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lundi, 05 mai 2008
Pour Julien Dray, Sarkozy en train de mettre les habits d'un "banal président"
PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy est en train de "se mettre dans les habits traditionnels" d'un "banal président de la République" après la "déception" engendrée par sa première année au pouvoir, a estimé dimanche le porte-parole du PS, Julien Dray.
"Il est tout doucement en train de se mettre dans les habits traditionnels du président de la République, de prendre ses distances avec l'opinion, de raréfier sa présence", a déclaré M. Dray au "Forum" Radio J.
"Le sentiment qui s'est installé c'est que finalement, derrière cette volonté, cette énergie qu'il avait dégagée, il était en train de redevenir banal, un banal président de la République", a-t-il dit.
Interrogé sur son impression pour résumer la première année de pouvoir de M. Sarkozy, il a répondu: "déception".
M. Dray a reconnu que M. Sarkozy "nous avait impressionnés dans cette campagne présidentielle". "Il partait au départ d'une situation qui n'était pas favorable au regard de l'équipe gouvernementale avec laquelle il avait travaillé (...), dans un contexte social qui était très fort il avait réussi à créer le temps d'une élection une formidable illusion".
"On avait été impressionné au début (de sa présidence, ndlr) parce qu'on a eu le sentiment qu'il y avait une formidable mécanique volontariste qui se mettait en place et puis tout doucement on découvre une sorte d'amateurisme, des hésitations, un mauvaise maîtrise de la situation économique du pays".
"Le fond c'est d'abord et avant tout une absence de résultat tangible au bout d'un an", a-t-il poursuivi, rejetant "la rengaine" du président et de l'exécutif, qui soulignent régulièrement que le chef de l'Etat devra être jugé sur la durée de son mandat.
"La question qui est posée c'est un jugement d'étape, d'une première étape, et à ce stade là il y a une énorme attente qui s'était créée et qui existait dans le pays, et qu'il avait lui-même alimenté par sa campagne électorale. Et la déception est à la hauteur de l'attente," a conclu M. Dray.
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