la maternité. Trois mois plus tard, il est rentré du travail et m’a demandé : "Te considères-tu comme une mère après avoir accouché d’une fille ?" Il n’arrêtait pas de me dire que j’étais une moins que rien ».

« Quatre mois plus tard, j’étais enceinte de nouveau. Cette fois-ci, il m’a dit que si j’accouchais d’une autre fille, je devrais chercher un endroit pour me débarrasser d’elle. Quand il est rentré à la maison plus tard, dans le cadre de sa permission, il était tout mielleux ; il m’a dit qu’il était désolé s’il m’avait fait du tort, et que désormais les choses seraient différentes, qu’il était un autre homme. Et je l’ai cru. J’espérais vraiment qu’il changerait ».

« Puis un soir, je l’ai vu aiguiser une machette. Je ne savais pas qu’il s’apprêtait à me tuer. Après le repas du soir, je suis allée me coucher, le laissant avec sa mère et sa sœur. J’ai été réveillée par le coup de machette sur mon bras ».

« Je n’ai pas arrêté de pleurer, je lui ai demandé pardon, mais il a coupé mon deuxième bras. Personne n’est venu à mon secours. Les voisins avaient peur de lui parce qu’il était armé. Avec toutes les lésions que j’avais sur mon corps, j’ai fait une fausse couche. Je saignais de partout. Mon mari m’a abandonnée là et s’est enfui. Il a été arrêté plus tard, puis emprisonné. Par pitié, j’ai été conduite à l’hôpital, mais personne ne pensait que je survivrais ».

« Je suis restée dans le coma pendant six jours à l’hôpital. Quand je me suis sentie mieux, je suis allée vivre avec ma vieille mère. Actuellement, je dépends d’elle pour tout. Lorsqu’elle est malade, je n’ai personne pour me donner à manger. Je ne peux pas me laver ni m’habiller moi-même ».

« Quand les voisins ont pitié de moi, ils viennent m’aider. Je suis plus impuissante qu’un nouveau-né ».

« Il y a deux semaines, ma belle-sœur est venue m’informer qu’il avait été libéré de prison. Je savais que pour moi cela signifiait la mort ; je me suis donc enfuie à Bujumbura. J’ai entendu dire que pendant son séjour carcéral, il avait juré "d’achever le travail" si jamais il venait à sortir de prison. Je l’ai entendu dire que sa première intention n’était pas de me couper les bras.

« Aujourd’hui, je ne demande que la justice et de l’aide ».

17:04 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Hillary Clinton a la mémoire bien courte

Hillary Clinton a la mémoire bien courte ou elle joue à un jeu franchement dangereux. A en croire un document sonore révélé vendredi par Huffington Post, Hillary s'en est pris à Moveon.org, taxant le groupe d'"activistes" et les accusant d'avoir "envahi" les caucus et "intimidé" ses supporters. "Nous avons eu moins de succès dans les caucus car ils attirent les activistes de la base du parti".
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Les remarques ont été formulées en février, peu après le super tuesday, devant un parterre de généreux donateurs, ça ne vous rappelle rien? (note aux candidats, méfiez-vous de ce que vous racontez à vos pourvoyeurs de fonds, même si les journalistes sont généralement exclus de ces soirées, il y a toujours des âmes outrées qui refileront le sonore de vos remarques à Huffington).

N'empêche, les remarques d'Hillary valent leur pesant d'or. L'ancienne First Lady caractérise notamment MoveOn.org de "jaillissement d'argent qui ne s'arrête jamais. Ce jaillissement ne semblait pas la gêner quand l'organisation défendait les Clinton lors du lors du procès en destitution de Bill Clinton en 1998 et 99.

Pour mémoire, MoveOn.org a été fondé par un couple de San Francisco, Wes Boyd and Joan Blades, qui avait fait fortune avec les fameux grille-pain volants comme écrans de veille, qui las de voir le monde politique s’affoler des galipettes sexuelles de Bill Clinton, avait lancé une pétition en ligne baptisée Move On (allons de l’avant) envoyée à 300 personnes.

Neuf ans plus tard, MoveOn.org compte 3,2 millions de membres, facilement mobilisables et à la générosité infaillible. En 2004, l'association avait bénéficié du soutien de George Soros via un don de 5 millions de dollars pour financer leur campagne de soutien à John Kerry, le candidat démocrate à la présidentielle.

Le pari d'Hillary est simplemais risqué. Comme MoveOn.org soutient son rival Barack Obama (tout comme Soros d'ailleurs), elle préfère reléguer toute l'association dans le camp des "libéraux", cette affreuse aile gauche du parti. Elle se positionne du même coup au centre, selon le vieux principe de la triangulation mise au point par Bill Clinton en 1992. Je ne suis pas certaine que la stratégie fonctionne cette fois-ci. Comme le relève justement Mme Clinton, les activistes s"activent".

La campagne des primaires n'est pas terminée. Certains membres de MoveOn pro Clinton (même si le soutien à Obama s'est fait au vote populaire, les membres n'ont pas été unanimes à le choisir) pourraient en prendre ombrage. Sans compter qu'Hillary s'est trompée en affirmant que MovenOn (ces pacifistes!) s'était opposé à l'intervention en Afghanistan, ce qui est faux.

Enfin, si Hillary venait à gagner la nomination - les superdélégués ont encore leur mot à dire - rien n'indique que ces 3,2 millions d'activistes s'activeront aussi aisément pour la défendre dans son combat contre McCain. Reste surtout cette désagréable impression que vos amis ne sont vos amis que lorsqu'ils vous soutiennent aveuglément. ça rappellerait presque les tactives de George Bush et Karl Rove.

Ps: Huffington semble avoir un truc à se faire pardonner. Il y a eu déluge de commentaires sur leur site après la diffusion du sonore d'Obama à propos de ses remarques sur les habitants des petites villes. Coup sur coup, HuffPost a publié cette semaine un article affirmant qu' Hillary s'en serait violemment pris à ces mêmes électeurs des petites villes qui avaient préféré Gingrich et son Contrat pour l'Amérique aux démocrates lors du raz-de-marée conservateur au Congrès en 1994. En disant d'eux "qu'ils aillent se faire f...". Et puis ce nouveau sonore ce soir, depuis combien de temps est-il en possession d'Huffinton?

16:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Il taggue un mur et revient sur les lieux du crime pour effacer son oeuvre

Alors qu'il avait couvert de graffitis un mur public, un jeune anglais a été arrêté par la police alors qu'il était revenu sur les lieux pour effacer son méfait.

Aaron Miller, âgé de seulement 18 ans, avait commis son crime alors qu'il était alcoolisé. Il avait alors peint une tête de mort sur un mur de la municipalité de Weymouth, mais il avait également ajouté son nom à son oeuvre!

Conscient de son erreur, il avait alors acheté de la peinture dans une quincaillerie et commencé à recouvrir ses graffitis. Malheureusement pour lui, la police est venue le cueillir à ce moment là...

Aaron Miller devra prochainement répondre de ses acte

16:28 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note